Stargate SG-1 (saisons 1 à 9)

Par , le 28 décembre 2007

Jour 5, semaine spéciale Noël. Comme prévu un article et un fond d’écran. Aujourd’hui, le premier sera dédié à Stargate SG-1 selon les souhaits de Sweetpasta.
Il est amusant de noter qu’il y a quelques années, j’étais vraiment très fan de Stargate SG-1, à tel point qu’elle faisait partie de mes séries préférées. Depuis, de l’eau a coulé sous les ponts. Dans cet article je n’écrirai que quelques idées. Il me paraît impossible de faire une analyse poussée de la série, je ne la maîtrise pas suffisamment et surtout, ça me prendrait des pages et des pages…

Est-il nécessaire de présenter la franchise tant elle est connue ? Faisons tout de même un rapide tour d’horizon, au cas où. Au départ il y avait Stargate, l’excellent film de Roland Emmerich avec Kurt Russell et James Spader. C’est à partir de cet univers qu’est née la série Stargate SG-1. SG-1 car les téléspectateurs suivent l’équipe SG-1 (il y a plusieurs équipes, SG-1 est évidemment la plus importante). Dix saisons ont été produites, 2007 marqua l’arrêt de la série. Néanmoins, il existe un spin-off depuis 2003, Stargate Atlantis. Stargate Universe, encore une autre série, est prévue pour 2008. Deux téléfilms devraient par ailleurs conclure totalement Stargate SG-1, à savoir Stargate : The Ark of Truth et Stargate : Continuum.

Un an après la première mission sur Abydos, la Porte des Etoiles est activée de l’extérieur. Un groupe de Goa’ulds, mené par Apophis, attaque la base et capture une militaire. Le gouvernement envoie une équipe pour retourner sur Abydos et ramener le Dr. Daniel Jackson. Celui-ci a découvert que des milliers d’autres portes existent dans l’univers, grâce à un cartouche. Cependant, Apophis capture Sha’re, la femme de Jackson, et Skaa’ra, un ami de O’Neill.
Une équipe, SG-1, composée du Colonel Jack O’Neill, du Major Samantha Carter spécialisée en astrophysique, de Daniel Jackson et du jaffa Teal’c, qui s’est retourné contre son dieu, va être mise en place pour explorer d’autres planètes, peuples ou technologies, et rechercher Sha’re et Skaa’ra.
Source : AnnuSeries

J’avoue n’avoir pas pu m’empêcher de sourire en lisant ce synopsis. J’ai l’impression que tout ça s’est passé il y a tellement longtemps. Skaa’ra, Sha’re, Apophis, des personnages qui ont marqué la série mais depuis il y a eu de nombreuses saisons. Avant de parler véritablement de Stargate SG-1 je tiens à préciser que je n’ai pas encore vu entièrement la saison dix (M6 n’a pas l’air décidé à diffuser la seconde moitié è__é) et surtout, je n’ai vu qu’une seule fois les épisodes. Du coup les premières saisons sont très lointaines dans mon esprit.

Il est possible de diviser la série en deux parties, la première traitant des Goa’ulds et la seconde des Ori. Ces deux peuples représentent le même type de menace, ils se font passer pour de faux dieux. Il était temps pour la série de changer de rengaine. Infliger de lourdes pertes aux Goa’ulds ne pouvait pas durer éternellement, il fallait bien donner le coup de grâce. Les scénaristes ont alors réussi à intégrer un peuple bien pire et cruel tout en mettant au point une mythologie intéressante liée à Merlin et aux Anciens. Il est évident que ce n’était pas prévu depuis le départ mais tout colle parfaitement.

En y réfléchissant bien, il s’en est passé des choses du côté des personnages. Un a tout de même eu le droit de se laisser pousser les cheveux ! Il y en a un qui est mort, a subi l’Ascension et est revenu sur Terre en tant que mortel. De nouveaux sont arrivés (Cameron et Vala, transfuges de Farscape), certains sont repartis (Jonas par exemple), d’autres se sont faits moins visibles (pensée toute particulière pour ce cher O’Neill). Il en ressort une équipe bien soudée, généralement plutôt intéressante. Lorsqu’O’Neill est parti j’avais un peu peur que le moteur de la série se soit aussi envolé, mais non. Stargate SG-1 marche très bien sans lui, même s’il est toujours agréable de le revoir de temps en temps. L’intégration de Vala fut une excellente idée, elle apporta une fraîcheur sans précédent à la série. Sam est devenue tellement fade et potiche au fil des saisons qu’il fallait du sang féminin frais. Il s’agit là d’un défaut majeur de la franchise (c’est valable pour Stargate Atlantis), les personnages masculins sont très forts, très développés mais du côté des femmes c’est bof. Elles sont souvent en sous-nombre en plus.
Néanmoins, l’équipe SG-1 est un intérêt non négligeable de la série. Les personnages se complètent bien et apprennent à se connaître au fur et à mesure des années. O’Neill et ses petites phrases toujours aussi drôles, Teal’c et son unique expression faciale, Daniel et son côté rat de laboratoire, Sam et son engouement pour la physique… chacun a ses défauts et ses qualités.

La mythologie de la série est extrêmement travaillée. L’univers est ultra foisonnant. Le nombre de races que l’équipe rencontre au cours de ces dix saisons est tout simplement hallucinant. Rien que pour cela, Stargate SG-1 est intéressant. On sent un réel souci du détail derrière et une volonté de proposer quelque chose de cohérent. Si certaines planètes se ressemblent étrangement, les maquillages et costumes de créatures s’améliorent avec le temps. On est loin du côté très cheap du début. Cela dit, il reste toujours le souci de la langue. Tout le monde dans l’univers ne parle pas anglais. Encore heureux d’ailleurs. Toutefois, ça reste la marque de fabrique de la série et tout le monde s’en accommode désormais.

Si la série a eu un très gros creux dans les dernières saisons, la dernière remonte le tout. Comme je le disais précédemment, je n’ai vu que la première moitié mais cela permet tout de même de se rendre compte qu’il y a comme un retour aux sources. La nouvelle équipe (Cameron, Vala, Teal’c, Sam et Daniel) est plus homogène et à un côté très amusant et sympa. Il y a moins d’épisodes indépendants et très ennuyants, la menace des Ori se faisant de plus en présente. Les dialogues sont piquants et réussis et il y a une multitude de références aux neuf saisons passées. Le point d’orgue est forcément le 10.06 qui n’est autre que l’épisode 200. Il s’agit d’une gigantesque parodie de films, séries et univers connus. Je ne m’avancerai pas trop en disant qu’il s’agit probablement là d’un des meilleurs épisodes de Stargate SG-1. Très rares sont les séries capables d’autant d’auto-dérision. Les créateurs ne sont pas fous, ils savent qu’ils ont raté certains arcs, qu’il y a des trucs qui clochent et se moquent d’eux-même. Un épisode clin d’œil absolument génial.

Quand bien même Stargate SG-1 a peu à peu perdu de son éclat, la série n’en reste pas moins indispensable pour toute personne appréciant un minimum la science-fiction. L’équipe que l’on suit est agréable au possible, les décors sont souvent merveilleux, l’univers et les races sont travaillés, l’ambiance est extrêmement plaisante. Il y a de l’aventure et parfois du suspense, un bon cocktail qui fait que l’on a pu passer d’excellents moments durant ces dix longues années. Dix années que personnellement je ne regrette en aucun cas. Par ailleurs, il ne faut pas nier que si la SF est là où elle en est aujourd’hui, c’est grâce à Stargate SG-1. Elle a su prouver au public qu’il ne s’agissait pas que de trucs débilissimes et inintéressants. Elle est forcément à l’origine de nombre de nouvelles séries du même genre et quand bien même elle a un certain nombre de défauts, elle fut la base de la découverte de la SF pour pas mal de personnes. Rien que pour ça, c’est déjà pas mal…

Deuxième partie de l’article, un fond d’écran pour Sweetpasta toujours, aux couleurs de Scrubs.

Dexter (saison 2)

Par , le 27 décembre 2007

Place au quatrième jour de la semaine de Noël et, comme prévu, voici un billet et un fond d’écran. Grâce à la demande de Haruka, aujourd’hui ce sera du 100 % Dexter ! Étant donné que j’ai déjà pu évoquer la série et que la miss souhaite que l’on s’attarde sur la saison deux, je passe toute la phase de présentation. Par ailleurs, il y aura des spoilers absolument partout, donc faites attention.

Avec Friday Night Lights, Dexter fut pour moi une des révélations télévisuelles de l’année 2006-2007. Il est légitime d’être davantage conciliant et tolérant face aux premières saisons, ce qui est loin d’être le cas avec la suite… Dexter a-t-elle réussi à passer la seconde et trouver son rythme de croisière avec sa deuxième saison ? Toujours diffusée sur Showtime, cette nouvelle salve d’épisodes en comporte douze d’une cinquante de minutes, passés entre septembre et décembre 2007. Après le tueur au camion frigorifique (the ice truck killer en VO), qu’est-ce que les scénaristes allaient-ils bien pouvoir trouver pour nous subjuguer ?

Sans grande surprise, le season premiere plonge rapidement le public dans le bain et lance l’ambiance à venir. Le tueur en série à poursuivre cette année sera celui découpant des humains qui, selon lui, ne méritent aucune pitié, les range dans des sacs et les balance à la mer. Une lumière vient-elle de s’allumer dans votre cerveau ? Cette description vous semble-t-elle plus que familière ? Eh oui, la cachette de Dexter est découverte et Miami est horrifiée de savoir qu’un criminel bien plus prolifique que le tueur au camion frigorifique sévit dans leurs rues. Pourtant, la barre paraissait impossible à dépasser tant le premier l’avait placée haut. Les journalistes adorant qualifier les ennemis publics de sobriquets du plus bel effet, ce tueur se voit surnommé le boucher de Bay Harbor (the bay harbor butcher en VO). La situation étant plus que grave et presque incontrôlable, une unité spéciale du FBI, menée par Keith Carradine lui-même, est immédiatement dépêchée et notre anti-héros se retrouve par conséquent à travailler avec ceux qui le traquent sans relâche. Dexter sera-t-il attrapé ? Va-t-il aller en prison ? Comment son entourage réagira-t-il en apprenant qu’il a besoin de tuer pour vivre ? Tant de questions qui trouveront une réponse durant cette saison… ou pas !

La saison deux traite donc en premier lieu de la chasse de ce psychopathe sur lequel la lumière vient d’être faite. Si, au départ, il terrorise la ville, certaines personnes deviennent rapidement admiratives et tendent à le jucher sur un piédestal. Effectivement, pour elles, le boucher de Bay Harbor agit tel un justicier de l’ombre, ne tuant que les pourris jusqu’à la moelle et rendant les quartiers plus propres et plus sûrs – chose que la police n’arrive pas tout le temps à faire pour des raisons parfois bien trop triviales. À l’instar de la première saison, les téléspectateurs sont encore une fois fascinés, presque admiratifs, face à Dexter et à ses agissements, quand bien même on exècre ce genre de règlements de compte ou la peine de mort. Pire, il est aisé d’oublier que Dexter est bel et bien un tueur en série, un être psychologiquement malade ayant besoin de tuer pour se sentir quelque peu vivant. Cela étant, alors que l’on s’attache à cette figure antithétique, la série nous rappelle brutalement et efficacement qu’il est bel et bien un monstre ; la séquence où Dexter tue de sang froid et découpe un dealer devant Doakes, enfermé dans une cage, est une une illustration parlante. Le choc est plus que rude et bouleverse le public qui, sur son canapé, ne peut s’empêcher d’être mal à l’aise. Cet héros ressemblant à un nounours inoffensif est inhumain en raison de sa froideur et de son détachement. Tandis que jusqu’à présent, il se complaisait dans sa situation et qu’il continuait tranquillement sa petite vie rodée, il s’aperçoit de ses perversions et se surprend sporadiquement à vouloir changer, voire à sensiblement souffrir de s’apparenter à un individu plus que tourmenté. En d’autres termes, la saison continue d’explorer la psychologie de Dexter et si le traitement est parfois assez facile et bancal en raison de quelques incohérences, la caractérisation est tellement bien menée et le personnage solidement interprété qu’il est tout naturel d’y succomber et d’occulter les défauts.

Durant ces douze épisodes, Dexter apprend beaucoup sur lui-même, sur ce que son père adoptif lui a appris et légué, et il réagit beaucoup plus humainement. Si dans la saison une il était très lisse et ne montrait que rarement des sentiments, ce n’est pas le cas dans la saison deux. Dexter passe ainsi par la colère, le désespoir, la peur, la culpabilité, etc. Bien sûr, l’apparition d’émotions ne colle pas avec la dimension de psychopathe que l’on souhaite pourtant nous faire croire, mais il s’agit d’un parti pris de la fiction auquel il convient d’adhérer, tout du moins si l’on désire l’apprécier un minimum. Cette année, la série se focalise dès lors sur son personnage principal, ses doutes et ses angoisses. Il cherche à savoir qui il est et se pose de nombreuses et légitimes questions. Par exemple, pourquoi son père l’a t-il aidé à canaliser ses pulsions ? Celui-ci savait-il vraiment où il allait en transformant son fils en justicier de la nuit ? En proie à ses démons, Dexter n’en est que plus humain et, du coup, plus crédible. C’est pourquoi, il est indéniable que la saison deux s’apparente à une plongée dans l’âme de sa figure de proue.

Cette année se permet d’introduire en douceur deux nouveaux personnages : Lundy, chargé de l’unité du FBI, et Lila (Jaime Murray), le garde-fou de Dexter chez les intoxiqués aux diverses drogues. Pour l’anecdote, il est amusant de noter que l’interprète de Lundy, Keith Carradine, a joué le rôle d’un tueur en série très prolifique et extrêmement sadique dans la saison deux de Criminal Minds. Les rôles sont désormais inversés ! En tout cas, le jeu du chat et de la souris entre Lundy et Dexter est extraordinaire. Si le second a déjà maintes fois prouvé qu’il était intelligent et rusé, il trouve en Lundy un adversaire à sa mesure. De façon plus qu’enthousiasmante, l’analyse sanguin montre sa capacité à se maîtriser et ne jamais se révéler. Après tout, la première règle du code de Harry est de ne pas se faire prendre. Pour cela, tous les coups sont permis. Néanmoins, c’est la relation entre Deb et Lundy qui m’aura davantage marquée cette fois-ci. Durant la saison une, Deb n’était pas très fine et assez usante, avouons-le. Le personnage prend enfin son envol et grandit grâce à Lundy pour lequel elle ressent diverses émotions mélangeant de l’admiration, de l’amitié et de l’amour. Sinon, l’autre nouveau protagoniste est donc le vampire anglais Lila. Dès sa première apparition, le doute n’est guère présent, cette femme est toxique et aura un effet néfaste sur Dexter. Psychologiquement instable, elle ne déchiffre que trop bien celui de qui elle s’amourache ; et lorsqu’elle découvre le vrai Dexter, elle ne fuit pas, elle est bien trop fascinée. Si Lila donne régulièrement envie de l’étriper, elle se révèle plus que nécessaire pour permettre à Dexter d’avancer et de construire une facette inédite de son identité. Accessoirement, le sort final de cette femme vénéneuse est parfait et plus que jouissif.

Enfin, la révélation fut pour ma part avec Doakes qui n’est ni plus ni moins le personnage le plus intelligent de la série. Il a tout compris chez Dexter. Absolument tout. Leurs faces à faces sont fascinants et extraordinaires. À partir du moment où il a la preuve tangible que Dexter est le boucher de Bay Harbor, on se doute malheureusement qu’il va y passer. Le scénario joue sensiblement la carte de la facilité puisqu’il trépasse non pas par les mains de Dexter mais par celles de Lila, même si cela paraissait évident et logique. Il n’empêche qu’au moment où l’ancienne droguée ouvre le gaz et laisse le pauvre Doakes sauter en l’air, difficile de ne pas ressentir comme une grande vague de tristesse. Certes, bien que Doakes n’ait vraisemblablement plus aucune utilité pour la série, il s’agit là d’un coup dur dont on se serait peut-être passé. À part tout ça, la quête de la vérité de Laguerta sur la véritable identité du boucher de Bay Harbor est assez émouvante. Seule contre tous, elle ne ne peut croire que derrière Doakes se cache le psychopathe que tout le monde décrit – et à juste titre ! Le rapprochement entre Deb et elle est sympathique comme tout et prouve en outre que la jeune Morgan en a parcouru du chemin depuis le tueur au camion frigorifique.

Pour conclure, cette saison deux de Dexter est clairement à couper le souffle. Bien meilleure que la première alors que le niveau était pourtant déjà élevée, elle avance tambour battant et glace le sang du téléspectateur grâce à une atmosphère létale où n’importe quoi semble pouvoir arriver. De plus, le personnage de Dexter dispose progressivement d’une exploration et s’en suit une analyse psychologique très détaillée tout simplement passionnante. La caméra dépeint l’homme tel qu’il est réellement, avec la face qu’il arbore tous les jours devant sa famille et ses amis, mais aussi via sa face noire, celle qu’il tente de cacher. En d’autres termes, le visionnage est un réel délice en dépit d’être une vraie torture exaltante pour les nerfs. Ce n’est pas guère se fourvoyer que d’écrire que cette saison figure parmi les plus réussies de l’année. Vivement la suite !

Et un fond d’écran !

The Pretender (Le Camélon) – 3×18 | Wake Up (Pièces manquantes)

Par , le 26 décembre 2007

Jour 3, semaine spéciale Noël. Comme prévu un article et un fond d’écran. Aujourd’hui, le premier sera dédié à l’épisode 3.18, Wake Up (Pièces Manquantes en VF) de The Pretender (Le Caméléon) selon les souhaits de Nephthys.
Il convient de préciser que d’habitude je ne fais jamais de review d’épisode et que surtout, je n’ai jamais regardé Le Caméléon. Je sais seulement quelques trucs comme quoi Jarod est un génie qui s’est échappé d’un centre pour génies et qu’une Mlle Parker le pourchasse. Jarod peut se camoufler tel un caméléon car il sait énormément de choses et a un talent très développé pour se métamorphoser. Mlle Parker paraît être la méchante mais elle ne l’est pas vraiment. Point barre. Du coup, l’article aura sûrement des suppositions fausses mais vous m’excuserez n’est-ce pas ? ^^;

L’épisode débute par Mlle Parker (elle a un prénom au fait ?) qui rêve de sa mère qui lui ressemble comme deux gouttes d’eau (au début je ne comprenais pas je dois avouer xD). S’en suit un petit discours sur le grand amour, bla bla bla. Ce rêve permet à la miss de se rendre compte que Thomas est l’homme de sa vie et qu’elle a été bien stupide de refuser d’aller avec lui à Portland. Du coup, elle se précipite dans la salle de bain où ce dernier prend sa douche et lui déballe ouvertement ses sentiments. Sauf qu’il ne répond rien, normal l’eau coule toute seule. Mais où est donc Thomas ? Eh bien il est dehors, adossé à la maison, une balle en pleine tête.

Un ferrailleur qui comme par hasard passe par là à ce moment voit la scène et part à toute vitesse en ayant bien pris la peine d’avertir la police d’un meurtre. Mlle Parker se retrouve ainsi sur le banc des accusés. Par chance, on trouve plus tard un junkie totalement défoncé et couvert de la tête au pied du sang de Thomas. Et en bonus il a aussi l’arme de Mlle Parker qui a servi au meurtre. Encore une fois, comme par hasard, le junkie y passe (overdose) et l’assassinat reste donc dans le flou.

Entre temps, Mlle Parker reçoit un coup de fil de Jarod qui l’a vue à la télé et lui offre une petite visite dans un bar. En guise d’aide il lui balance quelques phrases mystérieuses et surtout le conseil de chercher les pièces manquantes dans son entourage. Mlle Parker ne croit en rien à la thèse du suicide du junkie et part fouiller chez lui. Vivant dans un vrai taudis, il paraît impossible qu’il ait pu se fournir en morphine. Il y a donc forcément quelque chose qui se trame dessous.

Les meurtres étant vraiment à la mode, le policier chargé de l’enquête y passe dans un accident de voiture. Les coïncidences n’existant décidément pas dans cette série, le câble de frein avait été coupé. Alors que tout semble aller contre Mlle Parker, elle retrouve le ferrailleur qui bien évidemment est lié à toute cette machination. Il fut payé pour se trouver devant la maison et alerter la police et n’a reçu ses ordres qu’à travers un téléphone. Mais il saurait reconnaître la voix, pour cela il a juste besoin de 500 000 $. Somme que Mlle Parker s’apprête à lui donner plus tard (dommage que mon père ne travaille pas au Centre tiens xD) mais ce ferrailleur est retrouvé enfermé dans le coffre de sa voiture avec pour seul air le gaz d’échappement.

Il n’y a donc plus aucune piste pour Mlle Parker, le meurtre de son fiancé (ou je ne sais quoi) ne sera pas résolu. Néanmoins, Jarod lui conseille fortement de ne jamais oublier, de chercher toutes les pièces manquantes pour faire tomber ceux qui sont responsables. Mlle Parker est bien décidé à faire croire que tout va bien mais de préparer en silence sa vengeance qu’elle mangera donc froide…

Ne connaissant pas du tout l’histoire, ni les personnages, j’avais un peu peur de fermement m’ennuyer et ne rien comprendre devant cet épisode. Ce ne fut pas vraiment le cas. Il y avait quelques éléments relativement intéressants qui ont pu me captiver suffisamment longtemps.
Certes, cette accumulation de meurtres paraît quelque peu abusive mais étant donné que la thèse de la machination est celle qui est soulevé, ça paraît compréhensible. Le principal défaut se trouve dans le fait que l’on voit très peu Jarod. Ok il est un génie, tout ça, tout ça, mais que fait-il dans cet épisode ? Bah pas grand chose. Je m’attendais et surtout j’espérais voir des talents un petit peu sensationnels et surtout avoir la réponse à ce meurtre ^^; En ne visionnant qu’un seul épisode c’est assez frustrant mais sur une saison c’est peut-être palpitant, je ne sais pas. Cela dit, cet évènement semble avoir ébranlé davantage la confiance que Mlle Parker peut avoir envers le Centre qui l’emploie. Peut-être cela marquera un rapprochement avec Jarod pour faire tomber cette structure ?

L’entourage de Mlle Parker n’est pas vraiment d’une grande aide. Mis à part Patrick Bauchau (qui a des yeux normaux, pas comme dans Carnivàle :D) et un chauve qui semble assez intimidé et mal à l’aise, elle n’a que Jarod qui semble s’inquiéter pour elle. D’ailleurs, je m’attendais à des scènes plus ambiguës entre Jarod et Mlle Parker, ça sonnait un peu plat je trouve.
Son père est très ambigu et ne paraît en aucun cas digne de confiance. Il lui dit de bien belles paroles mais tout cela sonne faux, comme s’il cachait son implication. Quant à sa belle-mère, son goût prononcé pour les sucettes n’en fait pas quelqu’un d’agréable. Elle n’hésite pas à enfoncer davantage Mlle Parker. Ah, et j’ai été très étonné de retrouver ce cher Mike Delfino ♥. Le personnage avec un tuyau d’oxygène dans le nez ne semble pas très sympathique c’est le moins que l’on puisse dire. Vu les plans très insistants sur sa modeste personne, ajouté au fait qu’on ne l’entend pas une seule fois parler, laisse suggérer qu’il a quelque chose à voir dans cette affaire.

La mère de Mlle Parker semble être morte ?! Elle représentait tout pour sa fille ce qui peut amener à penser que l’héroïne a du avoir du mal à surmonter cette épreuve. Malgré ce qu’elle subit dans cet épisode, elle reste digne et décide de carburer dès lors à la vengeance. Généralement, dans ce genre de situation, le personnage devient quelque peu obsédé par sa quête et s’y perd…

Les flash backs étaient très jolis et bien mis en scène par ce mélange entre noir et blanc et couleur. Je ne sais pas si c’est habituel de la série mais il est amusant de noter que lorsque Mlle Parker était triste dans ces flashbacks, ils étaient en NB mais lorsqu’elle était heureuse ils gagnaient en couleurs.
Le cadeau qu’offre Jarod à la fin est intéressant. Il s’agit d’une sorte de mosaïque de verre représentant Mlle Parker. Sauf qu’une pièce manque : celui de son coeur. Jolie métaphore que voilà. Son coeur a été arraché par ce meurtre et va-t-elle le retrouver ?

Un épisode très centré sur Mlle Parker, un peu trop pour la novice que je suis, mais il comporte des scènes agréables et de jolis moments. Le désespoir de Mlle Parker est bien mis en scène et la situation avance suffisamment vite pour ne pas faire durer de sempiternelles accusations ou que sais-je. Dur d’en dire quelque chose de réellement concret car je ne m’y connais trop peu pour comparer au reste de la série. Ca ne m’a pas donné envie de m’y pencher mais ça aura au moins titillé ma curiosité.

Place maintenant au fond d’écran, le thème est Skins, choisi par Miyuse.