Tarzan | Jane et Tarzan (série complète) – Jane… Porter, I am Tarzan.

Par , le 6 novembre 2007

Plaçons le contexte : 2003, Smallville marche plutôt bien sur The WB donc les dirigeants décident de prendre un autre héros assez spécial et de raconter son histoire. Ce héros est Tarzan. Sauf que là il n’a pas sa Cheetah et ne se promène pas à moitié à poil dans la jungle. Son oncle, grand méchant qu’il est, l’a capturé pour s’approprier son héritage et l’a ramené avec lui dans la ville. Pauvre petit Tarzan, il est en train de dépérir car il ne peut plus passer de branche en branche avec sa liane. Mais la chance lui sourit puisque suite à un concours de circonstances dont je ne me rappelle plus (ça m’a tellement marqué voyez-vous) il croise le regard de Jane, une super flic, durant deux secondes et tombe raide dingue amoureux. Sauf que Jane a déjà quelqu’un dans sa vie, un boulet qu’elle va évidemment vite laisser tomber, c’est le cas de le dire ! Oui parce que le regard de braise de Tarzan a bouleversé son existence. Bref, Tarzan -la série- c’est ça. Huit épisodes dont seulement cinq ont été diffusés puisque les audiences n’étaient pas géniales. On se demande pourquoi.

Flash back vingt ans plus tôt, au coeur de la jungle, le jeune Tarzan (John Clayton) est laissé pour mort.
De nos jours dans New York, jungle d’acier et de verre, John Clayton alias Tarzan lutte contre le crime et contre son oncle qui l’a ramené de force et le garde prisonnier. N’écoutant que son instinct de Roi de la Jungle, il est aidé par Jane Porter, jeune détective pour le New York Police Departement.
Source : AnnuSeries.com

A la base j’aime bien l’histoire de Tarzan, je me rappelle que lorsque j’étais petite j’étais ultra fan d’une série sur cet homme de la jungle. Je suis persuadée que si je la revoyais j’en aurais des frissons d’horreur mais sait-on jamais. Il faudrait que je cherche le titre. Bref. Je partais donc avec des a-priori plutôt positifs d’autant plus que le casting est alléchant : Lucy Lawless ♥, Mitch Pileggi et Sarah Wayne Callies. Sauf que… ce fut huit épisodes atroces. J’en rigolais à m’en décrocher la mâchoire tellement les dialogues étaient navrants, les scenarii ridicules et complètement capilotractés et prévisibles. Le pire c’est que la série se prenait au sérieux… Tarzan est interprété par Travis Fimmel, un ancien top-model australien. Alors oui il s’agit là d’un beau gosse mais hum, il aurait dû oublier le métier d’acteur. Il est très mauvais, à côté Tom Welling mérite un Oscar. Sans parler de ce que les scénaristes ont fait de son personnage, il a une manière de se battre très étrange, limite bestiale. Il paraît évident qu’un homme sorti de la jungle calque son attitude sur celles des animaux mais là ça faisait franchement ridicule.

Personnellement j’ai bien ri devant cette série donc on peut peut-être l’apprécier en la regardant au 45ème degré. Même si apprécier est un bien grand mot. A noter que Tarzan a relativement bien fonctionné en France lors de sa diffusion sur TF1 en avril/mai dernier. Décidément, les français savent apprécier les séries de qualité ! Bien qu’elle ait été annulée, sa fin est tout à fait correcte. A dire vrai, je me demande comment ils auraient fait pour durer une saison complète.
Au fait, la filmographie de Travis Fimmel s’apparente à un désert. Comme c’est étrange :D

(Blog) Nouvelle maison

Par , le 3 novembre 2007

L’idée de changer de plateforme à Luminophore me titillait depuis un petit bout de temps… Voilà, c’est fait. En plus j’ai toujours voulu voir comment fonctionnait WordPress donc ça tombait sous le sens. Passer ce blog sur mon domaine me permet de faire davantage de choses que sur LiveJournal, par conséquent ce sera beaucoup plus pratique pour moi. De plus, pour les non-visiteurs de LJ ce sera mieux aussi je pense. La migration des anciens articles s’est très bien faite mais tous les commentaires ont malheureusement disparu.
N’hésitez pas à me laissez vos impressions sur cette nouvelle mouture.

Le thème de base n’est pas de moi mais je l’ai pas mal modifié pour parvenir à ce que je voulais. Il est optimisé pour Firefox, il y a quelques différences sous IE, comme d’habitude… Quant à la bannière, elle a été réalisée par mes soins, le thème s’est naturellement imposé. Si vous ne reconnaissez pas, il s’agit là de Farscape ♥.

Miracles (série complète) – God is Nowhere.

Par , le 31 octobre 2007

Bien qu’Halloween ne soit pas parvenue à s’installer en France, cela n’empêche pas Luminophore de marquer le coup et d’aborder aujourd’hui une série à l’ambiance très mystérieuse : Miracles. Composée d’une saison de treize épisodes, elle fut diffusée en 2003 sur ABC. Elle n’a malheureusement pas su trouver son public et a donc été annulée. D’ailleurs, seuls six épisodes sont passés à la télévision américaine. Du côté du casting on retrouve Skeet Ulrich, révélé notamment dans Scream de Wes Craven et que l’on peut suivre actuellement dans Jericho. Les deux autres personnages principaux sont interprétés par Angus McFadyen et Marisa Ramirez, deux acteurs que je ne connaissais pas du tout.

Chargé d’enquêter sur des miracles, Paul Callan voit sa foi régulièrement mise à l’épreuve car ces événements étranges ont toujours une explication logique. Un jour, il est envoyé dans une réserve indienne pour une enquête. Il y rencontre Tommy Ferguson, un jeune garçon extraordinaire qui possèderait le pouvoir de guérir ses semblables. Lorsque Paul est victime d’un accident, Tommy lui sauve le vie mais y laisse la sienne. Cette expérience va profondément bouleverser la vie de Paul. Il doit faire face à son sentiment de culpabilité et remettre en question ses certitudes. Paul va alors rejoindre un groupe d’enquêteurs du paranormal et découvrir qu’un évènement majeur va bientôt se dérouler…
Source : SériesLive

Miracles est une série qui sort vraiment de l’ordinaire. Le héros, au tout début de l’histoire, enquête pour le haut-clergé sur les soit-disant miracles. A lui de décider si oui ou non il s’agit vraiment là d’une volonté divine. Comme vous pouvez vous en douter, il est extrêmement rare que ce soit le cas, ce qui provoque la colère et la frustration des personnes qui y voient un miracle. J’ai trouvé très intéressant ce côté de la chose, cette volonté que de s’accrocher à l’idée qu’il y a bien un Dieu qui accorde parfois quelques miracles. Ce souhait si fort et profond est très bien mis en évidence tout au long de ces épisodes. De plus, la définition de ce qu’est un miracle est abordée tout au long de cette série. Lorsque l’on pense miracle, on pense tout de suite à quelque chose de positif. Mais pourquoi ? Après tout, un miracle peut très bien être très négatif et dévastateur. Miracles n’est pas une série philosophique débouchant forcément sur du jus de cerveau mais il y a de très belles questions qui sont soulevées et amènent le téléspectateur à réfléchir.
La série se bat tout au long de la saison à montrer qu’il n’y a jamais de côté blanc comme Dieu est supposé l’être et de côté noir comme l’est le Mal. Bien au contraire, le monde est teinté de gris et on aura beau vouloir croire le contraire ça n’en changera rien.

Du côté de l’ambiance, il est évident que l’on peut tout de suite la rapprocher d’une série sans qui toutes ces séries paranormales n’auraient pas vu le jour : The X-Files. Cela dit, les faits relatés dans Miracles sont on ne peut plus réalistes. Après c’est tout à chacun que d’y voir des miracles ou un simple concours de circonstances ou tout simplement un fait que la science ne peut encore expliquer. Personnellement je suis quelqu’un qui croit dur comme fer en la science (un peu trop sûrement ^^;) mais cela n’empêche pas qu’il y a quelques évènements qui font que je me dis « et si… ». Il est toujours intéressant de se remettre un petit peu en question avec des œuvres de cette qualité.
Revenons donc à l’ambiance, elle est très mystérieuse, quelque peu angoissante. La photographie est bien travaillée et malgré des plans sombres dans 75% des cas, cela passe merveilleusement bien. Le rythme est relativement lent, il y a peu de dialogues. Cela ne veut pas dire que c’est contemplatif mais on prend le temps de poser les choses et d’instaurer un climat tendu et limite suffoquant. On est souvent très content de voir la lumière du jour après l’épisode, mais on est tout aussi content de retourner à nouveau dans cette obscurité si ambivalente.

Si vous avez un petit problème avec Skeet Ulrich dans Jericho, ce que je comprends, oubliez tout ce que vous croyez savoir. Miracles rend amplement hommage à son talent et lui permet de montrer que oui, il peut être très bon lorsque la série est bien écrite. Les autres acteurs sont toute en finesse et n’en font pas de trop alors qu’ils était justement facile de tomber dans le panneau. La subtilité est vraiment le maître mot de cette série. Ceux qui apprécient de voir des acteurs pas connus à l’époque mais qui le sont devenus, seront contents d’apprendre que l’on peut y voir Zachary Quinto (le mangeur de cerveau favori de Heroes) ainsi que Maggie Grace (la blonde chiante de Lost, qui est brune dans Miracles et loin d’être chiante).

Miracles est donc une série différente des autres, il faut l’aborder en oubliant tout ce que l’on a déjà vu. Il s’agit là de treize épisodes bien écrits, liés entre eux sans pour autant être trop liés, proposant une ambiance à la limite de l’angoisse et des thèmes traités avec simplicité et pudeur. Je termine cet article avec la musique de la série qui elle aussi participe à la rendre si particulière. On est loin des bande-sons saturées par les derniers tubes pop rock. Il s’agit là d’une musique quelque peu mystique et limite envoûtante. Le générique met tout de suite dans le bain.
Comme d’habitude, une série de qualité a été annulée. Elle n’a donc pas de fin et se termine sur un twist extraordinaire. Je n’y crois pas du tout mais peut-être qu’un jour on aura le droit à un miracle, celui de voir une suite ?