Bionic Woman (série complète) – Bring it on, bitch !

Par , le 15 janvier 2008

Bionic Woman, la soit-disant série évènement de l’année 2007 – 2008 ne fut pas à la hauteur des espérances. Si les audiences étaient relativement bonnes lors des premiers épisodes, elles se sont effondrées au fur et à mesure, devenant même ridicules lors de la diffusion du 1.08, Do no Disturb. Néanmoins, ce n’est pas parce que personne ou presque ne regarde une série que cela veut toujours dire que la série en question est nulle ? Bionic Woman fait-elle partie de ces séries incomprises par le public ? Hum… voyons cela. Aucun spoiler.

Le 31 août dernier j’ai déjà pu parler un petit peu du pilote, enfin du preair pour être tout à fait précise. Le moins que l’on puisse dire c’est que j’étais assez dubitative. Je n’ai pas vu la version définitive du pilote parce que ça ne m’intéressait pas vraiment de m’infliger encore une fois 45 minutes de ce genre mais les modifications sont assez légères. A vrai dire, je crois que seule la soeur de l’héroïne a été recastée et que son histoire n’a plus rien à voir. Avant elle était sourde, maintenant elle est juste… une ado on ne peut plus ordinaire.
Le statut de Bionic Woman est assez ambigu à l’heure d’aujourd’hui du fait de la grève des scénaristes. Il n’y a plus d’épisodes en stock, les audiences sont mauvaises, du coup est-ce que la série est annulée ? Apparemment non. Il est aussi bon de noter que les producteurs, scénaristes et que sais-je encore, partent, sont remplacés… En gros c’est le bordel.

Bionic Woman raconte l’histoire d’une fille, Jaimie, qui vivait une existence tranquille jusqu’à ce qu’une tarée lui fonce dedans avec son semi-remorque. A moitié morte, son fiancé siiii parfait, décide de lui implanter des nano-robots qui lui permettront de devenir Super Jaimie, la fille qui court plus vite que son ombre, qui dégomme les méchants avec son bras bionique, qui entend et voit à 10 km à la ronde. Bref, Super Jaimie elle est über cool. Sauf que son copain n’est pas aussi gentil que ça, il a une face cachée. En plus, son père est un grand méchant qui a fait des trucs louches avec la première bionic woman, à savoir Starbuck Sarah Corvus qui est devenue complètement dingue et tue tout ce qui la dérange. Sauf que vous l’avez aussi compris, ce n’est pas de sa faute. Elle aussi a des zones d’ombre dans sa vie. Ajoutez tout cela au fait que Jaimie est recrutée dans une branche non-officielle du gouvernement et peut donc officier sans avoir peur de s’embêter avec les conventions et que son instructeur (avec aussi un passé trouble, dingue !) n’est autre que le Dr Burke je ne sais plus son nom tellement il est passionnant.

Vous appréciez Battlestar Galactica et des acteurs tels que Katee Sackhoff ou Mark Sheppard et vous appréciez le boulot de David Eick sur la série ? Même si tout ce joli monde est dans l’aventure Bionic Woman, rayez ce souvenir de votre esprit. Ok, Katee est plutôt très classe dans ses vêtements sexy mais à part la regarder se battre sous la pluie, il n’y a pas grand chose à en tirer. D’autant plus que son rouge à lèvres très rouge, non merci, et qu’elle ne joue pas particulièrement bien ici. De toute manière, on ne la voit pas beaucoup. Bref, pas besoin de tester Bionic Woman parce qu’il y a quelques liens avec BSG.

La série manque de finesse, il n’y a tout simplement aucune subtilité dans le scénario, les personnages, etc. Ca manque de profondeur voilà tout. Si quelques éléments auraient pu être intéressants (comme le fait que le fiancé ait prévu depuis le début de rendre Jaimie bionique), ils sont écartés en un mouvement de bras. Justement, venons-en aux personnages. Ils sont très clichés lorsque l’on commence un petit peu à les développer. Pourquoi doivent-ils toujours avoir une zone d’ombre ? On peut avoir des personnages intéressants sans pour autant leur coller un passé si difficile. De plus, il n’y aucune fluidité, on passe d’un extrême à l’autre selon les épisodes. Tout cela donne des personnages totalement instables et en aucun cas réalistes. On ne change pas de caractère à tout bout de champ. Mais tout cela c’est si les protagonistes ont le droit à plus de 5 minutes de temps d’antenne. Effectivement, à part Jaimie, sa soeur et Beurk, on a pas grand chose à se mettre sous la dent.

D’un point de vue scénaristique, ça ressemble à un mélange des genres. Certes, il y a des soucis au niveau de l’écriture et de la production donc ils ne doivent pas savoir de quel pied danser. Néanmoins, ça se voit beaucoup trop à l’écran. Arrivé au huitième épisode, les bases de la série ne sont même pas posées et on a aucune idée du fil rouge ou de ce que la série a à nous offrir. Un peu inquiétant tout de même.

Bref, Bionic Woman n’a pas marché. Pour une fois, je suis d’accord avec les audiences. La question que je me pose est pourquoi je me suis infligée la série. Ce n’est pas une atrocité mais pour une série qui aurait dû cartonner il y a comme un problème. Il y a quelques moments pas trop mauvais, c’est assez rythmé par moment mais on accumule souvent les poncifs et c’est relativement caricatural. Même si la grève des scénaristes permet de commencer des séries auxquelles on n’aurait pas pensé, évitez Bionic Woman. Autant privilégier des séries qui valent vraiment la peine.
Edit : La série est finalement annulée.

(Bilan) Mon année sériephile 2007

Par , le 5 janvier 2008

Avant tout, je vous souhaite à toutes et à tous une excellente année 2008 pleine de bonnes choses, dont de superbes séries, évidemment.

Au départ j’envisageais de préparer un bilan assez détaillé de l’année 2007, mais je n’ai pas franchement le temps, malheureusement – sauf si je veux arrêter de réviser pour mes partiels, ce qui n’est pas très sérieux – donc j’ai laissé tomber. De ce fait, je compte tenter d’aller directement à l’essentiel. Quoi qu’il en soit, il s’agit d’un rapide récapitulatif de ma propre année en tant que sériephile.

 

Les révélations, autrement dit les nouvelles indispensables

Farscape : Est-ce que cela étonnera quelqu’un si je révèle que ce fut MA série de l’année ? J’avais déjà regardé la première saison en 2006, mais 2007 fut le feu d’artifice avec les suivantes ainsi qu’avec la mini-série. Je n’ai pas encore fait le deuil de cette merveilleuse série, c’est dire. J’en ai parlé en long, en large et en travers sur Luminophore donc je ne vais évidemment pas m’attarder de nouveau dessus. J’envisage en plus d’écrire bientôt un billet pour The Peacekeeper Wars, mais je repousse à chaque fois l’échéance. Comme si le jour où je le publierai, la fiction sera bel et bien terminée.

Carnivàle : J’en aurai mis du temps avant de m’y pencher ; j’ai regardé les deux saisons cet été et ce ne fut que du bonheur. Il s’agit d’une série tellement spéciale et à l’atmosphère si particulière et inimitable, possédant une mythologie foisonnante, des personnages charismatiques au possible et une musique enivrante. C’est une vraie poésie à l’état brut. Une merveille, voilà tout.

Popular : Dans un genre totalement différent des précédentes, cette série a su se hisser au rang de mes comédies préférées. Oui, c’est souvent à la limite du débile, mais c’est ce qui fait son charme.

 

Les découvertes intéressantes

Entourage : Je n’ai pas encore parlé de cette série sur ce blog alors que j’ai visionné en 2007 les deux premières saisons. Il s’agit là d’une critique assez acerbe et non consensuelle de l’envers du décor d’Hollywood. La bande de copains est extra et mention toute spéciale à Ari, interprété par le fabuleux Jeremy Piven.

The Tudors : Quand bien même ils possèdent des défauts, j’ai franchement apprécié ces dix premiers épisodes et j’attends la suite avec une grande impatience. Et apparemment, il y aura de quoi perdre la tête, littéralement !

Miracles : Une seule saison, pas de réelle fin, mais une série avec un univers bien particulier et très mystérieux. Pour peu que l’on aime le genre, il est bon de s’y pencher sérieusement.

Je pourrais aussi citer The Loop, Skins, My So-Called Life, Everybody Hates Chris

 

Celles qui tirent leur révérence

Eh oui, certaines séries n’ont pas pu passer l’année et il aura fallu leur dire adieu. Si l’arrêt de Veronica Mars ne m’a pas touchée plus que ça du fait de la baisse considérable de qualité dans la saison trois, ce ne fut pas le cas de Rome. Très rares sont les séries à se surpasser d’épisode en épisode, surtout lorsque le niveau est déjà haut dès le départ. Les séries historiques sont toujours un pari, car l’histoire est justement connue. Il convient de réussir à attirer le téléspectateur sans trop romancer le tout. Rome y parvenait admirablement.

 

Celles qui continuent tranquillement leur chemin

Comme d’habitude, certaines séries ont eu le mérite de me plaire énormément. Elles figuraient déjà dans ma liste « à suivre de très près » et les nouveaux épisodes ne m’ont en aucun cas fait changer d’avis. Ce fut le cas avec la saison trois de Battlestar Galactica, qui, même si elle a fait couler beaucoup d’encre, fut bonne. Eh oui, j’ai personnellement adoré le season finale et la dernière scène. Le « carré of the doom » était lourd, mais tout le monde n’est pas parfait. Je ne suis pas objective avec Battlestar Galactica, de toute manière. 2008 sera synonyme du début de dernière saison pour la série, mais verra-t-on l’ultime épisode avant la fin de l’année ? Ou faudra-t-il attendre 2009 ?

Les séries plus récentes que sont Dexter et Friday Night Lights sont toujours plutôt bonnes durant leur seconde saison et me laissent la plupart du temps totalement charmée. J’émets toutefois une petite réserve pour la deuxième qui s’est perdue dans quelques intrigues dispensables.

2007 m’a aussi permis de rattraper un tant soit peu Gilmore Girls avec le visionnage des saisons trois et quatre. Si la série s’est terminée aux États-Unis en 2007, je vais pouvoir m’amuser avec les Gilmore. Heureusement. On a toujours besoin d’elles.

Hors États-Unis, la saison trois de Doctor Who fut à l’image des deux premières : drôle, enjouée, parfois plus grave et définitivement extraordinaire. Quant à celle de ReGenesis, bien que je ne l’aie pas encore conclue, elle met l’accent sur les personnages et leur univers, ce qui n’est pas pour me déplaire. Après deux ans à se focaliser sur les menaces bactériologiques en tous genres, il est bon de se pencher sur les protagonistes.

 

Les atrocités qui font parfois très peur

Malheureusement il y en a… Tarzan m’a certainement le plus marquée : un héros à ramener vite fait, bien fait dans sa jungle, une intrigue bidon et six épisodes de trop. Bionic Woman ne m’a pas non plus laissé un souvenir impérissable. J’y reviendrai probablement bientôt donc je ne vais pas trop m’attarder. D’autres séries telles que Kidnapped ou encore Night Stalker ont eu raison de moi. On se demande pourquoi.

 

Le mot de la fin

Bien évidemment, je pourrais encore citer énormément de séries et faire plein d’autres catégories. Pour ma part, 2007 fut extrêmement riche et la résumer en quelques lignes paraît impossible. De toute manière, Luminophore reflète relativement bien ce que j’ai visionné et, donc, pensé. Il est toutefois bon de noter que les séries françaises sont inexistantes chez moi, ce qui est dommage. Je dois mal choisir ce que j’essaye parce que je suis à chaque fois – ou presque – dégoûtée.

À quoi ressemblera 2008 (et par voie de conséquence, le blog) ? Première nouveauté, les séries asiatiques feront partie de mon registre. En suivant les conseils de plusieurs personnes, j’ai commencé un tout petit peu avant 2008, Nobuta wo Produce. Après l’avoir terminé, j’envisage déjà d’autres j-dramas. J’aimerais d’ailleurs en tester un dans le genre historique.

La grève des scénaristes aidant, je vais pouvoir me pencher plus facilement sur des séries que je désire regarder depuis un moment telles que Xena : Warrior Princess, Babylon 5, The Office… 2008 sera aussi l’occasion de continuer des séries que j’ai plus ou moins mises en pause comme The O.C., Dead Like Me, Six Feet Under (à condition que France 4 diffuse enfin l’ultime saison !).

Bref, voici globalement comment s’annonce 2008 pour Luminophore. Même si comme tous les ans, il y aura des surprises, bonnes ou moins bonnes. Je profite de ce billet pour vous dire de ne pas hésiter à donner ici votre avis sur la ligne éditoriale du blog, sur ce que vous aimeriez voir davantage (bilan de saisons, de séries, etc.). Je ne mange pas et je serais ravie d’avoir des critiques constructives.

MillenniuM – 1×01 | Pilot (La Seconde Venue)

Par , le 30 décembre 2007

Jour 7, semaine spéciale Noël. Comme prévu, place à un billet et à un fond d’écran. Aujourd’hui, grâce à Althy, le premier sera dédié à MillenniuM. En fait il était supposé traiter de la série mais ce ne sera pas possible. J’espérais avoir le temps de voir au moins la première saison, or il se trouve que je n’ai pu récupérer que le pilote. Je suis vraiment désolée car pour l’instant, il ne sera donc question que de cet épisode. Ceci dit, un article sur la totalité de la série se fera lorsque j’aurai rétabli ce crime. Étant fan de The X-Files, il est étonnant que je ne me sois jamais penchée sur MillenniuM, une autre production de Chris Carter. Je me demande tout de même si je n’ai pas déjà visionné quelques épisodes dans un lointain passé. La diffusion très tardive de France 2 – vers 1 ou 2 heures du matin, je crois, non ?! – à l’époque n’était pas d’un grand secours.

Le pilote, intitulé La seconde venue en VF, fut diffusé sur Fox le 25 octobre 1996. Dès les premières minutes, on est happé par l’atmosphère assez glauque et étouffante qui s’échappe de l’épisode. Calamity, stripteaseuse, fait ce pour quoi elle est payée, c’est-à-dire divertir les clients. Alors qu’elle s’apprête à partir, l’un d’entre eux lui demande une séance privée. 200 $ pour dix minutes ne donnent pas envie de refuser… Cet habitué n’est pas comme les autres, il aime montrer aux filles des poèmes écrits en français. Tandis que Calamity danse langoureusement devant lui, il déblatère des phrases obscures et a des hallucinations visuelles où les murs transpirent du sang. Plus tard dans la nuit, la jeune femme est retrouvée sauvagement assassinée.

   

Ce n’est qu’après ce préambule très joyeux que l’on fait la découverte du personnage principal de l’histoire, Frank Black, accompagné de sa femme, Catherine, et de leur petite fille, Jordan. Tous les trois emménagent à Seattle, ville qu’ils avaient quittée il y a de nombreuses années. Avant, Frank exerçait au sein du FBI où il se focalisait sur les crimes sexuels. Il a démissionné de ce poste non pas parce qu’il ne supportait plus de voir tant de massacres car, malheureusement, on s’y habitue, mais parce qu’il pensait ne plus être en mesure de protéger sa famille. Il fait désormais partie d’un groupe nommé Millennium, composé d’anciens agents du FBI, de la police et d’autres apparentés. Le but de cette mystérieuse entité est de résoudre des affaires délictueuses diverses. Quand bien même Frank ne figure plus au sein du système judiciaire, il décide de retourner voir un de ses anciens collègues, Bob Bletcher, en apprenant l’assassinat de la stripteaseuse. Sa réaction à la morgue est assez surprenante puisqu’avant même que le sac où se trouve la femme ne soit ouvert, il sait ce qui s’est passé. Dispose-t-il d’une très bonne intuition ? Est-ce un coup de chance ? Ou, Frank n’est-il pas exactement comme un individu lambda ? Grâce à son aide précieuse, la police parvient à mettre la main, non sans mal, sur le tueur en série. En fait, ce french man comme les stripteaseuses le surnommaient jusque-là, prélevait le sang de ses futures victimes pour les analyser. Si jamais les résultats s’avéraient positif au SIDA, ils les tuaient – décapitation, carbonisation, le choix est vaste et appétissant. En vérité, cet homme psychotique était persuadé que le SIDA plongerait le monde dans les ténèbres. Pour cela, il s’inspirait de poèmes ainsi que de la Bible.

Le groupe Millennium n’a pas demandé à Frank Black de les intégrer sans une bonne raison. Effectivement, ce dernier est affublé d’une malédiction comme il aime l’appeler, un don hors du commun. Il possède la capacité de lire dans les pensées, de voir ce qu’imaginent les psychopathes. Il est par conséquent beaucoup plus aisé pour lui de les traquer et de les comprendre. Cette association si ambivalente a recruté Black après sa démission et lui a permis de faire face à ses peurs. En effet, lorsqu’il vivait encore à Washington avec sa famille, un vicieux personnage lui envoya à plusieurs reprises des polaroids de sa femme et de sa fille, d’où sa démission et son déménagement. Néanmoins, il semblerait que le sadique en question ait retrouvé sa trace et s’amuse toujours autant étant donné que l’épisode se termine par la découverte dans sa boîte aux lettres de nouveaux polaroids pris à Seattle…

Pour un premier épisode, celui-ci contient tous les éléments nécessaires à la mise en place d’une intrigue digne de ce nom. Le tout est suffisamment informatif et correctement construit de manière à attiser l’appétit du téléspectateur et lui donner envie de voir la suite. Forcément, l’ambiance est la première chose sautant aux yeux. Sans aucun doute, la touche inimitable du créateur de The X-Files transpire à travers l’intégralité de l’ensemble. Accompagnée d’une photographie magnifique et soignée, l’atmosphère se révèle très sombre et oppressante. Le cadre n’y est d’ailleurs pas pour rien tant on quitte une forêt glaciale pour pénétrer dans un parking souterrain tout en ayant fait un détour par une morgue. De plus, l’éclairage met en valeur et sublime cette ambiance angoissante. En quelques minutes, le climat est dès lors installé et tout au long de cette quarantaine de minutes, il restera semblable à lui-même, ce qui, en soit, peut être aussi un défaut. Effectivement, l’épisode se montre noir et parfois plus que glauque, ce qui pourrait aisément étouffer le public. Il aurait sûrement été judicieux de placer quelques répliques un peu plus légères, histoire de laisser souffler le téléspectateur. Je suis personnellement friande de ce genre de tonalité mais, généralement, un petit retour à la normale fait du bien et permet de se replonger que davantage à corps perdu dans cette obscurité.

Comme tout bon pilote qui se respecte, les principales figures y sont présentées. Frank Black, le héros, est interprété par le très connu Lance Henriksen. Il donne tout de suite ses lettres de noblesse à son personnage, partagé entre tendresse pour sa famille et torture pour son don. Sa femme n’est que douceur et sa fille est mignonne comme tout. J’ai trouvé étonnant – dans le bon sens du terme – le fait que son épouse soit aussi attentive à ses enquêtes. Les séries nous habituent tellement avec leur héros taciturne portant un lourd poids sur leurs épaules et n’arrivant pas à jongler entre vie de famille et professionnelle qu’être confronté à une approche différente surprend. Frank paraît mener une existence personnelle épanouie et cela met vraiment du baume au cœur.

Le groupe Millennium est très mystérieux pour le moment étant donné que l’on ne sait presque rien de lui, si ce n’est qu’il traite des crimes. Néanmoins, le fait que ses membres aient aidé Frank à gérer son pouvoir laisse supposer qu’eux aussi disposent de capacités particulières. Ou tout du moins, savent-ils quelque chose que le commun des mortels ne sait pas ?! Il paraît tout aussi évident que les affaires qu’ils traitent ont un lien avec une thématique plus vaste et ne se bornent pas à de simples meurtres, aussi violents soient-ils. À noter que l’unique membre aperçu au cours de cet épisode, Peter Watts, est incarné par Terry O’Quinn (Locke dans Lost) – avec une moustache ! Quoi qu’il en soit, l’intrigue semble vouloir se préciser assez rapidement ; et si chaque épisode devrait comporter une atrocité à résoudre, le but ultime de le saison sera probablement de trouver en premier lieu l’identité du pervers aux polaroids, ainsi que de comprendre le groupe Millennium. Dans tous les cas, un début de mythologie est amorcé dans ce pilote et il s’avère plus que convaincant.

En d’autres termes, voici un excellent pilote car il introduit parfaitement l’intrigue, les personnages et l’ambiance. La distribution est impeccable et insuffle aux personnages ce qui est nécessaire pour les rendre crédibles. L’opposition entre la jolie maison jaune de Frank et le cadre très malsain du reste de Seattle est très belle et donne l’impression qu’il s’agira là d’une bouée de survie pour le héros. En outre, le générique est magnifique et résume plutôt bien cette première impression de la série. Chris Carter s’est entouré de son compositeur attitré, à savoir Mark Snow, mais le pilote est surtout marqué par deux chansons de Portishead et Nine Inch Nails (Piggy, dont les paroles pourraient être appliquées au tueur en série). Enfin, petite note spéciale pour l’ambiance très noire et glauque solidement mise en scène. Si l’épisode est plutôt féroce, il ne s’agit pas là de violence gratuite comme cela aurait pu être le cas. En bref, ces débuts sont extrêmement denses et il sera sûrement judicieux de s’y replonger après coup, une fois de nombreuses clés en main. Une chose est en tout cas certaine, l’épisode donne envie de démarrer la suite.

 

Comme prévu, qui dit deuxième partie de l’article, dit fond d’écran. Étant donné que seulement six personnes avaient fourni une idée pour cette semaine, il a bien fallu que je choisisse moi-même le thème du septième jour. Friday Night Lights est du coup à l’honneur. À noter que la série débarque sur NRJ 12 le 9 janvier prochain !

 

La semaine spéciale Noël se termine donc aujourd’hui. J’espère qu’elle vous aura fait plaisir autant qu’à moi, même si je dois avouer que rédiger un article par jour fut un sacré challenge ^^;;.