Gossip Girl (pilote)

Par , le 22 septembre 2007

Quand la nouvelle annonçant l’adaptation des romans Gossip Girl de Cecily Von Ziegesar par Josh Schwartz (The O.C.) est tombée, je fus de prime abord très contente. J’ai commencé ces livres lors de leur publication en France, il y a trois à quatre ans si je ne me trompe pas. Immédiatement, j’ai plutôt bien accroché et dès la sortie d’un nouveau tome, je suis ravie de pouvoir le lire. Ce n’est certes pas de la grande littérature et, d’habitude, ce n’est pas du tout mon genre de prédilection, mais cet univers a au moins le mérite de détendre et de faire rire. Gossip Girl, la série, a commencé cette semaine. Hum. Je suis très bon public à la base, même si je suis devenue plus exigeante au fil des années. Sauf que là, ce n’est pas la peine. Je ne sais pas du tout si c’est parce que je connais l’histoire et que je l’apprécie que je me suis profondément ennuyée – et surtout énervée – durant ce pilote. J’ai failli arrêter au bout de dix minutes comme ça me tapait sur le système. Il fut diffusé aux États-Unis le 19 septembre 2007 sur The CW. Aucun spoiler.

Les élèves des écoles de l’Upper East Side sont tous accros au blog de Gossip Girl, cette fille dévoilant tous les ragots de la grosse pomme. Serena, de retour à New York après avoir vécu quelque temps en pension en Suisse, retrouve sa grande amie Blair et apprend à se réhabituer à ce monde huppé et si superficiel.

La série est une très libre adaptation des romans. Je suis tout à fait d’accord – et j’ai souvent tendance à le répéter – sur le fait qu’une transposition à l’écran ne peut pas tout reprendre de l’original. Il y a des coupures nécessaires et c’est tout particulièrement le cas pour le passage d’un livre à un film. Je pense d’ailleurs à Harry Potter qui est régulièrement pointé du doigt par les fans. Mais là, dans Gossip Girl, ce n’est pas un problème de ce genre étant donné que certains personnages ou relations sont tout bonnement remodelés, comme si la production télé employait quelques ingrédients et fabriquait sa propre mixture. Je ne compte pas détailler puisque je serai encore là demain, je vais uniquement évoquer ce qui m’a le plus agacée. Commençons par Dan. Il est censé être squelettique, torturé, toujours en train de fumer ou boire du café tout en écrivant des poèmes dans son fidèle carnet. Ici, il est totalement différent ; certes les autres se fichent de lui, mais il n’a plus du tout cette dimension cynique, débraillée. Sa petite sœur, Jenny, est supposée être très moyennement jolie, brune, et avoir une poitrine digne de Pamela Anderson dans ses meilleurs jours. Ce sont justement ses seins qui attirent un certain personnage et provoquent maints rebondissements. Dans la série, euh… Jenny est blonde, mince et doit faire du 90 A ?! Leur père est normalement un homme ayant un look quelque peu destroy et éditeur de bouquins pas géniaux en plus d’être resté bloqué dans les années 1970. Dans le cas présent, il fait partie d’un groupe de rock en grande perte de vitesse et se veut très cool avec ses enfants. Qui plus est, il connaît la mère de Serena et semble partager quelque chose avec elle, alors que dans les livres, absolument pas. Je ne parle pas non plus de Blair – stupidement adapté en Olivia dans la version française des romans – qui n’a rien de la fille super névrosée se faisant vomir après avoir mangé, de Nate oubliant son côté défoncé 24 heures/24 et devenant ici copain avec Chuck. Serena se veut supposément magnifique et avoir un frère nonchalant plus âgé. Là elle a un petit frère portant le même prénom, mais présentant des tendances suicidaires. Pour être honnête, je suis loin de trouver l’actrice exceptionnellement belle ; elle n’est pas moche si ce n’est que la production pouvait prétendre à tellement mieux… Il manque aussi Vanessa, la meilleure amie chauve de Dan, etc.

Au final, ce pilote est donc une déception. Cela étant, je tiens à ajouter que je ne suis probablement pas encore très objective parce que j’ai lu et apprécié les romans. À travers cet épisode, je n’ai pu que subir de plein fouet les différences, m’empêchant au passage d’y adhérer convenablement. Je pense donner sa chance à la série jusqu’à sa cinquième semaine d’existence, mais si je n’accroche pas, je parviendrai peut-être à la laisser tomber, moi la psychorigide en puissance. Précisons enfin que Gossip Girl se veut à destination d’un public adolescent et emploie tous les codes propres aux genres, donc si vous en êtes férus ou dans la tranche cible, vous serez susceptibles d’apprécier… même si je n’ai pas l’impression que l’ensemble est franchement convaincant pour l’instant.

Farscape (saison 3) – Cross my heart, smack me dead, stick a lobster on my head !

Par , le 13 septembre 2007

Alors que je vais terminer la saison 4 de Farscape ce soir (plus que deux petits épisodes ;__;), il est temps de revenir sur l’excellente saison 3. Etant donné que j’ai déjà réalisé un petit topo sur la série, je vais être assez concise. Aucun spoiler.

Cette saison vaut-elle le coup d’oeil ? Oh que oui. A la fin de la saison 2 j’étais assez sceptique lorsque l’on me disait que la saison 3 lui était largement supérieure. Il est vrai qu’il y a toujours moyen de faire mieux mais j’étais déjà plus que conquise. Cette saison 3 est la saison du plus loin, plus fort et du plus torturé. Le héros humain, John Crichton, en voit de toutes les couleurs. Il lui arrive quelque chose d’assez inhabituel et qui bouleverse la série. Littéralement. Au départ je me disais que les scénaristes allaient remédier au problème en quelques épisodes car beaucoup trop casse-gueule mais du tout, ils s’en sortent d’une main de maître et prouvent leur talent. Cela paraît certainement assez obscur pour ceux qui n’ont pas vu cette saison, j’en suis désolée…
Sinon, pas mal de changements du côté des personnages. Certains arrivent (Jool ou Noranti) et d’autres disparaissent. On peut noter la mort de trois personnages importants (enfin quatre si on veut… ^^;;;). Ce qui est fou c’est que le personnage qui meurt à la fin de la saison en même temps que son compagnon m’a vraiment ému. Je n’aurais jamais cru ça possible en le voyant lors du premier épisode de la série. Il a profondément évolué, et en bien. Cela dit, ce changement est valable pour toute l’équipe. Pas toujours en bien par contre. C’est le cas de John qui devient plus froid, moins humain. Il tue beaucoup plus facilement. Certes il est très loin de Scorpius mais il est davantage blasé. Ce qui est tout à fait normal lorsque l’on sait ce qu’il endure.

Il est tout à fait possible d’écrire un article uniquement sur John tant le personnage est complexe et intéressant. On peut être fier d’avoir ce représentant de la Terre dans l’univers de la série ^.^ Il est loin d’être parfait mais ce sont justement ses défauts qui le rendent attachant et humain. Le season finale est déchirant pour lui et laisse augurer un très mauvais passage à vide…

Un point très positif est l’intégration d’Harvey qui est diabolique :D Il est la représentation d’un autre personnage mais je n’en dis pas plus parce que c’est du spoiler. Néanmoins sa relation avec John marche du tonnerre. Elle offre des situations cocasses et ces scènes méritent de s’y pencher un peu plus longuement car elles sont souvent pleine d’indices pour la suite.

Quant aux épisodes, comme d’habitude certains sortent du lot. Eat Me (3.06) est terrifiant et la fin change totalement la série, en bien comme je l’ai dit précédemment. Tout au long, je me disais qu’ils n’oseraient pas. Les risques des scenarii sont souvent appréciés à condition qu’ils tiennent en haleine et restent crédibles. Etant presque à la fin de la saison 4, je peux dire que le pari est plus que réussi. Un de mes épisodes préférés n’est autre qu’Incubator (3.11). On apprend enfin le passé de Scorpius. Je l’attendais depuis très longtemps cet épisode car je me doutais que ce personnage cachait un certain nombre de choses très intéressantes. Je ne me trompais pas du tout… Que ceux qui aiment les gros vilains pas beaux et cruels pour le plaisir passent leur chemin. Scorpius est-il réellement un méchant ? Hmm… pas si sûr. Certes il a des méthodes qui laissent à désirer mais son but est honorable. J’aime ce personnage, il est fascinant ♥.
Scratch ‘n Sniff (3.13) est l’épisode très drôle de la saison avec Revenging Angel (3.16). De plus, celui-ci a la particularité d’être à moitié cartoon. Ca change et le design est réussi. Ce qui est intéressant c’est de voir la différence entre le John dans Moya qui rumine sa frustration et commence sérieusement à perdre les pédales à cause d’Harvey, et le John dans le cartoon qui débite des blagues plus vite que son ombre. John est réellement un humain plein de paradoxes.
Infinite Possibilities (2): Icarus Abides (3.15) est déchirant. Quelqu’un y passe sans vraiment y passer (c’est compliqué je l’ai dit ^^). La scène de fin m’a transformée en fontaine ;__;.
Quant à l’épisode double de la fin de la saison, Into the Lion’s Den, il est le véritable feu d’artifices. Le season finale est plus sobre mais encore une fois déchirant…

Je voulais faire court, zut. Farscape est rentrée dans la cour des grands avec cette saison. Elle montre une parfaite capacité à maîtriser son scénario et ses personnages tout en offrant une intrigue complexe et plus que digne d’intérêt. Encore une fois le casting est à la hauteur du travail demandé. Mention particulière à Ben Browder et Claudia Black qui interprètent les fameux John Crichton et Aeryn Sun.Dire qu’il ne me reste plus que deux épisodes plus la mini-série. Noooonnn !!!

CSI | Les Experts (saison 6)

Par , le 11 septembre 2007

Comme j’ai déjà pu le dire, je ne suis pas une grande fan des séries policières que je trouve souvent trop redondantes. Par ailleurs, les personnages sont rarement réellement étudiés et c’est justement quelque chose que je recherche dans une fiction. Toutefois, j’apprécie assez CSI. Je parle de l’originale, pas des dérivées qui ne m’intéressent absolument pas. Je n’ai pas vu l’intégralité de ses aventures puisqu’avec TF1, c’est mission impossible, mais je suis convaincue d’avoir regardé les saisons quatre et cinq entièrement. Récemment, j’ai lancé la sixième datant de 2005/2006. Je me doute, j’ai du retard par rapport à la masse si ce n’est que je l’avais enregistrée l’année dernière de manière à la tester dans un ordre correct. À ce propos, je n’ai aucune idée si j’ai oublié une semaine de diffusion française, mais il me manquait trois épisodes. Aucun spoiler.

Sans me dire passionnée, j’ai un certain faible pour CSI, sûrement car elle délivre des affaires scientifiques plutôt claires. Suivre le cheminement des enquêteurs et réfléchir avec eux est un processus qui me plaît. Du côté de la réalisation, c’est impeccable, mais je ne vous apprends probablement rien. Ce savoir-faire représente réellement la marque de fabrique de la franchise. Là où, parfois, la qualité est à la traîne, c’est avec les personnages. Autant certains sont bien développés tels que Grissom, autant pour d’autres, ce n’est pas du tout le cas. Après six années, il paraît légitime de s’attendre à plusieurs détails et éléments intéressants. Celle nous concernant aujourd’hui y pallie un petit peu comme l’atteste notamment le traitement offert à Brass. Accessoirement parlant, le double épisode lui étant consacré ainsi qu’à Sofia s’avère globalement solide. J’ai toujours autant de mal avec Catherine, mais j’avoue, je crois avoir surtout un gros problème avec l’actrice (tous ces liftings et injections de botox me donnent envie de vomir x.x). Mon chouchou n’est autre que Grissom qui est fidèle à lui-même dans cette saison. Sans spoiler, je tiens quand même à écrire que la dernière séquence du season finale est assez ridicule. J’aime bien ces deux illustres figures, les voir ensemble ne me dérange pas du tout sauf qu’en l’occurrence, c’était… nul ?

Certains épisodes sont mieux réussis que d’autres comme Rashomama (6×21) qui innove en partant dans un truc plutôt délirant. Changer sensiblement de registre le temps d’une semaine se révèle agréable, voire rafraîchissant, d’autant plus que des personnages de la trempe de Grissom disposent d’un potentiel comique assez important. Plusieurs affaires touchent davantage par leur thème, à l’instar de Werewolves (6×11) ; quelques-unes effraient légèrement tel The Unusual Suspect (6×18) mettant en scène une fillette très maline et manipulatrice. J’apprécie lorsque la série nous prend à contre-pied et aborde des sujets assez tabous.

En définitive, pour une production comme CSI, il devient sûrement difficile au bout de six saisons – enfin, sept maintenant, bientôt huit – de se montrer encore imaginative et d’attirer l’attention des téléspectateurs. Pour ma part, le pari demeure cette fois réussi. Certes, les scénarios reposent souvent sur le même système, mais le traitement apporté aux enquêtes offre un intérêt suffisant. Par ailleurs, certains épisodes sortent du lot et se veulent rudement convaincants.