Muscle Girl! | マッスルガール!

Muscle, muscle, muscle girl ! À prononcer avec l’accent japonais, évidemment. Ah je vous jure, que ne ferait-on pas pour ne pas bâcler son travail ? J’ai donc regardé dernièrement Muscle Girl! dans le cadre de l’article prévu sur Critictoo. Diffusée sur TBS au Japon entre avril et juin 2011, la série est composée de dix épisodes d’une vingtaine de minutes. Aucun spoiler.

À la mort de son père, Shiratori Azusa hérite du club de catch féminin qu’il dirigeait jusque-là mais elle reçoit en même temps les difficultés financières. Alors qu’elle bataille pour continuer de maintenir à flot son club malgré des concurrents déloyaux, elle doit aussi subir la perte de son arbitre. Lorsqu’elle rencontre un jeune homme disant s’appeler Kimu, elle ne lui laisse pas le temps de réfléchir et l’emploie comme arbitre ! Sauf que ce dernier est en réalité une pop star sud-coréenne…

   

Muscle Girl! est une co-production entre le Japon et la Corée du Sud. Le pays du Matin Calme ne semble pas avoir fait grand-chose si ce n’est fournir une de leur star : Lee Hong Gi. À vrai dire, la série résonne davantage comme une pub géante pour son groupe, F.T. Island qui, comme par hasard, s’exporte au Japon et vient de sortir quelques singles. Oh, étrange. Un ancien membre, O Won Bin, se permet par ailleurs de faire un petit coucou durant un épisode. Et vous savez quoi ? Lui aussi a sorti récemment un mini-album au Japon. Nan, sans rire.

Imaginez quelques secondes une série avec un budget anémique réalisée n’importe comment, très mal jouée, encore plus mal écrite et avec un scénario débile. C’est bon, vous voyez le genre ? Eh bien, vous n’y êtes pas encore. Muscle Girl! est pire que ça. Si, si. On peut toujours vouloir faire du prosélytisme envers les j-dramas mais face à ce type de série, ce n’est juste pas possible. Muscle Girl! est affreusement mauvaise. Il est question d’une jeune femme, Azusa, interprétée par la toujours aussi médiocre Ichikawa Yui (Kurosagi, H2, Yankee Bokô ni Kaeru), qui doit reprendre l’affaire familiale. Elle se retrouve ainsi à la tête d’un club de catch féminin composé de quelques membres. Pauvre d’elle, elle subit les attaques cruelles du méchant de service unilatéral incarné par Mikami Kensei (Tôkyô DOGS). Azusa ne sait quoi faire pour se sortir de ce mauvais pas mais elle va pouvoir compter sur l’arrivée inopinée d’un chanteur à minettes sud-coréen, Yu Ji Ho. Lee Hong Gi (You’re Beautiful) lui offre donc ses traits. Si l’entendre parler japonais est assez amusant, il n’est pas particulièrement bon mais il faut avouer que le matériel donné n’aide pas. Ji Ho est poursuivi par son manager stupide parce qu’il a tout plaqué pour chercher sa mère, l’ayant abandonné pour on ne sait quelle raison il y a quelques mois. Forcément, il faut ajouter une certaine dose de pathos, sinon ça marche moins bien. N’oublions pas les trop longues scènes sur les autres membres du club qui ont toutes un problème à régler et dont on se fiche royalement.

Muscle Girl! est en conclusion une série à jeter à la poubelle car elle n’est ni drôle, ni émouvante, ni attachante, ni sympathique. Elle est juste insipide et ridicule. Les combats de catch font plus rire qu’autre chose et sont à la limite du consternant. Ne parlons même pas de la morale, des clichés et des bons sentiments que l’on nous assomme durant chaque épisode. Au final, elle est vraiment à déconseiller, que l’on soit fan de Hong Gi ou pas. Restent les deux chansons de F.T. Island que l’on entend, Haruka et Itsuka, qui sont très sympathiques.