Eiga : Kurosagi | 映画 クロサギ (film)

Par , le 28 décembre 2011

Histoire de refermer rapidement cette histoire d’escrocs, j’ai regardé assez peu de temps après le renzoku, le film clôturant Kurosagi. Intitulé tout simplement Eiga : Kurosagi, soit Le film : Kurosagi, il est sorti au cinéma au Japon le 8 mars 2008 et dure approximativement 120 minutes. Aucun spoiler.

La série télévisée est dispensable car elle manque de relief, survole tous les sujets et se contente de présenter un escroc peu crédible qui fait tomber ses congénères comme des mouches. Le film est encore pire. Alors que l’on pouvait espérer des réponses ou une avancée assez significative quant à Kurosaki et son passé qui le ronge, il n’y a rien. Ceux qui désirent une romance entre le héros et Tsurara peuvent également hurler au désespoir car là aussi, il n’y a rien à se mettre sous la dent. Il s’est certes passé un certain temps entre la fin de la série et le début du film mais on dirait que rien n’a changé à part la longueur des cheveux de Horikita Maki.

Le film est vide. Totalement et entièrement vide. Bien sûr, lorsque l’on apprécie Takenaka Naoto (Nodame Cantabile, Water Boys, Taiyô no Uta), on est toujours content de le voir mais cela n’aide pas du tout à faire passer la pilule. Son personnage qui est le grand méchant à abattre est insipide. Oui parce que vous avez bien compris, l’histoire du film est toute simple : Kurosaki doit déjouer les plans d’un nouvel escroc. C’est tout. Autrement dit, on a l’impression de se retrouver devant l’épisode 12 du renzoku. Certes, il y a une sorte de bras de fer entre Kurosaki et Yamazaki mais c’est tellement minime et sans tension que l’on se fiche royalement de ce que l’on voit à l’écran. Pourtant, il y a de l’ambition, le film multipliant les références à la tragédie Jules César de Shakespeare. Rien que ça !

Eiga : Kurosagi est par conséquent un film médiocre qui ne mérite absolument pas que l’on s’y attarde. Quand bien même on aurait apprécié le j-drama, ce long-métrage ne peut qu’être davantage frustrant tant il ne répond à aucune question, que l’espèce de vengeance de Kurosaki est bien fade et qu’en dépit de la présence de toute la distribution, on ne ressente aucun liant. Bref, c’est juste à oublier et à laisser prendre la poussière.

[KBS Drama Special ~ n°9] Uyeonui Nambal | 우연의 남발 (An Awful Lot of Coincidences)

Par , le 25 décembre 2011

Minalapinou a un petit peu triché puisque pour cette animation de Noël elle a demandé trois épisodes indépendants (:p). Comme ce fut très court, je ne me voyais pas dire quoique ce soit surtout qu’ils ont un point commun. Ce sont effectivement des épisodes spéciaux de KBS. Il y a donc trois articles, pour trois épisodes, tous publiés en même temps sur Luminophore. Et c’est ainsi que se termine l’animation de Noël. J’espère qu’elle vous a plu :)

Rapide explication sur le Drama Special ▼

Uyeonui Nambal est le neuvième épisode de Drama Special. Il fut diffusé sur KBS2 le 24 juillet 2010 et dure 70 minutes. Son titre signifie globalement « une horrible succession de coïncidences ». Aucun spoiler.

Kyung So, Bong Sung et Kyung Soo sont trois amis travaillant ensemble dans une sorte de manga kissa à la coréenne. Un peu simplets sur les bords mais pas méchants pour un sou, ils ne réfléchissent pas toujours à ce qu’ils font. Kyung Soo a en plus tendance à entraîner les deux autres dans ses idées souvent farfelues ne menant à rien de bon. Amateur de jeux de hasard, il passe son temps à émettre des probabilités tirées par les cheveux et sorties de nulle part. Après avoir parié leurs économies au tiercé, et après avoir évidemment perdu, les compères doivent de l’argent à un gangster très haut placé qu’il ne faut surtout pas se mettre à dos. Ne sachant plus trop comment s’en tirer, ils finissent par se retrouver dans une situation ubuesque où ils doivent voler un tableau représentant un code-barres (enfin… pas vraiment). Sauf que là aussi, rien ne se passe comme prévu, les quiproquos s’en mêlent et leur vie ne tient alors plus qu’à un fil. S’ils sont en mauvaise posture, ils n’oublient tout de même pas de garder leur fraîcheur.

Uyeonui Nambal est un épisode au ton très enlevé. On nage en pleine extravagance avec ce trio attachant mais quand même pas très futé à qui tous les malheurs semblent arriver en même temps. Suite à un enchaînement de coïncidences qu’il faut voir pour croire, leur situation semble désespérée tant plus les minutes passent, plus elle est se détériore. L’épisode joue beaucoup sur l’effet papillon et sur comment une banalité peut radicalement bouleverser l’univers de quelqu’un. Les acteurs, dont l’un n’est autre qu’Oh Yong (Flowers for my life), sont très bons et insufflent juste ce qu’il faut pour rendre leur personnage drôle sans tomber dans un surjeu outrancier. L’amitié liant les malchanceux est jolie comme tout malgré le fait qu’ils se chamaillent à tout bout de champ. Il en ressort énormément d’énergie et de rythme. L’humour est autant présent que les situations loufoques s’enchaînent. L’épisode fait preuve d’une grande imagination avec tous ces moments hallucinants et surréalistes. Si des doigts sont à deux cheveux de se retrouver couper en petits morceaux, on ne sent jamais l’angoisse ou le drame poindre leur nez. L’auto-dérision est effectivement perpétuelle et cet épisode ne se prend pas du tout au sérieux. Il se permet en plus de proposer plusieurs références dont de nombreuses concernant les tableaux surréalistes de René Magritte.

Ce neuvième Drama Special bénéficie ainsi d’une tonalité loufoque, absurde et presque burlesque plus que rafraîchissante. Les 70 minutes de cet Uyeonui Nambal ne se voient pas passer grâce au rythme trépidant. Le côté doux-dingue des personnages associé à la sympathie que l’on peut ressentir pour eux sont la cerise sur le gâteau. En fait, la créativité du scénario est telle que l’on navigue de rebondissement ahurissant en situation tout aussi incroyable. On pense que le scénario n’ira pas plus loin mais si, il trouve à chaque fois le moyen de nous surprendre. Le plaisir est présent, l’amusement suit derrière et c’est tout ce qu’il faut pour conseiller aux autres de lui donner sa chance.

[KBS Drama Special ~ n°7] Widaehan Gyechunbin | 위대한 계춘빈 (The Great Gye Choon Bin)

Par , le 25 décembre 2011

Minalapinou a un petit peu triché puisque pour cette animation de Noël elle a demandé trois épisodes indépendants (:p). Comme ce fut très court, je ne me voyais pas dire quoique ce soit surtout qu’ils ont un point commun. Ce sont effectivement des épisodes spéciaux de KBS. Il y a donc trois articles, pour trois épisodes, tous publiés en même temps sur Luminophore. Et c’est ainsi que se termine l’animation de Noël. J’espère qu’elle vous a plu :)

Rapide explication sur le Drama Special ▼

Widaehan Gyechunbin est le septième Drama Special. Il fut diffusé le 10 juillet 2010 sur KBS2 et dure 70 minutes. Il a été réalisé par Lee Eung Bok (Dream High). Aucun spoiler.

Gye Choon Bin est amoureuse de Wang Ki Nam depuis qu’elle est toute petite mais ce dernier n’a aucune idée de qui elle est. Ils travaillent tous les deux dans un petit village. Choon Bin est institutrice pour des maternelles tandis que Ki Nam est un thérapeute utilisant l’art pour soigner ses patients. Suite à quelques rebondissements, les deux se rencontrent et Ki Nam apprend que Choon Bin l’aime.

Widaehan Gyechunbin est une petite cure de bonheur mignonne comme tout sans être niaise. Choon Bin est une jeune femme étrange donnant l’impression de vivre dans son monde. Décomplexée, elle fait ce qui lui passe par la tête sans trop réfléchir à ce que l’on pense d’elle. La jolie Jung Yoo Mi est parfaite dans ce rôle un peu lunaire. Choon Bin aime le thérapeute farfelu Ki Nam qui ne se doute absolument pas que quelqu’un le regarde tous les jours, avec l’espoir que leurs yeux se croisent un jour. Tout le village semble pourtant au courant des préférences de Choon Bin ! Tiré à quatre épingles et ne sortant jamais sans son nœud papillon, le jeune homme est un thérapeute assez particulier. On dit toujours que ce sont les cordonniers les plus mal chaussés. Preuve est que dans ce cas, c’est véridique puisque Ki Nam a une peur panique du noir. C’est avec grand plaisir que j’ai retrouvé ici Jung Kyung Ho (Time Between Dog and Wolf). Ki Nam est en couple depuis neuf ans avec une femme mariée. Il a beau lui dire que tout est fini entre eux, cette relation ne s’arrête jamais. Il sait qu’elle ne mène à rien et qu’en plus, elle n’est pas morale, mais elle lui apporte un certain confort dont il n’arrive pas à se priver. Il pourrait tout faire pour l’arrêter mais il se résigne à chaque fois. Sa rencontre avec Choon Bin lui fait réaliser que la vie n’est pas supposée être ainsi. Si Ki Nam est particulier, la totalité des personnages de l’épisode est encore plus étrange. Par exemple, une petite fille un peu perdue asperge régulièrement un vendeur de poussins qui n’est à ses yeux qu’un vil meurtrier. Le thérapeute suit également un couple qui bat de l’aile mais qui veut durer.

Le village est perturbé par des graffitis. Pas méchants, ils détournent juste quelques pancartes afin de les rendre plus drôles. Sa publicité ayant été grimée, en raison de discussions d’enfants Ki Nam est d’abord persuadé que c’est Choo Bin qui est derrière tout ça. Elle passe son temps à dessiner et en plus, elle est bizarre. À ses yeux, elle est forcément la coupable. Et si elle souffrait de schizophrénie ? C’est donc là qu’il apprend qu’elle est amoureuse de lui. Contre toute attente, alors qu’il pense qu’elle veut vivre avec lui, se marier et tout ce qu’il suit, ce n’est pas le cas. Elle préfère se contenter de peu. Elle sait que si elle goûte à quelque chose, elle voudra ensuite dévorer le reste mais elle sera malheureuse car elle ne pourra le faire. Elle a en fait peur d’être déçue, d’en vouloir plus. Par conséquent, elle se réfrène et ne peut profiter de la vie. Il en va de même pour Ki Nam qui a peur du noir, qui est piégé dans cette relation adultère. En se côtoyant, ils vont remarquer que l’on peut attendre davantage de la vie. Même si cela effraye, c’est mieux de prendre des risques.

Ce qu’il y a de particulièrement intéressant dans cet épisode est qu’il est subtil. On nous laisse le temps de découvrir nous-même la situation et personne ne nous guide comme si nous étions des idiots. Chacun peut alors tirer ses conclusions à la fin de ces soixante-dix minutes. L’ambiance alterne entre le loufoque, le côté doux-dingue et les moments où on sent des papillons dans le ventre. L’histoire d’amour que l’on voit débuter à l’écran est toute simple, fraîche et extrêmement jolie. En quelques minutes, on s’attache à ces personnages à et ce qui les lie, sans jamais trouver ça dégoulinant de bons sentiments et de guimauve. L’émotion et l’humour s’allient ici à merveille.

En définitive, Widaehan Gyechunbin raconte une jolie petite histoire d’amour qui ne peut laisser indifférent. À la fois touchante, drôle et farfelue, elle est surtout mignonne et très bien interprétée. Délivrant plus de profondeur qu’elle ne semble le faire, elle est en outre écrite avec finesse et délicatesse.