Tentai Kansoku | 天体観測

Par , le 3 février 2016

Laisser traîner des séries dans ses dossiers depuis plusieurs années peut parfois avoir du bon. Si, si. En tout cas, je ne regrette pas d’avoir attendu avant de lancer Tentai Kansoku, car j’ai pu profiter de vidéos d’excellente qualité au lieu d’autres beaucoup plus discutables. Malgré une distribution plutôt connue, cette production de douze épisodes est quelque peu passée inaperçue lors de sa diffusion sur Fuji TV entre juillet et septembre 2002. Aussi incroyable que cela puisse paraître, le scénario s’inspire de la chanson du même nom de BUMP OF CHICKEN – signifiant approximativement l’observatoire astronomique – qui, d’ailleurs, est reprise dans le générique de début. Aucun spoiler.

Il y a trois ans, au cours d’une belle nuit étoilée d’été, les sept membres d’un club d’astronomie universitaire hurlaient à pleins poumons leurs espoirs et souhaits quant au futur. Probablement encore naïfs et optimistes, ils laissaient alors parler leur cœur. De l’eau a coulé sous les ponts puisque maintenant qu’ils ont tous quitté les bancs de la fac, ils se détachent progressivement les uns des autres et sont confrontés à la dure réalité de la vie. D’aucuns baissent les bras et choisissent de changer de cap tandis que d’autres veillent à préserver cette amitié et ce qui les a animés auparavant. Finalement, tout le monde n’est-il pas en quête d’un but, d’un fil conducteur, d’un gouvernail dans la lignée d’une étoile polaire ?

Les séries japonaises romantiques pullulent. De même, celles favorisant les sentiments familiaux se veulent tout aussi prégnantes. En revanche, assez peu s’attardent réellement sur la camaraderie. Certes, nombre d’entre elles mettent en avant des relations amicales, mais il n’empêche que ce registre demeure plutôt discret et, de surcroît, dans la majorité des cas, ce sont les adolescents qui sont choyés. Tentai Kansoku bouleverse légèrement les habitudes avec son histoire d’autant plus qu’elle décide de se pencher sur des adultes inexpérimentés en proie aux doutes. Ils viennent à peine de quitter le cocon protecteur de leurs parents et comme tout oisillon, manquent d’assurance, vacillent, souffrent et cherchent à établir un terreau suffisamment solide pour installer les fondations de leur avenir qu’ils désirent le plus éclatant possible. Dès son enfance, n’importe quel individu s’imagine un tas de choses sur son futur. On se promet de ne pas être comme ci ou comme ça, de ne jamais tolérer certains évènements, de s’évertuer à terminer ses projets, etc. Or, il n’est pas rare que des années plus tard, le constat diffère. Ne pas avoir accompli ses rêves de jeunesse est-il une tare ? Faut-il s’entêter à les poursuivre ou, au contraire, lâcher prise et évoluer ? Est-ce qu’un juste milieu ne représente pas la meilleure approche ? Cette production illustre le portrait d’une bande de sept anciens étudiants qui, malgré leurs dissemblances notables, sont gouvernés par un même désir et nécessitent d’interagir pour mieux se construire. Mais quand on ne sait pas qui l’on est, peut-on aider son prochain ? Les thématiques sont donc clairement universelles et susceptibles de fédérer une large audience. Cela ne signifie nullement que la série n’évite pas plusieurs écueils, mais son optimisme, ses tentatives de dépeindre une belle amitié et son essai de pousser la réflexion de son public sur sa propre existence font assez aisément mouche. C’est grâce à son message éternel qu’elle parvient généralement à faire oublier son âge désormais avancé et ses vêtements parfois très kitsch. Ses jolies références aux objets célestes lui offrent un symbolisme appréciable. Les nostalgiques des fictions japonaises des années 1990 s’inspirant de la simplicité et de la riche banalité de la vie devraient y trouver une multitude de ressemblances.

Trois filles et quatre garçons se sont juré fidélité et loyauté lors de leur unique soirée passée à observer les étoiles. Le club d’astronomie dont ils faisaient à l’époque partie n’était qu’un prétexte pour s’amuser ensemble. Depuis lors, la routine semble avoir pris ses quartiers. Preuve que la roue tourne, ces amis ne sont pas tous présents au mariage de la sympathique Miyabe Satomi (Tabata Tomoko) avec un homme qu’elle connaît vraisemblablement depuis peu, mais qui paraît en mesure de répondre à ses rêves d’antan. Exercer en maison de retraite et s’occuper de son époux (Tanaka Tetsushi – Bloody Monday) ont toujours figuré au sommet de ses priorités. Satomi est peut-être la seule la plus proche de son message crié dans la nuit trois ans plus tôt. Sayama Kyôichi (Itô Hideaki – Yasha) voulait sauver l’économie nippone et s’il travaille jour et nuit, il réalise que son entreprise écrase les plus faibles tel un bulldozer implacable. D’idéaliste fils unique élevé par sa mère, il est devenu assez amer, mais garde solidement les pieds sur terre. Son couple avec Sawamura Mifuyu (Koyuki – Engine, Kimi wa Pet) n’est qu’un vague souvenir tant les deux se sont progressivement écartés. Cette dernière échoue aux concours d’enseignement et donne des cours dans des écoles du soir, perdant peu à peu de son enthousiasme de naguère. L’alchimie entre eux n’est que peu présente et moyennement convaincante, et les étudiants que Mifuyu rencontre, dont un incarné par Koike Teppei, se révèlent proprement inutiles en plus de se montrer caricaturaux. La seconde romance de la bande unissant Ida Yuri (Konishi Manami – Pandora, Ashita no Kita Yoshio) à Kisaki Takeshi (Odagiri Joe – Atami no Sôsakan) a également implosé, bien qu’étonnamment, les deux vivent en colocation, sans le dire à qui que ce soit. Le taiseux Takeshi se place de toute manière volontairement en retrait des autres, ne fait aucun effort et laisse son ancienne compagne faire bonne figure alors qu’elle est malmenée dans son emploi ingrat. Hasegawa Kenta (Yamazaki Shigenori – Last Friends), lui, souffre de sa situation professionnelle qu’il juge honteuse, estimant que la poissonnerie familiale est une tare, et cherche l’amour. Le retour au pays du boute-en-train et nonchalant Kawamura Tomoya (Sakaguchi Kenji – Honjitsu mo Hare. Ijô Nashi, Iryû) dynamite cette bande devenue moribonde, car il est bien décidé à recoller les morceaux. Il pousse chacun d’entre eux à se surpasser et montre joliment qu’il convient toujours de se battre. Tentai Kansoku a au moins le mérite d’amener à croire en son étoile et qu’en dépit des adversités et critiques, d’essayer de faire ce que l’on aime.

À travers ses épisodes et ses personnages, Tentai Kansoku s’évertue donc à représenter une génération nageant entre deux eaux. Si son parti pris intéresse, son écriture force malheureusement à ranger cette série dans la catégorie des dispensables. Certes, douze semaines d’antenne permettent un approfondissement certain, mais elles ne suffisent pas pour exploiter convenablement les supposé sept protagonistes qui ne se connaissent en réalité pas encore, mutuellement comme individuellement parlant. Sans surprise, tous ne sont pas logés à la même enseigne et quelques-uns comme Kenta ou Satomi restent en retrait. Ils détiennent bien sûr l’opportunité de rayonner, si ce n’est que comparés au trio de tête que forment Kyôchi, Mifuyu et Tomoya, ils font bien pâle figure et la narration souffre d’un traitement schématique. La fiction a la mauvaise idée d’injecter un triangle amoureux, voire un carré avec l’irruption d’une femme incarnée par une fort médiocre Hasegawa Kyôko (Big Money!) s’avérant handicapée par diverses phobies. Alors que les débuts de la production poussent à vanter le naturel, la suite s’empêtre rapidement dans des développements mélodramatiques ainsi que des situations préfabriquées sorties de nulle part. Trop d’éléments sonnent faux dans cette chronique au bout du compte presque artificielle et forcée, et les multiples flashbacks redondants cassent un rythme déjà aléatoire. Les héros sont chevaleresques à souhait, se fâchent quand il faut et, cerise sur le gâteau, la conclusion se perd dans des rebondissements inutiles n’appuyant clairement pas l’empathie comme ils sont, apparemment, supposés le faire. Par exemple, tout ce qui se trame autour de Takeshi et de son patron campé par Matsushige Yutaka (Kodoku no Gourmet) est ridicule et traité superficiellement. Sans être antipathiques, les principaux visages peinent à émouvoir totalement bien que de beaux moments soient régulièrement présents. Pour la défense de cette fiction branlante, la tentative de ses personnages de reconnecter avec l’insouciance d’antan, leurs réactions face aux échecs, au manque de courage et aux deuils divers ne sont pas dénués d’intérêt, et figurent sûrement parmi les grandes réussites.

En résumé, avec cette plongée dans le cœur d’une bande de sept anciens camarades d’université, Tentai Kansoku aurait pu appartenir au panthéon de ces séries générationnelles s’attardant sur ces jeunes diplômés aux portes de la vie adulte. Ce n’est pas tant son message un peu trop idyllique ou idéaliste qui l’entrave, mais plutôt sa propension à troquer le naturel pour du mélodrame presque poussif. Dans ce type de production, le sentiment d’identification est nécessaire et, malheureusement, il finit ici par légèrement se rompre tant les naïfs protagonistes se détachent parfois d’une existence somme toute réaliste. Plus de subtilité et de finesse lui auraient permis de marquer davantage une audience qui n’attendait que ça. Subsiste cette mise en exergue du bouillonnement émotionnel de cette période de transition, mais elle n’est pas suffisante pour pleinement convaincre.

Borgia (saison 2)

Par , le 27 janvier 2016

Pour une fois, Canal+ n’aura pas trop traîné pour mettre en chantier la continuation d’une de ses productions. Effectivement, seuls seize mois séparent la première saison de Borgia de la deuxième. Cette dernière est constituée de douze épisodes diffusés sur la chaîne française en mars et avril 2013. Rappelons que l’œuvre de Tom Fontana s’est conclue lors de sa troisième année d’existence. Aucun spoiler.

En se montrant aussi didactiques et descriptifs, les débuts de Borgia perdaient en chaleur humaine et souffraient de leur absence d’impact émotionnel. La surenchère de violence et de sexe ne plaidait pas non plus en leur faveur et laissait parfois assez circonspect. À ce sujet, cette suite persiste dans cette approche assez racoleuse et multiplie des moments totalement gratuits desservant plus le scénario qu’autre chose. L’utilisation de la poire d’angoisse sur un homosexuel représente sûrement l’exemple le plus abject et concret. Au risque de faire preuve de fatalisme, il semblerait presque qu’il faille de toute manière composer avec ces séquences typiques des séries actuelles. Bref. En dehors de ça, cette saison opère un changement visuel positif, probablement apporté par l’augmentation du budget. Effectivement, les scènes d’extérieur sont beaucoup plus nombreuses, tournées pour certaines en Italie, et le résultat gagne immédiatement en authenticité. La fiction donne moins l’impression de se dérouler en huis clos et sort ses personnages de leur microcosme étouffant. Par ailleurs, les vues d’ensemble sur Rome et autres villes sont très appréciables d’autant plus que les effets spéciaux parfois un peu trop visibles de l’année passée sont plus ténus. Toujours en ce qui concerne la forme, la musique d’Éric Neveux se fond également davantage dans les décors soignés. Pour résumer, ces épisodes s’avèrent esthétiquement satisfaisants, à condition de ne pas craindre les ambiances tamisées et assez froides. La structure narrative se solidifie aussi au passage. Utiliser les fêtes et cérémonies catholiques comme la Pentecôte ou le mercredi des Cendres articule la saison d’une façon certes assez schématique, mais convenant parfaitement à la série en tant que telle. Il en ressort alors une même thématique, un fil rouge conducteur rondement mené.

Huit mois se sont écoulés depuis la mort de Juan. Rodrigo commence une longue et vertigineuse chute vers la dépression. Inconsolable, il noie son chagrin dans ce qui est nommé vitriol, une drogue concoctée par un alchimiste. Alors que la puissance du personnage était incontestable au sein de la première année, celle-ci le plonge dans la déchéance la plus totale. Misérable, pathétique et écœurant, il se laisse en plus influencer par tous et ne réussit pas à quitter cette torpeur. Le pape voit ses proches se détacher de lui, à l’exception de son fidèle Gacet qui s’avère également attaqué de toute part. Les ennemis de Rodrigo n’ont jamais été si nombreux et tentent de profiter de son passage à vide pour le manipuler ouvertement, avancer, voire renverser ce Catalan qu’ils exècrent tous. Que l’écriture cherche à bouleverser les forces en place et rendre son protagoniste aussi nuancé est une excellente chose. Toutefois, avouons que ce Saint-Père pitoyable est presque détestable et ses désirs enfouis mettent vraiment très mal à l’aise. Naturellement, l’audience se doute que celui-ci finira par remonter et s’affranchir de ses démons, mais la question est de savoir s’il ne perdra pas des plumes au passage. Sa relation avec Giulia Farnese ne se montre que sporadiquement intéressante avec cette constante manie de se haïr avant de s’aimer passionnément. Il faut par ailleurs admettre que voir les deux ensemble ne fait pas rêver… La dynamique de cette maîtresse avec son frère, le plaisant Alessandro, lui redonne des couleurs. À ce propos, ce dernier se bat avec les problèmes de trésorerie du Vatican dont les caisses sont bel et bien vides. Des stratagèmes doivent être régulièrement instaurés pour les alimenter, ce qui induit une valse d’emprisonnements et moult détournements. Effectivement, le climat à Rome est toujours autant délétère et tous les coups sont légitimes pour asseoir le pouvoir du pape. Cependant, Rodrigo reste finalement plutôt en retrait tout au long des épisodes, la caméra se focalisant davantage sur son fils le plus illustre, Cesare.

Le vrai héros de la saison n’est autre que Cesare qui, progressivement, s’élève pour mieux conquérir le monde et unifier les États pontificaux. L’interprétation de Mark Ryder permet justement au personnage de gagner en charisme et en prestance. Notons que la ressemblance de l’acteur avec les portraits de l’époque n’a jamais été aussi saisissante qu’au cours de cette année. Maintenant que Juan a été définitivement écarté, le cadet espère bien pouvoir quitter le clergé et embrasser ses véritables ambitions. Une fois libéré de ses entraves, il voyage à travers l’Italie puis l’Europe. L’intrigue florentine avec Girolamo Savonarola, parfaitement incarné par Iain Glen (Game of Thrones), approfondit l’aîné encore vivant des Borgia et injecte un minimum de rythme à une série qui en a régulièrement besoin. En effet, la saison se perd parfois dans des scènes arides, quelque peu redondantes et manquant singulièrement de souffle. Le résultat se révèle plus concluant qu’aux débuts de la fiction, mais davantage d’homogénéité et d’allant transcenderaient clairement l’ensemble. Quoi qu’il en soit, le prédicateur habité par la foi illustre par la même occasion tous les vices de la famille papale qu’il méprise avec vivacité, et trouble momentanément Cesare qui, pourtant, doit le condamner. Après cet arc où il fait la connaissance de Machiavel (Thibaut Evrard), le jeune homme part en direction de la France, y rencontre Charles VIII et son successeur, Louis XII (Joseph Beattie – Hex). Si le développement autour de la cour de Carlotta est rébarbatif, il a au moins le mérite de prouver que Cesare demeure envers et contre tout un fieffé manipulateur. Son insatisfaction permanente, ses désirs de conquêtes et d’héritiers l’animent plus que de raison et il ne peut se contenter d’une simple place de mortel. Sa mégalomanie le rend à la fois fascinant et détestable. Au fil de ce chapitre, il papillonne tel un électron libre, échafaude maints plants pour parvenir à ses fins et, la grande majorité du temps, il l’emporte haut la main. Mais jusqu’à quand ? À force de chercher à côtoyer le soleil, ne va-t-il pas finir par se brûler les ailes ? Sa passion inaliénable et sa vigueur nourrissent cet individu retors laissant difficilement indifférent. Le contraste avec les autres membres de sa famille est d’autant plus saisissant, car eux, sont traités avec moins de soin et peinent à attirer un minimum de sympathie.

La première saison de Borgia se terminait notamment par l’irruption de sentiments incestueux entre Cesare et sa sœur, Lucrezia. Ce développement paraissait quelque peu incongru tant il sortait vraisemblablement de nulle part, les deux n’ayant en plus partagé que peu de scènes. Ces épisodes inédits continuent dans cette direction, mais s’y adonnent avec plus de subtilité. Pour autant, le résultat est profondément dérangeant même si la série ne montre techniquement pas grand-chose. Cette impression malsaine est peut-être un choix délibéré des scénaristes souhaitant ainsi dépeindre la perversité de cette famille qui, malgré les défauts l’animant, sait faire front contre tous ses antagonistes. L’importance de ces liens sacrés est encore une fois croquée à l’écran et apporte par la même occasion de jolis moments, car tout en pudeur et en humanité. Derrière ces masques de dépravés et ce népotisme perpétuel, les Borgia restent des individus faibles en proie aux doutes. Cela n’empêche nullement Lucrezia de s’émanciper de l’ombre de son père et de tenter de prendre un certain pouvoir. L’écervelée égocentrique se transforme en une mère ne voulant pas être utilisée comme un vulgaire pion sur une partie d’échecs. Puisqu’elle est de nouveau célibataire, le pape envisage de lui octroyer un second mari et étudie consciencieusement toutes les propositions. Ses amours avec les Alfonso ne s’avèrent pas des plus palpitantes, probablement parce qu’elles sont assez creuses et redondantes. La jeune femme irrite toujours autant avec sa moue boudeuse et ses caprices, mais progressivement, elle s’affirme, grandit et se nuance. À défaut de se révéler attachante, elle plaît par sa capacité à fédérer les siens. Du fait de sa condition, le personnage se place légèrement en retrait des intrigues les plus majeures, sans que cela en devienne foncièrement dérangeant. Les épisodes souffrent toutefois de l’éclatement du récit même si l’intrication d’évènements historiques se montre plus maîtrisée que jadis. L’académisme descriptif ne disparaît pas totalement, mais demeure tolérable. Le traitement de quelques situations subit néanmoins des approximations, voire des modifications discutables, et une absence de vraie intensité comme, par exemple, le passage à Forli. Cela étant, il est probable que ce soit plus la comparaison avec The Borgias qui parle tant cet arc y était franchement intéressant. Quoi qu’il en soit, des figures comme Della Rovere se veulent bien trop transparentes compte tenu de leur supposé développement passé, présent comme futur.

Pour terminer, la deuxième saison de Borgia se libère de quelques-uns des écueils de la précédente et propose de la sorte une montée en puissance correctement mise en scène. Alors que le pape s’affaiblit de jour en jour et perd de son influence, ses enfants s’en détachent et gagnent en prestance. L’ascension fulgurante d’un Cesare décidément très complexe représente sans aucun doute possible le maillon fort de ces épisodes qui, bien que non dénués de longueurs, se révèlent plutôt satisfaisants. En effet, l’historique s’insère cette fois de manière bien plus homogène et se mêle à une approche sentimentale et, simultanément, davantage propice à un impact émotionnel. Même s’il lui manque encore un peu de chaleur pour se montrer totalement concluante, la série atténue son côté désincarné qui lui faisait jusqu’à présent sévèrement défaut. Maintenant qu’elle semble lancée sur une bonne voie, croisons les doigts pour qu’elle persévère et se termine en beauté.

L’hiver 2016 des j-dramas

Par , le 20 janvier 2016

Alors que l’archipel japonais est en ébullition après l’annonce inattendue de la sortie de la prison Johnny’s Jimusho de presque tous les membres de l’institution qu’est SMAP – sauf Kimura Takuya – et le rétropédalage avec les horribles excuses publiques très embarrassantes, il est l’heure de passer au crible les nouveautés hivernales. Vous devez dorénavant connaître le principe de ces billets, à savoir que les productions m’intéressant le plus – pour des raisons parfois hautement discutables – disposent d’une petite étoile (★) à la fin de leur description. Comme d’habitude, seuls les renzoku sont abordés, les tanpatsu étant volontairement mis de côté.

(Si l’affiche, le lien vers le site officiel ou la page Drama Wiki ne sont pas indiqués ici, c’est qu’ils ne sont pas encore disponibles ; je les ajouterai dès que possible. Il en va de même en ce qui concerne le synopsis de certaines séries.)

Akutô-tachi wa Senri wo Hashiru

Chaîne : TBS
Début : 20 janvier 2016
Site officiel – Fiche Drama Wiki

Dans cette adaptation du roman du même nom de Nukui Tokurô, le directeur d’une société de production de séries télévisées est renvoyé pour un motif plus qu’abusif. Accumulant plus de dix millions de dettes, il décide avec un ancien collègue également dos au mur, de kidnapper le chien d’une famille fortunée. Sauf que rien ne se passe comme prévu puisque, une fois arrivés dans la maison des futures victimes, ils tombent sur le fils proposant d’être leur otage. Ajoutons-y une mystérieuse femme et tout semble être mis en œuvre pour provoquer moult remous. La comédie paraît être le moteur de cette fiction dont les têtes d’affiche ne sont pas particulièrement populaires : Muro Tsuyoshi, Yamazaki Ikusaburô et Kurokawa Mei.

En lire plus…