Yankee Bokô ni Kaeru SP : Tabidachi no Toki Furyô Shônen no Yume | ヤンキー母校に帰る SP : 旅立ちの時 不良少年の夢 (Épisode Spécial)

Par , le 23 avril 2012

C’est presque deux ans après la fin de Yankee Bokô ni Kaeru qu’un épisode spécial fut réalisé au Japon. D’une durée d’un peu moins de 110 minutes, il fut diffusé le le 27 mars 2005 sur TBS. Il s’agit non pas d’une suite au renzoku mais d’un prologue, l’épisode se déroulant plusieurs années avant l’arrivée de Yoshimori en tant que professeur. Son sous-titre, Tabidachi no Toki, Furyô Shônen no Yume signifie (très) approximativement l’heure de départ, rêve d’un délinquant. Aucun spoiler.

Yoshiie Hiroyuki est un jeune à la dérive dont le père ne supporte plus la simple présence. Il s’en débarrasse en l’envoyant à Hokkaidô, dans le tout nouveau lycée Hokusei Yoichi accueillant ceux dont plus personne ne veut. Là-bas, Yoshiie en fait voir de toutes les couleurs aux professeurs qui pourtant, ne baissent pas les bras et ne le laissent pas tomber. Progressivement, il réalise alors qu’il a peut-être moyen de faire quelque chose de sa vie et finit même par se faire des amis.

Je ne sais pas pourquoi mais avant de le débuter, j’étais persuadée que ce SP racontait l’arrivée de Yoshimori dans le lycée en tant qu’élève. Ce n’est pas du tout le cas. En fait, si j’ai bien tout compris, cet épisode s’inspire de faits réels puisque Yoshiie existe. Il aurait été professeur et serait maintenant un homme politique. On le voit d’ailleurs à la toute fin. C’est ici le très sympathique Sakurai Shô (Kisarazu Cat’s Eye) qui offre ses traits au jeune en conflit intérieur et perpétuellement en colère. Le scénario se révèle assez classique et dans la lignée du renzoku. Loin de prôner la surenchère et s’attardant surtout sur ses personnages et sur le côté réaliste, l’épisode demeure donc sobre. Il met surtout en avant l’évolution de Yoshiie, lui qui au départ veut qu’on le laisse tranquille et qui n’hésite pas à se montrer violent. Cette fois, ce n’est pas Yoshimori qui va l’aider à sortir du triste chemin qu’il suit mais Andô Yukiko, évidemment plus jeune que dans le j-drama. Par sa force de persuasion, sa ténacité et son bon cœur, elle se fait apprécier de l’ensemble des élèves et le mérite amplement. Du côté des professeurs, Iwasaki Tatsu est également de retour. À ce sujet, c’est avec consternation que j’ai appris récemment que son interprète, Harada Yoshio, était décédé en 2011. Quelle immense perte.

Outre le personnage principal, le spécial s’attarde sur quelques autres élèves en difficulté mais en raison de sa durée, il n’est pas possible de les développer convenablement. À l’instar du renzoku, ils sont interprétés par quelques visages désormais relativement connus comme Matsuda Shôta dans son tout premier rôle mais aussi Kimura Ryô (Otomen, Hanazakari no Kimitachi e). L’épisode se déroulant dans les années 1980, les coiffures sont d’époque et sont franchement collector. Et c’est Harada Mitsuki (Hachimitsu to Clover) qui incarne la alors jeune Kanai Shiho, celle jouée par Shinohara Ryôko et chez qui tout le monde logera dans le renzoku. Si les thématiques et l’approche sont les mêmes que précédemment, le style visuel et musical est également dans des tons similaires. On sent bien qu’il s’agit-là d’un univers semblable et cette continuité est appréciable, quand bien même l’époque et les personnages principaux diffèrent.

En somme, l’épisode spécial de Yankee Bokô ni Kaeru est tout à fait correct. S’il souffre moins du ton naïf que la série, il aurait gagné à être plus court car l’intrigue finit quelque peu par ennuyer. Cela étant, l’interprétation, les protagonistes et l’histoire mise en avant se montrent solides. À regarder pour peu que l’on ait apprécié le j-drama. À savoir qu’il peut aussi très bien se voir seul, sans connaître au préalable le renzoku.

Xena: Warrior Princess | Xena la Guerrière (saison 5)

Par , le 20 avril 2012

En toute logique, après avoir parlé ces dernières années des quatre premières saisons de Xena: Warrior Princess (Xena la Guerrière en France), il est temps de passer à la cinquième et pénultième. Il est fort probable qu’on vienne à bout de la série sur Luminophore d’ici fin 2012. À l’instar des précédentes, la cinquième comporte vingt-deux épisodes. Elle fut toujours diffusée en syndication, et cela, de septembre 1999 à mai 2000. Aucun spoiler.

Sans se montrer foncièrement mauvaise, la quatrième saison de Xena: Warrior Princess manquait cruellement de liant et d’homogénéité. La plupart des épisodes étaient dispensables et certains en devenaient presque douloureux à regarder. Fort heureusement, elle se terminait sur un très bon season finale où Xena et sa fidèle amie Gabrielle étaient crucifiées par les soldats romains. La suite débute sans surprise par la résolution de cet arc tragique. Ce n’est évidemment pas dévoiler l’intrigue de préciser que, oui, Xena et Gabrielle reviennent parmi les vivants. En décédant, elles accèdent à ce qu’il y a après la mort et dans ce cas spécifique, il s’agit du fameux Paradis/Purgatoire/Enfer que l’on ne présente plus. C’est d’ailleurs là qu’elles rencontrent de nouvelles créatures qui vont avoir une influence considérable sur l’ensemble de cette salve inédite.

Les divinités de l’Olympe avaient malheureusement été très peu étudiées au cours de la saison quatre et celle-ci rattrape totalement la donne. Effectivement, le principal fil rouge relate leur chute qui s’apparente à une sorte d’adaptation extrêmement libre du Ragnarök. Avec beaucoup de sympathie, on pourrait résumer ça en disant qu’il s’agit d’une reprise à la Xena: Warrior Princess, tout simplement. Jusque-là, il demeurait agréable de voir les dieux grecs être dérangés, amusés ou charmés par Xena. Cela collait d’ailleurs bien au personnage très fort qui pouvait sporadiquement rivaliser avec ces êtres immortels. Outre ceux que l’on connaissait déjà, d’autres arrivent cette fois sur le devant de la scène. Après avoir révélé Arès, Aphrodite ou encore Hadès, la saison s’attarde sur Zeus et, surtout, sur Athéna. Les dieux découvrent une prophétie liant leur destin à Xena et ils se retrouvent au pied du mur. Pour survivre, ils ne peuvent que venir à bout d’une partie de la guerrière. Tout ceci est à première vue plutôt sympathique et rondement mené, sauf que sur le terrain, le résultat est bien moins pertinent. Le principal hic est l’allusion que ce crépuscule des dieux laisse entendre. Si le panthéon grec tombe, c’est parce qu’il est mauvais et n’a jamais été correct envers son peuple. À l’inverse, les croyances d’Eli déjà mises en exergue précédemment commencent à prendre racine. Ce n’est pas la peine d’être Nostradamus pour se rendre compte que l’on parle de la chrétienté. C’est là où la saison en devient par moments agaçante. Sans aucune subtilité, on nous illustre les dieux païens comme des individus médiocres, alors que les anges et l’être supposé suprême ont tout pour plaire. L’amour serait au centre de tout ; l’amour ceci, cela. Et on baptise, et on appelle des bébés avec le prénom Eve tellement peu connoté, etc. Le paganisme est montré du doigt tandis que le monothéisme est placé sur un piédestal. Certes, dans la réalité le peuple s’est détaché de ses anciennes croyances pour adopter des nouvelles, mais la série n’est pas obligée d’être aussi lourde de sens et, au final, si puritaine. En cela, la saison est franchement décevante.

En dépit de ce ton presque conservateur, il reste heureusement quelques points positifs concernant cette thématique religieuse. Comme écrit plus haut, les dieux grecs ont un temps de présence nettement supérieur aux saisons passées et, cela s’avère on ne peut plus appréciable. Aphrodite devient par exemple plus que l’élément bêtement simplet et se montre plus fine qu’elle n’en a l’air. Si Zeus est décevant et que d’autres comme Hadès ou, pire, Héphaïstos, n’ont rien de particulièrement intéressant, Athéna compense ces manquements. Assez sage, prudente, nuancée et puissante, elle est telle que la légende nous la décrit. Il s’avère dommage qu’elle ne soit pas davantage présente. Celui qui occupe la plus grande partie de notre écran est Arès qui revient enfin titiller Xena et Gabrielle. C’est un vrai délice de le retrouver, lui qui a beaucoup de choses à dire et à faire. Il est agréable de le voir évoluer et descendre du mont duquel il se trouve. Le season finale est d’ailleurs très surprenant à ce sujet et sera, espérons-le, à l’origine de jolies scènes au cours de la future saison. Durant la première moitié des épisodes, le dieu de la guerre charme Gabrielle et si l’on se doute bien que tout ceci n’est que pour attirer Xena dans ses filets, cette approche est plutôt rafraîchissante. Jusque-là, Arès ne voyait en la pétillante blonde qu’un accessoire. Il finit par se rendre compte qu’elle existe et qu’elle possède une place qu’il n’arrivera jamais à atteindre auprès de Xena. Et, justement, dans la seconde partie de la saison, il met ses sentiments à plat et réalise qu’il est prêt à se sacrifier afin d’obtenir l’amour de la combattante. Bien sûr, tout le monde sait que l’âme sœur de Xena est Gabrielle, mais la relation qu’elle entretient avec Arès est au centre de nombreux propos au cours de cette année. Il est clair que les deux sont attirés l’un par l’autre et ont du mal à réfréner leurs pulsions. L’ensemble chouchoute ceux étant friands de cette dynamique musclée et sensuelle.

La saison cinq s’attarde comme les précédentes sur la civilisation romaine. Après la mort de César, c’est sans étonnement que l’on découvre un Brutus perdu se demandant que faire avec Marc-Antoine – joué ici par Manu Bennett (Spartacus) – Octave et Cléopâtre. Celle-ci n’est plus incarnée par Gina Torres, d’ailleurs. Si l’on passe sur l’abominable réécriture de l’Histoire, de la bataille d’Actium et du personnage de Livie, ce pan de la mythologie de la série n’est pas déplaisant à suivre. L’épisode 5×18, Antony & Cleopatra se révèle donc plutôt agréable. Il convient tout de même préciser que Livie, en plus d’être antipathique au possible, est extrêmement mal jouée et a la psychologie taillée dans un tronc d’arbre. À vrai dire, la supposée future épouse d’Auguste est la source de tous les écueils de cette saison. C’est à cause d’elle que la tonalité de la série change et se focalise sur sa protection, car elle est liée au crépuscule des dieux. Il est vrai que la grossesse de Lucy Lawless est venue perturber les scénaristes, mais étant donné l’ampleur qu’ils ont offerte à cette Romaine pas si romaine que ça, il aurait fallu amener les choses avec davantage de tact. Tout cet arc est bancal, ne serait-ce qu’avec les années ayant défilé à toute vitesse et marquées par le décès honteux et extrêmement mal mis en scène d’un personnage. On se plaît à imaginer qu’un retour à zéro se réalisera tant tout cela parait ubuesque. Eh bien, non. Le destin d’autres protagonistes tels qu’Autolycus n’est aucunement à l’ordre du jour et ni Xena ou Gabrielle ne semblent avoir quelque chose à faire de ce réveil des glaces. Reste l’ajout positif de Virgile, probablement la version Xena: Warrior Princess du Virgile connu, incarné par William Gregory Lee (Dark Angel). Les quatre derniers épisodes ne sont au final absolument pas maîtrisés et beaucoup trop faciles.

La caractérisation des deux héroïnes n’est pas non plus le point fort de la saison. Gabrielle amorce un virage radical par rapport à celui qu’elle arborait jusqu’à présent. De pacifiste elle se transforme en guerrière endurcie n’ayant pas une seule seconde à rougir face à Xena. La voir être aussi puissante fait plaisir, sauf qu’encore une fois, l’évolution est étrange. Elle demeure heureusement toujours attachante, charmante et son nouveau costume lui va à ravir. Le constat n’est pas si reluisant pour Xena, elle qui ne peut plus réellement bouger en raison de la grossesse de son actrice. Ses vêtements changent, son chakram également et il lui faut du temps avant de sauter dans tous les sens et retrouver ses capacités totales. Par ailleurs, le lien entre les deux femmes n’est pas particulièrement enthousiasmant au cours de la saison tant tout tourne comme d’habitude au personnage au centre de tout, Livie. Xena ne fait pas attention à Gabrielle et semble toute puissante. On est loin de la quête de rédemption de la guerrière supposée être la moteur de la série.

Qualitativement, les épisodes sont relativement faibles. Si le début de la saison est correct, dès le milieu les choses se gâtent et ne peuvent revenir en fin de parcours au niveau de la première partie. Ceci étant, le 5×09, Seeds of Faith, est bien écrit et plutôt exaltant lorsque l’on ne sait pas encore de quelle manière les conséquences des actes d’Eli vont être exploitées. Le 5×12, God Fearing Child, ou le 5×14, Amphipolis Under Siege, doivent également se ranger dans le haut du panier. Autrement, il est assez difficile de citer des épisodes bons sur leur ensemble. Ce ne sont pas le 5×11, Punch Lines, avec ces flashbacks soporifiques, le consternant 5×15, Married with Fishsticks, avec ces histoires de sirènes et de poulpes qui prouvent le contraire. Le 5×10, le musical Lyre, Lyre, Hearts on Fire, bien qu’il soit truffé d’anachronismes sympathiques ou d’un Draco survolté, est raté et n’a rien à voir avec la précédente aventure apparentée. Dans un registre similaire, le voyage en Chine n’apporte que de l’ennui si ce n’est une franche rigolade sur la création des soldats en terre cuite du mausolée de l’empereur Qin. Le passage chez les Amazones n’est pas non plus passionnant, même si cela signifie découvrir Claudia Black. Karl Urban est justement encore de retour dans un autre rôle puisqu’il y joue un homme des cavernes appétissant plaisant plus que bien à Selma Blair.

Malheureusement, la cinquième saison de Xena: Warrior Princess s’avère en définitive très moyenne. Si le fil rouge de la chute des dieux est intéressant et que l’on ressent une volonté de densifier les intrigues, des choix scénaristiques plus que discutables viennent parasiter l’ensemble. On notera par exemple la prépondérance de la religion chrétienne qui se révèle étouffante, ou les quelques rebondissements tels que l’arc du cercueil de glace et le personnage de Livie. Ce qu’il y a d’autant plus embêtant, c’est que ces idées vont forcément se répercuter sur la suite. Évidemment, tout ne doit pas être jeté. Gabrielle s’affirme et devient encore plus passionnante qu’auparavant, et Arès nous gratifie de sa présence et de ses piques, tout en prenant bien soin de se faire ratiboiser par Xena. Rien que pour cela, on passe outre les nombreux défauts de l’intrigue générale et le ventre très mou en milieu de saison. Pour son ultime salve d’épisodes, la série a plutôt intérêt à remonter le niveau. Non mais !

Keitai Sôsakan 7 | ケータイ捜査官7

Par , le 17 avril 2012

Ce n’est pas un secret, je suis une grande fan de ce que fait Miike Takashi. Il est vrai qu’un certain nombre de ses films sont plutôt déviants et parfois difficiles à appréhender mais c’est en partie cela que j’apprécie. Bien qu’il aurait tout à fait la possibilité de se contenter de réaliser comme d’habitude sa multitude de films par année, il se penche de temps en temps sur un autre médium, à savoir en ce qui nous concerne ici les séries télévisées. Il y a un tout petit peu plus d’un an on avait ainsi parlé de son adaptation du seinen manga Tajû Jinkaku Tantei Psycho. Dernièrement il a travaillé sur QP mais ce n’est pas d’elle dont nous allons parler. Non, nous allons nous attarder sur une série un tout petit peu plus vieille, Keitai Sôsakan 7. Son titre signifie approximativement enquêteur mobile 7. Pour la petite info, il faut savoir qu’un keitai denwa est un téléphone mobile et un keitai drama, un drama diffusé sur mobile ; les Japonais parlent souvent uniquement de keitai pour désigner leur téléphone portable. Composée de 46 épisodes, la série fut diffusée entre avril et mars 2008 sur TV Tôkyô. À l’exception du premier, du 23è et du dernier épisode qui sont doubles, les épisodes durent vingt minutes. Il existe un spin-off, Keitai Sôsakan 7 : NEXT, qui est en réalité une web-série de dix épisodes de quelques minutes. On ne trouve sur la toile que deux d’entre eux et ils demeurent de toute manière dispensables. Outre la présence de Miike qui, en plus de la supervision, s’est occupé de la réalisation de quelques épisodes, la série s’est entourée d’autres noms plus ou moins prestigieux comme Oshii Mamoru (Ghost in the Shell), Kaneko Shûsuke (Azumi 2, les adaptations au cinéma de Death Note) ou encore Asô Manabu (Ashita no Kita Yoshio, Bloody Monday 2). À ceux qui auraient des palpitations rien qu’en entendant le nom de Miike, sachez que Keitai Sôsakan 7 n’est pas gore et/ou malsain. Aucun spoiler.

Amishima Keita est un lycéen assez asocial qui, suite à certaines circonstances, intègre l’organisation secrète Under Anchor. Accompagné de son buddy, le Phone Braver 7, un téléphone portable qui parle et qui marche, il traque les cybercriminels en utilisant une technologie de pointe. En plus de régulièrement risquer sa vie, il doit faire attention au téléphone portable rebelle, le Phone Braver 01, et au mystérieux Magira qui tenterait de faire tomber Anchor.

Je sais. Je vous entends penser tellement fort que je suis persuadée que vous pensez qu’il s’agit d’une série débile. Attendez, des téléphones portables en tant que personnages principaux ? Des téléphones qui parlent ? Et qui marchent en plus ? Il n’y a décidément que les Japonais pour inventer un scénario pareil. Oui, Keitai Sôsakan 7 est donc un tokusatsu. Si je suis persuadée qu’une majorité lisant ces lignes se dit immédiatement que la série n’en vaut donc pas le coup, permettez-moi de venir vous tirez les oreilles. Lorsque l’on pense tokusatsu, on voit de suite les Super Sentai ou les Kamen Rider. Je sais, j’ai un peu tendance à faire pareil et c’est d’ailleurs pour ça que j’essaye d’approfondir le genre histoire de ne pas rester sur les stéréotypes en vigueur. Tokusatsu veut simplement signifier qu’il s’agit d’une série à effets spéciaux. Au Japon, des productions comme Supernatural et Smallville sont classées dans ce genre. Rangeons donc nos a priori au placard avant d’aborder Keitai Sôsakan 7. Merci. J’ai peut-être l’air de donner des leçons mais il faut savoir qu’avant de débuter ce j-drama, j’étais quasi sûre que ça allait être stupide et un brin simplet. Comme j’étais naïve. Je ne me doutais alors pas de ce par quoi j’allais passer.

Amishima Keita a déménagé à Tôkyô depuis quelque temps et ne s’y plaît pas du tout. Son ancienne vie lui manque et il n’essaye pas de s’intégrer dans son nouveau lycée. Bien que la jolie Midô Yûri tente régulièrement de le dérider, il l’ignore de plus belle et donne l’impression d’être semblable à de l’air. En somme, il paraît peu intéressant. Manigançant dans son coin depuis un petit moment, il décide de rejoindre le mont Fuji, chose que fera également de son bord son meilleur ami qui habite de l’autre côté du pays. Un soir, il enfourche alors son scooter mais il n’arrivera jamais à destination. Il se retrouve effectivement dans une bataille très particulière. Un homme, Takimoto Sôsuke, accompagné d’un téléphone semble se battre contre des machines agissant seules. Le combat n’est pas équilibré et rapidement, Takimoto est en situation de faiblesse. Keita n’ayant aucun moyen de se cacher et étant pris à parti par les machines est protégé par Takimoto qui décède de ses blessures peu de temps après l’écartement du danger. Avant, il charge toutefois Keita de rejoindre son organisation, Under Anchor, et de devenir le nouveau compagnon de son téléphone portable, le Phone Braver 7. Et c’est ainsi que malgré la méfiance des autres membres d’Anchor, Keita intègre les rangs des agents de l’organisation secrète. Under Anchor est effectivement une mystérieuse branche d’Anchor, un service de téléphonie. Leur but est de mettre hors circuit toutes les personnes à l’origine d’actes malveillants liés à l’utilisation d’Internet et des nouvelles technologies. Au moyen d’un système informatique ultra-puissant nommé Eliza et surtout grâce aux Phone Bravers, les agents mettent régulièrement leur vie en danger et se consacrent à leurs missions corps et âme.

En lisant tout ceci, on pourrait penser que l’histoire est confuse ou compliquée mais ce n’est pas du tout le cas. Ce qu’il faut retenir est que Keita se retrouve propulsé dans un monde inconnu et caché. Il doit rapidement apprendre à devenir indépendant et surtout, compétent. Au départ, peu de monde souhaite de lui dans l’organisation car il n’est qu’un simple lycéen. Pourtant, en raison du souhait de Takimoto, on l’accepte de manière temporaire. Under Anchor a mis au point quelques années auparavant des robots, les Phone Bravers, ayant l’apparence de téléphones portables. Chacun d’entre eux est associé à un partenaire, les deux devenant alors des buddy (en anglais dans la série). Toutefois, lorsque Keita rejoint Anchor, seuls deux d’entre eux sont encore actifs, 7 (à prononcer Seven) et Third. À l’origine, d’autres étaient présents mais ils ont été en partie anéantis par le Phone Braver rebelle, 01 (à prononcer Zero-One). Zero-One arpente seul les rues de Tôkyô à la recherche d’un humain pour le manipuler et lui faire perpétrer des actes malveillants, l’idée étant de toujours malmener Anchor. Keita continue dès lors sa vie tranquille de lycéen et une fois en-dehors des murs de l’établissement scolaire, il enfile son statut d’agent et combat les cybercrimes à sa manière tout en faisant attention à Zero-One qui traîne régulièrement dans les parages…

Contre toute attente, Keitai Sôsakan 7 se révèle être une petite pépite à l’univers très dense et particulièrement riche du côté de ses thématiques abordées. Il est vrai que voir des mobiles anthropomorphes a quelque chose d’ahurissant mais on s’y fait très vite. À vrai dire, le premier épisode n’est même pas terminé que l’on est déjà happé par ce j-drama mêlant la science-fiction, le récit d’initiation, l’aventure, le fun, la comédie décalée et des instants plus dramatiques.
Keita est un adolescent moyen, pas plus futé que la moyenne, totalement asocial et étant souvent plutôt blasé. Il possède néanmoins quelque chose d’important qui fera penser Takimoto qu’il serait un bon agent. Il est effectivement altruiste et n’hésite pas à donner de sa vie pour aider des inconnus. Le garçon est incarné par le très sympathique Kubota Masataka que l’on a pu voir dans le fabuleux Jûsan-nin no shikaku (13 Assassins) de Miike Takashi où il est le plus jeune samouraï. Ce jeune acteur est clairement à surveiller et mon petit doigt me dit qu’il ira loin. Il est ici impeccable et permet littéralement à la série de se transcender. Au départ, Keita se sent obligé de travailler pour Anchor car un homme est mort devant ses yeux. Progressivement, il se rend compte qu’il aime ce qu’il fait et surtout, il se prend d’affection pour son téléphone, Seven. Non, c’est une insulte de résumer Seven à un téléphone car il est définitivement bien plus que ça. Anchor se sert de la relation entre l’agent et le Phone Braver afin d’optimiser leurs enquêtes et leurs actions contre le cybercrime. Au fil des épisodes, Keita évolue énormément et finit quelque peu par sortir de sa coquille tout en conservant son côté légèrement tête-en-l’air et facilement ému. Le développement de ses personnages principaux est sans conteste un atout du renzoku.

Ces mobiles spéciaux sont ainsi au nombre de trois en activité au cours de Keitai Sôsakan 7. Un des points particulièrement brillant de la série est d’avoir réussi à leur offrir une personnalité digne de ce nom. Aucun d’entre eux ne se ressemble, que ce soit physiquement mais aussi, mentalement. Visuellement, ils arborent des couleurs différentes et leur cadran ne s’anime pas du tout de la même manière. Une autre qualité de la série est de toujours marquer les expressions des téléphones par des représentations graphiques plus que compréhensibles. Ils pleurent des larmes de pixels. Oui oui, vous avez bien lu. De plus, le choix des comédiens de doublage, les seiyû, est évidemment pertinent, comme presque toujours avec les Japonais.

Le j-drama nous plonge peu à peu dans l’univers de l’intelligence artificielle. Il s’y aventure en effet progressivement et de manière on ne peut plus maîtrisée. Plus les épisodes avancent et plus l’extraordinaire développement de ces robots prend forme. C’est surtout Seven qui en est le principal vecteur mais il n’est pas tout seul. Seven est un mobile gris métallisé qui semble à première vue un peu sec et sérieux. S’il donne l’impression de toujours prendre au pied de la lettre ce qu’on lui raconte, ce qui serait normal pour un simple robot, ce n’est pas du tout le cas. Il fait preuve d’un humour pince-sans-rire et l’air de rien, réussit toujours à taquiner gentiment celui qu’il finit par considérer comme un véritable partenaire envers et contre tout. Keita devient son meilleur ami, son buddy, et la réciproque est clairement de mise. À la fin de la série, Keita ne peut concevoir une vie sans Seven. La relation entre les deux est tout simplement superbe et elle prend une dimension encore plus importante dans le dernier épisode. Ce n’est pas un téléphone que l’on voit, c’est un être qui a l’apparence d’un mobile mais qui nous paraît tout aussi important qu’un être humain fait de chair et d’os.

Third est le buddy bleu et jaune du soupe au lait Kirihara qui n’en rate pas une pour gronder Keita. Sous ses airs de grand dur, Kirihara cache un très lourd fardeau lié aux technologies. Il est joué par le charmant Matsuda Satoshi (Vampire Host). Third est tout l’inverse de son partenaire. Gentil, doux et assez peureux, il s’entend très bien avec Seven et apprécie également Keita.
Troisième et dernier Phone Braver à avoir les honneurs dans la série, le fameux Zero-One. Noir et rouge, il est vu comme un téléphone machiavélique, extrêmement intelligent, rusé et n’ayant aucune limite. C’est lui qui est à l’origine de la mort de Takimoto (Tsuda Kanji – Kaibutsu-kun) et il continue sans relâche ses attaques. Il a fui Anchor après la perte de plusieurs de ses buddies. Devenu amer, il met Tôkyô sens dessus dessous. Autant Third est sympathique et Seven génial, autant Zero-One est magnifique. Complexe, nuancé et victime de sa propre tragédie, il ne se laisse pas apprivoiser mais demeure curieux envers la nature humaine. Son ru ru ru qu’il entonne est mythique. Il a en outre une classe folle et celle-ci est amplifiée dès qu’il entre dans le feu de l’action, chose qui lui arrive souvent puisqu’il s’arme de lames et d’autres objets très coupants. Il doit par contre faire attention à se recharger tout seul parce que lui n’a pas de partenaire pour le brancher sur une prise de courant !

Si ces téléphones vous laissent toujours autant circonspects, il est bon de préciser que l’approche de Keitai Sôsakan 7 est intelligente. En plus de l’effort de caractérisation des Phone Bravers, il y a une réelle volonté de creuser la dimension de l’intelligence artificielle. Toute IA ne cherche-t-elle pas à un moment donné une certaine humanisation ou tout du moins, un détachement de ses supposés maîtres ? Dans ce cas, que peut-on faire ? Laisser ces robots prendre leurs propres contrôles ou plutôt, les mettre au placard ? En y réfléchissant, nous, humains, nous ne voulons pas de robots trop intelligents car cela nous effraye. Et s’ils nous dépassaient et venaient à nous contrôler ? Ce sont surtout Seven et Zero-One qui poussent eux-mêmes la réflexion à ce sujet, eux qui se demandent ce qu’ils souhaitent. Leur envie cachée n’est-elle pas de devenir humain ? Mais une IA peut-elle rêver, avoir un subconscient, mentir et être ironique ? Est-ce qu’elle ne dépasse pas alors le simple cadre qu’on a voulu lui donner au départ ? À l’aide de flashbacks utilisés à bon escient, le j-drama montre de quelle manière les Phone Bravers ont été créés et quels furent les souhaits de leurs créateurs à l’époque. Comme si cela lui était aisé, la série brasse des thèmes de science-fiction avec une certaine légèreté mais toujours avec une grande adresse. Il en va de même pour l’utilisation d’Internet et de toutes ses dérives. Under Anchor traitant de la cybercriminalité, Keita et ses collègues sont directement confrontés à l’utilisation néfaste de ce géant incontrôlable qu’est cette toile d’araignée. La série s’attarde par exemple sur l’anonymat des internautes et sur les dérives et la dangerosité qui en découlent.

Les téléphones en tant que tels ne sont pas seuls, Under Anchor met régulièrement au point d’autres objets afin d’exploiter au maximum leurs capacités et développer toujours plus loin les nouvelles technologies. C’est peut-être en partie ce côté gadgétisé qui tentera moins certains spectateurs. Pourtant, là aussi la série réussit à faire très fort. Des petits robots ont été créés et s’ajoutent aux Phone Bravers afin de les customiser. Ce sont les Boost Phones. Ils ont chacun des fonctionnalités différentes et peuvent par exemple permettre d’amplifier des sons, d’envoyer des ondes de choc, des micro-ondes, de se transformer en une sorte de tronçonneuse, etc. Leurs appellations sont assez truculentes car couplées à l’anglais et à l’accent des interprètes japonais. Seven, Third et Zero-One utilisent de manière régulière ces Boost Phones et s’en suit une petite séance de transformation. Rassurez-vous, c’est léger et en aucun cas répétitif ou kitsch comme ça peut l’être dans d’autres tokusatsu.

Que l’on ne se trompe toutefois pas. Si Keitai Sôsakan 7 insuffle une bonne dose de science-fiction, elle sait également mettre des thèmes plus universels à l’honneur comme la notion de famille et l’importance de son unité, l’amitié, le pardon et l’expiation. Bien que la série soit principalement à destination d’un public assez jeune, elle limite les bons sentiments et la morale ce qui se révèle être une surprise extrêmement agréable. En fait, si elle est souvent très drôle, enjouée et pleine de malice, elle est aussi capable de vous toucher jusqu’au plus profond de votre être. Ce sont surtout les ultimes épisodes et plus particulièrement les deux derniers qui le montrent. Le j-drama réussit sans mal à rendre ses personnages attachants, quand bien même ils ne soient que des téléphones. S’il est vrai que la fin aurait mérité un tant soit peu plus de nuances et moins de surjeu de la part de Magira qui était très bien jusque-là, ce ne sont que peu de points faibles comparés à l’ensemble. J’avoue, Keitai Sôsakan 7 m’a transformée en fontaine comme ce ne fut jamais le cas jusque-là, films / séries / romans de toutes nationalités confondues. La fin est extrêmement douloureuse mais possède toutefois une certaine lueur d’espoir.

Keitai Sôsakan 7 possède un fil rouge bien distinct qui est lié à une conspiration dont le but est notamment de faire chuter Under Anchor. Celle-ci demeure réellement perceptible à partir de la deuxième moitié mais au bout du compte, on réalise que de nombreux détails sont distillés au long cours. Zero-One y est lié et il travaille, ou plutôt il fait travailler Magira. Ce personnage incarné par Takano Hassei est ambivalent et il est difficile de savoir quelles sont ses motivations. Elles n’apparaîtront que vers la fin. La mythologie du j-drama est par conséquent celle de l’intelligence artificielle et crescendo, on sent une montée en puissance et l’on pressent que tout le monde ne réussira pas à s’en sortir sain et sauf. Ceci étant, il existe de nombreux épisodes plutôt indépendants. Certains sont en lien avec une enquête de Keita mais d’autres sont en résonance avec sa vie de lycéen ou avec sa famille assez truculente. On pourrait à juste titre penser que ces épisodes se suffisant généralement à eux-mêmes sont moins passionnants que le reste mais encore une fois, ce serait se tromper. Tous ne sont pas exceptionnels si ce n’est qu’ils possèdent généralement un petit soupçon de folie douce voire déjantée et l’entrain de Keita et de Seven. Même l’habituel résumé en milieu de parcours réussit à ne pas être rébarbatif. L’OVNI se trouve avec les épisodes 19 et 20. Réalisés par Oshii Mamoru, ils sont très particuliers et totalement en dehors du style habituel. Déconcertants, ils peuvent être regardés selon de multiples niveaux de lecture. Lorsque l’on se souvient que Miike Takashi est par derrière, on comprend mieux cette bizarrerie.

Bien sûr, Keitai Sôsakan 7 ne s’attarde pas que sur Keita et les téléphones. D’autres personnages secondaires se partagent l’affiche. Ce sont principalement ceux d’Under Anchor qui sont présents et eux aussi sont fort sympathiques et construits de manière tout à fait honnête. Il y a la jolie Tôko qui rêve du grand amour mais qui ne se laisse pas marcher sur les pieds, l’implacable et classieuse Chigusa, celui qui est surnommé Goinkyo, le petit génie Kikai-kun qui passe son temps dans les machines ou encore bien évidemment Kirihara. N’oublions pas non plus les deux à la tête de l’organisation dont l’un d’entre eux est joué par Watanabe Ikkei (Jûnen Saki mo Kimi ni Koishite, LIAR GAME). En plus d’Under Anchor, la série utilise la famille de Keita avec le père (Taguchi Hiromasa – JIN) un peu trop porté sur ce qui est hentai et la petite sœur qui est fascinée par les téléphones qui marchent. Eh oui, il va de soi que les Phone Bravers ne passent pas inaperçus, surtout lorsque l’on sait que Zero-One arpente Tôkyô de jour comme de nuit. Une légende urbaine court ainsi dans la capitale ; la rumeur dirait qu’il existerait Angel-K et Devil-K. K comme keitai évidemment et l’ange se rapporterait à Seven et le démon inévitablement à Zero-One. Cette croyance populaire pose des soucis à un inspecteur (Katsuno Hiroshi – Ichi Rittoru no Namida) souvent dépêché sur les mêmes crimes que Keita ainsi qu’à son jeune collègue qui croit dur comme fer à l’existence de ces fabuleux portables. Pour compléter cette galerie de protagonistes, Keita est entourée de deux filles de son âge, Yûri et Akira, une programmeuse un peu farfelue. Si les femmes ne sont pas foncièrement au centre des intrigues, il n’empêche pas moins qu’elles ont fière allure. À côté de ça, la série emploie de nombreuses figures connues de ceux qui regardent la franchise Kamen Rider mais aussi quelques visages déjà vus dans des films de Miike Takashi comme Kikawada Masaya et Namioka Kazuki. On y voit d’ailleurs aussi un caméo de Tanimura Mitsuki. L’interprétation demeure dans sa globalité plus que satisfaisante pour les personnages principaux, le reste est un peu plus fluctuant et est marqué par le surjeu habituel des Japonais.

Qui dit série à effets spéciaux requiert un certain budget ou une créativité sachant composer avec les aléas du métier. Là aussi, Keitai Sôsakan 7 ne déçoit pas. Bien sûr, nous ne sommes pas dans un blockbuster américain mais dans une série japonaise. Cela n’empêche pas que les téléphones ne fassent pas une seule seconde faux. Ils interagissent avec les humains comme s’ils étaient des vrais. Ils vont même jusqu’à serrer la main de leur buddy, frapper les malfrats ou danser et remuer leur popotin métallisé. Avec Miike Takashi et les réalisateurs dont il s’est entouré, on se doute bien que ce n’est pas là non plus que l’on trouvera à redire. Certains plans et séquences sont tout particulièrement réussis et on peut dénoter une belle photographie au cours de la plupart des épisodes. Pour conclure sur la forme, impossible d’occulter la bande-son qui confère à la série ses marques de noblesse. C’est Ike Yoshihiro (Nobuta wo Produce, Magerarenai Onna, Rebound) qui s’y colle et il propose des musiques aux tonalités par moment presque robotiques tout en gardant une dimension épique voire tragique comme avec l’utilisation d’un Ave Maria au cours d’un moment bien précis. La chanson du générique de début, WAKE ME UP de Shimatani Hitomi est assez moyenne par contre. Elle est heureusement contrebalancée par les excellents choix pour les chansons de fin qui sont Sands of Time de BACK-ON, Rain d’Olivia et Yumemiru.. d’Aikawa Nanase. Que du bon et du rythmé donc !

Si la longueur et le ton volontairement enjoué de ce billet ne vous ont pas assommé donné l’impression que Keitai Sôsakan 7 fut un énorme coup de cœur à mes yeux, je ne sais pas trop ce qu’il vous faut de plus. Certes, la série n’est pas exempte de défauts mais on s’en fiche totalement lorsque l’ensemble est aussi réussi et résolument cool. Par ailleurs, n’oublions pas que le fameux Miike Takashi est aux commandes. Ce réalisateur peut certes souffler le chaud et le froid mais cela ne l’empêche pas d’être un génie créatif à l’état brut. Pour résumer, la série est pleine de rebondissements ainsi que d’action ; elle possède un rythme enlevé et est dotée d’un souffle d’aventure et d’une tonalité épique en fin de parcours. Le j-drama est capable de faire rire aux éclats tout en étant également dramatique. En plus de cela, il se permet d’être parfaitement dosé, fin, psychologique et de pousser une réflexion extrêmement intéressante sur l’intelligence artificielle dans ses bons comme dans ses côtés plus sombres. Si le fait que des personnages ne soient que des mobiles ne donne pas envie, il faut réussir à vaincre ces a priori et à se lancer. Aussi incroyable que cela puisse paraître, on s’attache à ces Phone Bravers et on en vient même à pleurer et souffrir avec eux. Si ! L’ambiance délicieusement décalée, la valse des émotions, la relation entre Keita et Seven, le délicieux Zero-One et leur développement plus que poussé devraient réussir aussi à vous capter dans leur filet. Sans aucune hésitation et sans aucune honte, je peux dire que le j-drama vient d’entrer dans mes favoris. Rien que ça. Zut, on trouve où un buddy ? J’en veux un moi ! Ru ru ru~