Anna Pihl – 1×01 | Ny betjent på Bellahøj (pilote)

Par , le 8 mai 2012

Oh, un å et un ø dans le titre de ce billet. Il n’y a pas de doute, nous n’allons pas parler d’une série japonaise ou plus traditionnellement, d’une américaine / anglaise. Eh non, aujourd’hui nous embarquons pour la première fois en Scandinavie. Direction le Danemark ! Contrairement à plusieurs de mes confrères blogueurs, je n’avais jamais eu l’occasion d’aller voir ce qu’il s’y faisait. Ce n’est pas un réel désintérêt de ma part, c’est juste qu’il faut bien faire des choix et je préfère privilégier -tout du moins actuellement- le Japon. Accessoirement parlant, il faut aussi les trouver ces séries. Arte fait de gros efforts à ce sujet depuis ce début d’année mais elle n’est pas la seule à aller dans ce sens. Effectivement, grâce à Eurochannel, une chaîne entièrement dédiée aux productions européennes, j’ai pu réparer cette erreur. Mon petit doigt me dit que prochainement nous continuerons notre exploration nordique uniquement centrée sur les pilotes pour le moment. Oui, c’est un peu frustrant pour celle qui n’aime pas se lancer sans être sûre de voir la suite mais bon, autant combattre le feu par le feu.

Pour commencer ce petit voyage, attardons-nous sur Anna Pihl si vous le voulez bien. Composée de trois saisons de dix épisodes chacun, elle fut diffusée au Danemark sur TV 2 entre 2006 et 2008. Le premier épisode, Ny betjent på Bellahøj, date du 13 février 2006 et dure quarante minutes. Mes connaissances en danois sont en-dessous de zéro mais si je ne me trompe pas, le titre signifie approximativement un nouveau flic à Bellahøj. À noter que la série est actuellement visible en France sur Eurochannel, chaîne uniquement disponible via SFR (chaîne 89) et Free (chaîne 34 – en clair jusqu’à fin mai 2012). Aucun spoiler.

Anna Pihl vient d’arriver à Copenhague qu’elle ne connaît que peu. Fraîchement divorcée et devant s’occuper seule de Mikkel, son fils de quatre ans, elle décide d’intégrer la brigade criminelle de Bellahøj, un quartier difficile de Copenhague. Dès son premier jour de travail, elle réalise rapidement qu’elle aura des difficultés à mener de front sa vie de famille et professionnelle.

Ce premier épisode introduit en douceur le cadre d’Anna Pihl, ses personnages principaux et la tonalité que la série souhaite offrir aux téléspectateurs. Rien de mieux que d’entrer dans le vif du sujet en confrontant immédiatement l’héroïne à des problèmes inédits. C’est un tout nouveau monde qui s’ouvre à Anna. Elle vient de divorcer, elle arrive à Copenhague qu’elle ne connaît pas et en plus, elle a décidé de débuter une carrière en tant que policière. Ajoutons-lui son petit garçon, un père ne lui parlant plus suite au décès de sa femme ainsi qu’un ex-mari traînant dans les parages qui semble un peu trop papillonner et la voilà forcément quelque peu déboussolée. Il n’est donc pas très étonnant qu’elle ne soit pas toujours en phase avec ce qu’elle est supposée faire. Lors de son premier jour de travail, elle se fait immédiatement remarquer en arrivant en retard et elle ne s’arrête pas sur sa lancée. Anna est montrée comme une femme assez naïve, relativement sympathique et reposant beaucoup trop sur ses émotions et sur sa vie personnelle pour quelqu’un qui doit justement laisser ses sentiments au placard. Le pilote donne l’impression de vouloir se focaliser sur cette dynamique, mettant donc son héroïne toujours dans une situation incertaine où elle doit apprendre à trouver la juste mesure entre ses deux vies. Ici, elle se retrouve confrontée à un couple où le mari a une interdiction d’approcher sa femme. Pourtant, celle-ci l’aime jusqu’à la folie, elle est juste d’une jalousie maladive. Cette affaire n’est pas particulièrement palpitante et passe surtout au second plan tant le but semble être de présenter Anna aux téléspectateurs.

Quelques autres figures sont présentées comme Mikala, la nouvelle équipière d’Anna jouée par Iben Hjejle que l’on a déjà pu voir aux États-Unis dans le film High Fidelity avec John Cusack. Celle-ci s’entend immédiatement bien avec Anna et tente de l’aider à prendre ses marques. En revanche, un autre policier semble l’avoir légèrement prise en grippe et ne montre pas d’intention de l’aider à s’intégrer. L’épisode se termine sinon sur la mise en avant assez furtive d’un autre collègue avec qui Anna pourrait bien entretenir des relations plus que cordiales dans le futur. La série se veut par ailleurs assez moderne puisque la jeune mère partage son appartement avec son ami gay.

Si le scénario est classique, il en va de même concernant la réalisation qui ne sort pas des sentiers battus. Elle aurait même parfois tendance à être inférieure à ce qui est attendu en raison de quelques plans mal montés ou un peu trop amateurs. Ceci étant dit, elle n’est en aucun cas rédhibitoire. À force d’être habitué aux séries policières américaines où la mécanique est parfaitement rodée, il est nécessaire d’oublier ce que l’on connaît. Il en va de même concernant la teneur des intrigues policières qui semblent d’ailleurs vouloir prôner un relatif réalisme à l’européenne. A contrario, la bande-son est relativement agréable avec l’insertion de jolies chansons.

Anna Pihl donne sans grande surprise l’impression d’être un procedural dans la même veine que tous ceux que l’on peut déjà voir dans de nombreux pays. Bien que la réalisation ne soit vraiment pas mémorable, ce sont espérons-le l’attachement et le développement plausible des personnages qui vont permettre à la série de devenir intéressante ou tout du moins divertissante. Malheureusement, Ny betjent på Bellahøj n’est pas suffisamment convaincant pour donner envie de s’y investir pleinement. Sans être mauvais, il demeure bien trop classique voire convenu et ce n’est pas le fait qu’il se déroule au Danemark qui change quoi que ce soit à la donne. Il reste à voir si la suite saura se montrer quelque peu moins conventionnelle.

Kisarazu Cat’s Eye : World Series | 木更津キャッツアイ : ワールドシリーズ (film)

Par , le 5 mai 2012


Et voilà, c’est encore l’univers d’une série à l’univers fort atypique qui referme ses portes sur Luminophore. Après avoir parlé du renzoku puis de son premier film intitulé Nihon Series, il est temps de faire place au second et dernier film de Kisarazu Cat’s Eye, le World Series. Eh oui, soyons fou, après le Japon il faut bien viser le monde entier ! Ce film est sorti dans les salles japonaises le 28 octobre 2006 et dure 131 minutes. L’équipe créative est évidemment la même et c’est toujours Kudô Kankurô au scénario. Aucun spoiler.

Cela fait déjà trois ans que Bussan est mort. Depuis, plus rien n’est pareil à Kisarazu. Le jour d’anniversaire du décès de Bussan, Bambi désormais devenu politicien croit entendre la voix de son ami. Il semblerait qu’il lui dise de construire quelque chose pour qu’il puisse revenir d’entre les morts. Pour cela, Bambi n’a pas d’autre choix que de reformer la bande.

Lorsque le film débute, on a du mal à réaliser que Bussan est effectivement mort. Avec lui qui paradait jusque là, on en venait presque à penser qu’il ne finirait jamais par réellement mourir. Eh bien si. En cela, le film est empreint d’une atmosphère particulièrement nostalgique. Les blagues et délires en tous genres ont beau être de la partie, on sent son cœur se tordre car on sait que Bussan lui, n’est plus là. Si le personnage est toujours visible via une pirouette scénaristique digne de Kisarazu Cat’s Eye, on ne peut être dupe. À un moment donné, les autres personnages et nous, nous devrons lui dire définitivement adieu. C’est là où la touche de Kudô Kankurô marque toujours juste car il réussit à faire valser les émotions les plus simples en deux-trois mouvements. On rit et on est touché. On est touché et on rit. En bref, on ne sait plus trop où on en est si ce n’est que l’on est sacrément impliqué dans l’histoire. La disparition de Bussan est forcément l’évènement qui émeut le plus mais il n’y a pas que ça. Un des bons points du film est de débuter l’histoire alors qu’il est déjà mort. Nous n’assistons pas en direct aux funérailles, au moment fatidique ou à des passages très connotés. On les voit après qu’ils ont eu lieu. Ce sont ainsi des petits détails et des brefs instants qui distillent un climat quelque peu amer et mélancolique. Ce qui est important dans ce World Series est la nécessité pour les personnages d’aller de l’avant. Si cela fait déjà trois ans que Bussan s’en est allé, son entourage ne fait que vivoter. Il a besoin de s’en affranchir et d’en faire définitivement le deuil. Depuis, rien ne tourne effectivement rond à Kisarazu. Master et Ani se font la tête et ont en plus quitté la ville. Ils ne se parlent plus et ne se plaisent même pas où ils sont. Bambi est certes toujours à Kisarazu mais arbore continuellement une triste mine d’autant plus que Môko l’a laissé tomber et va se marier. Avec qui ? La surprise est de taille ! Quant à Uchi, il a bel et bien disparu si ce n’est que nos sources nous indiquent qu’il doit gérer une terrible femme jouée par Kuriyama Chiaki (Ashita no Kita Yoshio, Hagetaka) tandis que Kiritani Kenta (Tiger & Dragon, JIN, Waraeru Koi wa Shitakunai) profite de son caméo pour faire l’idiot muet.


Que l’on ne se leurre pas, si la tonalité est au final plus dramatique que lors du précédent film, l’humour est toujours omniprésent. De nombreuses blagues sont très drôles et certaines situations sont farfelues et mises en scène de manière plus que rigolote. Difficile de ne pas éclater de rire en voyant l’adaptation sud-coréenne de la vie de Bussan avec tous les tics et manies du pays du Matin Calme. Néanmoins, à l’instar du Nihon Series, ce World Series souffre d’une certaine exagération. Les joueurs de baseball américains en sont un exemple et le retour pas vraiment retour de Bussan un autre. La série avait toujours su rester crédible malgré la folie ambiante et ce film perd le réalisme relatif d’autrefois. Fondamentalement, ce n’est pas grave mais davantage de mesure n’aurait pas été regrettée. De plus, si l’on retrouve les fameux rembobinages, le rythme est vacillant. Un film de plus de deux heures pour Kisarazu Cat’s Eye est trop long. L’univers s’apprécie sur de courtes périodes tant il est dynamique. En diluant autant l’intrigue, on perd en vivacité. Restent évidemment toutes les figures de la série, la bonne humeur, la chouette musique de Nakanishi Kyô et toutes les petites choses qui forment un ensemble toujours aussi créatif et gentiment aliéné.


Si ce World Series n’est pas exceptionnel, il n’en demeure pas moins que c’est le cœur gros comme ça que l’on en vient à bout. Kisarazu Cat’s Eye donne l’impression au téléspectateur de faire partie de cette petite famille et tout comme Ani, Master, Bambi et Uchi, il est pourtant nécessaire de dire au revoir à un moment donné afin de continuer sa vie. Ne le nions pas, le film aurait gagné à être plus court, moins exagéré et mieux géré du côté de l’humour mais il a au moins le mérite de clôturer l’histoire d’une manière à la fois douce et amère. Allez, comme on dit, ce n’est qu’un au revoir mes frères, on se reverra dans d’autres séries. Et même si vous ne serez pas la bande à Kisarazu, on se rappellera probablement à chaque fois cet esprit vivant et déjanté sacrément inimitable.

Drive (série complète)

Par , le 2 mai 2012

Je vous l’ai déjà dit il y a plusieurs semaines, j’envisage de revenir sur quelques séries que j’ai vues il y a un petit moment. Cela ne signifie pas forcément qu’elles méritent que l’on s’y attarde mais je traverse une phase où j’ai envie de parler de tout ce que j’ai déjà regardé à un moment donné. Hum, espérons que ce ne soit que temporaire. Alors que Luminophore venait à peine d’ouvrir ses portes, Drive refermait les siennes. Forcément, vu que nous nous trouvons sur un blog de sériephile, vous vous doutez que je ne fais pas référence au film de 2011 avec Ryan Gosling mais à la série. Créée notamment par Tim Minear (scénariste / réalisateur sur Angel, Firefly, Dollhouse, etc.), elle comporte six épisodes dont seulement quatre furent diffusés sur la Fox en avril 2007. En raison de ses audiences catastrophiques, Drive fut annulée très rapidement après son arrivée sur la chaîne américaine. Officieusement, on se doutait dès le départ qu’elle n’irait jamais jusqu’au bout de l’année. Elle n’a donc pas de fin et se termine sur une sorte de cliffhanger. Aucun spoiler.

Des Américains sont contactés simultanément via un téléphone portable. Ils doivent tout arrêter sur place, monter dans leur voiture et se rendre là où on leur demande d’aller. Pourquoi ? Vers qui ? Vers où ? Que se passe-t-il ? Certains le savent, d’autres ne comprennent pas ce qui leur arrive mais n’ont pas d’autre choix que d’obéir. Quoi qu’il en soit, chaque minute compte car ils réalisent qu’ils sont les participants d’une immense course automobile à travers le pays.

Si je me souviens bien, j’avais commencé Drive à l’époque parce que le sujet me semblait assez sympathique et pour quelques uns de ses acteurs. Je me rappelle avoir été assez embêtée par son annulation sans non plus avoir été réellement déçue. C’est davantage la manière dont la série a été mise au placard qui m’a réellement ennuyée. Cinq ans plus tard (déjà !) et une rediffusion en plus, je crois que mon avis n’a pas trop changé. Les six épisodes se regardent sans trop de déplaisir mais ne décollent pas du plancher. Il est donc question d’une course illégale de voitures dont on ne sait pas grand-chose au départ. Nous découvrons en même temps que les participants de quoi il en retourne et les mystères s’amoncellent les uns sur les autres. La série essaye par conséquent de distiller un climat énigmatique voire paranoïaque car personne ne peut se fier à qui que ce soit dans ce rodéo grandeur nature.

Alex Tully vivait tranquillement sa vie de jardinier dans le Kentucky jusqu’à ce que sa femme, Kathryn, incarnée par Amy Acker (Angel, Dollhouse) soit kidnappée. Les autorités compétentes se demandent pourquoi un couple du Kentucky n’ayant rien de bien trépidant est ainsi mis à mal. Alors qu’Alex s’affaire à chercher sa femme, il se retrouve embarqué dans cette fameuse course et réalise qu’en passant victorieux la ligne finale, il devrait normalement retrouver sa chère et tendre. Très rapidement, on imagine bien que si les organisateurs souhaitent cet Alex, le supposé jardinier Alex, ce ne sont pas pour ses talents de taillage de haies mais probablement pour une raison particulière en lien avec son passé enterré. Alex n’est pas celui qu’il semble être et c’est d’ailleurs l’ensemble des personnages qui montre que les apparences sont tout particulièrement trompeuses dans Drive. Alex découvre alors en même temps que le téléspectateur quelques dessous de cette course et à peine a-t-on le temps de dire ouf que la série démarre sur les chapeaux de roue. Tim Minear faisant partie de l’équipe de Joss Whedon et étant un ami du sympathique Nathan Fillion (Firefly, Castle, Buffy the Vampire Slayer), ce n’est donc pas très étonnant que ce soit ce dernier qui offre ses traits à Alex. N’ayant aucune envie de parcourir les États-Unis, Alex ne peut pourtant que plier devant l’adversaire et faire ce qu’on lui demande. Progressivement, il réalise l’étendue des difficultés qui l’attendent et finit par faire équipe avec Corinna jouée par Kristin Lehman. Cette femme semble en savoir beaucoup plus que ce qu’elle ne dit concernant l’organisation et le but de la course. Ce duo fonctionne à merveille et est sans conteste l’atout phare de Drive.

À l’exception d’Alex et de quelques autres compétiteurs, la plupart des participants savent exactement pourquoi ils appuient sur le champignon. Qui dit course dit vainqueur et ce sont 32 millions de dollars à la clé. Bref, de quoi faire rêver et multiplier les malversations et autres manipulations. Tous les coups sont permis et personne ne semble pouvoir faire confiance à l’autre. Conduire comme un dératé n’est pas non plus suffisant car la course est divisée en plusieurs étapes où il faut à chaque fois résoudre une énigme afin de trouver la ligne d’arrivée intermédiaire. Attention également à ne jamais froisser l’organisation et à bien veiller savoir s’arrêter lorsqu’on le demande. Un accident mortel est si rapidement arrivé. Ce qu’il y a d’intéressant dans la série est la diversité des protagonistes. Si certains stéréotypes sont malheureusement de mise, on ne peut nier qu’il existe un large panel de multiples personnalités et d’horizons fort différents. On retrouve une touchante mère de famille qui vient d’accoucher et qui fuit son mari violent, le fraîchement sorti de prison Winston Salazar joué par Kevin Alejandro (True Blood, Ugly Betty) accompagné de son demi-frère qu’il connaît à peine, un insipide militaire avec son insupportable copine, trois femmes anciennes victimes de Katrina dont l’une est interprétée comme un pied ou encore l’attachant père malade (Dylan Baker – Kings) avec son adolescente de fille incarnée par Emma Stone, désormais surtout connue au cinéma. La caméra passe de voiture en voiture et si l’on croit les associations figées, ce n’est pas du tout le cas tant elles se défont et se refont aussi vite que les kilomètres défilent. De même, les épisodes ne se déroulent pas toujours uniquement sur la route. Il est vrai que l’on assiste à quelques courses-poursuites, certaines étant d’ailleurs bien filmées, mais ce sont surtout les à-côtés qui priment. L’intérêt premier de la série n’est pas la course en tant que telle, ce sont effectivement davantage les mystères et l’histoire des participants qui importent.
Sur une note plus accessoire, on peut y noter la présence de quelques visages connus des sériephiles dans des rôles tertiaires comme K Callan (Lois & Clark : The New Adventures of Superman), Lindsay Crouse (Buffy the Vampire Slayer) ou encore Paul Ben-Victor (The Invisible Man, Everybody Hates Chris, Entourage).

Du suspense il y a et les prémisses sont alléchantes, cependant cela ne fait pas tout. S’il est clair que la galerie de personnages est variée, elle est trop importante en nombre et évidemment, le développement est loin d’être à la hauteur des espérances. Certes, il n’y a que six épisodes mais ce n’est en aucun cas une raison valable. Si la série démarre tambour battant, elle fait ensuite du surplace et manque cruellement de rythme malgré une réalisation soignée et quelques plans-séquence valant plus que le détour. Ne parlons pas non plus de des raccourcis scénaristiques, des dialogues sans saveur et de l’absence de réelle émotion. Globalement, on se fiche un peu de ce que l’on regarde et de ce qui arrive aux participants, ce qui est comme on peut s’en douter, plutôt dommage. L’humour aurait également gagné à être mieux dosé ou utilisé, la série donnant par moment l’impression d’être presque prétentieuse. Du côté de la forme, on ne peut nier que la série possède une esthétique travaillée mais trop d’effets spéciaux mal fichus finissent par nuire. Par contre, la musique de Keith Power est relativement agréable, tout comme la chanson du médiocre générique, Can’t Stop the World de Gavin Rossdale.

Au final, Drive possède un potentiel certain qui ne demandait qu’à être pleinement exploité. Par son concept intriguant de course illégale à travers les États-Unis, la série se veut originale, dynamique et créative mais malheureusement, elle n’arrive jamais à pleinement convaincre. Les personnages ont du mal à passionner et à se montrer attachants voire tout simplement, intéressants. Restent la réalisation plutôt bien fichue et quelques dynamiques sympathiques comme celle du duo phare. La série n’est donc pas particulièrement conseillée d’autant plus qu’elle n’a pas de fin en bonne et due forme mais cela ne l’empêche tout de même pas d’être globalement divertissante.