Buffy the Vampire Slayer | Buffy contre les Vampires (saison 7)

Par , le 29 décembre 2007

Jour 6, semaine spéciale Noël. Comme prévu un article et un fond d’écran. Aujourd’hui, le premier sera dédié à Buffy, saison 7 selon les souhaits de Shermane.
Buffy The Vampire Slayer… ah là là. C’est une très grande histoire entre cette série et moi ^.^ En fait il s’agit de ma série préférée, celle qui restera à tout jamais dans mon cœur. Bien sûr j’aime d’autres séries mais celle-ci a une place toute particulière. Je ne me lasse pas de la regarder encore et encore. Néanmoins, je n’ai vu la saison sept que deux fois (lors de la diffusion sur M6 puis lors de mon visionnage de l’intégrale Buffy / Angel que je me suis faite l’année dernière). Lorsque Shermane m’a proposé de parler de cette ultime saison j’ai failli la regarder entièrement mais je n’ai malheureusement pas du tout eu le temps ;__; Bref. Des spoilers partout !

In every generation, there is a Chosen One. She alone will stand against the vampires, the demons, and the forces of darkness. She is the Slayer.
La saison six laissa tout le Scooby Gang totalement dévasté. Buffy était dépressive suite à sa résurrection, Alex venait de plaquer Anya devant l’autel, Willow tua Warren l’assassin de son grand amour Tara et se transforma en Dark Willow… Quant aux autres personnages, Spike décida de partir à la recherche de son âme après avoir tenté de violer Buffy et Giles se sentait comme un bon à rien, inutile à sa protégée. Ce n’est évidemment qu’un rapide aperçu. Du coup, en début de saison sept, les personnages tentent de se reconstruire. Certains avec plus de succès que d’autres. Buffy s’en sort relativement bien avec Dawn et trouve même un travail, conseillère dans le nouveau lycée de Sunnydale (ben voyons :D). Willow, aidée de Giles, tente de canaliser sa force ultra puissante et travaille énormément sur elle. Par contre, Anya retourne du côté du mal puisqu’elle reprend ses activités de démon vengeur. Spike ayant retrouvé son âme devient totalement frapadingue et entend des voix. Globalement ce n’est donc pas la joie. La première partie de la saison sept est entièrement dédiée aux personnages et à leur lente et parfois difficile reconstruction. Si cela était nécessaire à la série, ce fut assez surprenant pour une dernière saison. Effectivement, le but paraissait être de terminer entièrement BTVS, de clôturer tout ce qu’il y avait à clôturer. Réaliser des épisodes indépendants, sans lien logique apparent, et surtout sans l’ombre d’une menace extraordinaire, ne semblait pas être de très bon augure pour l’ultime saison. Personnellement, j’ai réellement apprécié la saison sept lors de mon second visionnage. Effectivement, si la première partie donne une impression de flottement, ce n’est absolument pas le cas. Elle était nécessaire aux personnages, il fallait les remettre sur leurs rails de manière à ce qu’ils combattent efficacement le grand méchant de la saison. Par ailleurs, il y a énormément d’éléments annonciateurs de l’intrigue à venir et de quelques éléments intéressants à relever dans ces épisodes. On peut citer les meurtres des filles (que l’on saura potentielles par la suite) par les affreux sans yeux (les Bringers) par exemple. Les paroles de Cassie dans Help (7.04) sont très révélatrices. Elle prédit l’avenir et dit à Buffy qu’elle réussira (comprendre, son ultime mission). En tant que fan du couple Buffy / Spike ♥, je ne peux pas m’empêcher de noter qu’elle glissera à Spike un « Elle te le dira, elle te le dira un jour ». Si sur le moment on ne sait pas du de quoi elle parle, le series finale (Chosen) nous le fera comprendre. Et puis cette phrase « Venu d’en dessous, ça dévore tout » est assenée tout au long de cette première partie et résume parfaitement le mal qui ronge peu à peu le monde et qui sera source de tant de douleurs à Buffy et son gang. Il s’agit donc là d’une phase de transition nécessaire à l’intrigue et aux personnages.

Justement, venons en aux protagonistes de BTVS. Le moins que l’on puisse dire c’est que les personnages auront tous évolué au cours de ces sept années, à tel point que certains ne ressemblent plus vraiment à ce qu’ils étaient lors de la saison une. Prenons le cas de Willow par exemple. Où est passée la jeune adolescente mal habillée et n’ayant aucune confiance en elle ? Certes, elle a toujours ce côté ‘Willow’ mais elle a profondément changé. Qui aurait pu dire qu’elle deviendrait le personnage le plus puissant de la série, bien plus fort que Buffy elle-même ? Néanmoins, elle est toujours quelque peu fragile du côté psychologique et la saison six l’a plus que prouvé. La saison sept lui permet ainsi de se sauver et d’avancer. La magnifique Willow que l’on voit, tout de blanc, dans Chosen (7.22) est resplendissante de plénitude. Elle a enfin fait par la paix avec elle.
Ce n’est pas le seul personnage à chercher la rédemption. Spike en fait partie. Maintenant qu’il a récupéré son âme, il n’a pas vraiment changé si ce n’est qu’il est fou. Ceci dit, contrairement à ce que l’on croit au début, ce n’est pas son âme qui le fait divaguer mais le grand méchant de la saison. Ayant compris cela, il réussit à s’en affranchir et à avancer. Lies My Parents Told Me (7.17) nous permet de comprendre un autre pan de sa vie et qu’en réalité, sa mère le détestait alors que lui la vénérait. Spike prouve dans Chosen (7.22) qu’il a profondément évolué et ce, positivement. Effectivement, il se sacrifie pour le bien-être de la Terre. Il agit en ‘Champion’ digne de ce nom.
Il serait aussi possible de parler d’Anya et de Selfless (7.05), merveilleux épisode consacré à ce cher démon vengeur qui montre que non, Anya n’est pas qu’une rigolote qui ne comprend rien aux humains. Elle aussi est complexe et a un passé extrêmement lourd, bien qu’elle ne le montre pas. Si dans les saisons précédentes son traitement n’était pas suffisamment important, ce n’est pas le cas dans celle-ci.
Le personnage qui m’aura personnellement le plus déçue est Giles. Devenu extrêmement amer, il ne fait confiance à Buffy que lorsque ça l’arrange et n’hésite pas à la trahir (dans le 7.17 toujours). Figure paternelle pour la tueuse, il descendra très rapidement de son piédestal et à juste titre. Il paraissait nécessaire pour Buffy de couper le cordon mais j’ai trouvé la scission trop brutale. Il ne prendra même pas du tout sa défense lorsqu’on la fiche à la porte dans le 7.19, Empty Places.

Place au grand méchant de la saison, à savoir la Force. Qu’est-ce donc ? La source suprême du mal, rien que ça. Plus ancienne que tout, c’est elle qui est à l’origine des monstres en tous genres. Difficile de faire pire pour la dernière saison. Bien qu’elle ne puisse pas se matérialiser, elle peut utiliser l’apparence de n’importe qui et s’amusera tout au long des épisodes histoire de bien manipuler. Car c’est ce qu’elle fait parfaitement, diminuer le moral des troupes, critiquer, rendre paranoïaque toute personne normalement constituée, etc. Elle est aidée par les Bringers, ces moines sans yeux qui poignardent tout ce qui bouge, ainsi que par les méta-vampires et finalement par Caleb (Nathan Fillion, plus tard le super Captain TighPants dans Firefly ♥). Tout ceci en font une très lourde menace et Buffy croit au départ même ne pas être à la hauteur. Toutefois, elle décide pour la première fois de ne pas attendre et d’attaquer la première. Ses discours sont toujours aussi puissants et vibrants.
Ce qui est intéressant c’est que l’on nous avait déjà parlé de ce mal suprême, à savoir dans Amends, le 3.10. Episode où Angel commençait à devenir fou à force de voir les humains qu’il avait tués dans le passé. Comme quoi BTVS suit une logique implacable et repose sur une mythologie extrêmement fouillée et maîtrisée.

La deuxième partie de la saison sept est du coup dédiée à l’éradication de ce mal. Pour cela, Buffy et ses amis ne seront pas seuls puisqu’ils auront une armée. Rien que ça. Sauf que ce sera une armée d’ados qui préfèreront passer leur temps à rechigner et pleurer plutôt qu’à apprendre à se battre. Pas étonnant si Buffy pète un câble et se transforme en Tueuse sans cœur. L’élue était tellement froide et vindicative par moment que l’on se demandait forcément si la Force ne se cachait pas derrière ses actes ou paroles. Mais non, c’était bien Buffy. Elle devient tellement totalitaire que tout le monde la met à la porte de chez elle, préférant suivre Faith qui est bien plus cool. Bien évidemment, seul Spike la suit envers et contre tout. Bon, forcément Buffy a vraiment déraillé mais son attitude était plus que compréhensible. Comment transformer une bande de petites écervelées, potentielles tueuses certes, en machines à tuer des monstres ? Il faut bien derrière un sacré entraînement mais Buffy n’a pas le temps de les former. Comme elle le dit à Alex dans Selfless (7.05), elle est toujours seule, c’est à elle que revient la responsabilité de sauver le monde. Et à elle seule. Bien sûr qu’elle peut compter sur ses précieux amis mais elle, elle est nécessaire, vitale. Buffy a toujours été très antithétique, elle manque énormément de confiance en elle mais se sent meilleure que les autres. Conversations With Dead People, le 7.07, est extraordinaire dans le sens où il permet à Buffy de s’épancher sur ses problèmes grâce à l’aide d’un vampire, ex-étudiant en psycho et qui était autrefois au lycée avec elle. Il donne la possibilité à l’élue de faire le point sur sa vie, ses relations avec les autres, son statut de tueuse… Buffy porte le poids du monde sur ses épaules et cette ultime saison sera très difficile pour elle mais elle parviendra aux bouts de ses efforts. Chosen lui offre la plus belle victoire qu’elle pouvait espérer : vivre pleinement sa vie de femme.

La saison sept est aussi marquée par le grand retour de Faith, la tueuse issue de la mauvaise graine, la tueuse-tueuse xD Je ne cache absolument pas qu’il s’agit de mon personnage préférée de BTVS avec Spike donc je ne suis pas vraiment objective. Le début de cette rédemption que Faith effectue avait déjà été amorcé dans Angel mais elle se termine à Sunnydale. Bien que Buffy soit réticente à l’idée de retrouver sa comparse, elle finit par changer d’opinion et s’instaure entre elles une relation mêlée de respect et d’une certaine admiration. L’une enviant ce que l’autre n’a pas et vice-versa. Faith et Buffy ont toujours incarné deux côtés, l’une étant le ying et l’autre le yang. Réunies, elles sont tout simplement inarrêtables.
Bien que j’adore Buffy, j’ai une petite once de regret quant à la raclée que se prend Faith avec les potentielles dans Touched (7.20). C’était un petit peu trop rapide et prévisible. Certes il ne restait plus beaucoup d’épisodes (trois) donc il fallait mettre le turbo mais la déroute de Faith faisait mal au cœur. Cela permet néanmoins à Buffy de revenir sur la scène et de casser la baraque avec sa super faux et son idée de génie.

Super faux car il s’agit là de l’arme la tueuse. Celle construite pour cette lignée si particulière. A ce propos, si dans les saisons précédentes on en apprenait toujours un peu plus sur ce qui fait que les tueuses sont ce qu’elles sont, c’est Get It Done (7.15) qui lève le voile. Comme l’avait dit Buffy dans je ne sais plus quel épisode de je ne sais plus quelle saison, ce ne sont pas les tueuses qui ont besoin des observateurs mais les observateurs qui ont besoin des tueuses. Phrase qui prend tout son sens dans cet épisode où l’on apprend que la première tueuse est issue est de la fusion entre une femme pure et innocente et un démon. Fusion décidée et ordonnée par les premiers observateurs. La tueuse n’a donc été durant des générations et des générations qu’un pion ne servant qu’à obéir et appliquer la loi de ceux qui ne se sont jamais mouillés. Alors que Buffy dans cette ultime saison bouleverse toutes les règles en offrant le pouvoir à toutes les potentielles, la Force fait sauter par ses sbires le conseil, anéantissant ainsi tous les observateurs.

Eh oui, l’idée de génie de Buffy n’est autre que de transmettre son pouvoir de tueuse à toutes les potentielles tueuses qui restent dans le monde. Quelle fin la série pouvait-elle espérer de meilleure que celle-ci ? L’unique tueuse n’est plus seule, elle peut compter sur une relève digne de ce nom. Le sourire que Buffy arbore lors du dernier plan du series finale est plus qu’évocateur. Elle va enfin vivre sa vie telle qu’elle le souhaite, et le mérite.

Bon, ce fut peut-être un peu long, pas très cohérent mais l’essentiel de ce que je voulais dire est là je pense. Evidemment il manque plein de choses. Je pourrais parler en long en large et en travers de la relation entre Spike et Buffy, du series finale, de la musique envoûtante et souvent lyrique de Christophe Beck et Robert Duncan. Il serait aussi normal d’évoquer le passage éclair d’Angel et la géniale métaphore de la pâte à gâteau, du proviseur Woods, de l’énervement que Kennedy pouvait me provoquer, d’Alex dont j’ai à peine parlé et c’est une honte alors qu’il est justement le liant du Scooby, d’Andrew qui est tout simplement extra…

Buffy The Vampire Slayer offre une septième et ultime saison pleine de rebondissements, de passages forts en émotions, d’exercices de style, de moments très drôles et tant d’autres choses difficiles à coucher par écrit. Elle rend hommage aux fans en les faisant vibrer tout au long de ces 22 derniers épisodes. Personnellement, lorsque j’ai lancé la première fois le series finale j’étais limite hystérique, limite « après c’est la fin du monde, c’est juste pas possible » mais finalement, il en est resté un sentiment d’accomplissement et de plénitude, à l’image du dernier plan. Tout cela accompagné de l’impression que Joss Whedon et tous les autres (Jane Espenson, Drew Goddard, Marti Noxon…) ne se sont pas moqués de nous en disant que cette saison marquerait un retour aux sources et terminerait vraiment la série sur un coup d’éclat. Une saison et surtout une série que l’on ne se lasse pas de regarder tant l’univers est riche, multipliant les références à la pop culture, avec des dialogues enlevés et des acteurs fabuleux, avec des personnages forts et surtout un girl power très présent. Une série donnant la possibilité de rire à s’en décrocher la mâchoire ou de pleurer toutes les larmes de son corps. Une série qui a marqué toute une génération. Une série culte. Ma série culte.

Deuxième partie de l’article, un fond d’écran pour Althy, dédié à Twin Peaks.

Stargate SG-1 (saisons 1 à 9)

Par , le 28 décembre 2007

Jour 5, semaine spéciale Noël. Comme prévu un article et un fond d’écran. Aujourd’hui, le premier sera dédié à Stargate SG-1 selon les souhaits de Sweetpasta.
Il est amusant de noter qu’il y a quelques années, j’étais vraiment très fan de Stargate SG-1, à tel point qu’elle faisait partie de mes séries préférées. Depuis, de l’eau a coulé sous les ponts. Dans cet article je n’écrirai que quelques idées. Il me paraît impossible de faire une analyse poussée de la série, je ne la maîtrise pas suffisamment et surtout, ça me prendrait des pages et des pages…

Est-il nécessaire de présenter la franchise tant elle est connue ? Faisons tout de même un rapide tour d’horizon, au cas où. Au départ il y avait Stargate, l’excellent film de Roland Emmerich avec Kurt Russell et James Spader. C’est à partir de cet univers qu’est née la série Stargate SG-1. SG-1 car les téléspectateurs suivent l’équipe SG-1 (il y a plusieurs équipes, SG-1 est évidemment la plus importante). Dix saisons ont été produites, 2007 marqua l’arrêt de la série. Néanmoins, il existe un spin-off depuis 2003, Stargate Atlantis. Stargate Universe, encore une autre série, est prévue pour 2008. Deux téléfilms devraient par ailleurs conclure totalement Stargate SG-1, à savoir Stargate : The Ark of Truth et Stargate : Continuum.

Un an après la première mission sur Abydos, la Porte des Etoiles est activée de l’extérieur. Un groupe de Goa’ulds, mené par Apophis, attaque la base et capture une militaire. Le gouvernement envoie une équipe pour retourner sur Abydos et ramener le Dr. Daniel Jackson. Celui-ci a découvert que des milliers d’autres portes existent dans l’univers, grâce à un cartouche. Cependant, Apophis capture Sha’re, la femme de Jackson, et Skaa’ra, un ami de O’Neill.
Une équipe, SG-1, composée du Colonel Jack O’Neill, du Major Samantha Carter spécialisée en astrophysique, de Daniel Jackson et du jaffa Teal’c, qui s’est retourné contre son dieu, va être mise en place pour explorer d’autres planètes, peuples ou technologies, et rechercher Sha’re et Skaa’ra.
Source : AnnuSeries

J’avoue n’avoir pas pu m’empêcher de sourire en lisant ce synopsis. J’ai l’impression que tout ça s’est passé il y a tellement longtemps. Skaa’ra, Sha’re, Apophis, des personnages qui ont marqué la série mais depuis il y a eu de nombreuses saisons. Avant de parler véritablement de Stargate SG-1 je tiens à préciser que je n’ai pas encore vu entièrement la saison dix (M6 n’a pas l’air décidé à diffuser la seconde moitié è__é) et surtout, je n’ai vu qu’une seule fois les épisodes. Du coup les premières saisons sont très lointaines dans mon esprit.

Il est possible de diviser la série en deux parties, la première traitant des Goa’ulds et la seconde des Ori. Ces deux peuples représentent le même type de menace, ils se font passer pour de faux dieux. Il était temps pour la série de changer de rengaine. Infliger de lourdes pertes aux Goa’ulds ne pouvait pas durer éternellement, il fallait bien donner le coup de grâce. Les scénaristes ont alors réussi à intégrer un peuple bien pire et cruel tout en mettant au point une mythologie intéressante liée à Merlin et aux Anciens. Il est évident que ce n’était pas prévu depuis le départ mais tout colle parfaitement.

En y réfléchissant bien, il s’en est passé des choses du côté des personnages. Un a tout de même eu le droit de se laisser pousser les cheveux ! Il y en a un qui est mort, a subi l’Ascension et est revenu sur Terre en tant que mortel. De nouveaux sont arrivés (Cameron et Vala, transfuges de Farscape), certains sont repartis (Jonas par exemple), d’autres se sont faits moins visibles (pensée toute particulière pour ce cher O’Neill). Il en ressort une équipe bien soudée, généralement plutôt intéressante. Lorsqu’O’Neill est parti j’avais un peu peur que le moteur de la série se soit aussi envolé, mais non. Stargate SG-1 marche très bien sans lui, même s’il est toujours agréable de le revoir de temps en temps. L’intégration de Vala fut une excellente idée, elle apporta une fraîcheur sans précédent à la série. Sam est devenue tellement fade et potiche au fil des saisons qu’il fallait du sang féminin frais. Il s’agit là d’un défaut majeur de la franchise (c’est valable pour Stargate Atlantis), les personnages masculins sont très forts, très développés mais du côté des femmes c’est bof. Elles sont souvent en sous-nombre en plus.
Néanmoins, l’équipe SG-1 est un intérêt non négligeable de la série. Les personnages se complètent bien et apprennent à se connaître au fur et à mesure des années. O’Neill et ses petites phrases toujours aussi drôles, Teal’c et son unique expression faciale, Daniel et son côté rat de laboratoire, Sam et son engouement pour la physique… chacun a ses défauts et ses qualités.

La mythologie de la série est extrêmement travaillée. L’univers est ultra foisonnant. Le nombre de races que l’équipe rencontre au cours de ces dix saisons est tout simplement hallucinant. Rien que pour cela, Stargate SG-1 est intéressant. On sent un réel souci du détail derrière et une volonté de proposer quelque chose de cohérent. Si certaines planètes se ressemblent étrangement, les maquillages et costumes de créatures s’améliorent avec le temps. On est loin du côté très cheap du début. Cela dit, il reste toujours le souci de la langue. Tout le monde dans l’univers ne parle pas anglais. Encore heureux d’ailleurs. Toutefois, ça reste la marque de fabrique de la série et tout le monde s’en accommode désormais.

Si la série a eu un très gros creux dans les dernières saisons, la dernière remonte le tout. Comme je le disais précédemment, je n’ai vu que la première moitié mais cela permet tout de même de se rendre compte qu’il y a comme un retour aux sources. La nouvelle équipe (Cameron, Vala, Teal’c, Sam et Daniel) est plus homogène et à un côté très amusant et sympa. Il y a moins d’épisodes indépendants et très ennuyants, la menace des Ori se faisant de plus en présente. Les dialogues sont piquants et réussis et il y a une multitude de références aux neuf saisons passées. Le point d’orgue est forcément le 10.06 qui n’est autre que l’épisode 200. Il s’agit d’une gigantesque parodie de films, séries et univers connus. Je ne m’avancerai pas trop en disant qu’il s’agit probablement là d’un des meilleurs épisodes de Stargate SG-1. Très rares sont les séries capables d’autant d’auto-dérision. Les créateurs ne sont pas fous, ils savent qu’ils ont raté certains arcs, qu’il y a des trucs qui clochent et se moquent d’eux-même. Un épisode clin d’œil absolument génial.

Quand bien même Stargate SG-1 a peu à peu perdu de son éclat, la série n’en reste pas moins indispensable pour toute personne appréciant un minimum la science-fiction. L’équipe que l’on suit est agréable au possible, les décors sont souvent merveilleux, l’univers et les races sont travaillés, l’ambiance est extrêmement plaisante. Il y a de l’aventure et parfois du suspense, un bon cocktail qui fait que l’on a pu passer d’excellents moments durant ces dix longues années. Dix années que personnellement je ne regrette en aucun cas. Par ailleurs, il ne faut pas nier que si la SF est là où elle en est aujourd’hui, c’est grâce à Stargate SG-1. Elle a su prouver au public qu’il ne s’agissait pas que de trucs débilissimes et inintéressants. Elle est forcément à l’origine de nombre de nouvelles séries du même genre et quand bien même elle a un certain nombre de défauts, elle fut la base de la découverte de la SF pour pas mal de personnes. Rien que pour ça, c’est déjà pas mal…

Deuxième partie de l’article, un fond d’écran pour Sweetpasta toujours, aux couleurs de Scrubs.

Dexter (saison 2)

Par , le 27 décembre 2007

Place au quatrième jour de la semaine de Noël et, comme prévu, voici un billet et un fond d’écran. Grâce à la demande de Haruka, aujourd’hui ce sera du 100 % Dexter ! Étant donné que j’ai déjà pu évoquer la série et que la miss souhaite que l’on s’attarde sur la saison deux, je passe toute la phase de présentation. Par ailleurs, il y aura des spoilers absolument partout, donc faites attention.

Avec Friday Night Lights, Dexter fut pour moi une des révélations télévisuelles de l’année 2006-2007. Il est légitime d’être davantage conciliant et tolérant face aux premières saisons, ce qui est loin d’être le cas avec la suite… Dexter a-t-elle réussi à passer la seconde et trouver son rythme de croisière avec sa deuxième saison ? Toujours diffusée sur Showtime, cette nouvelle salve d’épisodes en comporte douze d’une cinquante de minutes, passés entre septembre et décembre 2007. Après le tueur au camion frigorifique (the ice truck killer en VO), qu’est-ce que les scénaristes allaient-ils bien pouvoir trouver pour nous subjuguer ?

Sans grande surprise, le season premiere plonge rapidement le public dans le bain et lance l’ambiance à venir. Le tueur en série à poursuivre cette année sera celui découpant des humains qui, selon lui, ne méritent aucune pitié, les range dans des sacs et les balance à la mer. Une lumière vient-elle de s’allumer dans votre cerveau ? Cette description vous semble-t-elle plus que familière ? Eh oui, la cachette de Dexter est découverte et Miami est horrifiée de savoir qu’un criminel bien plus prolifique que le tueur au camion frigorifique sévit dans leurs rues. Pourtant, la barre paraissait impossible à dépasser tant le premier l’avait placée haut. Les journalistes adorant qualifier les ennemis publics de sobriquets du plus bel effet, ce tueur se voit surnommé le boucher de Bay Harbor (the bay harbor butcher en VO). La situation étant plus que grave et presque incontrôlable, une unité spéciale du FBI, menée par Keith Carradine lui-même, est immédiatement dépêchée et notre anti-héros se retrouve par conséquent à travailler avec ceux qui le traquent sans relâche. Dexter sera-t-il attrapé ? Va-t-il aller en prison ? Comment son entourage réagira-t-il en apprenant qu’il a besoin de tuer pour vivre ? Tant de questions qui trouveront une réponse durant cette saison… ou pas !

La saison deux traite donc en premier lieu de la chasse de ce psychopathe sur lequel la lumière vient d’être faite. Si, au départ, il terrorise la ville, certaines personnes deviennent rapidement admiratives et tendent à le jucher sur un piédestal. Effectivement, pour elles, le boucher de Bay Harbor agit tel un justicier de l’ombre, ne tuant que les pourris jusqu’à la moelle et rendant les quartiers plus propres et plus sûrs – chose que la police n’arrive pas tout le temps à faire pour des raisons parfois bien trop triviales. À l’instar de la première saison, les téléspectateurs sont encore une fois fascinés, presque admiratifs, face à Dexter et à ses agissements, quand bien même on exècre ce genre de règlements de compte ou la peine de mort. Pire, il est aisé d’oublier que Dexter est bel et bien un tueur en série, un être psychologiquement malade ayant besoin de tuer pour se sentir quelque peu vivant. Cela étant, alors que l’on s’attache à cette figure antithétique, la série nous rappelle brutalement et efficacement qu’il est bel et bien un monstre ; la séquence où Dexter tue de sang froid et découpe un dealer devant Doakes, enfermé dans une cage, est une une illustration parlante. Le choc est plus que rude et bouleverse le public qui, sur son canapé, ne peut s’empêcher d’être mal à l’aise. Cet héros ressemblant à un nounours inoffensif est inhumain en raison de sa froideur et de son détachement. Tandis que jusqu’à présent, il se complaisait dans sa situation et qu’il continuait tranquillement sa petite vie rodée, il s’aperçoit de ses perversions et se surprend sporadiquement à vouloir changer, voire à sensiblement souffrir de s’apparenter à un individu plus que tourmenté. En d’autres termes, la saison continue d’explorer la psychologie de Dexter et si le traitement est parfois assez facile et bancal en raison de quelques incohérences, la caractérisation est tellement bien menée et le personnage solidement interprété qu’il est tout naturel d’y succomber et d’occulter les défauts.

Durant ces douze épisodes, Dexter apprend beaucoup sur lui-même, sur ce que son père adoptif lui a appris et légué, et il réagit beaucoup plus humainement. Si dans la saison une il était très lisse et ne montrait que rarement des sentiments, ce n’est pas le cas dans la saison deux. Dexter passe ainsi par la colère, le désespoir, la peur, la culpabilité, etc. Bien sûr, l’apparition d’émotions ne colle pas avec la dimension de psychopathe que l’on souhaite pourtant nous faire croire, mais il s’agit d’un parti pris de la fiction auquel il convient d’adhérer, tout du moins si l’on désire l’apprécier un minimum. Cette année, la série se focalise dès lors sur son personnage principal, ses doutes et ses angoisses. Il cherche à savoir qui il est et se pose de nombreuses et légitimes questions. Par exemple, pourquoi son père l’a t-il aidé à canaliser ses pulsions ? Celui-ci savait-il vraiment où il allait en transformant son fils en justicier de la nuit ? En proie à ses démons, Dexter n’en est que plus humain et, du coup, plus crédible. C’est pourquoi, il est indéniable que la saison deux s’apparente à une plongée dans l’âme de sa figure de proue.

Cette année se permet d’introduire en douceur deux nouveaux personnages : Lundy, chargé de l’unité du FBI, et Lila (Jaime Murray), le garde-fou de Dexter chez les intoxiqués aux diverses drogues. Pour l’anecdote, il est amusant de noter que l’interprète de Lundy, Keith Carradine, a joué le rôle d’un tueur en série très prolifique et extrêmement sadique dans la saison deux de Criminal Minds. Les rôles sont désormais inversés ! En tout cas, le jeu du chat et de la souris entre Lundy et Dexter est extraordinaire. Si le second a déjà maintes fois prouvé qu’il était intelligent et rusé, il trouve en Lundy un adversaire à sa mesure. De façon plus qu’enthousiasmante, l’analyse sanguin montre sa capacité à se maîtriser et ne jamais se révéler. Après tout, la première règle du code de Harry est de ne pas se faire prendre. Pour cela, tous les coups sont permis. Néanmoins, c’est la relation entre Deb et Lundy qui m’aura davantage marquée cette fois-ci. Durant la saison une, Deb n’était pas très fine et assez usante, avouons-le. Le personnage prend enfin son envol et grandit grâce à Lundy pour lequel elle ressent diverses émotions mélangeant de l’admiration, de l’amitié et de l’amour. Sinon, l’autre nouveau protagoniste est donc le vampire anglais Lila. Dès sa première apparition, le doute n’est guère présent, cette femme est toxique et aura un effet néfaste sur Dexter. Psychologiquement instable, elle ne déchiffre que trop bien celui de qui elle s’amourache ; et lorsqu’elle découvre le vrai Dexter, elle ne fuit pas, elle est bien trop fascinée. Si Lila donne régulièrement envie de l’étriper, elle se révèle plus que nécessaire pour permettre à Dexter d’avancer et de construire une facette inédite de son identité. Accessoirement, le sort final de cette femme vénéneuse est parfait et plus que jouissif.

Enfin, la révélation fut pour ma part avec Doakes qui n’est ni plus ni moins le personnage le plus intelligent de la série. Il a tout compris chez Dexter. Absolument tout. Leurs faces à faces sont fascinants et extraordinaires. À partir du moment où il a la preuve tangible que Dexter est le boucher de Bay Harbor, on se doute malheureusement qu’il va y passer. Le scénario joue sensiblement la carte de la facilité puisqu’il trépasse non pas par les mains de Dexter mais par celles de Lila, même si cela paraissait évident et logique. Il n’empêche qu’au moment où l’ancienne droguée ouvre le gaz et laisse le pauvre Doakes sauter en l’air, difficile de ne pas ressentir comme une grande vague de tristesse. Certes, bien que Doakes n’ait vraisemblablement plus aucune utilité pour la série, il s’agit là d’un coup dur dont on se serait peut-être passé. À part tout ça, la quête de la vérité de Laguerta sur la véritable identité du boucher de Bay Harbor est assez émouvante. Seule contre tous, elle ne ne peut croire que derrière Doakes se cache le psychopathe que tout le monde décrit – et à juste titre ! Le rapprochement entre Deb et elle est sympathique comme tout et prouve en outre que la jeune Morgan en a parcouru du chemin depuis le tueur au camion frigorifique.

Pour conclure, cette saison deux de Dexter est clairement à couper le souffle. Bien meilleure que la première alors que le niveau était pourtant déjà élevée, elle avance tambour battant et glace le sang du téléspectateur grâce à une atmosphère létale où n’importe quoi semble pouvoir arriver. De plus, le personnage de Dexter dispose progressivement d’une exploration et s’en suit une analyse psychologique très détaillée tout simplement passionnante. La caméra dépeint l’homme tel qu’il est réellement, avec la face qu’il arbore tous les jours devant sa famille et ses amis, mais aussi via sa face noire, celle qu’il tente de cacher. En d’autres termes, le visionnage est un réel délice en dépit d’être une vraie torture exaltante pour les nerfs. Ce n’est pas guère se fourvoyer que d’écrire que cette saison figure parmi les plus réussies de l’année. Vivement la suite !

Et un fond d’écran !