Kisarazu Cat’s Eye : Nihon Series | 木更津キャッツアイ : 日本シリーズ (film)

Par , le 18 janvier 2012

Histoire de mettre de l’ordre dans tout ce qui traîne dans mes dossiers, j’ai enfin décidé de clôturer l’aventure Kisarazu Cat’s Eye ; ou tout du moins, de commencer à la terminer. Après le renzoku diffusé durant l’hiver 2002, deux films ont été réalisés à plusieurs années d’intervalle. Aujourd’hui, il ne sera question que de Kisarazu Cat’s Eye : Nihon Series, le suivant sera traité plus tard en 2012. Sorti en salles au Japon en novembre 2003, il a bien évidemment été écrit par Kudô Kankurô et dure un peu plus de deux heures. Aucun spoiler.

Si l’on se fie au diagnostic des médecins, Bussan devrait être mort. Sauf qu’il est toujours bel et bien en vie et il aurait apparemment le droit à six mois supplémentaires ! Avec ses amis il décide donc de continuer à profiter de la vie et s’emploie à organiser un Fuji(mi) Rock Festival avec les Kishidan tout en cherchant le grand amour. Forcément, on se doute bien que ce n’est pas gagné et que les bêtises risquent de s’accumuler.

C’est avec un immense plaisir que je me suis replongée dans l’univers déjanté, très haut en couleur et totalement débridé de Kisarazu Cat’s Eye. C’est fou comme cette bande de copains m’avait manqué. Il est évident qu’il faut visionner ce film après la série, d’autant plus qu’il la suit directement. Bussan, toujours sous les traits du génial Okada Junichi (Tiger & Dragon), a un sursis. Pas encore mort, il a le droit à six mois supplémentaires et cela ne le réjouit pas. Du tout. Attendez, comment peut-on se préparer à sa mort si elle est à chaque fois repoussée ? Et puis franchement, plus personne ne le prend au sérieux. Il est vraiment mourant au fait ? Le ton du film est toujours plus ou moins similaire à celui emprunté par le renzoku. Bien que l’on parle de cancer, de phase terminale et de décès, l’humour est toujours omniprésent et si de tristes émotions réussissent généralement à se frayer un chemin, elles sont à chaque fois contrebalancées par les blagues et les délires en tous genres. Le souci est que justement, les aspects désaxé et survolté sont poussés un peu trop loin. On s’amuse certes mais plusieurs intrigues sont un poil poussives ce qui empêche de pleinement profiter de cette expérience cinématographique.

Le film débute en 2033 avec les copains qui sont toujours réunis chez Master (Satô Ryûta – Ikebukuro West Gate Park, JIN 2, Pride…), attendant une pizza livrée par le sosie de Bussan avant qu’il ne meure trente ans plus tôt. Les acteurs choisis pour incarner les vieux potes sont bien trouvés et parviennent à imiter parfaitement leurs jeunes homologues. On y reconnaît notamment Watanabe Ikkei, habitué des seconds rôles qui interprétait le père d’Uchi dans la série, ou encore Watanabe Tetsu. Bref, rien n’a changé de leurs côtés si ce n’est qu’ils ont désormais mal partout, que certains ont grossi et ont des rides. Suite à un concours de circonstances, on retourne dans le passé et nous revoilà face aux visages connus. La totalité du film suit le même mode de fonctionnement que celui de la série. En d’autres termes, l’intrigue n’est absolument pas linéaire et les fameux rembobinages sont plus que présents. Cette marque de fabrique de Kisarazu Cat’s Eye fonctionne toujours correctement bien qu’elle soit parfois frustrante.

Globalement, Nihon Series suit deux fils rouges distincts qui finissent par se rejoindre. Le long-métrage est marqué par le retour d’un mort pas vraiment mort ou peut-être pas finalement qui se met à fabriquer des faux billets. Évidemment, les amis s’y retrouvent mêlés et ont du mal à se dépêtrer de cette situation. Entre temps, ils organisent un festival de rock avec les Kishidan de retour pour l’occasion. Aikawa Shô (Kurosagi) est de la partie pour se montrer en tant qu’acteur / yakuza super cool qui fait toujours rêver Bussan. Le père de ce dernier fricote encore avec Rose, Nekota fait sa souris et plonge dans l’exotisme offerts par les Sud-Coréennes, etc. Kisarazu et ses habitants n’ont donc absolument pas changé et si l’on navigue désormais en terrain connu, les rebondissements sont tellement ahurissants que l’on ne peut les prédire. Ajoutons la musique entraînante, la bonne humeur et le surjeu parfaitement dosé des acteurs toujours aussi sympathiques ainsi que les gimmicks et nous voilà face à un sympathique moment. Cependant, que l’on ne se leurre pas. Si on s’amuse, la recette ne fonctionne plus aussi bien qu’autrefois. Le film souffre de longueurs et de surenchère. Quoi qu’on puisse dire, la série est une succession de n’importe quoi mais parfaitement écrite et dirigée. Pour faire simple, c’est une pagaille organisée. Ici, c’est malheureusement moins le cas. En cela, on ne peut qu’être un peu déçu.

Bien sûr que l’on est extrêmement heureux de retrouver Kisarazu Cat’s Eye. La bande d’amis est tellement vivifiante, unie et adorable que l’on ne peut que fondre. De même, tous les autres personnages secondaires contribuent à rendre ces deux heures plutôt agréables. Si l’humour déjanté et la dingue ambiance forment une formule intéressante, la recette prend moins bien dans ce Nihon Series. Passer d’un épisode d’une quarantaine de minutes à un film de deux heures n’est pas chose évidente, le rythme en pâtit ainsi ici. Le délire est également poussé un peu trop à son extrême, ce qui est un comble lorsque l’on sait à quelle série on a à faire. Au final, comme souvent, ce long-métrage n’est pas dispensable, il sert juste à prolonger l’expérience du renzoku et se veut être un divertissement honnête mais d’un niveau inférieur. Prochaine étape, le World Series !

Bones (de la saison 1 au 5×08)

Par , le 15 janvier 2012

En 2010, après avoir suivi consciencieusement la diffusion de Bones sur M6, j’ai décidé de lui dire adieu. Je me suis arrêtée au 5×08, au même moment que la longue pause puisque le 5×09 est passé six mois plus tard en France. Sachant que je n’ai aucune envie de reprendre la série, qu’elle s’arrête en 2012 ou dans dix ans, l’article ne sera donc basé que sur ce que j’ai regardé.
Bones, qui signifie os en français comme vous devez le savoir, est une série américaine se basant sur les romans de Kathy Reichs. Toutefois, l’auteure étant anthropologue judiciaire dans la vraie vie, les épisodes s’inspirent plutôt du personnage en tant que tel et non pas de ses livres. La série, débutée en septembre 2005, est toujours en cours, la saison sept étant actuellement diffusée aux États-Unis sur la Fox. Aucun spoiler.

Temperance Brennan dit Bones est une anthropologue extrêmement compétente et reconnue par ses pairs. En étudiant le squelette de cadavres, elle est généralement capable de découvrir les causes et les circonstances de leur mort. C’est pourquoi le FBI décide de collaborer avec elle et son équipe via Seeley Booth, un ancien sniper de l’armée devenu depuis agent spécial qui n’aime pas la science et les petits rats de laboratoire.

Il y a deux bonnes raisons si je me suis intéressée à Bones. La première est le sujet, à savoir l’anthropologie qui est à mes yeux une très grande fascination. La seconde est la présence de David Boreanaz dans le rôle de Seeley Booth. L’acteur aura toujours une place particulière dans mon cœur en raison de son rôle d’Angel dans la série éponyme et dans Buffy the Vampire Slayer. Sans courir après, j’ai attendu que la série passe sur M6 de manière à la visionner en VF. C’est assez étonnant chez moi mais c’est parce que j’ai regardé BTVS en VF et je suis donc habituée à la voix française de David Boreanaz.

Bones comme os mais aussi et surtout comme le surnom que Booth, l’agent du FBI, donne à Temperance Brennan incarnée par Emily Deschanel. La série débute lorsque le FBI demande à Booth de collaborer avec l’anthropologue de manière à résoudre des enquêtes disposant d’un cadavre sans chair. Brennan est une femme extrêmement intelligente et en plus d’exercer comme personne, elle écrit des romans à succès. Riche, belle et douée, elle a tout pour plaire. Sauf qu’elle est inadaptée socialement. Elle n’a qu’une seule amie, Angela, qui travaille également avec elle et qui se charge de la reconstitution des visages des victimes. Brennan aurait pu être agréable mais, et c’est en partie ça qui fait que la série a peu à peu finit par me courir sur le haricot, elle est bien trop stupide sur certains points. Comment peut-on être aussi compétente sur de nombreux sujets et ne rien connaître à la vie ? Elle donne l’impression de ne pas sortir de sa grotte et de ne jamais interagir avec qui que ce soit. Cette attitude peut être tolérable lors des premières saisons mais au fil du temps et de son contact avec ses collègues et surtout avec Booth, elle aurait dû quelque peu évoluer. C’est à peine le cas. Son attitude est tellement caricaturale par moment que l’on pourrait se demander si elle ne souffre pas du syndrome d’Asperger. Sûre d’elle et suffisante, elle est convaincue que la science résout tout et ne comprend pas l’importance des émotions et de la psychologie. Ah non, elle ne croit tout simplement pas à la psychologie. Comme si la psychologie était une histoire de croyance, tsss. Il est vrai que sa famille n’a pas arrangé sa personnalité. À l’âge de quinze ans, ses parents disparaissent mystérieusement pour une raison inconnue. Elle se retrouve alors avec son frère qui finit lui aussi par lui tourner le dos. Elle lève le voile sur son passé au fil des saisons et retrouve certains membres de sa famille. Son père porte les traits de Ryan O’Neal.

Au départ, Bones devait s’occuper des cadavres liés à l’enquête dans son laboratoire et informer Booth de ses propres conclusions. Mais l’héroïne est têtue, voire bornée, et tient à aller sur le terrain. C’est ainsi que les deux forment une paire atypique. Bones est encore une de ces multiples séries à instaurer une certaine tension sexuelle entre les deux personnages principaux. Les sentiments amicaux naissent puis les amoureux arrivent mais c’est compliqué, bla bla bla, et la série peut stagner, ou pas, de ce côté-là. Il est indubitable que les deux acteurs possèdent une véritable alchimie et que les personnages s’accordent bien mais il faut réussir à ne pas tourner en rond sans phagocyter pour autant l’intrigue. D’après ce que j’ai pu lire concernant les épisodes suivant le 5×08, la série prend quand même quelques risques. Le souci avec ce schéma narratif usité jusqu’à la corde c’est que si le couple se concrétise, il peut ainsi tuer la série.
À l’inverse de sa collègue de terrain envers qui il a des sentiments, Booth est un homme pour qui la religion et les affects ont une part prépondérante. Fanfaron, n’appréciant que peu les scientifiques et les affublant d’ailleurs du sobriquet de fouine, il est marqué par son passé de sniper. Son frère que l’on voit de temps en temps est interprété par Brendan Fehr (Roswell). Il a un fils qu’il chouchoute comme il peut mais il ne vit pas avec lui.

Bones propose une galerie de personnages secondaires et tertiaires plutôt sympathiques bien qu’ils ne soient pas tous aussi développés que ce que l’on voudrait. À part Angela, la meilleure amie de Bones, on retrouve parmi les scientifiques Jack Hodgins, un homme richissime sarcastique obsédé par les complots adorant s’occuper de la partie entomologie, Zack Addy un jeune génie qui aura un développement ridicule lors de la saison trois ou encore Camille Saroyan, celle qui prendra les rênes du labo dès la saison deux. Elle a un passif assez intéressant avec Booth. L’arrivée du psychologue Lance Sweets joué par John Francis Daley (Freaks and Geeks) permet à la série de se redynamiser, le personnage étant en plus vraiment attachant.

La série est un forensic show à l’instar des CSI et consorts. Il faut donc apprécier l’aspect procedural, chaque épisode ou presque se suffisant à lui-même. Il est vrai qu’il y a un développement au long cours des relations entre les personnages mais cela avance très peu. De ce fait, les intrigues sont linéaires et non-feuilletonnantes. Voici donc encore une des raisons qui a fait que j’ai arrêté. En 2010, j’ai stoppé toutes les séries de ce genre que j’avais sur mon planning parce qu’elles m’ennuyaient au possible. Si mêler l’anthropologie aux enquêtes est un bon angle d’approche, la série finit inlassablement par manquer d’originalité et repose toujours sur le même schéma. Et soyons honnête deux secondes, les intrigues tiennent parfois très difficilement la route côté scientifique. À noter que certaines scènes peuvent dégoûter quelques âmes sensibles. De mon côté, en grande fan d’horreur et de gore que je suis, ça va mais on peut comprendre que certains aient quelques difficultés à ne pas avoir envie de détourner les yeux par moment. Un bon point de la série est de dédramatiser ces scènes en instaurant généralement un ton badin et blagueur. On se retrouve certes face à de l’atroce mais le glauque n’est jamais présent. Bones réussit à alléger ces instants dramatiques.

Bones est un forensic show reposant sur le côté formula comme les chaînes adorent. Cela n’est évidemment pas synonyme de qualité. Si la série n’est pas mauvaise, elle manque juste de saveur et souffre du syndrome de déjà-vu. Bien sûr que le cadre change mais à part ça, que reste-t-il ? Des personnages relativement agréables bien qu’au final assez peu étudiés ? Une relation ambiguë entre les deux héros ? De l’humour léger ? Bof… La recette fonctionne, nous sommes d’accord. La preuve, les audiences sont bonnes. Mais décidément, la série est rébarbative et les ficelles deviennent tellement visibles à la longue que l’effet de surprise est quasi nul. C’est donc sans aucun regret que la suite sera sans moi, d’autres productions télévisuelles plus originales et créatives m’attendent de pied ferme.

L’hiver 2012 des j-dramas

Par , le 12 janvier 2012

Qui dit nouvelle année, dit arrivée de nouvelles séries japonaises en raison de l’hiver. Place donc à ma petite sélection habituelle de renzoku concernant cette froide saison. Je n’ai pas encore testé un j-drama de l’automne 2011 mais je pense que cela ne devrait plus trop tarder, plusieurs ont déjà été sous-titrés en intégralité.

Shokuzai | 贖罪

Chaîne : WOWOW
Début : 8 janvier 2012
Site officielFiche Drama Wiki

Synopsis : Quatre jeunes filles désormais devenus adultes ont assisté au meurtre d’une de leur amie quinze ans auparavant. Bizarrement, aucune d’entre elles n’a réussi à se souvenir du visage du meurtrier. La mère de la victime demandant vengeance les a exhortées à retrouver celui qui a brisé sa vie ou à se repentir. Pour cela, elle est prête à tout.

Pourquoi diable le regarder ? Un sujet pareil et WOWOW ? C’est sûr que je marche. Seuls cinq épisodes sont prévus donc l’intrigue devrait avancer assez vite. En plus, une des héroïnes est jouée par Aoi Yû ce qui ne gâche rien. Il sera normalement question d’expiation, de vengeance et de pardon, des thématiques a priori intéressantes donc.
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