Private Practice (saison 4)

Par , le 31 juillet 2011

Fort heureusement pour moi, les temps changent et alors que je ne pensais jamais que cela arriverait, je parviens désormais à arrêter des séries. Des séries qui sont toujours en cours en plus ! Si si. L’année dernière, je l’ai fait pour plusieurs d’entre elles, ce qui est un pas énorme pour moi. Il arrive très souvent que certaines personnes rétorquent à quelqu’un qui critique négativement quelque chose qu’il n’a qu’à pas le regarder. Certes. En pratique, c’est plus compliqué que ça. On peut tout de même se poser des questions sur la santé mentale de quelqu’un qui visionne Private Practice depuis ses débuts en 2007 et qui depuis, ne lui a jamais mis la moyenne. Oui bon hein… je parle de moi évidemment. La quatrième saison de cette série créée par Shonda Rhimes, spin-off de Grey’s Anatomy, a vu ses 22 épisodes être diffusés sur ABC entre septembre 2010 et mai 2011. La série sera de retour à la rentrée. Aucun spoiler.

Bizarrement, la saison trois m’avait laissé un souvenir assez correct, comparativement à celui de la saison deux. La quatrième débute par un season premiere mettant immédiatement dans le ton. L’épisode est effectivement mauvais et la saison sera de cet acabit tout le long. Oh bien sûr, il y a un épisode tragique, dans la même veine que le découpage du ventre de Violet en fin de saison deux, mais il semble tellement sorti de nulle part qu’il ne colle pas du tout au reste. Si l’on ne se trouvait pas dans Private Practice, série légère par excellence, cela aurait pu mieux passer. Ici, on a plus l’impression que tout est amené pour faire de l’audience. Il y a une telle volonté de faire pleurer dans les chaumières que cela en devient presque ridicule. La seule chose qui sauve cette intrigue est l’attachement que l’on peut avoir pour Charlotte et Cooper, ainsi que pour leurs interprètes, toujours aussi sympathiques et dans ce cas précis, bouleversants.

Dans le registre totalement raté, le couple que forment désormais Violet et Pete est désagréable et inintéressant. Concernant la première, le season finale nous la ramène au point de départ avec cette tendance à toujours fuir en avant et quant au second, s’il existe une volonté réelle de densifier son personnage avec son passé familial, le contenu ne convainc pas une seule seconde, tout comme le cliffhanger de fin.
Addison et le toujours aussi charmant Sam me plaisaient beaucoup ensemble au départ mais malheureusement, là aussi, le traitement est bancal et il n’est question que d’une seule chose, encore et encore, à savoir le désir de bébé d’Addison. Oui, nous savons qu’elle en souhaite un mais de là à nous le marteler tous les épisodes, ce n’est peut-être pas obligatoire. Faire revenir sa mère, quémandeuse d’aide, est également une mauvaise idée. Très mauvaise même. A contrario, voir le personnage oublier un peu tous ces soucis avec l’inconnu joué par Benjamin Bratt -et qui sera régulier lors de la prochaine saison- fait du bien mais, comme un disque rouillé, la série ne va pas jusqu’au bout des choses.
Sheldon est la touche lumineuse de la saison car drôle et souvent juste, bien qu’il soit trop peu mis en avant. Difficile aussi de comprendre l’intérêt de rendre Amelia régulière si c’est pour lui donner un rôle aussi transparent. Certes, on sent un début d’intrigue la concernant mais il y a de fortes chances que l’on soit encore déçu.
Oublions-nous quelqu’un ? Naomi évidemment mais puisque les miracles arrivent, elle quitte la clinique privée, et donc la série, pour notre plus grand bonheur.

Si les personnages tournent en rond et n’apportent rien à se mettre sous la dent, si ce n’est de l’ennui, il en est de même pour les cas médicaux. La série n’est jamais parvenue à proposer quoique ce soit de réellement bon à ce sujet de toute manière. La plupart du temps, ces intrigues sont soit moralisatrices, soit tirées par les cheveux, soit soporifiques. Voire les trois. La saison n’y fera pas défaut.
Pour terminer, petit détour par les nombreux guest stars qui sont notamment : Alex Kingston (ER, Doctor Who), Nicholas Brendon (Buffy the Vampire Slayer), Clea DuVall (Carnivàle), James Remar (Dexter), Tequan Richmond (Everybody Hates Chris), Devon Odessa (My So-Called Life), Kenneth Mitchell (Jericho), Rockmond Dunbar (Prison Break) et Naoko Mori (Torchwood).

Cette quatrième saison fut plus que laborieuse car marquée par des épisodes faciles et très rarement passionnants. Ce n’est pas tant que la saison alterne bon épisode avec des moyens, c’est plus qu’au sein d’un même épisode, on alterne carrément entre le mauvais et le correct sans plus. On ne dépasse jamais ce stade et l’ensemble n’en est que plus fastidieux. Cela s’explique partiellement par les personnages, peu attachants et n’évoluant pas. La série n’est qu’un jeu de chaises musicales amoureux. Point. Les cas médicaux sont uniquement là parce qu’il faut bien parler d’autres choses mais tout n’est que prétexte aux émois de ces quarantenaires usants et usés. Au final, ces 22 épisodes sont d’une médiocrité affligeante et ne lésinent pas sur les aspects moralisateurs et conservateurs. C’est sans regret que la suite de Private Practice se fera sans moi. Enfin, normalement.

Hachimitsu to Clover | ハチミツとクローバー (Honey and Clover)

Par , le 28 juillet 2011

Mine de rien, cela fait un petit moment que l’on n’a pas parlé d’un renzoku sur Luminophore. Ayant eu envie de regarder quelque chose de mignon et de reposant, je me suis rabattue dernièrement sur Hachimitsu to Clover, aussi connu son son appellation internationale Honey and Clover. Les lecteurs de mangas auront peut-être une impression de déjà-vu, ce qui est normal puisqu’il s’agit de l’adaptation du manga du même nom d’Umino Chika ; il comporte dix tomes et est disponible en France chez Kana. Il existe également un film avec Sakurai Shô, Iseya Yûsuke et Aoi Yû, un anime de deux saisons et une série taïwanaise. Avant de me lancer dans la série japonaise je ne connaissais pas du tout l’univers donc je serai incapable de comparer quoi que ce soit. Le renzoku comporte quant à lui onze épisodes et fut diffusé entre janvier et mars 2008 sur Fuji TV. Aucun spoiler.

Takemoto Yûta, Mayama Takumi et Morita Shinobu sont trois amis vivant en colocation et allant dans une école d’art à Tôkyô. Chacun d’entre eux tente de tracer son chemin tout en essayant de concilier sa vie personnelle avec ses amis et ses amours ainsi que sa vie de presque professionnel se cherchant encore. Leur existence est quelque peu bouleversée par l’arrivée de Hanamoto Hagumi, plus connue sous le surnom Hagu, une jeune artiste extrêmement douée mais ayant encore gardé son âme d’enfant.

   

Hachimitu to Clover m’a fait penser à l’excellent Orange Days tout au long de mon visionnage. Certains acteurs sont d’ailleurs similaires mais les deux séries partagent d’autres points communs. Par exemple, elles traitent notamment toutes deux du passage à l’âge adulte. Les personnages expérimentent, sont marqués par différentes rencontres et petit à petit, ils grandissent. Au départ, ils sont de simples étudiants et lorsqu’on les quitte, ils ont mis un pas dans la cour des grands et sont donc prêts à prendre leur envol. Le rythme est assez lent, il y a peu de rebondissements et l’action est loin d’être enlevée. Pour cette raison, la série a des risques de ne pas plaire à certains. Inversement, ceux qui apprécient le naturel et la sincérité devraient être satisfaits. Hachimitsu to Clover est réaliste et raconte la vie telle qu’elle est, avec ses bons comme ses mauvais côtés et ne sombre jamais dans la surenchère ou le sensationnalisme. Elle donne l’impression de suivre un fil tranquille parsemé d’embûches. Il est par conséquent question de la vie quotidienne et il en ressort de l’émotion, de la nostalgie mêlée à de la mélancolie, de l’humour et d’excellents moments. En d’autres termes, par son côté tranche de vie, son unique ambition est de dépeindre avec réalisme quelques passages choisis de ses protagonistes qui n’ont fondamentalement rien de trépidants. Bien évidemment, sa simplicité ne signifie pas du tout qu’elle soit fade et sans saveurs ou qu’on ne puisse être touché par certaines thématiques et doutes parfaitement mis en valeur ici.

La série repose quasi exclusivement sur ses personnages, assez complexes. Elle s’attarde essentiellement sur cinq d’entre eux. Au fil des épisodes, on apprend à les connaître et chacun possède ses zones d’ombre, sans que cela ne soit pour autant caricatural. Celui que l’on suit le plus régulièrement, et qui apparaît comme le pilier de la série, est Takemoto Yûta. Il est incarné par le Johnny’s Ikuta Tôma, abonné à ce genre de rôle de gentil garçon. Souvent à côté de la plaque, assez naïf et maladroit, Yûta a un côté très sympathique qui fait que l’on s’attache rapidement à lui. Peu sûr de lui, il ne sait pas trop ce qu’il veut et n’a pas de réelle ambition. Sa vie est un petit peu chamboulée lorsqu’il rencontre la jolie Hagumi, interprétée par Narumi Riko que je ne connaissais pas du tout. Inadaptée socialement, elle vit à travers la peinture et est d’une douceur incroyable. Elle a tout pour horripiler. Elle a certainement dû énerver nombre de téléspectateurs et le fera encore. Néanmoins, ce ne fut pas mon cas. Bien qu’elle ait un côté enfantin, elle fait preuve d’une telle sensibilité artistique qu’elle ne fut pas désagréable à suivre. S’agissant d’un josei manga à l’origine, le triangle amoureux est inévitable et c’est donc Morita qui le complète. Plus âgé que les autres étudiants, il se complait à l’université et continue ses œuvres qui lui valent de nombreuses sollicitations. Imprévisible et excentrique, il sait se montrer sérieux et profite de sa situation facile d’étudiant sans responsabilités. Comme d’habitude, Narimiya Hiroki (Orange Days, Stand Up!!, Gokusen, Sweet Room), qui endosse ce rôle, est impeccable et parvient à trouver le juste milieu entre l’aspect délirant du personnage et le côté plus posé que l’on ne fait que deviner. Hagumi ne laisse pas Morita indifférent mais est-ce qu’il est réellement attiré par elle ou n’est-il pas juste amoureux de ses peintures ? Qu’en pense Hagu ? Et Yûta dans cela ? Hachimitu to Clover propose donc un triangle amoureux mais qui reste relativement léger.

À vrai dire, il n’y a pas qu’un seul triangle amoureux, il y en a également un autre. On pourrait même parler d’un carré amoureux dans ce cas. La bande phare de la série étant composée de cinq personnages, il en manque deux : Mayama Takumi et Yamada Ayumi. Si la plupart des protagonistes sont réussis dans la série, ce n’est pas le cas de Mayama. Ce n’est pas son interprète, Mukai Osamu (Atashinchi no Danshi, Nodame Cantabile) qui est à remettre en cause mais la caractérisation du jeune homme. Mayama est tout simplement assez transparent et même s’il forme une paire parfois drôle avec Morita, il n’en demeure pas moins insipide. Il n’a d’yeux que pour la tout aussi fade Harada Rika, une femme plus âgée ayant perdu son mari dans un accident d’avion et s’en jugeant responsable. Les moments où le drama s’attarde sur ce couple sont ennuyants et peu intéressants. Dommage.
Ayumi est amoureuse de Mayama mais ce dernier ne voit en elle qu’une amie. Sans être désagréable, il est assez malheureux que son personnage ne soit presque vu qu’à travers celui qu’elle aime. Elle n’est assurément pas unilatérale mais certains épisodes pourraient le laisser penser. Cependant, elle se rattrape nettement dès l’entrée en scène d’un architecte charmant et assez taquin, Nomiya Takumi, joué par Kashiwabara Takashi (Byakuyakô, Orange Days). J’avoue avoir été particulièrement sensible à la relation qui se tisse entre ces deux et j’aurais vraiment apprécié en voir davantage.

Comme souvent avec les séries japonaises, ajoutez à cette galerie de personnages quelques figures loufoques et hautes en couleur comme le père d’Ayumi, le beau-père de Yûta, le prof complètement décalé ou encore le coloc’ des trois garçons amateur de poético-philosophie. On y reconnaîtra d’ailleurs Waki Tomohiro (Gokusen), Izumiya Shigeru (Jotei, Engine, Voice), Takizawa Saori (Pride, Jotei) et le toujours aussi fantastique Matsushige Yutaka (Natsu no Koi wa Nijiiro ni Kagayaku).
Les personnages étant des artistes, la série ne pouvait donc pas totalement occulter ce sujet. Le risque dans ce genre de situation est de montrer des œuvres moyennes ou n’ayant rien d’extraordinaire. Or, les peintures de Hagumi sont absolument magnifiques et il en ressort une grande poésie. Les sculptures de Morita ne sont pas dépourvues d’émotion non plus et l’un des autres personnages proposera par ailleurs une jolie production. La musique, composée par Kôno Shin (Byakuyakô, Sekai no Chûshin de, ai wo Sakebu) est quant à elle plutôt agréable. À noter que la chanson que l’on entend régulièrement est Canvas de Hirai Ken.

Hachimitsu to Clover est au final une jolie série sur le passage à l’âge adulte d’un groupe d’amis avec les doutes et les questionnements que l’on peut ressentir. Bien que certaines situations soient classiques, le traitement ne l’est pas et les épisodes font avancer subtilement les personnages. Le j-drama se laisse agréablement regarder sans toutefois rarement dépasser le cadre du simple divertissement. Deux des personnages plombent effectivement malheureusement un peu l’ensemble. Ceci dit, le renzoku possède une certaine ambiance nostalgique et fait preuve de naturel et de pudeur, ce qui fait plaisir lorsque l’on en a un peu marre d’être agressé par certaines thématiques des séries actuelles. Quant à moi, je pense que je vais tester le manga…
Bonus : une jolie fanvid sur mon couple coup de cœur, Ayumi/Nomiya

Grey’s Anatomy (saison 7)

Par , le 25 juillet 2011

Elle est loin l’époque où l’on s’amusait et où l’on était réellement ému par Grey’s Anatomy. Elle est très loin même. Mine de rien, c’est déjà la septième année que la série est diffusée sur ABC. Les téléspectateurs américains ont l’air de partager mon avis puisque les audiences sont en chute libre depuis un petit moment. Ces vingt-deux nouveaux épisodes sont ainsi passés entre septembre 2010 et mai 2011. Aucun spoiler.

La saison six s’était terminée sur une note tragique, assez facile, mais diablement efficace. C’est donc en toute logique que les personnages tentent de se rétablir après le massacre perpétré au sein du Seattle Grace. Il y a de l’idée, c’est vrai. Le problème est qu’en début de parcours, on navigue entre le drame pur et dur, et l’aspect plus léger habituel de la série ; résultat : on ne sait plus trop sur quel pied danser. Il faut attendre plusieurs épisodes avant que la saison retrouve ses marques. L’intrigue concernant Cristina et ses difficultés à reprendre le chemin de la salle d’opération est bonne sur le papier, mais uniquement là. Malheureusement, l’ensemble se veut effectivement mal écrit, évoluant de manière précipitée et, surtout, il ne sert strictement à rien. Pourtant, Sandra Oh fait tout son possible et est, comme presque toujours, exceptionnelle, mais ça ne suffit pas. La voir aller pêcher avec Derek ou se procurer des meubles comme on achète des chaussettes m’a vraiment ennuyée. L’épisode 7×06, These Arms of Mine, clôture l’arc de la fusillade et, sans être inoubliable, est plutôt correct, car original, bien que plus ou moins copié de l’aventure en direct d’ER. Il s’agit effectivement d’un reportage réalisé par une chaîne de télévision afin de montrer l’évolution de l’hôpital plusieurs mois après la tragédie. À partir de là, la série peut avancer et passer à autre chose.

Si l’on devait résumer la saison sur deux histoires, elle tiendrait en trois mots : bébés et essais cliniques. Concernant les enfants en bas âge, les personnages en parlent perpétuellement. Bon, même en ayant quelque peu en horreur ces petits trucs qui pleurent tout le temps, on peut techniquement apprécier ce que l’on découvre à l’écran. Encore une fois, ce n’est pas le cas cette année. Le summum de l’abomination de cette thématique est en lien avec le trio désormais infernal : Callie, Arizona, Mark. Non, non, non. Le public arrive tout simplement à un point où les voir lui colle immédiatement des pustules géantes. Et puis, bonjour les raccourcis, les facilités scénaristiques et les cliffhangers prévisibles et usants. Ne les remercions pas non plus pour l’atroce épisode musical, le 7×18, Song Beneath the Song, qui me donne des sueurs froides rien que d’y penser. À part ces trois figures devenues agaçantes, d’autres bébés reviennent sur le tapis, notamment lors du season finale, et c’est un non envisagé qui se révèle le plus intéressant, probablement parce qu’il concerne deux personnages sympathiques et possédant une réelle alchimie.

Les essais cliniques sont régulièrement en avant dans cette saison. Il y a celui du Chief et d’Avery qui ne casse pas des briques, mais qui se laisse regarder. Déformation professionnelle oblige, j’ai été effarée par celui sur Alzheimer avec Derek – encore plus insupportable et condescendant que d’habitude en conclusion – et Meredith. C’est du gros n’importe quoi anxiogène et, forcément, ce n’est pas comme ça que les mentalités sur ces démences neurodégénératives changeront d’un iota. Pour être honnête, je suis incapable de juger de manière objective cet arc, car il est bourré d’inepties et pas réaliste pour un sou – ou alors, la recherche clinique aux États-Unis est extrêmement effrayante. Non parce que si l’on diagnostique un Alzheimer avec un semblant de MMS fait à la va-vite et comme l’on a oublié ce que l’on a fait la veille, on ira loin dites donc. Scrogneugneu, il était où le neuropsy dans tout ça sinon ? Bref.

À vrai dire, la saison met bien trop l’accent sur certains personnages en occultant d’autres. Callie, Arizona et Mark ont beaucoup de temps d’antenne, ce qui n’est pas mérité. D’autres comme Bailey sont totalement laissés pour compte, mais ce n’est pas comme si la série avait un jour réussi à lui proposer quelque chose sur le long terme. Ce qui est une honte, nous sommes d’accord. Pour plusieurs d’entre eux, on en revient sempiternellement à la même chose, sans développement pertinent. On peut ainsi citer Lexie et Alex, champions dans ce domaine. April devient la petite touche d’air frais tant elle est adorable comme tout et souvent attachante. C’est bien la seule, d’ailleurs. Comme tous les ans, on peut noter la présence plus ou moins sur du long terme de Peter MacNicol (Ally McBeal), Scott Foley (Scrubs), la toujours aussi jolie Amber Stevens (Greek), Frances Conroy (Six Feet Under), Amber Benson et Adam Busch (Buffy the Vampire Slayer), Diane Farr (Californication), Wilson Cruz (My So-Called Life) ou encore d’Amanda Foreman (What about Brian).

Au final, sans aucune hésitation de ma part, cette septième saison est la plus mauvaise de Grey’s Anatomy depuis ses débuts. Jonglant entre la surdramatisation et le soap dans sa plus médiocre expression, la série a du mal à retrouver ses marques. Et même lorsqu’elle est en mesure de le faire, les épisodes ne réussissent jamais à réellement divertir, ou alors c’est de manière bien trop ponctuelle. Les personnages sont pour la plupart des caricatures d’eux-mêmes et en viennent presque parfois à irriter sérieusement. Les intrigues ne sont, quant à elles, pas des plus intéressantes, bien qu’il y ait quelques efforts malgré un ensemble manquant d’homogénéité et de cohérence. Espérons que la saison huit remonte le niveau et que la série ne subisse pas les mêmes travers que ER, car elle semble prendre un chemin analogue.