Koning van de Wereld | Le Roi du Monde (mini-série)

À travers le billet d’aujourd’hui, Luminophore aborde une 23è nationalité. Quand on y pense, c’est assez fou, n’est-ce pas ? Bien sûr, dans le lot il y a quelques collaborations et non pas des productions intégralement réalisées par un unique pays, mais, tout de même, l’effort – involontaire – est louable. Nous ne voyageons pas très loin cette fois-ci puisque nous allons faire un petit tour chez nos voisins les Belges. Afin de prolonger la découverte, nous partons en terres non francophones, et plus précisément en Flandre, là où l’on parle néerlandais. Place à la mini-série en cinq épisodes d’une cinquantaine de minutes Koning van de Wereld. Diffusée sur VTM entre décembre 2007 et janvier 2008, elle est d’abord sortie en DVD en 2006. En France, il sera possible de la regarder dès ce soir sur Eurochannel sous l’intitulé Le Roi du Monde, la traduction française du titre original. Précisons que la série a aussi été compilée en tant que film portant le même nom, mais ayant été fortement raccourci pour l’occasion. Aucun spoiler.

Belgique, fin de la Seconde Guerre mondiale. Notamment en raison de son tempérament volcanique, Stan Van de Walle se retrouve arrêté par les nazis. Envoyé en prison, il y fait la rencontre de Max, un entraîneur de boxe constatant chez lui un fort potentiel. Quand la paix reprend enfin son chemin et qu’un drame s’abat sur sa famille, Stan décide alors de donner une nouvelle impulsion à son existence en se lançant dans une carrière sportive. Toutefois, s’il détient visiblement des poings en or, il lui faut composer avec la jalousie de son frère, des amours tumultueuses et des bookmakers toujours prêts à profiter au maximum de leur protégé.

Sur le papier, Koning van de Wereld a tout d’une histoire susceptible d’apporter un certain souffle grâce à ses combats sur le ring, un cadre dramatique en raison de la période trouble d’après-guerre, une empathie pour ses personnages empêtrés dans un tourbillon qu’ils ne dominent pas et, par conséquent, elle devrait être capable de divertir convenablement. Malheureusement, elle se perd dans des lacunes s’accumulant les unes après les autres et ne réussit jamais à remonter la pente. Effectivement, le premier épisode annonce déjà la couleur et si l’on se plaît à être tolérant et penser que la suite devrait proposer une fiction davantage maîtrisée, ce n’est pas le cas. Le point probablement le plus irritant est que la série ne cherche même pas à tirer parti de son potentiel pourtant évident. Sa ligne conductrice est d’ailleurs totalement brouillonne et il devient compliqué de comprendre vers où le scénariste souhaite se diriger, à part peut-être rendre tous les protagonistes détestables au possible. Par exemple, à quoi bon installer son histoire au sein de la Seconde Guerre mondiale pour ne pas l’utiliser ? Certes, Koning van de Wereld débute par une espèce de jugement où un nazi envoie le héros, Stan, directement en prison, mais excepté ça, que reste-t-il ? Rien. À peine est-il entré en détention qu’il en sort miraculeusement, que la guerre se termine et qu’il se lance dans la boxe. À la rigueur, que ce conflit soit écarté pourrait ne pas être trop dérangeant si l’on sentait une volonté de reconstituer le contexte de l’époque, celui de la fin des années 1940. Cependant, les épisodes ne donnent même pas l’impression de se dérouler à cette date. Le récit pourrait très bien avoir lieu en 2013 que cela n’aurait pas changé grand-chose. Il faut avouer que les décors, vêtements et autres coiffures ne sont pas du tout soignés et reflètent le manque de recherche de l’ensemble. Bien sûr, il est légitime qu’une petite série de cette envergure ne dispose pas d’un budget pharaonique et ne puisse donc pas en mettre plein la vue ; or, là, c’est tout bonnement le néant qui la parcourt. En prime, les scènes de combat sont régulièrement filmées en noir et blanc pour une raison obscure, le cadrage est mauvais et empêche d’y voir quoi que ce soit et, pas une seule fois, l’adrénaline ne se fraye un chemin jusqu’au téléspectateur. Plusieurs développements auraient mérité davantage de temps d’antenne, d’autres non, et le rythme se révèle dès lors totalement hétérogène. Ajoutons une forme générale discutable avec un montage très approximatif rendant de nombreuses séquences confuses, ou encore une médiocre bande-son intrusive composée par Hans Helewaut et souvent bien trop mélodramatique, et l’on frôle l’apoplexie face à un amateurisme transpirant sur tous les versants.

 

Sans grande surprise compte tenu du manque d’envergure formelle, le fond de cette mini-série est tout autant maladroit, voire poussif, convenu et stupidement ridicule. Les incohérences, les facilités, les dialogues idiots et les scènes sorties de nulle part sont monnaie courante au sein de ces cinq épisodes. Koning van de Wereld relate les débuts de Stan Van de Walle, un jeune homme impulsif n’hésitant jamais à frapper les autres lorsque ses poings le démangent. Sa nature lui joue de mauvais tours puisqu’il se retrouve confronté à des nazis qui l’envoient directement dans l’une de leurs prisons. Par chance, c’est là qu’il y rencontre Max (Jan Decleir), un entraîneur de boxe au passé assez ambigu ; ce dernier se prend d’affection pour lui et décide de lui offrir ses services. Toutefois, c’est encore la guerre et Stan attend des mois avant de répondre à la proposition de Max. Entretemps, il réussit à s’échapper des barreaux et à des Allemands qu’il écarte d’une manière atroce, et se voit confronté au tragique décès de son frère cadet Alois (Stefaan Degand) qui rêvait de devenir chanteur d’opéra. Dans le but de venger celui qu’il vient de perdre et de mener sa vie à son plein potentiel, il regagne Max et les deux décident de se lancer dans la course aux trophées sportifs. Ils s’associent à Dumont, un bookmaker cupide aux nombreux contacts et appréciant grandement la jeune chair fraîche masculine. Forcément, Stan est honteusement manipulé. Au fur et à mesure qu’il grimpe les échelons, traverse la planète et remporte des combats, la mafia s’en mêle, les trucages, le dopage, les meurtres, le détournement d’argent et les malversations se multiplient. À Dumont s’ajoutent d’autres hommes d’affaires aux dents longues comme Kets (Frank Vercruyssen) et l’oncle de Stan vivant à Cuba, Platon (Josse De Pauw). Aucun n’est digne de confiance et tous sont parasités par de terribles et grossiers défauts ainsi que par une absence totale de sens moral. Le ton est de surcroît parfois très glauque comme l’atteste notamment la pédophilie plus que suggérée, même si quelques pointes d’humour tentent une percée, mais échouent lamentablement – le fils intellectuellement limité de Dumont, Fabien (Benny Claessens), en étant la parfaite illustration. De toute manière, la caractérisation des personnages repose systématiquement sur une ligne ou, dans le cas de Stan, n’est pas crédible pour un sou.

 

Le héros est extrêmement pénible, ne serait-ce que parce qu’il est très mal joué par un Kevin Janssens ne dégageant pas une seule once de charisme ou de prestance. Impossible de comprendre ses réactions, lui qui tape sur tout ce qui bouge, qui jalouse à tout va et qui est profondément naïf. C’est bien simple, dans Koning van de Wereld, tout le monde pardonne à tout le monde en cinq secondes. Votre petit-ami vous a honteusement trompé et ne montre aucun remord, vous le disputez, il vous répond sèchement, vous lui tournez le dos, il vous rattrape et, hop, vous voilà en train de faire l’amour sous la pluie, dehors. Ridicule dites-vous ? Oui, c’est le mot. Tout y est écrit à la truelle, qu’il s’agisse du scénario, mais aussi de la personnalité des principales figures et des dynamiques les unissant. Stan papillonne d’une conquête à une autre, s’en suivent des scènes de sexe insipides et bien que Koning van de Wereld cherche à injecter une certaine romance à ses épisodes, le résultat est surtout artificiel tant rien n’y est vraisemblable. Les deux jeunes femmes tournant autour de lui, Martha (Ellen Schoenaerts) et Julie (Natali Broods), ont des réactions majoritairement sorties de nulle part comme le prouvent les rebondissements liés au méchant frère de Stan, Romain (Koen De Bouw). Plus que d’être un récit sportif, Koning van de Wereld détient avant toute une dimension familiale complexe où les relations entre les Van de Walle sont ambivalentes et souvent altérées par une rivalité quasi perpétuelle. Ainsi, Romain a beau aimer son frère d’une curieuse manière, il n’hésite pas à profiter de lui et à chercher à lui prendre tout ce qu’il possède. Encore une fois, la mini-série ne brille pas par son originalité et dépeint un homme caricatural à souhait. Le constat est tristement aussi affligeant quant à la génération précédente, celle concernant les parents où l’on nous inflige de surcroît une surprise finale clichée et malvenue, probablement afin de maximiser le pathos. Sans pouvoir trop en dire au risque de dévoiler l’intrigue, les épisodes tendent en fait à ressembler à une sorte de jeu des chaises musicales dans le sens où tous les personnages partagent le même lit à un moment donné et ne rencontrent jamais d’autres individus sortant de ce cadre. Quant à ceux espérant y découvrir une immersion dans le monde de la boxe, leur déception sera terrible puisque tout y est ici superficiel et dénué d’âme. La platitude est la tonalité gouvernant cette fiction, elle qui n’insuffle pas une vague émotion ou un semblant de suspense.

 

En définitive, Koning van de Wereld est une mini-série à la trame narrative discutable où les scènes s’enchaînent sans disposer d’un quelconque liant. Oubliant la subtilité, elle dépeint le parcours agité d’un jeune boxeur méprisable alors qu’il est confronté à des embûches caricaturales et souvent fort prévisibles. Empêtré dans une unité familiale dysfonctionnelle, il s’engouffre dans une spirale infernale où l’issue positive paraît impossible. Bien que la production se déroule à la fin des années 1940, elle n’exploite pas son riche cadre, et plutôt que de faire preuve de soin, elle préfère plonger ses personnages à la psychologie inexistante dans un tumulte mélodramatique à souhait où chacun cherche son propre profit. Dirigée avec maladresse, écrite très approximativement, mal jouée et souffrant d’une mise en scène pénible et brouillonne, cette fiction belge au rythme bancal n’attire pas une seule seconde la sympathie tant elle s’apparente à un spectacle risible, improbable et plus que dispensable.

Par |2017-05-01T13:59:11+02:00septembre 18th, 2013|Koning van de Wereld, Mini-séries, Séries belges|0 commentaire

Frozen Planet | Terres de Glaces (mini-série documentaire)

En période estivale, certains d’entre vous apprécient peut-être de regarder des paysages enneigés, voire glacés, dans l’idée de tenter de se rafraîchir par des moyens peu communs. Dans ce cas, la mini-série documentaire britannique Frozen Planet devrait vraisemblablement répondre à vos attentes. Composée de sept épisodes de presque cinquante minutes, elle fut diffusée sur BBC One entre octobre et décembre 2011. Les cinq premiers d’entre eux comportent dix minutes additionnelles, intitulées Freeze Frame, illustrant l’incroyable travail ayant été mis en œuvre pour obtenir ce résultat. Cette production fut un succès au niveau des audiences en Angleterre, mais aussi critique comme le prouvent les nombreuses récompenses. En France, elle est disponible en DVD et en Blu-ray sous l’appellation Terres de Glaces ; le visionnage est plus que recommandé en haute définition tant le spectacle en vaut clairement la chandelle. L’équipe créative partage plusieurs similitudes avec celle d’autres documentaires tels que The Blue Planet et Planet Earth – les deux devraient d’ailleurs bénéficier dans le futur d’un billet sur Luminophore.

Comme j’ai déjà eu l’occasion de l’évoquer, j’apprécie grandement les documentaires sur les phénomènes naturels et merveilles des sciences de la vie et de la Terre. Si en France nous pouvons nous targuer de quelques réussites, il est indiscutable que nous faisons pâle figure face aux travaux de nos voisins outre-Manche. La BBC est une véritable caverne d’Ali Baba pour quiconque cherchant à satisfaire sa curiosité culturelle. Rompons tout de suite un suspense artificiel en écrivant que Frozen Planet mérite amplement le concert de louanges dont elle est dotée. Son titre l’indique, cette mini-série documentaire s’attarde sur le monde des glaces au sein de notre planète et, plus précisément, elle se rend aux pôles, en Antarctique et en Arctique. Après un premier épisode introduisant le concept, elle se focalise au cours des quatre suivants sur les effets induits par les saisons du globe, évoque dans le sixième les activités humaines dans ces contrées difficiles, et conclut son aventure sur une note poussant à la réflexion en discutant du réchauffement de la Terre et de la fonte des glaces. En d’autres termes, elle dresse un portrait somme toute exhaustif de ce qu’il convient de retenir à ce sujet, bien qu’il soit tout naturel qu’elle ne puisse tout éclairer et qu’elle demeure souvent assez succincte. Son principal but est de toute manière de probablement apporter un minimum de connaissances à ses téléspectateurs tout en les éblouissant à chaque nouveau plan.

     

Depuis plusieurs années, la BBC propose des documentaires laissant régulièrement bouche bée par leur visuel extraordinaire. Frozen Planet ne fait pas défaut à cette règle et marque dès ses premières images par son esthétique saisissante. Difficile de ne pas être subjugué par ce que l’on y voit, surtout que l’on croirait presque se trouver entouré de glaciers. C’est là où la mini-série mérite vraiment d’être regardée dans la meilleure qualité possible afin de profiter de toutes ses capacités. Les sept épisodes ont beau tous se dérouler dans des paysages qui pourraient être redondants, ce n’est pas le cas. Via un éclairage différant selon les saisons, les décors se modifient graduellement : le soleil apparaît, la neige est moins présente, la végétation reprend ses droits, les glaciers fondent ou, au contraire, la nuit ne semble aucunement vouloir s’arrêter, les flocons tombent par paquet et tout avance au ralenti avec un froid mordant descendant à moins de 70 °C ! Ce sont dans ces moments-là que l’on réalise à quel point la nature est un élément incontrôlable et impossible à maîtriser par l’homme. Le poids de notre propre personne et de notre impact sur ce qui nous entoure paraît dès lors bien insignifiant. La musique, notamment composée par George Fenton, participe également à l’expérience grâce à l’élégance dont elle s’arme, associée à des tonalités orchestrales du meilleur effet. En d’autres termes, cette cinématographie exceptionnelle, caractérisée par un jeu de lumière éblouissant, une photographie soignée et par un cadrage vivant, rend le visionnage hypnotisant. Qui plus est, la production s’est équipée de moyens illustrant ses ambitions avec des caméras de haute technologie permettant, entre autres, une immersion totale. Les passages en ralenti sont tout particulièrement spectaculaires. Freeze Frame montre le travail abattu par les équipes et prouve les difficultés que cela a dû être compte tenu des conditions climatiques inhospitalières et des animaux environnants, parfois fort dangereux. Pour l’anecdote, lors de sa diffusion, Frozen Planet a fait grincer des dents certains, car des plans n’ont pas été réalisés en pleine nature comme on pourrait le croire, mais dans un zoo néerlandais. C’est par exemple le cas de la naissance des ours. Est-ce un crime de lèse-majesté ? Clairement, non. L’équipe créative n’a pas cherché à mentir et tromper son audience. Au contraire, elle explique que la protection des animaux étant l’une de leurs préoccupations majeures, ils ne pouvaient pas suffisamment s’approcher d’une mère s’apprêtant à délivrer ses enfants pour la filmer, sans risquer de la brusquer. C’est pourquoi ils se sont permis d’opter pour une vivant en captivité. Bien sûr, apprendre cela rompt légèrement la magie, mais il faut savoir ce qui est le plus important…

Malgré le froid ambiant, l’absence parfois terrible de lumière et autres éléments rendant la vie aux pôles fort compliquée, elle est bel et bien présente. La flore est passée assez rapidement en revue, sans pour autant être oubliée, et c’est la faune qui se retrouve sur le devant de la scène. Sans grande surprise, les ours blancs, pingouins, manchots, phoques et animaux assez typiques de ces régions possèdent une place de choix au sein de Frozen Planet. Heureusement, le documentaire ne se limite pas à ces derniers et prend aussi la peine de s’attarder sur les narvals, le krill, les bélougas, les chenilles, de multiples espèces d’oiseaux, les éléphants de mer ou bien les limaces. Sans pouvoir tout inspecter en raison d’une durée assez restreinte, l’ensemble tente malgré tout d’être un minimum général et d’étudier cet écosystème fort particulier, qu’il soit sur terre, mer ou dans l’air. Ce qu’il y a de particulièrement agréable est que quelques animaux sont suivis au long cours, comme c’est par exemple le cas d’une ourse polaire et de ses petits, grandissant au fil des saisons et commençant à se débrouiller seuls. Les voir évoluer est extrêmement plaisant et pertinent. D’autres phénomènes tels que les aurores boréales (et australes !) ou la construction des icebergs ne sont nullement oubliés et, outre leur aspect visuel incontestable, ils sont expliqués de façon posée et intelligible. Car effectivement, la mini-série se veut didactique et ne se révèle jamais ennuyante ou pédante. Il faut avouer que son narrateur, Sir David Attenborough, approche la perfection. Sa voix captive immédiatement l’attention et si on le voit physiquement peu, il s’est tout de même rendu dans ces contrées à son très bel âge. L’écriture de son monologue est plutôt fine et, outre les informations intéressantes qu’elle apporte, sait être décontractée, voire empreinte d’un humour typiquement anglais absolument jouissif par son soupçon de cocasserie et un ton pince-sans-rire. Si l’insolite de certaines scènes séduit, ne nions en revanche pas que d’autres s’avèrent compliquées à regarder, bien qu’elles y aient totalement leur place. En effet, l’objectif n’omet pas de dépeindre la quête de la nourriture, la chasse des animaux ainsi que les batailles – parfois épiques ! – pour l’accouplement ; plusieurs moments sont terribles et émotionnellement éprouvants parce qu’ils ne laissent pas indifférent, quand bien même on est au courant qu’il s’agit tout de simplement de la loi du plus fort et des fondements de la chaîne alimentaire. Sinon, l’être humain dispose d’un seul épisode où la caméra se rend dans un petit village tout au nord de la Norvège et en Russie, où des tribus d’autochtones vivent parmi le froid perpétuel. Le chapitre est satisfaisant, mais se veut moins fascinant que les autres. Il en va de même pour le dernier, très pessimiste, s’apparentant surtout à une tentative de prise de conscience éclairée sur les dangers de l’influence de l’homme sur la nature, sur le réchauffement de la planète et sur la tragique fonte des glaces, véritable source d’inquiétude.

Pour conclure, la mini-série documentaire Frozen Planet figure parmi ces merveilles à choyer de la BBC. S’il est évident que les propos de la production sont pertinents et passionnants en plus d’être narrés avec entrain par un spécialiste du genre, ce sont surtout la beauté et la qualité des images et de la photographie qui laissent rêveur. Face à la découverte de toutes ces espèces si richement diverses dans un univers farouche et désolé, l’enchantement est presque perpétuel et permet de littéralement s’imaginer arpenter l’Antarctique et l’Arctique. En prime, si le spectacle et l’apport culturel sont méritants et dirigés principalement dans ce sens, une des missions de l’ensemble est aussi de sensibiliser son public, sans morale et emphase, sur la nécessité de protéger la planète afin de préserver tout ce qu’elle à offrir, qui nous est déjà connu ou, justement, qui reste à dévoiler. Quoi qu’il en soit, pour peu que l’on se sente concerné par le genre et ces thématiques, il va de soi que celui-ci figure parmi les indispensables du petit écran alliant émotions, intelligence et féérie.