Farscape (saison 4) – This is John Crichton paging the head Cylon. Pick up the phone, Imperious Leader.

Par , le 12 octobre 2007

Farscape, saison 4. Une vraie bombe. En commençant la série je n’aurais jamais imaginé que j’en serais aussi dingue. En quatre saisons elle est rentrée dans mon top 5, celui qui est supposé être immuable. La saison 4 est dans la même continuité que la 3 c’est-à-dire tout aussi excellente. J’étais, et je le suis toujours d’ailleurs, effarée de savoir que les dirigeants de Sci-Fi aient décidé de l’annuler alors que le season finale se terminait sur un A suivre et par voie de conséquence un cliffhanger de très grand malade. Lorsqu’on possède une série de cette qualité, avec un très grand nombre de fans déchaînés (le pouvoir des geeks ^^;), on ne l’arrête pas en plein milieu parce qu’elle n’engrange pas assez d’argent. Ce qui me fait sourire c’est que la série a été annulée pour renforcer Stargate SG-1. A l’époque j’aimais beaucoup cette dernière et Farscape ne me disait rien de bon. Ah… j’étais jeune et naïve. D’ailleurs, Stargate SG-1 a pas mal pompé d’idées à Farscape. Sans parler d’autres fandoms évidemment, comme Star Wars par exemple. Et puis au moins dans Farscape ils ont réglé des problèmes comme les langues ! Oui parce que tout l’univers ne parle pas anglais que je sache. Bref. Ne nous acharnons pas sur la franchise Stargate. Non non. Parlons de ce petit bijou de saison 4. Aucun spoiler.

Le season premiere, Crichton Kicks, est probablement le meilleur début de saison de la série. La dépression du héros débute, sa paranoïa ne fait qu’augmenter et il se laisse aller. On ne le comprend que trop et sa déchéance est terrible. Cela dit, il reste toujours le même, c’est-à-dire très ironique sur son sort ce qui apporte une petite touche d’espoir mêlé à du cynisme. Le Crichton frais et dispo sera bien de retour un jour, croisons les doigts !
Concernant les épisodes à proprement parler, les trois épisodes centrés sur une certaine planète (ou comment évitez les spoilers) sont très réussis. Je ne pensais pas que John et ses amis iraient un jour sur cette « vraie » planète mais ce fut le cas. Encore une fois les scénaristes font de l’excellent boulot, les sentiments antithétiques de John sont bien mis en évidence et interprétés avec grand justesse par un Ben Browder au summum de son art.
Comme d’habitude, quelques épisodes sont plus drôles que les autres (par exemple le 4.07, John Quixote) mais la plaisanterie a toujours un sens caché voire plusieurs. J’ai déjà pu le dire mais j’apprécie réellement cette double voire triple lecture que l’on peut faire de Farscape. Une scène limite débile, comme beaucoup des moments John / Harvey par exemple, n’est pas à prendre pour argent comptant. Bon on peut le faire évidemment mais ce serait louper une très grande partie de la série. Qui a dit que les séries et films SF étaient des trucs débiles pour des gens débiles ? -__-
Le series finale, qui n’aurait dû n’être qu’un season finale, ne conclut en rien la série. Au contraire. Les dernières scènes sont fantastiques et une pure merveille du point de vue de la réalisation. Comme à l’accoutumée, la série est sadique avec les fans car elle nous laisse sur un cliffhanger insupportable. Heureusement que The Peacekeeper Wars est passée derrière…

Qui dit nouvelle saison, dit arrivée de nouveaux personnages et disparition d’autres. Sikozu fait ainsi son entrée. J’ai eu beaucoup de mal avec elle et son évolution ne m’a en aucun cas troublée. Dès le départ on sent qu’il se passe un truc avec un autre personnage et évidemment, tout finit par se passer comme on s’en doutait. C’est un vrai serpent. Je n’irai pas dire que je la déteste mais elle est trop imprévisible et manipulatrice pour être réellement appréciée. Elle a de bons côtés, cependant avec ce genre de personne il faut toujours être sur ses gardes. Le départ de la rousse volcanique m’a un petit peu attristée mais on aura la chance de la revoir de temps en temps et ça c’est chouette !
Je me suis déjà longuement étendue sur les personnages donc je ne vais pas trop revenir sur le sujet. J’ajouterai seulement, enfin je répéterai, que Farscape offre une très belle brochette de personnages hauts en couleurs et qui évoluent tous énormément au fur et à mesure des épisodes. Et quand je dis tous, c’est tous. Par ailleurs, ils sont tous passés au peigne fin, leur histoire personnelle est mise en avant de manière à mieux les comprendre.
La saison 4 est essentiellement centrée sur le fabuleux couple Aeryn / John qui est certainement un des couples les mieux écrits de toute l’histoire des séries tv. L’un ne va pas sans l’autre. Leur romance est magnifique et terrible à la fois.

Je parlerai ici de la mini-série The Peacekeeper Wars, tout aussi extra, très bientôt. Et ainsi se fermera le chapitre Farscape. Néanmoins, il reste les webisodes qui arriveront en 2008 a priori. J’espère de tout coeur que les acteurs principaux seront de la partie.

The 4400 (saison 4) – Welcome to Promise City !

Par , le 30 septembre 2007

La saison 4 de The 4400 s’est terminée il y a deux semaines, l’heure du bilan est donc arrivée. C’est la première fois que je regardais la série en direct des Etats-Unis. Avant j’attendais la diffusion française mais là je ne sais pas pourquoi j’ai décidé de changer. Bref. La saison une était extrêmement intéressante et plutôt aboutie. La deux l’était largement moins même s’il y avait encore quelques petits trucs qui faisaient que j’avais envie de voir la suite. Par contre j’ai eu beaucoup plus de mal avec la saison trois. Il y a plusieurs raisons mais la principale fut le personnage horripilant d’Isabelle. Elle était insupportable et l’actrice très mauvaise… Le season finale remonta un petit peu le tout, ce qui comme d’habitude, donne envie de voir la nouvelle saison. Aucun spoiler.

Globalement j’ai assez apprécié cette saison. On est très loin de la première mais ça passe pour un bon divertissement estival. Il y a des épisodes largement dispensables alors que d’autres sont assez réussis comme le season finale par exemple. Au début de cette saison, les scénaristes sont partis vers un domaine quelque peu mystique (comme quoi un personnage était le Messie, le sauveur de toute l’humanité) et j’ai failli tout lâcher. Que 4400 personnes aient été enlevées par d’autres du futur puis ramenées, ok. Que tout ça soit déjà écrit depuis un petit moment et qu’il y ait un prophète, non merci. Même si cette idée reste ancrée dans la trame de l’histoire, les scénaristes n’en font pas des tonnes au fil des épisodes et heureusement ! Ce serait quand même bien que s’il y a une saison cinq, ce qui n’est pas sûr pour le moment, que ce thème soit enrayé. Le personnage de Kyle, qui jusque là ne me dérangeait pas contrairement à beaucoup de télespectateurs, m’a vraiment très énervée. Cet aveuglement pour ce « Messie » est quelque peu saoûlant, d’autant plus qu’il n’écoute plus personne et raconte n’importe quoi à Shawn entre autres. Et pourtant, le « sauveur de l’humanité » est un personnage agréable malgré les doutes qu’on pouvait émettre sur son compte lors de la saison deux. A ce propos on découvre enfin son pouvoir qui est intéressant.
La trame principale est celle des Marqués et bien qu’elle apporte quelques rebondissements appréciables, n’est pas très bien mise en place. Le retournement de situation lié à un personnage en particulier est trop rapide et assez caricatural pour être suffisamment crédible.
Par contre, des sujets sont plutôt bien traités et laissent songeur. Se ferait-on une injection de promicine pour développer un pouvoir ? Tout en sachant le risque encouru ? Cette Promise City, n’est-elle pas une secte au bout du compte ? Ou au contraire, doit-on enfermer toutes ces personnes avec un pouvoir parfois hors de contrôle ? Aucune réponse n’est évidemment donnée, chaque camp (anti ou pro-promicine) a des arguments alléchants et c’est au télespectateur de se faire sa propre opinion.

Bref une saison 4 correcte, ni extraordinaire, ni nulle. Le season finale donne envie de voir la suite, de ce qui va se passer maintenant qu’un des problèmes majeurs de ce début de saison est réglé (à contre cœur d’ailleurs).

Edit du 19 décembre 2007 : Bon, The 4400 est annulée. Il n’y aura donc pas de saison cinq. Attitude très sympathique de USA Network soit dit en passant…

Gossip Girl (pilote)

Par , le 22 septembre 2007

Quand la nouvelle annonçant l’adaptation des romans Gossip Girl de Cecily Von Ziegesar par Josh Schwartz (The O.C.) est tombée, je fus de prime abord très contente. J’ai commencé ces livres lors de leur publication en France, il y a trois à quatre ans si je ne me trompe pas. Immédiatement, j’ai plutôt bien accroché et dès la sortie d’un nouveau tome, je suis ravie de pouvoir le lire. Ce n’est certes pas de la grande littérature et, d’habitude, ce n’est pas du tout mon genre de prédilection, mais cet univers a au moins le mérite de détendre et de faire rire. Gossip Girl, la série, a commencé cette semaine. Hum. Je suis très bon public à la base, même si je suis devenue plus exigeante au fil des années. Sauf que là, ce n’est pas la peine. Je ne sais pas du tout si c’est parce que je connais l’histoire et que je l’apprécie que je me suis profondément ennuyée – et surtout énervée – durant ce pilote. J’ai failli arrêter au bout de dix minutes comme ça me tapait sur le système. Il fut diffusé aux États-Unis le 19 septembre 2007 sur The CW. Aucun spoiler.

Les élèves des écoles de l’Upper East Side sont tous accros au blog de Gossip Girl, cette fille dévoilant tous les ragots de la grosse pomme. Serena, de retour à New York après avoir vécu quelque temps en pension en Suisse, retrouve sa grande amie Blair et apprend à se réhabituer à ce monde huppé et si superficiel.

La série est une très libre adaptation des romans. Je suis tout à fait d’accord – et j’ai souvent tendance à le répéter – sur le fait qu’une transposition à l’écran ne peut pas tout reprendre de l’original. Il y a des coupures nécessaires et c’est tout particulièrement le cas pour le passage d’un livre à un film. Je pense d’ailleurs à Harry Potter qui est régulièrement pointé du doigt par les fans. Mais là, dans Gossip Girl, ce n’est pas un problème de ce genre étant donné que certains personnages ou relations sont tout bonnement remodelés, comme si la production télé employait quelques ingrédients et fabriquait sa propre mixture. Je ne compte pas détailler puisque je serai encore là demain, je vais uniquement évoquer ce qui m’a le plus agacée. Commençons par Dan. Il est censé être squelettique, torturé, toujours en train de fumer ou boire du café tout en écrivant des poèmes dans son fidèle carnet. Ici, il est totalement différent ; certes les autres se fichent de lui, mais il n’a plus du tout cette dimension cynique, débraillée. Sa petite sœur, Jenny, est supposée être très moyennement jolie, brune, et avoir une poitrine digne de Pamela Anderson dans ses meilleurs jours. Ce sont justement ses seins qui attirent un certain personnage et provoquent maints rebondissements. Dans la série, euh… Jenny est blonde, mince et doit faire du 90 A ?! Leur père est normalement un homme ayant un look quelque peu destroy et éditeur de bouquins pas géniaux en plus d’être resté bloqué dans les années 1970. Dans le cas présent, il fait partie d’un groupe de rock en grande perte de vitesse et se veut très cool avec ses enfants. Qui plus est, il connaît la mère de Serena et semble partager quelque chose avec elle, alors que dans les livres, absolument pas. Je ne parle pas non plus de Blair – stupidement adapté en Olivia dans la version française des romans – qui n’a rien de la fille super névrosée se faisant vomir après avoir mangé, de Nate oubliant son côté défoncé 24 heures/24 et devenant ici copain avec Chuck. Serena se veut supposément magnifique et avoir un frère nonchalant plus âgé. Là elle a un petit frère portant le même prénom, mais présentant des tendances suicidaires. Pour être honnête, je suis loin de trouver l’actrice exceptionnellement belle ; elle n’est pas moche si ce n’est que la production pouvait prétendre à tellement mieux… Il manque aussi Vanessa, la meilleure amie chauve de Dan, etc.

Au final, ce pilote est donc une déception. Cela étant, je tiens à ajouter que je ne suis probablement pas encore très objective parce que j’ai lu et apprécié les romans. À travers cet épisode, je n’ai pu que subir de plein fouet les différences, m’empêchant au passage d’y adhérer convenablement. Je pense donner sa chance à la série jusqu’à sa cinquième semaine d’existence, mais si je n’accroche pas, je parviendrai peut-être à la laisser tomber, moi la psychorigide en puissance. Précisons enfin que Gossip Girl se veut à destination d’un public adolescent et emploie tous les codes propres aux genres, donc si vous en êtes férus ou dans la tranche cible, vous serez susceptibles d’apprécier… même si je n’ai pas l’impression que l’ensemble est franchement convaincant pour l’instant.