Xmas Nante Daikirai | Xmasなんて大嫌い

Par , le 22 décembre 2010

 

Après avoir cherché, cherché et encore cherché, j’ai fini par trouver plusieurs j-dramas mettant à l’honneur Noël. Le plus connu d’entre eux est évidemment Last Christmas dont nous avons parlé dernièrement mais il en existe quelques autres. Xmas Nante Daikirai, pouvant être traduit en je déteste vraiment Noël, est-il la version japonaise du Grinch ? Diffusé sur quatre jours sur NTV, à savoir du 13 au 14 décembre 2004, ce renzoku est ainsi constitué de quatre épisodes de vingt minutes.  À noter que son titre se prononce normalement à la japonaise, c’est-à-dire kurisumasu nante daikirai. Aucun spoiler.

Kitagawa Shô et Kurihara Fuyumi sont amis depuis l’enfance bien que Shô, nourrisse à l’égard de la jeune femme des sentiments amoureux. Celle-ci ne s’en rend pas compte d’autant plus qu’elle ne prend jamais rien au sérieux et passe plus de temps à dormir qu’à chercher à travailler ou faire quelque chose de sa vie. Lorsque Noël approche, elle n’est alors guère motivée car elle déteste cette fête.

Des fois, si certains dramas sont inconnus, ce n’est pas pour rien. Xmas Nante Daikirai mérite de rester caché dans l’ombre et que personne ne s’y attarde. Quatre épisodes de vingt minutes ce n’est pas grand-chose, théoriquement parlant. Après tout, ça ne fait qu’une heure en tout et pour tout. Je peux vous assurer qu’ici on a l’impression qu’elle dure une éternité. Vous souhaitez une série en rapport avec Noël ? Il faut en chercher une autre. La période des fêtes n’est ici qu’un moment banal. Le héros veut justement passer le réveillon avec celle qu’il aime si ce n’est qu’il ne sait comment le lui dire. Il faut savoir qu’au Japon, on se retrouve généralement en amoureux lors de cette fête. Fuyumi déteste apparemment Noël mais pourquoi hein, ça on ne le saura jamais. De toute manière, on s’en fiche. Le scénario est creux au possible, il ne se passe strictement rien si ce n’est des soucis de jeunes niais et inintéressants. Il n’y a que des clichés et aucune originalité. Le rythme est en plus plat et les dialogues navrants.

Les personnages auraient à la rigueur pu combler cette absence d’histoire mais même pas. L’héroïne, Fuyumi, incarnée par la toujours aussi insupportable Fukada Kyôko (Kamisama Mô Sukoshi Dake, Aoi Hitomi to Nuage, Karei Naru Spy), est une jeune femme égoïste et agaçante. Elle passe son temps à se vernir les ongles et à rechigner. Ce n’est pas mieux du côté du héros, Shô, interprété par le Johnny’s Akanishi Jin (Gokusen 2) qui montre encore une fois qu’il est un piètre acteur ; Fukada Kyôko n’est pas beaucoup mieux d’ailleurs. Shô est mou et lui aussi adore bouder dans son coin. Ils sont entourés par quelques personnes dont une porte les traits de la rafraîchissante Yamada Yû (Binbô Danshi, Seigi no Mikata, Nodame Cantabile). On retrouve sinon Kaneko Ken (Gokusen) dans le rôle d’un dragueur et Kimura Ryô (Cat Street, Otomen, Hanazakari no Kimitachi e) dans celui d’un surfeur mort. Passionnant tout ça.

 

Bref, Xmas Nante Daikirai a le mérite d’être la plus mauvaise série japonaise que j’ai jamais vue. Une telle médiocrité se doit d’être signalée. Le scénario est d’une pauvreté abyssale, les acteurs sont extrêmement mauvais et la musique est abrutissante. Elle ne se compose que de quelques notes d’un synthétiseur. Au secours. N’oublions pas de souligner l’atroce générique de fin qui met à l’honneur la chanson Anarchy in the U.K. des Sex Pistols. Le ridicule ne tue pas. Avec ça, les clous du cercueil sont définitivement enfoncés.

Misfits (saison 1)

Par , le 22 décembre 2010

Troisième jour de l’animation de Noël, troisième cadeau et c’est Saru à l’honneur avec sa demande : Misfits.

Il y a de ces séries dont on a des échos mais dont au final on ne sait strictement rien. C’est exactement ce qu’il s’est passé pour moi avec Misfits. Je n’avais absolument aucune idée de quoi ça parlait, si ce n’est qu’il était question d’inadaptés sociaux ou quelque chose dans le genre. Créée en 2009, Misfits est une série anglaise diffusée sur E4, la même chaîne que Skins. Il existe pour le moment deux saisons et une troisième est d’ores et déjà prévue. La saison une, datant de novembre/décembre 2009 est composée de six épisodes d’une quarantaine de minutes. C’est d’elle dont nous allons parler aujourd’hui, la suite viendra plus tard. Aucun spoiler.

Cinq jeunes marginaux ne se connaissant pas débutent en même temps des travaux d’intérêt général. Leur vie aurait pu se dérouler plus ou moins tranquillement comme c’était le cas jusque-là mais un étrange orage s’abat sur eux. Contre toute attente, les voilà dotés de pouvoirs spéciaux.

Alors là… Avec ce genre de série, j’ai juste envie d’écrire un « regardez-la ». J’imagine que ça ne vous suffira pas, donc je vais essayer de m’atteler à la tâche. Pour faire simple, clair et net, Misfits est ma révélation de l’année 2010. Rien que ça. Si d’autres facteurs ne rentraient pas en jeu, les six épisodes auraient été visionnés à la suite sans aucun problème. À vrai dire, j’ai regardé cette première saison en deux temps de trois épisodes.
La première saison de Misfits navigue entre plusieurs genres. Elle se permet tour à tour d’effectuer quelques incursions dans la science-fiction, d’émettre une certaine critique de la société, de réaliser des portraits de jeunes Anglais marginaux, de faire rire jusqu’à plus soif ou encore de donner à votre cœur quelques petites secousses en raison d’émotions et de romance. Ce mélange fonctionne à merveille et laisse presque pantois. Le ton est résolument moderne, sans toutefois tomber dans la surenchère. Il est évident que la comparaison avec Skins est vite réalisée. Si les personnages ici ne vont pas tous à des fêtes de folie, il en résulte une ambiance assez similaire et une manière de parler quasi identique. Par conséquent, les dialogues sont plutôt crus et vulgaires mais rien de bien choquant. Ils n’en ressortent que plus authentiques dans ce cas précis. L’humour est fort présent et se révèle noir, ironique et corrosif. En vérité, il masque souvent un mal-être des protagonistes qui ont tous été mis au ban de la société pour des raisons aussi diverses que variées. Leurs pouvoirs fraîchement acquis vont aussi leur permettre de tenter de se réadapter, ou malheureusement pas. Cette saison une, en dépit de son côté parfois un brin cocasse et trash, n’hésite pas à traiter certains sujets plus ou moins difficiles, principalement en lien avec les jeunes adultes. Les thèmes abordés sont dès lors variés et touchent la notion d’identité, le sexe, le viol, la famille, l’amitié, la solitude, etc. Quand bien même la plupart d’entre vous ne possèdent certainement pas de pouvoir extraordinaire, il est aisé de se sentir concerné et de s’attacher à ces personnages. Ici, ils ne tentent plus de vivre mais de survivre dans un monde devenu un peu trop étrange. Effectivement, si les héros développent certaines habiletés hors du commun, ils ne sont pas les seuls et cela peut diriger les habitants du coin vers de graves catastrophes.

En dehors du scénario bien ficelé et des dialogues brillamment écrits, les six premiers épisodes sont visuellement très beaux et globalement travaillés. La photographie est en effet très jolie. La saison s’essaie par ailleurs à l’exercice de style assez risqué qu’est le fameux voyage dans le temps. L’épisode quatre y est entièrement dédié et est probablement le plus réussi. Il met parfaitement en exergue les aboutissements et les conséquences de ce qui peut en découler. Impossible de ne pas saluer le générique qui est à lui tout seul une petite perle dont nous parlerons d’ici quelques semaines. De même, la musique contribue à cette atmosphère jeune, fraîche et rock ‘n’ roll.

Les personnages, bien qu’étant marginaux et condamnés à des travaux d’intérêt général, ne sont pas des gros durs s’acharnant sur le système. Ce n’est pas parce qu’ils ont des pouvoirs fraîchement acquis qu’ils se sentent obligés de sauver la planète à coup de « yatta ! » et de « sauvons la cheerleader« . Ils sortent ainsi des clichés habituels et cela procure au téléspectateur un bien fou. Ils sont tous extrêmement attachants mais comme souvent, chacun a forcément ses préférences. Grande gueule ne pouvant jamais s’arrêter de parler, Nathan (Robert Sheehan) est ce que l’on pourrait appeler un petit con. Il n’en rate jamais une pour se moquer de tout le monde. Sur le papier, il a tout pour être désagréable mais ce n’est pas du tout le cas. Il est extrêmement drôle et est surtout l’instigateur de toutes ces répliques délicieusement piquantes. Il est le seul à ne pas voir se développer un pouvoir et met cela sur le compte qu’il n’y avait rien à améliorer chez lui. Forcément, on se doute bien que cela est faux et que quelque chose finira par se déclencher.
Curtis (Nathan Stewart-Jarrett) avait tout pour devenir quelqu’un. Sportif de haut niveau, il allait même participer aux Jeux Olympiques de 2012. Malheureusement, il se fait attraper en possession de drogue et sa vie toute tracée s’effondre. Il n’est pas étonnant que son pouvoir soit celui de retourner dans le temps, comme pour effacer tout ce qu’il venait de se passer.
Troisième et dernier garçon de la bande, Simon (Iwan Rheon) est asocial et n’a donc pas d’amis. Ce n’est pas qu’il n’en veut pas mais personne ne s’intéresse à lui. Il est effacé en temps normal aux yeux des autres. L’orage lui donne la possibilité de devenir invisible. Il s’agit de mon chouchou. Étrange et réservé, il cache une profonde détresse et la saison sera bien cruelle avec lui.
Chez les filles, mention spéciale à Kelly (Lauren Socha) qui a un accent à couper au couteau. C’est dans ces moments que l’on remercie les sous-titres. Râleuse, elle partage certains traits avec Nathan comme ce côté grande gueule mais est bien plus réfléchie. Elle développe la possibilité d’entendre dans les pensées, ce qui n’est jamais aussi extraordinaire que ce que l’on pourrait penser.
C’est la jolie Alisha (Antonia Thomas) qui termine cette nouvelle équipe de bras cassés. Usant de ses atouts féminins, elle drague tout ce qui bouge et se retrouve ainsi avec un pouvoir bien handicapant puisque dès qu’elle touche quelqu’un, il est irrésistiblement attiré par elle et n’a qu’une envie, coucher avec elle. Difficile par conséquent de faire la part des choses entre la réalité et ce que son pouvoir induit.
D’autres protagonistes secondaires gravitent autour d’eux mais ne sont pas les éléments importants de la saison. Ceux qui avaient apprécié le personnage de Leon dans Hex seront aux anges puisque Jamie Davis est présent le temps de quelques épisodes.

Au final, la première saison de Misfits est une véritable réussite en tout point de vue. Assez acerbe et crue, elle nous plonge immédiatement dans son monde noir et désabusé. Les thématiques plutôt difficiles sont contrebalancées par l’humour quasi perpétuel et extrêmement rafraîchissant, les répliques ciselés aidant. Sous couvert d’un genre fantastique, la série est surtout un brossage en règle d’une galerie de personnages marginaux et charismatiques. L’aspect esthétique ne peut non plus être occulté tant il est travaillé et agréable ; par exemple, les couleurs sont belles et la musique très british particulièrement bien choisie. Si vous cherchez une série acérée, distrayante, fun, aboutie, addictive et avec des protagonistes intéressants, c’est tout trouvé, regardez Misfits.

[Noël des Souris] Parodie Hana Yori Dango par BIG BANG

Par , le 21 décembre 2010

Pour le moment, tous ces articles surprises concernaient surtout les séries occidentales. Histoire de ne favoriser aucun des lecteurs de ce modeste blog, les séries asiatiques ne seront pas mises de côté.

Comme j’ai déjà pu l’écrire un jour, j’aime beaucoup les parodies et lorsque j’en ai l’occasion, j’en regarde quelques unes. Quelle ne fut pas ma surprise il y a plusieurs mois lorsque je suis tombée sur une vidéo se moquant gentiment de Hana Yori Dango. Vous savez certainement qu’il s’agit d’un j-drama culte et qui a parcouru les frontières en Asie. De nombreuses adaptations ont été en plus réalisées en-dehors du Japon, la plus récente étant la version coréenne, Boys over Flowers. Eh bien justement, un boys band coréen, BIG BANG, a parodié la version japonaise et vous pouvez regarder le résultat ci-dessous. Pourquoi ne se sont-ils pas attaqués à leur k-drama ? La réponse est simple, il n’existait pas encore à l’époque. Je ne sais pas exactement de quand date cette parodie mais ce doit être à leurs débuts, soit vers 2006 – 2007.

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