(Noël des Souris) Ho ho ho, c’est la souris noël !

Par , le 17 décembre 2007

Pour le premier Noël de Luminophore, j’ai décidé de marquer l’occasion… et qui sait, si l’idée que je vais proposer vous plaît, je pourrais la remettre en place l’année prochaine ?
Durant la semaine prochaine, c’est-à-dire du lundi 24 au dimanche 30 décembre, le blog sera entièrement dédié à ce que vous voulez y lire. Il y aura tous les jours un nouvel article ainsi qu’un fond d’écran en cadeau. Étant donné que c’est Noël, j’écrirai ce que vous souhaitez : reviews d’épisodes (ce que je ne fais pas en temps normal), de saison ou de série complète, article dédié à la musique d’une série, ou n’importe quoi d’autre. À condition évidemment qu’il s’agisse d’une série. Vous avez donc la possibilité dans les commentaires d’indiquer un seul article souhaité. Vous vous dites sûrement que vous ne savez pas ce que j’ai déjà visionné mais ce n’est pas un problème. Je le ferai à ce moment-là (sauf si vous me dites que vous voulez que je parle de la franchise Star Trek ou des Feux de l’Amour, il y aura comme un petit souci au niveau du temps !). Bref vous avez quartier libre. Il me faut donc sept visiteurs de Luminophore avec sept idées différentes.

Concernant les fonds d’écran, le principe est le même. Il suffit d’indiquer encore une fois dans les commentaires une série souhaitée (et des personnages ou un épisode en particulier si besoin) et je m’appliquerai à la tâche. Pensez à préciser la résolution d’écran au cas où vous en ayez une bizarre. Je fais toujours en 1024×768 et 1280×1024 mais je peux en faire d’autres. Pour voir mes quelques travaux, c’est sur le Papillon Bleu qu’il faut se diriger.

Vous pouvez demander un article et un fond d’écran, ou un des deux mais pas davantage. Je ne sais pas si le principe est clair, dans tous les cas les commentaires sont là. Vous avez jusqu’au 23 décembre pour vous décider, après ce sera trop tard. Il me faut aussi du temps pour préparer tout ça. J’espère seulement qu’il y aura des demandes :)

The Tudors (saison 1)

Par , le 12 décembre 2007

Tout d’abord, je tiens à m’excuser du peu de mises à jour, c’est encore pire que d’habitude. Je suis débordée de boulot (ceux qui sont passés par la case mémoire de recherche comprendront ^^;;) et j’ai la première partie de mes partiels qui arrive sous peu. Bref, je ne chôme pas entre deux séries télévisées. J’ai quand même trouvé le temps de visionner ces dernières semaines la première année de The Tudors, une production créée et entièrement scénarisée par Michael Hirst. Elle n’est constituée que de dix épisodes de cinquante minutes environ diffusés entre avril et juin 2007. La suite débute sur Showtime au mois de mars 2008. Aucun spoiler.

Angleterre, XVIè siècle. Henry VIII règne désormais depuis quelques années et tente d’être un roi composé, mais il est régulièrement partagé entre sa conscience morale, son devoir et ses amours contrariées, sièges de multiples passions.

Les fictions historiques représentent un genre qui m’intéresse grandement. Par exemple, Rome fut pour moi deux saisons de pur bonheur. De plus, étant donné que le thème de The Tudors est justement le passé de cette dynastie me fascinant, je n’étais absolument pas objective lors du visionnage. Tout du moins, au début. J’ai en effet rapidement compris que la série de Showtime n’offrait pas vraiment la même chose que celle de HBO.

Du point de vue de la réalisation, des décors et des costumes, c’est tout simplement merveilleux. La chaîne a mis les moyens et ça se sent. C’est extrêmement agréable puisque l’on se croit à la cour d’Henry VIII. Toutefois, ça ne s’arrête pas là, il y a aussi de nombreuses scènes dans la campagne anglaise, dans des grandes villes comme Londres, en France ou encore au Portugal. La caméra ne s’y déplace pas très souvent concernant les deux derniers, mais pour ce qui se déroule en Angleterre, les reconstitutions sont très soignées et paraissent crédibles pour un œil inculte, en l’occurrence le mien. Au niveau de la distribution, le moins que l’on puisse affirmer, c’est qu’il y a du lourd. Du très lourd même. Henry VIII est interprété par Jonathan Rhys-Meyer. Il parvient à incarner l’ambivalence du roi, et ce, royalement. Henry VIII peut d’une seconde à l’autre passer de la colère intense aux accolades et inversement. Rhys-Meyer excelle dans ce registre. Autre nom très connu, celui de Sam Neill qui nous offre un cardinal Wolsey très… retors dirons-nous. Les amateurs de Dead Like Me seront aussi ravis de revoir Callum Blue (ce cher Mason ♥). Je ne tiens pas à écrire un pavé sur les acteurs de The Tudors donc je m’arrêterai pour l’heure, mais il y a plusieurs belles pointures.

Si toute l’esthétique de la fiction est léchée et attractive, le fond est moins travaillé. Le reproche ne se situe pas dans le sens où les scénarios sont niais et stupides, mais dans celui où sachant qu’il s’agit là d’une série historique, il convient de suivre la réalité… Sauf que The Tudors s’accommode de ce qui l’arrange. Il paraît évident qu’il s’avère nécessaire de romancer le tout, d’autant plus qu’on ne pourra jamais démêler le vrai du faux. On ne peut que spéculer, sans être pour autant au courant de ces secrets d’alcôves. Néanmoins, The Tudors aurait pu respecter un petit peu plus la chronologie. On passe d’une année à plusieurs années plus loin pour revenir à l’année précédente, etc. Sur le coup, ça ne m’a pas trop choquée parce que je dois avouer que c’est une période que je ne maîtrise que moyennement, mais en lisant des informations par la suite, j’ai pu remarquer de nombreuses incohérences. Du coup, je crois qu’il faut regarder The Tudors comme une série, historique certes, mais qui ne respecte pas tant que ça ce qui s’est réellement déroulé. Il s’agit là, je pense, du défaut majeur de la production. Il n’est pas gênant si l’on ne prête guère attention à l’Histoire, la vraie, ou si l’on n’y connaît rien.

Les thèmes abordés sont bien évidemment la religion et notamment la montée en puissance de Luther en Europe, les alliances entre les pays, les maladies telles que la suette qui en quelques jours décima une importante partie de l’Angleterre (40 000 morts ou davantage si mes souvenirs sont bons), les luttes d’influences et manipulations toujours d’actualité quel que soit l’époque dans laquelle on vit, la vie à la cour, les combats de joute, etc. The Tudors accorde aussi une très grande dimension aux relations amoureuses. Je n’irai pas écrire que c’est un soap, mais presque. Pour certains, la série est plus osée côté scène de sexe que Rome ; or, je ne suis pas franchement d’accord. Je dirais que c’est à peu près identique.

J’ai eu un vrai coup de cœur pour le personnage de Catherine d’Aragon qui, malgré ce qu’il se passe, reste digne et ne sombre jamais quoi qu’il arrive. Une femme forte, tout en retenue, comme on en fait peu. À côté d’elle, la perfide Anne Boleyn peut aller se rhabiller. Thomas More, nonobstant son extrémisme religieux qui se voit nettement en fin de saison, est juste et droit. Bien qu’évidemment on ne puisse que critiquer ses actes, on l’apprécie. Du moins, ce fut mon cas. Étant personnellement attirée par les héros offrant une caractérisation travaillée et non manichéenne, j’ai été ravie par The Tudors. Détester viscéralement un protagoniste fut impossible pour ma part.

En conclusion, je ne peux que conseiller The Tudors aux amateurs de séries historiques, de luttes de pouvoirs et de figures fortes. Même si le côté authentique pêche justement un peu sur la véracité des faits, il n’empêche pas moins que les scénarios sont plaisants et bien mis en scène. En outre, voir les Français se faire traiter de tous les noms a quelque chose de très comique. À ce propos, plusieurs passages dans notre très chère langue sont visibles, ce qui se révèle agréable. Lorsque l’on pense Henry VIII, on imagine souvent le roi fou d’Angleterre qui tua la majorité de ses femmes. Cette impression est trompeuse parce qu’il dégage naturellement bien plus que ça. À noter que la musique est magnifique et le générique, sublime. Une chose est sûre c’est que je serai au rendez-vous pour la saison deux. En attendant je compte bien me régaler au cinéma avec le film de Shekhar Kapur, Elizabeth: The Golden Age, qui n’est autre qu’une des filles d’Henry VIII dont je suis totalement sous le charme.

Psych | Enquêteur Malgré Lui (saison 1)

Par , le 2 décembre 2007

Psych arrivant en France cet après-midi sur TF1, il est plus que temps d’en parler sur Luminophore. Si vous cherchez Psych dans votre programme télé, vous ne trouverez qu’une série nommée Enquêteur malgré lui. Ne vous inquiétez pas, c’est la même chose. Il était tout à fait normal de changer l’appellation originale, car elle est imprononçable pour les non-anglophiles. Pour autant, ce nouvel intitulé est extrêmement mal choisi et ne représente en rien la fiction. Le héros n’est pas un enquêteur malgré lui, au contraire, il adore enquêter et se fait passer pour un médium de manière à pouvoir mettre en pratique ses talents. Médium malgré lui aurait été, par exemple, plus judicieux. Cette première saison, composée de quinze épisodes, fut diffusée aux États-Unis sur USA Network en deux parties – à savoir en juillet et août 2006, puis entre janvier et mars 2007. Il paraît que la série est dans la veine de Monk, chose que je ne pourrai pas confirmer, ou infirmer, étant donné que je n’ai jamais regardé cette dernière. Aucun spoiler.

Dès son enfance, Shawn Spencer a été forcé par son père à faire attention à chaque détail qui l’entourait. Étant désormais adulte, rien ne semble lui échapper tant il est doté d’un extraordinaire sens de l’observation. Suite à certaines circonstances rocambolesques, il est embauché par la police de Santa Barbara à qui il vient de faire croire qu’il est médium. Avec son meilleur ami, Gus, ils tentent alors de résoudre des affaires grâce à ses supposés dons surnaturels.

Sans conteste, Psych est une parodie décalée jouant avec les stéréotypes des productions policières et n’hésitant pas à user – et parfois abuser – de tous les codes du genre. Elle ne se prend absolument pas au sérieux et les dialogues sont souvent mordants et extrêmement drôles. Honnêtement, je pense n’avoir jamais autant ri devant une série de ma vie. Par ailleurs, Psych parvient à allier enquête et humour en trouvant un solide équilibre. Les investigations sont systématiquement traitées avec légèreté et ne plombent généralement pas l’ambiance survoltée qui règne entre les personnages. La qualité des épisodes va crescendo et les thèmes abordés arrivent toujours à se renouveler.

Les affaires illustrées ne sont en réalité que des prétextes pour mettre en avant la dynamique existant entre les divers protagonistes de la fiction. La relation entre Shawn (James Roday) et son meilleur ami, Gus (Dulé Hill), est débordante d’énergie et de bonne humeur. Tous les deux ne se ressemblent pas vraiment, mais s’accordent à merveille. Aussi gamins l’un que l’autre, mais de manière différente, il ne se passe pas un épisode sans qu’ils ne se lancent des piques sans aucune animosité sous-jacente. Il s’agit là d’un vrai duo de comiques. J’avoue adorer le personnage de Gus qui, sans s’en rendre compte, est hilarant. Le père de Shawn (Corbin Bernsen), ancien policier, représente l’une des figures importantes de la série. Même si le héros dit ne pas apprécier son sarcastique géniteur, il n’en est rien et ne réalise pas qu’il quémande sempiternellement son aide. La relation les unissant est assez compliquée, mais encore une fois, il n’y a jamais d’ombre véritable au tableau tant la bonne humeur prime. Les aventures débutent toujours par un retour plusieurs années en arrière qui montre le père, Shawn et Gus dans une situation particulière tournant rarement à l’avantage des deux amis ; ce cadre au demeurant trivial a parfois un lien avec la future enquête, d’ailleurs. Les acteurs incarnant Shawn et Gus jeunes collent parfaitement à leur version adulte et leur dynamique est déjà du même acabit. Shawn et Gus collaborent régulièrement avec la police composée, entre autres, de la chef (Kirsten Nelson), de Carlton Lassiter (Timothy Omundson) un détective psychorigide qui se moque à tout va du duo, et de Juliet O’Hara (Maggie Lawson), sa ravissante collègue.

Au final, la première saison de Psych est très agréable à suivre, extrêmement divertissante par l’excentricité de ses protagonistes et le juste milieu entre des investigations cocasses et un humour décalé. Si, dans les premiers épisodes, James Roday en fait un peu trop dans les moments où il est soi-disant assailli par une vision, ce défaut s’atténue avec le temps. Les relations entre les personnages sont véritablement le point fort de cette série et les scénaristes n’hésitent pas une seule seconde, à juste titre, à les mettre en avant. Ne se prenant pas du tout au sérieux, Psych offre des aventures rafraîchissantes et rarement ennuyeuses. Les dialogues très vifs et jouant sur les mots sont aussi un atout non négligeable. Espérons que la qualité du doublage français soit au rendez-vous sur TF1 et que les petites scènes hilarantes dans le générique de fin demeurent. Ces saynètes style bêtisier – mais qui ; en réalité, ne le sont en aucun cas – montrent souvent les acteurs en train de chanter, faire les idiots, etc., et c’est un vrai délice pour les zygomatiques.