(Bilan) Mon année sériephile 2007

Par , le 5 janvier 2008

Avant tout, je vous souhaite à toutes et à tous une excellente année 2008 pleine de bonnes choses, dont de superbes séries, évidemment.

Au départ j’envisageais de préparer un bilan assez détaillé de l’année 2007, mais je n’ai pas franchement le temps, malheureusement – sauf si je veux arrêter de réviser pour mes partiels, ce qui n’est pas très sérieux – donc j’ai laissé tomber. De ce fait, je compte tenter d’aller directement à l’essentiel. Quoi qu’il en soit, il s’agit d’un rapide récapitulatif de ma propre année en tant que sériephile.

 

Les révélations, autrement dit les nouvelles indispensables

Farscape : Est-ce que cela étonnera quelqu’un si je révèle que ce fut MA série de l’année ? J’avais déjà regardé la première saison en 2006, mais 2007 fut le feu d’artifice avec les suivantes ainsi qu’avec la mini-série. Je n’ai pas encore fait le deuil de cette merveilleuse série, c’est dire. J’en ai parlé en long, en large et en travers sur Luminophore donc je ne vais évidemment pas m’attarder de nouveau dessus. J’envisage en plus d’écrire bientôt un billet pour The Peacekeeper Wars, mais je repousse à chaque fois l’échéance. Comme si le jour où je le publierai, la fiction sera bel et bien terminée.

Carnivàle : J’en aurai mis du temps avant de m’y pencher ; j’ai regardé les deux saisons cet été et ce ne fut que du bonheur. Il s’agit d’une série tellement spéciale et à l’atmosphère si particulière et inimitable, possédant une mythologie foisonnante, des personnages charismatiques au possible et une musique enivrante. C’est une vraie poésie à l’état brut. Une merveille, voilà tout.

Popular : Dans un genre totalement différent des précédentes, cette série a su se hisser au rang de mes comédies préférées. Oui, c’est souvent à la limite du débile, mais c’est ce qui fait son charme.

 

Les découvertes intéressantes

Entourage : Je n’ai pas encore parlé de cette série sur ce blog alors que j’ai visionné en 2007 les deux premières saisons. Il s’agit là d’une critique assez acerbe et non consensuelle de l’envers du décor d’Hollywood. La bande de copains est extra et mention toute spéciale à Ari, interprété par le fabuleux Jeremy Piven.

The Tudors : Quand bien même ils possèdent des défauts, j’ai franchement apprécié ces dix premiers épisodes et j’attends la suite avec une grande impatience. Et apparemment, il y aura de quoi perdre la tête, littéralement !

Miracles : Une seule saison, pas de réelle fin, mais une série avec un univers bien particulier et très mystérieux. Pour peu que l’on aime le genre, il est bon de s’y pencher sérieusement.

Je pourrais aussi citer The Loop, Skins, My So-Called Life, Everybody Hates Chris

 

Celles qui tirent leur révérence

Eh oui, certaines séries n’ont pas pu passer l’année et il aura fallu leur dire adieu. Si l’arrêt de Veronica Mars ne m’a pas touchée plus que ça du fait de la baisse considérable de qualité dans la saison trois, ce ne fut pas le cas de Rome. Très rares sont les séries à se surpasser d’épisode en épisode, surtout lorsque le niveau est déjà haut dès le départ. Les séries historiques sont toujours un pari, car l’histoire est justement connue. Il convient de réussir à attirer le téléspectateur sans trop romancer le tout. Rome y parvenait admirablement.

 

Celles qui continuent tranquillement leur chemin

Comme d’habitude, certaines séries ont eu le mérite de me plaire énormément. Elles figuraient déjà dans ma liste « à suivre de très près » et les nouveaux épisodes ne m’ont en aucun cas fait changer d’avis. Ce fut le cas avec la saison trois de Battlestar Galactica, qui, même si elle a fait couler beaucoup d’encre, fut bonne. Eh oui, j’ai personnellement adoré le season finale et la dernière scène. Le « carré of the doom » était lourd, mais tout le monde n’est pas parfait. Je ne suis pas objective avec Battlestar Galactica, de toute manière. 2008 sera synonyme du début de dernière saison pour la série, mais verra-t-on l’ultime épisode avant la fin de l’année ? Ou faudra-t-il attendre 2009 ?

Les séries plus récentes que sont Dexter et Friday Night Lights sont toujours plutôt bonnes durant leur seconde saison et me laissent la plupart du temps totalement charmée. J’émets toutefois une petite réserve pour la deuxième qui s’est perdue dans quelques intrigues dispensables.

2007 m’a aussi permis de rattraper un tant soit peu Gilmore Girls avec le visionnage des saisons trois et quatre. Si la série s’est terminée aux États-Unis en 2007, je vais pouvoir m’amuser avec les Gilmore. Heureusement. On a toujours besoin d’elles.

Hors États-Unis, la saison trois de Doctor Who fut à l’image des deux premières : drôle, enjouée, parfois plus grave et définitivement extraordinaire. Quant à celle de ReGenesis, bien que je ne l’aie pas encore conclue, elle met l’accent sur les personnages et leur univers, ce qui n’est pas pour me déplaire. Après deux ans à se focaliser sur les menaces bactériologiques en tous genres, il est bon de se pencher sur les protagonistes.

 

Les atrocités qui font parfois très peur

Malheureusement il y en a… Tarzan m’a certainement le plus marquée : un héros à ramener vite fait, bien fait dans sa jungle, une intrigue bidon et six épisodes de trop. Bionic Woman ne m’a pas non plus laissé un souvenir impérissable. J’y reviendrai probablement bientôt donc je ne vais pas trop m’attarder. D’autres séries telles que Kidnapped ou encore Night Stalker ont eu raison de moi. On se demande pourquoi.

 

Le mot de la fin

Bien évidemment, je pourrais encore citer énormément de séries et faire plein d’autres catégories. Pour ma part, 2007 fut extrêmement riche et la résumer en quelques lignes paraît impossible. De toute manière, Luminophore reflète relativement bien ce que j’ai visionné et, donc, pensé. Il est toutefois bon de noter que les séries françaises sont inexistantes chez moi, ce qui est dommage. Je dois mal choisir ce que j’essaye parce que je suis à chaque fois – ou presque – dégoûtée.

À quoi ressemblera 2008 (et par voie de conséquence, le blog) ? Première nouveauté, les séries asiatiques feront partie de mon registre. En suivant les conseils de plusieurs personnes, j’ai commencé un tout petit peu avant 2008, Nobuta wo Produce. Après l’avoir terminé, j’envisage déjà d’autres j-dramas. J’aimerais d’ailleurs en tester un dans le genre historique.

La grève des scénaristes aidant, je vais pouvoir me pencher plus facilement sur des séries que je désire regarder depuis un moment telles que Xena : Warrior Princess, Babylon 5, The Office… 2008 sera aussi l’occasion de continuer des séries que j’ai plus ou moins mises en pause comme The O.C., Dead Like Me, Six Feet Under (à condition que France 4 diffuse enfin l’ultime saison !).

Bref, voici globalement comment s’annonce 2008 pour Luminophore. Même si comme tous les ans, il y aura des surprises, bonnes ou moins bonnes. Je profite de ce billet pour vous dire de ne pas hésiter à donner ici votre avis sur la ligne éditoriale du blog, sur ce que vous aimeriez voir davantage (bilan de saisons, de séries, etc.). Je ne mange pas et je serais ravie d’avoir des critiques constructives.

MillenniuM – 1×01 | Pilot (La Seconde Venue)

Par , le 30 décembre 2007

Jour 7, semaine spéciale Noël. Comme prévu, place à un billet et à un fond d’écran. Aujourd’hui, grâce à Althy, le premier sera dédié à MillenniuM. En fait il était supposé traiter de la série mais ce ne sera pas possible. J’espérais avoir le temps de voir au moins la première saison, or il se trouve que je n’ai pu récupérer que le pilote. Je suis vraiment désolée car pour l’instant, il ne sera donc question que de cet épisode. Ceci dit, un article sur la totalité de la série se fera lorsque j’aurai rétabli ce crime. Étant fan de The X-Files, il est étonnant que je ne me sois jamais penchée sur MillenniuM, une autre production de Chris Carter. Je me demande tout de même si je n’ai pas déjà visionné quelques épisodes dans un lointain passé. La diffusion très tardive de France 2 – vers 1 ou 2 heures du matin, je crois, non ?! – à l’époque n’était pas d’un grand secours.

Le pilote, intitulé La seconde venue en VF, fut diffusé sur Fox le 25 octobre 1996. Dès les premières minutes, on est happé par l’atmosphère assez glauque et étouffante qui s’échappe de l’épisode. Calamity, stripteaseuse, fait ce pour quoi elle est payée, c’est-à-dire divertir les clients. Alors qu’elle s’apprête à partir, l’un d’entre eux lui demande une séance privée. 200 $ pour dix minutes ne donnent pas envie de refuser… Cet habitué n’est pas comme les autres, il aime montrer aux filles des poèmes écrits en français. Tandis que Calamity danse langoureusement devant lui, il déblatère des phrases obscures et a des hallucinations visuelles où les murs transpirent du sang. Plus tard dans la nuit, la jeune femme est retrouvée sauvagement assassinée.

   

Ce n’est qu’après ce préambule très joyeux que l’on fait la découverte du personnage principal de l’histoire, Frank Black, accompagné de sa femme, Catherine, et de leur petite fille, Jordan. Tous les trois emménagent à Seattle, ville qu’ils avaient quittée il y a de nombreuses années. Avant, Frank exerçait au sein du FBI où il se focalisait sur les crimes sexuels. Il a démissionné de ce poste non pas parce qu’il ne supportait plus de voir tant de massacres car, malheureusement, on s’y habitue, mais parce qu’il pensait ne plus être en mesure de protéger sa famille. Il fait désormais partie d’un groupe nommé Millennium, composé d’anciens agents du FBI, de la police et d’autres apparentés. Le but de cette mystérieuse entité est de résoudre des affaires délictueuses diverses. Quand bien même Frank ne figure plus au sein du système judiciaire, il décide de retourner voir un de ses anciens collègues, Bob Bletcher, en apprenant l’assassinat de la stripteaseuse. Sa réaction à la morgue est assez surprenante puisqu’avant même que le sac où se trouve la femme ne soit ouvert, il sait ce qui s’est passé. Dispose-t-il d’une très bonne intuition ? Est-ce un coup de chance ? Ou, Frank n’est-il pas exactement comme un individu lambda ? Grâce à son aide précieuse, la police parvient à mettre la main, non sans mal, sur le tueur en série. En fait, ce french man comme les stripteaseuses le surnommaient jusque-là, prélevait le sang de ses futures victimes pour les analyser. Si jamais les résultats s’avéraient positif au SIDA, ils les tuaient – décapitation, carbonisation, le choix est vaste et appétissant. En vérité, cet homme psychotique était persuadé que le SIDA plongerait le monde dans les ténèbres. Pour cela, il s’inspirait de poèmes ainsi que de la Bible.

Le groupe Millennium n’a pas demandé à Frank Black de les intégrer sans une bonne raison. Effectivement, ce dernier est affublé d’une malédiction comme il aime l’appeler, un don hors du commun. Il possède la capacité de lire dans les pensées, de voir ce qu’imaginent les psychopathes. Il est par conséquent beaucoup plus aisé pour lui de les traquer et de les comprendre. Cette association si ambivalente a recruté Black après sa démission et lui a permis de faire face à ses peurs. En effet, lorsqu’il vivait encore à Washington avec sa famille, un vicieux personnage lui envoya à plusieurs reprises des polaroids de sa femme et de sa fille, d’où sa démission et son déménagement. Néanmoins, il semblerait que le sadique en question ait retrouvé sa trace et s’amuse toujours autant étant donné que l’épisode se termine par la découverte dans sa boîte aux lettres de nouveaux polaroids pris à Seattle…

Pour un premier épisode, celui-ci contient tous les éléments nécessaires à la mise en place d’une intrigue digne de ce nom. Le tout est suffisamment informatif et correctement construit de manière à attiser l’appétit du téléspectateur et lui donner envie de voir la suite. Forcément, l’ambiance est la première chose sautant aux yeux. Sans aucun doute, la touche inimitable du créateur de The X-Files transpire à travers l’intégralité de l’ensemble. Accompagnée d’une photographie magnifique et soignée, l’atmosphère se révèle très sombre et oppressante. Le cadre n’y est d’ailleurs pas pour rien tant on quitte une forêt glaciale pour pénétrer dans un parking souterrain tout en ayant fait un détour par une morgue. De plus, l’éclairage met en valeur et sublime cette ambiance angoissante. En quelques minutes, le climat est dès lors installé et tout au long de cette quarantaine de minutes, il restera semblable à lui-même, ce qui, en soit, peut être aussi un défaut. Effectivement, l’épisode se montre noir et parfois plus que glauque, ce qui pourrait aisément étouffer le public. Il aurait sûrement été judicieux de placer quelques répliques un peu plus légères, histoire de laisser souffler le téléspectateur. Je suis personnellement friande de ce genre de tonalité mais, généralement, un petit retour à la normale fait du bien et permet de se replonger que davantage à corps perdu dans cette obscurité.

Comme tout bon pilote qui se respecte, les principales figures y sont présentées. Frank Black, le héros, est interprété par le très connu Lance Henriksen. Il donne tout de suite ses lettres de noblesse à son personnage, partagé entre tendresse pour sa famille et torture pour son don. Sa femme n’est que douceur et sa fille est mignonne comme tout. J’ai trouvé étonnant – dans le bon sens du terme – le fait que son épouse soit aussi attentive à ses enquêtes. Les séries nous habituent tellement avec leur héros taciturne portant un lourd poids sur leurs épaules et n’arrivant pas à jongler entre vie de famille et professionnelle qu’être confronté à une approche différente surprend. Frank paraît mener une existence personnelle épanouie et cela met vraiment du baume au cœur.

Le groupe Millennium est très mystérieux pour le moment étant donné que l’on ne sait presque rien de lui, si ce n’est qu’il traite des crimes. Néanmoins, le fait que ses membres aient aidé Frank à gérer son pouvoir laisse supposer qu’eux aussi disposent de capacités particulières. Ou tout du moins, savent-ils quelque chose que le commun des mortels ne sait pas ?! Il paraît tout aussi évident que les affaires qu’ils traitent ont un lien avec une thématique plus vaste et ne se bornent pas à de simples meurtres, aussi violents soient-ils. À noter que l’unique membre aperçu au cours de cet épisode, Peter Watts, est incarné par Terry O’Quinn (Locke dans Lost) – avec une moustache ! Quoi qu’il en soit, l’intrigue semble vouloir se préciser assez rapidement ; et si chaque épisode devrait comporter une atrocité à résoudre, le but ultime de le saison sera probablement de trouver en premier lieu l’identité du pervers aux polaroids, ainsi que de comprendre le groupe Millennium. Dans tous les cas, un début de mythologie est amorcé dans ce pilote et il s’avère plus que convaincant.

En d’autres termes, voici un excellent pilote car il introduit parfaitement l’intrigue, les personnages et l’ambiance. La distribution est impeccable et insuffle aux personnages ce qui est nécessaire pour les rendre crédibles. L’opposition entre la jolie maison jaune de Frank et le cadre très malsain du reste de Seattle est très belle et donne l’impression qu’il s’agira là d’une bouée de survie pour le héros. En outre, le générique est magnifique et résume plutôt bien cette première impression de la série. Chris Carter s’est entouré de son compositeur attitré, à savoir Mark Snow, mais le pilote est surtout marqué par deux chansons de Portishead et Nine Inch Nails (Piggy, dont les paroles pourraient être appliquées au tueur en série). Enfin, petite note spéciale pour l’ambiance très noire et glauque solidement mise en scène. Si l’épisode est plutôt féroce, il ne s’agit pas là de violence gratuite comme cela aurait pu être le cas. En bref, ces débuts sont extrêmement denses et il sera sûrement judicieux de s’y replonger après coup, une fois de nombreuses clés en main. Une chose est en tout cas certaine, l’épisode donne envie de démarrer la suite.

 

Comme prévu, qui dit deuxième partie de l’article, dit fond d’écran. Étant donné que seulement six personnes avaient fourni une idée pour cette semaine, il a bien fallu que je choisisse moi-même le thème du septième jour. Friday Night Lights est du coup à l’honneur. À noter que la série débarque sur NRJ 12 le 9 janvier prochain !

 

La semaine spéciale Noël se termine donc aujourd’hui. J’espère qu’elle vous aura fait plaisir autant qu’à moi, même si je dois avouer que rédiger un article par jour fut un sacré challenge ^^;;.

Buffy the Vampire Slayer | Buffy contre les Vampires (saison 7)

Par , le 29 décembre 2007

Jour 6, semaine spéciale Noël. Comme prévu un article et un fond d’écran. Aujourd’hui, le premier sera dédié à Buffy, saison 7 selon les souhaits de Shermane.
Buffy The Vampire Slayer… ah là là. C’est une très grande histoire entre cette série et moi ^.^ En fait il s’agit de ma série préférée, celle qui restera à tout jamais dans mon cœur. Bien sûr j’aime d’autres séries mais celle-ci a une place toute particulière. Je ne me lasse pas de la regarder encore et encore. Néanmoins, je n’ai vu la saison sept que deux fois (lors de la diffusion sur M6 puis lors de mon visionnage de l’intégrale Buffy / Angel que je me suis faite l’année dernière). Lorsque Shermane m’a proposé de parler de cette ultime saison j’ai failli la regarder entièrement mais je n’ai malheureusement pas du tout eu le temps ;__; Bref. Des spoilers partout !

In every generation, there is a Chosen One. She alone will stand against the vampires, the demons, and the forces of darkness. She is the Slayer.
La saison six laissa tout le Scooby Gang totalement dévasté. Buffy était dépressive suite à sa résurrection, Alex venait de plaquer Anya devant l’autel, Willow tua Warren l’assassin de son grand amour Tara et se transforma en Dark Willow… Quant aux autres personnages, Spike décida de partir à la recherche de son âme après avoir tenté de violer Buffy et Giles se sentait comme un bon à rien, inutile à sa protégée. Ce n’est évidemment qu’un rapide aperçu. Du coup, en début de saison sept, les personnages tentent de se reconstruire. Certains avec plus de succès que d’autres. Buffy s’en sort relativement bien avec Dawn et trouve même un travail, conseillère dans le nouveau lycée de Sunnydale (ben voyons :D). Willow, aidée de Giles, tente de canaliser sa force ultra puissante et travaille énormément sur elle. Par contre, Anya retourne du côté du mal puisqu’elle reprend ses activités de démon vengeur. Spike ayant retrouvé son âme devient totalement frapadingue et entend des voix. Globalement ce n’est donc pas la joie. La première partie de la saison sept est entièrement dédiée aux personnages et à leur lente et parfois difficile reconstruction. Si cela était nécessaire à la série, ce fut assez surprenant pour une dernière saison. Effectivement, le but paraissait être de terminer entièrement BTVS, de clôturer tout ce qu’il y avait à clôturer. Réaliser des épisodes indépendants, sans lien logique apparent, et surtout sans l’ombre d’une menace extraordinaire, ne semblait pas être de très bon augure pour l’ultime saison. Personnellement, j’ai réellement apprécié la saison sept lors de mon second visionnage. Effectivement, si la première partie donne une impression de flottement, ce n’est absolument pas le cas. Elle était nécessaire aux personnages, il fallait les remettre sur leurs rails de manière à ce qu’ils combattent efficacement le grand méchant de la saison. Par ailleurs, il y a énormément d’éléments annonciateurs de l’intrigue à venir et de quelques éléments intéressants à relever dans ces épisodes. On peut citer les meurtres des filles (que l’on saura potentielles par la suite) par les affreux sans yeux (les Bringers) par exemple. Les paroles de Cassie dans Help (7.04) sont très révélatrices. Elle prédit l’avenir et dit à Buffy qu’elle réussira (comprendre, son ultime mission). En tant que fan du couple Buffy / Spike ♥, je ne peux pas m’empêcher de noter qu’elle glissera à Spike un « Elle te le dira, elle te le dira un jour ». Si sur le moment on ne sait pas du de quoi elle parle, le series finale (Chosen) nous le fera comprendre. Et puis cette phrase « Venu d’en dessous, ça dévore tout » est assenée tout au long de cette première partie et résume parfaitement le mal qui ronge peu à peu le monde et qui sera source de tant de douleurs à Buffy et son gang. Il s’agit donc là d’une phase de transition nécessaire à l’intrigue et aux personnages.

Justement, venons en aux protagonistes de BTVS. Le moins que l’on puisse dire c’est que les personnages auront tous évolué au cours de ces sept années, à tel point que certains ne ressemblent plus vraiment à ce qu’ils étaient lors de la saison une. Prenons le cas de Willow par exemple. Où est passée la jeune adolescente mal habillée et n’ayant aucune confiance en elle ? Certes, elle a toujours ce côté ‘Willow’ mais elle a profondément changé. Qui aurait pu dire qu’elle deviendrait le personnage le plus puissant de la série, bien plus fort que Buffy elle-même ? Néanmoins, elle est toujours quelque peu fragile du côté psychologique et la saison six l’a plus que prouvé. La saison sept lui permet ainsi de se sauver et d’avancer. La magnifique Willow que l’on voit, tout de blanc, dans Chosen (7.22) est resplendissante de plénitude. Elle a enfin fait par la paix avec elle.
Ce n’est pas le seul personnage à chercher la rédemption. Spike en fait partie. Maintenant qu’il a récupéré son âme, il n’a pas vraiment changé si ce n’est qu’il est fou. Ceci dit, contrairement à ce que l’on croit au début, ce n’est pas son âme qui le fait divaguer mais le grand méchant de la saison. Ayant compris cela, il réussit à s’en affranchir et à avancer. Lies My Parents Told Me (7.17) nous permet de comprendre un autre pan de sa vie et qu’en réalité, sa mère le détestait alors que lui la vénérait. Spike prouve dans Chosen (7.22) qu’il a profondément évolué et ce, positivement. Effectivement, il se sacrifie pour le bien-être de la Terre. Il agit en ‘Champion’ digne de ce nom.
Il serait aussi possible de parler d’Anya et de Selfless (7.05), merveilleux épisode consacré à ce cher démon vengeur qui montre que non, Anya n’est pas qu’une rigolote qui ne comprend rien aux humains. Elle aussi est complexe et a un passé extrêmement lourd, bien qu’elle ne le montre pas. Si dans les saisons précédentes son traitement n’était pas suffisamment important, ce n’est pas le cas dans celle-ci.
Le personnage qui m’aura personnellement le plus déçue est Giles. Devenu extrêmement amer, il ne fait confiance à Buffy que lorsque ça l’arrange et n’hésite pas à la trahir (dans le 7.17 toujours). Figure paternelle pour la tueuse, il descendra très rapidement de son piédestal et à juste titre. Il paraissait nécessaire pour Buffy de couper le cordon mais j’ai trouvé la scission trop brutale. Il ne prendra même pas du tout sa défense lorsqu’on la fiche à la porte dans le 7.19, Empty Places.

Place au grand méchant de la saison, à savoir la Force. Qu’est-ce donc ? La source suprême du mal, rien que ça. Plus ancienne que tout, c’est elle qui est à l’origine des monstres en tous genres. Difficile de faire pire pour la dernière saison. Bien qu’elle ne puisse pas se matérialiser, elle peut utiliser l’apparence de n’importe qui et s’amusera tout au long des épisodes histoire de bien manipuler. Car c’est ce qu’elle fait parfaitement, diminuer le moral des troupes, critiquer, rendre paranoïaque toute personne normalement constituée, etc. Elle est aidée par les Bringers, ces moines sans yeux qui poignardent tout ce qui bouge, ainsi que par les méta-vampires et finalement par Caleb (Nathan Fillion, plus tard le super Captain TighPants dans Firefly ♥). Tout ceci en font une très lourde menace et Buffy croit au départ même ne pas être à la hauteur. Toutefois, elle décide pour la première fois de ne pas attendre et d’attaquer la première. Ses discours sont toujours aussi puissants et vibrants.
Ce qui est intéressant c’est que l’on nous avait déjà parlé de ce mal suprême, à savoir dans Amends, le 3.10. Episode où Angel commençait à devenir fou à force de voir les humains qu’il avait tués dans le passé. Comme quoi BTVS suit une logique implacable et repose sur une mythologie extrêmement fouillée et maîtrisée.

La deuxième partie de la saison sept est du coup dédiée à l’éradication de ce mal. Pour cela, Buffy et ses amis ne seront pas seuls puisqu’ils auront une armée. Rien que ça. Sauf que ce sera une armée d’ados qui préfèreront passer leur temps à rechigner et pleurer plutôt qu’à apprendre à se battre. Pas étonnant si Buffy pète un câble et se transforme en Tueuse sans cœur. L’élue était tellement froide et vindicative par moment que l’on se demandait forcément si la Force ne se cachait pas derrière ses actes ou paroles. Mais non, c’était bien Buffy. Elle devient tellement totalitaire que tout le monde la met à la porte de chez elle, préférant suivre Faith qui est bien plus cool. Bien évidemment, seul Spike la suit envers et contre tout. Bon, forcément Buffy a vraiment déraillé mais son attitude était plus que compréhensible. Comment transformer une bande de petites écervelées, potentielles tueuses certes, en machines à tuer des monstres ? Il faut bien derrière un sacré entraînement mais Buffy n’a pas le temps de les former. Comme elle le dit à Alex dans Selfless (7.05), elle est toujours seule, c’est à elle que revient la responsabilité de sauver le monde. Et à elle seule. Bien sûr qu’elle peut compter sur ses précieux amis mais elle, elle est nécessaire, vitale. Buffy a toujours été très antithétique, elle manque énormément de confiance en elle mais se sent meilleure que les autres. Conversations With Dead People, le 7.07, est extraordinaire dans le sens où il permet à Buffy de s’épancher sur ses problèmes grâce à l’aide d’un vampire, ex-étudiant en psycho et qui était autrefois au lycée avec elle. Il donne la possibilité à l’élue de faire le point sur sa vie, ses relations avec les autres, son statut de tueuse… Buffy porte le poids du monde sur ses épaules et cette ultime saison sera très difficile pour elle mais elle parviendra aux bouts de ses efforts. Chosen lui offre la plus belle victoire qu’elle pouvait espérer : vivre pleinement sa vie de femme.

La saison sept est aussi marquée par le grand retour de Faith, la tueuse issue de la mauvaise graine, la tueuse-tueuse xD Je ne cache absolument pas qu’il s’agit de mon personnage préférée de BTVS avec Spike donc je ne suis pas vraiment objective. Le début de cette rédemption que Faith effectue avait déjà été amorcé dans Angel mais elle se termine à Sunnydale. Bien que Buffy soit réticente à l’idée de retrouver sa comparse, elle finit par changer d’opinion et s’instaure entre elles une relation mêlée de respect et d’une certaine admiration. L’une enviant ce que l’autre n’a pas et vice-versa. Faith et Buffy ont toujours incarné deux côtés, l’une étant le ying et l’autre le yang. Réunies, elles sont tout simplement inarrêtables.
Bien que j’adore Buffy, j’ai une petite once de regret quant à la raclée que se prend Faith avec les potentielles dans Touched (7.20). C’était un petit peu trop rapide et prévisible. Certes il ne restait plus beaucoup d’épisodes (trois) donc il fallait mettre le turbo mais la déroute de Faith faisait mal au cœur. Cela permet néanmoins à Buffy de revenir sur la scène et de casser la baraque avec sa super faux et son idée de génie.

Super faux car il s’agit là de l’arme la tueuse. Celle construite pour cette lignée si particulière. A ce propos, si dans les saisons précédentes on en apprenait toujours un peu plus sur ce qui fait que les tueuses sont ce qu’elles sont, c’est Get It Done (7.15) qui lève le voile. Comme l’avait dit Buffy dans je ne sais plus quel épisode de je ne sais plus quelle saison, ce ne sont pas les tueuses qui ont besoin des observateurs mais les observateurs qui ont besoin des tueuses. Phrase qui prend tout son sens dans cet épisode où l’on apprend que la première tueuse est issue est de la fusion entre une femme pure et innocente et un démon. Fusion décidée et ordonnée par les premiers observateurs. La tueuse n’a donc été durant des générations et des générations qu’un pion ne servant qu’à obéir et appliquer la loi de ceux qui ne se sont jamais mouillés. Alors que Buffy dans cette ultime saison bouleverse toutes les règles en offrant le pouvoir à toutes les potentielles, la Force fait sauter par ses sbires le conseil, anéantissant ainsi tous les observateurs.

Eh oui, l’idée de génie de Buffy n’est autre que de transmettre son pouvoir de tueuse à toutes les potentielles tueuses qui restent dans le monde. Quelle fin la série pouvait-elle espérer de meilleure que celle-ci ? L’unique tueuse n’est plus seule, elle peut compter sur une relève digne de ce nom. Le sourire que Buffy arbore lors du dernier plan du series finale est plus qu’évocateur. Elle va enfin vivre sa vie telle qu’elle le souhaite, et le mérite.

Bon, ce fut peut-être un peu long, pas très cohérent mais l’essentiel de ce que je voulais dire est là je pense. Evidemment il manque plein de choses. Je pourrais parler en long en large et en travers de la relation entre Spike et Buffy, du series finale, de la musique envoûtante et souvent lyrique de Christophe Beck et Robert Duncan. Il serait aussi normal d’évoquer le passage éclair d’Angel et la géniale métaphore de la pâte à gâteau, du proviseur Woods, de l’énervement que Kennedy pouvait me provoquer, d’Alex dont j’ai à peine parlé et c’est une honte alors qu’il est justement le liant du Scooby, d’Andrew qui est tout simplement extra…

Buffy The Vampire Slayer offre une septième et ultime saison pleine de rebondissements, de passages forts en émotions, d’exercices de style, de moments très drôles et tant d’autres choses difficiles à coucher par écrit. Elle rend hommage aux fans en les faisant vibrer tout au long de ces 22 derniers épisodes. Personnellement, lorsque j’ai lancé la première fois le series finale j’étais limite hystérique, limite « après c’est la fin du monde, c’est juste pas possible » mais finalement, il en est resté un sentiment d’accomplissement et de plénitude, à l’image du dernier plan. Tout cela accompagné de l’impression que Joss Whedon et tous les autres (Jane Espenson, Drew Goddard, Marti Noxon…) ne se sont pas moqués de nous en disant que cette saison marquerait un retour aux sources et terminerait vraiment la série sur un coup d’éclat. Une saison et surtout une série que l’on ne se lasse pas de regarder tant l’univers est riche, multipliant les références à la pop culture, avec des dialogues enlevés et des acteurs fabuleux, avec des personnages forts et surtout un girl power très présent. Une série donnant la possibilité de rire à s’en décrocher la mâchoire ou de pleurer toutes les larmes de son corps. Une série qui a marqué toute une génération. Une série culte. Ma série culte.

Deuxième partie de l’article, un fond d’écran pour Althy, dédié à Twin Peaks.