Nip/Tuck (saison 6)

Après six ans d’antenne, Nip/Tuck a tiré sa révérence début mars 2010 aux Etats-Unis. Je pense ne pas me fourvoyer en disant que la plupart des téléspectateurs ont lâché un « enfin ! » lors du series finale. Les deux premières saisons étaient assurément excellentes. Novatrices, assez sulfureuses, elles ont bouleversé le petit univers de la télévision. Malheureusement, la saison trois était bien inférieure et la suite on la connaît. Il était prévu depuis un petit moment que cette saison six serait la dernière. De ce fait, les scénaristes ont eu le temps de voir les choses venir. Il est possible d’entendre parler de saison sept car les dix-neuf derniers épisodes ont été coupés en deux, séparés par un petit mois. Ceci dit, on retrouve plutôt le terme de saison six pour l’ensemble un peu partout, notamment sur le coffret DVD. On va donc garder cette numérotation sur Luminophore. Sachez par conséquent que l’on va parler de la totalité des épisodes diffusés sur FX entre octobre 2009 et mars 2010. A noter que le series finale est le centième épisode de la série. De quoi la terminer en beauté ? Pas vraiment de spoiler.

Sans être renversante, la seconde partie de la saison cinq était nettement meilleure que la première, d’une nullité affligeante. La saison six sera globalement du même niveau. Elle est loin d’être renversante mais les épisodes se laissent généralement regarder. Le fait de savoir que l’on arrive au bout du rouleau doit aussi aider grandement. Le season premiere est assez moyen, il résout le cliffhanger comme on pouvait s’en douter et Christian est toujours le même salaud de première catégorie. Teddy est encore de la partie mais elle a changé d’actrice. Adieu Katee Sackhoff, bonjour Rose McGowan. On perd assez au change à mon avis.

Au final, il ne se passe pas grand chose dans cette saison. Sean et Christian  n’ont plus rien à (se) raconter. Ils se déchirent assez durant ces épisodes, on sent qu’ils ont besoin de changement, d’air, mais on fait quand même pas mal de surplace. L’arc sur la dépression de Sean est raté et ennuyant. Il reproche les mêmes choses à son ami depuis des années, il aurait peut-être fallu agir avant. Aussi incroyable que cela puisse paraître, Annie est de retour et a quelque chose d’intéressant à raconter. Par contre, évitons le sujet Matt qui fait toujours les mêmes bêtises et en revient à chaque fois au même. Néanmoins, son passage dans un certain endroit donnera la possibilité de jolies scènes avec Christian. Ne parlons pas non plus de Julia qui malheureusement, revient de temps en temps. On s’en serait passé avec joie. Kimber et Liz ne sont pas spécialement développées, comme d’habitude.

Honnêtement, il m’est assez difficile de dire quoique ce soit sur la saison six de Nip/Tuck. Il y a de bons épisodes comme le 6×13, Dr. Griffin, ou le 6×08, Lola Wlodkowski. Le series finale n’est pas des plus mémorables mais termine la série de manière plutôt correcte. Cette saison est à l’image des précédentes, elle en fait parfois trop mais arrive tout de même de temps à temps à mettre en avant quelques éclairs d’excellence. Il est juste dommage qu’elle manque de réelles intrigues et enjeux. Il était sacrément temps que ça se termine tant les histoires ainsi que les personnages commençaient à tourner en rond. La fin est correctement gérée, sans trop d’artifices et plutôt sobre. Un miracle n’est-ce pas ? Il y a beaucoup de clins d’œil, de retours de personnages parfois inattendus (j’espérais Bobolit moi ^^;), mais ça ne suffit quand même pas à faire passer un très bon moment comme on était en droit d’espérer. Tant pis. Ceci dit, c’est avec un pincement au cœur que l’on regarde la scène de l’aéroport. Malgré tous ses défauts, Nip/Tuck aura marqué les séries des années 2000.

By |2018-07-06T17:46:44+01:00juin 29th, 2010|Nip/Tuck, Séries étasuniennes|0 Comments

Nip/Tuck (saison 5, partie 2)

Ayant pas mal de bilans de saison en retard, il est temps de se lancer. Je suis méchante parce que je sais que quelques uns d’entre vous attendent Battlestar Galactica ou Friday Night Lights (et peut-être Terminator : The Sarah Connor Chronicles ?) or aujourd’hui il ne sera question que de la seconde partie de la saison cinq de Nip/Tuck. Autrement dit une série qui ne doit plus intéresser grand monde. Que voulez-vous… c’est plus facile de commencer par le plus mauvais. Malgré ce que l’on pouvait penser, ce ne fut en effet pas une sixième saison pour la série mais bien une seconde partie. La grève des scénaristes ayant amputée la série l’année dernière, voici les épisodes complémentaires. Cette partie deux contient donc les épisodes 5×15 à 5×22, soit huit épisodes. Ils ont été diffusés de janvier à mars 2009, comme d’habitude sur FX. La première partie était ratée, sombrant dans le ridicule et le pathétique la plupart du temps. Est-ce que ces nouveaux épisodes relèvent le niveau ? Aucun spoiler.

Le début de la seconde partie est bon. Franchement, j’ai beaucoup apprécié le 5×15, Ronnie Chase. Pourtant vu le cliffhanger totalement pourri du 5×14, Candy Richards, j’étais très sceptique en débutant la série cette année. Comme quoi, tout n’est pas perdu. Nip/Tuck a toujours son côté trash mais ce n’est pas ici ridicule. Du moins pas au début de cette seconde partie. La série arrive à bien gérer l’aspect superficiel tout en y ajoutant une certaine pointe de réflexion. Cela faisait tellement longtemps que Nip/Tuck avait sombré dans l’exagération à tout va, sans rien derrière, que ça fait bizarre. Mais positivement bizarre évidemment.
Ces nouveaux épisodes reposent en grande partie sur l’annonce d’un évènement difficile pour un des personnages. Encore une fois, c’est bien traité sauf à la fin. En fait, s’il n’y avait pas eu les cinq dernières minutes du season finale je n’aurais pas eu grand chose à redire. Je n’ai pas été transcendée par cet arc mais il arrive à ne pas ennuyer, sans non plus agacer. Malheureusement, le retournement de situation, prévisible en plus, gâche tout. Le pire c’est que la saison six va reposer en partie dessus, du moins normalement, et c’est dommage parce que cet évènement changeait un peu la donne.

Deux nouveaux personnages importants font leur apparition, à savoir Raj et Teddy, incarnée par Katee Sackhoff (Battlestar Galactica). Les deux sont intéressants à leur manière, même si encore une fois, Teddy perd de sa substance dans le season finale. Décidément, tout est ramené à cet épisode. Raj a eu un bon début de développement mais la série ne va pas jusqu’au bout avec lui ce qui est dommage car là aussi il y avait le potentiel. Il incarne un jeune chirurgien plastique qui tente de faire ses marques. Il permet de faire des parallèles avec la vie de Sean et Matt. Quant à Teddy, elle apporte une certaine dose de fraîcheur dans la série.
Comme d’habitude, côté guest stars on a ce qu’il faut. Entre Richard Burgi (The Sentinel), Misha Collins (Supernatural), Lilian Hurst (Lost), on est servi. Généralement elles sont bien exploitées donc on ne peut pas trop se plaindre de ce côté.

Encore une fois avec Nip/Tuck, je n’ai pas grand chose à dire. Cette seconde partie se laisse regarder sans aucun déplaisir. C’est largement meilleur que la première mais le problème est que le season finale gâche tout. Du coup, on ne peut pas s’empêcher d’être un peu amer. Certes, c’est toujours trash mais ça sonne moins ridicule et surtout, c’est un peu plus profond que ce à quoi on était habitué l’année précédente. La saison six est prévue pour être la dernière et heureusement, il est grand temps que les chirurgiens raccrochent. Depuis la saison trois le niveau ne fait que baisser. Même s’il a un petit peu remonté, il est quand même bien bas comparé au tout début.

By |2018-07-06T17:46:44+01:00avril 28th, 2009|Nip/Tuck, Séries étasuniennes|4 Comments