Robin Hood (saison 2) – Dear boy, I will sing at your wedding !

Par , le 9 mars 2008

Après une première saison pleine d’entrain, de bonne humeur et d’aventures, Robin Hood, la série de la BBC, a-t-elle réussi à garder le rythme lors de la seconde saison ? Composée de treize épisodes (le season finale est un double épisode), elle fut diffusée entre octobre et décembre 2007 en Angleterre, elle devrait probablement arriver sur Canal+ dès la fin de l’année. Aucun spoiler.
Personnellement, je dois dire que j’avais hâte de regarder la saison 2 après avoir vu la première. Robin Hood n’est pas une série indispensable mais elle a le mérite de faire passer d’excellents moments et d’offrir quelques très jolis passages. Sauf qu’avant même d’avoir commencé la saison, je me suis faite spoiler sur un évènement très important et qui m’a un petit peu gâché le visionnage… Voilà ce que c’est que de regarder les mots clés que les internautes tapent pour arriver sur Luminophore ;___;

Nouveauté sur le blog : la balise spoiler. Vous pouvez la voir un peu plus bas, ne cliquez dessus que si vous avez vu la saison ou que vous vous en fichez de connaître l’histoire à l’avance Tout le reste est sans spoiler, comme d’habitude.
La première saison de Robin Hood était parvenue à trouver un équilibre entre la bonne humeur, l’humour et les situations plus noires. La seconde continue sur cette lancée et offre un mélange des genres toujours aussi appréciable. Cela dit, les treize nouveaux épisodes sont plus graves que les précédents. Evidemment on est loin d’une véritable tragédie mais il y a moins d’insouciance que précédemment. Plus de morts par exemple mais surtout une saison reposant essentiellement sur le thème de la trahison. Elle s’instaure dans les deux camps, celui du Shérif (Keith Allen) comme dans celui de Robin des Bois (Jonas Armstrong). Si au départ on peut penser qu’il s’agit là d’une assez mauvaise idée du côté du voleur à capuche, il n’en est rien. Le traître en question reste agréable et on comprend ses raisons. Le traitement apporté à son personnage est juste et comble les lacunes de la saison une de ce point de vue là. Bien qu’il trahisse ses amis, il ne change pas et ne devient pas un sans-cœur n’agissant que ce pour quoi il fait ce qu’il fait.
Si ce dernier est approfondi au cours des épisodes, c’est aussi le cas de quelques autres personnages comme celui de Guy de Gisborne (Richard Armitage). Son ambivalence, sa dualité et ses deux côtés, méchant comme bon, sont travaillés et mis en avant. Le season finale ne laisse aucun doute sur le versant qu’il choisit mais la saison trois permet de supposer qu’il y va y avoir du remue-ménage à Locksley et Nottingham. Par contre, d’autres personnages auraient mérité un peu plus de temps d’antenne et il s’agit là d’un des points faibles de la série.
Puisque l’on parle des défauts, il est bon de noter que les reproches faits à Robin Hood ne sont en aucun cas supprimés dans la saison deux. Le respect historique n’est pas souvent de mise, les raccourcis scénaristiques sont légion et il y a toujours aussi peu de figurants. Mais comme j’ai déjà pu le dire, chercher dans Robin Hood une véracité historique n’est pas ce qu’il faut faire. Si l’on veut voir l’histoire de l’Angleterre il faut penser plutôt à regarder The Tudors, dont la saison deux arrive à la fin du mois d’ailleurs. Les défauts de la série font aussi plus ou moins son charme et si l’on n’arrive pas à s’en accommoder autant arrêter de suite.

Sans pour autant renouveler le genre qu’est l’aventure, Robin Hood parvient plutôt bien à proposer des situations nouvelles, même si le schéma reste relativement classique. L’humour et l’amitié qui lient le gang de Robin sont sans aucun doute un des atouts majeurs de la série. On se plaît à les suivre dans la forêt et à souhaiter que le Shérif se retrouve entre les mains du roi. A ce propos, le Shérif est toujours le même et son désir de voir la tête de Robin sur une pique n’est en aucun cas atténué. Loin de là même ! Son côté grandiloquent est encore une fois drôle voire limite effrayant.
Les scénaristes jouent probablement avec les fangirls (et fanboys mais ils doivent être moins nombreux ^^;) car le slash est très présent durant cette saison. Ce n’est pas quelque chose qui me marque en temps normal, je passe souvent à côté donc si je l’ai remarqué c’est qu’il y en a ! Les scènes entre Much (Sam Troughton) et Robin étaient déjà visibles dans la saison une mais ce sont surtout celles entre Guy et le Shérif ou Guy toujours et le traître qui sont mises en évidence durant la saison deux.

Le season finale a fait couler énormément d’encre sur la toile. Comme je m’étais faite spoiler sur l’évènement qui a lieu quelques minutes avant la fin, je savais plus ou moins à quoi m’attendre. Néanmoins cet acte est d’une rare violence et dépareille un petit peu avec la série. Il va toutefois permettre de lancer Robin Hood dans une direction peut-être différente ? Certains personnages risquent de tomber bien bas…

Montrer les spoilers ▼

Malgré les défauts mis en évidence dans cet article, la saison deux est dans la même veine que la précédente et est toujours aussi agréable à suivre. De la fraîcheur, des personnages souvent attachants, une bonne dynamique de groupe et des situations suffisamment rocambolesques sans tomber dans la surenchère et quelques autres ingrédients font de cette série anglaise un honnête divertissement. Certains acteurs sortent du lot et globalement le niveau est bon. Personnellement, je ne me suis pas du tout ennuyée et Robin Hood demeure une agréable découverte. Il me tarde de suivre la saison trois :)

Reviews des épisodes

(Sondage) Aux urnes !

Par , le 8 mars 2008

Je profite de l’époque pour lancer deux sondages concernant Luminophore. Vous pouvez les trouver dans la colonne de droite. Je me pose quelques questions sur ce que je pourrais bien faire pour améliorer ce blog et j’aimerais beaucoup avoir votre avis.

J’ai pu remarquer que pas mal de monde arrivait ici en cherchant des fonds d’écran. J’en avais mis quelques uns lors de l’époque spéciale Noël mais je pourrais tout aussi bien continuer. En effet, j’en réalise assez régulièrement mais je ne les ajoute jamais ici. A tort ? A vous de me le dire si ça vous intéresse.
Concernant les séries traitées ici, j’essaye de parler de presque tout ce que je regarde. Cela dit, je laisse souvent tomber certaines séries notamment les plus connues. Est-ce que vous appréciez lorsqu’il est question de séries peu connues du public ou c’est plutôt l’inverse ?

À la base je n’ai pas créé Luminophore dans l’optique de faire un blog de reviews d’épisode mais je sais qu’il y a quelques séries que j’aimerais assez traiter de cette manière. Mon problème est souvent ma paresse ^^’ Du coup si je sais que ça intéresse ne serait-ce qu’une personne, je me lancerai là-dedans. Cela dit, je n’envisage pas de reviewer beaucoup de séries, une seule me suffit. C’est pour cela que dans le second sondage il y a quatre séries au choix : la saison quatre de Battlestar Galactica qui commence dans moins d’un mois (aaaah), Farscape (mais là je choisirai probablement quelques épisodes ou une saison en particulier), Hex (les deux saisons) et Robin Hood (les deux saisons aussi). Pourquoi celles-ci ? Parce que si je veux, je sais que je peux en dire des choses ;D Mais vous pouvez me proposer des séries, il y en a peut-être que j’oublie et qui sont susceptibles de m’intéresser. Je dois aussi avouer que la review d’épisode -lorsqu’elle est bonne- est une tâche assez ardue et j’ai bien envie de m’y essayer sérieusement.

N’hésitez pas à me laisser des suggestions, je suis toujours ouverte aux moindres suggestions. Un grand merci ^.^
Par contre, vous pouvez râler autant que vous voulez sur les articles qui ne sont pas assez fréquents mais j’aurai du mal à aller plus vite. J’ai pas mal de boulot actuellement du côté de mes études ;__; Du coup, si review il y a, elles mettront du temps à arriver.
Sondages clôturés.

Nip/Tuck (saison 5, partie 1) – Miami est mort. Vive Los Angeles !

Par , le 5 mars 2008

On continue dans les séries qui viennent de se terminer avec la première partie de la cinquième saison de Nip/Tuck. Après avoir totalement perdu les pédales durant les deux dernières saisons, la série de FX a-elle retrouvé une raison en essayant de limiter toute cette surenchère durant ces quinze nouveaux épisodes ?
Je dois dire que la fin de la saison quatee me plaisait assez dans le sens où tout redémarrait à zéro, ailleurs. Terminer la série sur cette note me semblait être une excellente idée d’autant plus que Nip/Tuck frisait souvent le ridicule. Sauf qu’il n’était pas question de s’arrêter là. Aucun spoiler.

A dire vrai, je ne sais même pas trop quoi dire sur cette première partie de saison cinq. C’est du pur Nip/Tuck c’est certain. Des névrosés en tout genre défilent dans le cabinet de McNamara et Troy, ces derniers les rendent plus beaux (ou tout du moins essayent) tout en couchant à droite et à gauche ou faisant des choses totalement irréalistes. Quoique peut-être pas vu que le monde surexcité de Los Angeles doit parfois ressembler pas mal à celui décrit dans la série.
Les personnages retombent toujours dans leurs pires travers, comme s’ils étaient aspirés dans un cercle vicieux infernal. Certains comme Liz ou Annie (mais siiii, la fille de Sean et Julia) sont à peine effleurés. Au bout de cinq années on pourrait espérer en savoir davantage sur l’anesthésiste du cabinet. Mais à part le fait qu’elle aime lancer des piques à Christian, conseiller les deux amis et qu’elle est lesbienne, que sait-on de plus ? Bah rien… Par ailleurs, pourquoi changer de cadre si tous les personnages restent là ? D’autant plus que cette saison ne suivra pas de réel fil rouge. A un moment on aurait pu penser que le grand méchant serait le Dr George, le scatophile. Mais non. Il est passé où d’ailleurs ? Ce n’est pas l’arrivée d’Eden, cette bitch en puissance qui donnera l’impression d’une réelle continuité.

Côté exagération, la série fait fort encore une fois. Le point d’orgue est probablement le mid-season finale qui accumule des scènes dignes d’un vrai soap opera. Mais Nip/Tuck n’est-elle pas finalement devenue un soap ? Ce n’est pas mauvais mais à trop vouloir en faire, ça en devient limite risible. Ceci étant dit, ce ne sont pas forcément des scènes totalement frapadingues (comme la révélation sur un élément manquant de l’anatomie du Carver dans la saison trois) mais plutôt un enchaînement de situations qui font too much. Certaines idées sont intéressantes, notamment quelques débuts de réflexion grâce à Rachel, mais elles sont vite écartées car trop rapidement expédiées ou pas suffisamment développées. Bien sûr que si l’on aime la série c’est pour son côté provocateur mais pas grotesque. Nip/Tuck ne parvient plus -ou trop rarement- à trouver le juste milieu.

La première partie de  la saison cinq était plutôt attendue pour ma part car elle allait peut-être permettre de recommencer sur des bases plus saines. Le constat après quinze épisodes est ce que ce ne fut pas le cas. Toujours aussi racoleuse que dans les dernières saisons, Nip/Tuck n’arrive pas à remonter au niveau des deux premières saisons. Ce n’est pas si mauvais que ça mais décevant dans le sens où on pouvait en espérer davantage surtout lorsque l’on sait que la série a du potentiel. Quelques épisodes sortent du lot mais d’autres comme celui sur la télé-réalité sont assez affligeants. Les guest stars nombreuses (Bradley Cooper –Alias-, Portia de Rossi –Ally McBeal-, John Schneider –Smallville– ou encore Leslie Grossman –Popular– par exemple), les répliques piquantes et les acteurs sont des atouts majeurs mais il est encore une fois, grand temps de se ressaisir.