The Pretender (Le Camélon) – 3×18 | Wake Up (Pièces manquantes)

Par , le 26 décembre 2007

Jour 3, semaine spéciale Noël. Comme prévu un article et un fond d’écran. Aujourd’hui, le premier sera dédié à l’épisode 3.18, Wake Up (Pièces Manquantes en VF) de The Pretender (Le Caméléon) selon les souhaits de Nephthys.
Il convient de préciser que d’habitude je ne fais jamais de review d’épisode et que surtout, je n’ai jamais regardé Le Caméléon. Je sais seulement quelques trucs comme quoi Jarod est un génie qui s’est échappé d’un centre pour génies et qu’une Mlle Parker le pourchasse. Jarod peut se camoufler tel un caméléon car il sait énormément de choses et a un talent très développé pour se métamorphoser. Mlle Parker paraît être la méchante mais elle ne l’est pas vraiment. Point barre. Du coup, l’article aura sûrement des suppositions fausses mais vous m’excuserez n’est-ce pas ? ^^;

L’épisode débute par Mlle Parker (elle a un prénom au fait ?) qui rêve de sa mère qui lui ressemble comme deux gouttes d’eau (au début je ne comprenais pas je dois avouer xD). S’en suit un petit discours sur le grand amour, bla bla bla. Ce rêve permet à la miss de se rendre compte que Thomas est l’homme de sa vie et qu’elle a été bien stupide de refuser d’aller avec lui à Portland. Du coup, elle se précipite dans la salle de bain où ce dernier prend sa douche et lui déballe ouvertement ses sentiments. Sauf qu’il ne répond rien, normal l’eau coule toute seule. Mais où est donc Thomas ? Eh bien il est dehors, adossé à la maison, une balle en pleine tête.

Un ferrailleur qui comme par hasard passe par là à ce moment voit la scène et part à toute vitesse en ayant bien pris la peine d’avertir la police d’un meurtre. Mlle Parker se retrouve ainsi sur le banc des accusés. Par chance, on trouve plus tard un junkie totalement défoncé et couvert de la tête au pied du sang de Thomas. Et en bonus il a aussi l’arme de Mlle Parker qui a servi au meurtre. Encore une fois, comme par hasard, le junkie y passe (overdose) et l’assassinat reste donc dans le flou.

Entre temps, Mlle Parker reçoit un coup de fil de Jarod qui l’a vue à la télé et lui offre une petite visite dans un bar. En guise d’aide il lui balance quelques phrases mystérieuses et surtout le conseil de chercher les pièces manquantes dans son entourage. Mlle Parker ne croit en rien à la thèse du suicide du junkie et part fouiller chez lui. Vivant dans un vrai taudis, il paraît impossible qu’il ait pu se fournir en morphine. Il y a donc forcément quelque chose qui se trame dessous.

Les meurtres étant vraiment à la mode, le policier chargé de l’enquête y passe dans un accident de voiture. Les coïncidences n’existant décidément pas dans cette série, le câble de frein avait été coupé. Alors que tout semble aller contre Mlle Parker, elle retrouve le ferrailleur qui bien évidemment est lié à toute cette machination. Il fut payé pour se trouver devant la maison et alerter la police et n’a reçu ses ordres qu’à travers un téléphone. Mais il saurait reconnaître la voix, pour cela il a juste besoin de 500 000 $. Somme que Mlle Parker s’apprête à lui donner plus tard (dommage que mon père ne travaille pas au Centre tiens xD) mais ce ferrailleur est retrouvé enfermé dans le coffre de sa voiture avec pour seul air le gaz d’échappement.

Il n’y a donc plus aucune piste pour Mlle Parker, le meurtre de son fiancé (ou je ne sais quoi) ne sera pas résolu. Néanmoins, Jarod lui conseille fortement de ne jamais oublier, de chercher toutes les pièces manquantes pour faire tomber ceux qui sont responsables. Mlle Parker est bien décidé à faire croire que tout va bien mais de préparer en silence sa vengeance qu’elle mangera donc froide…

Ne connaissant pas du tout l’histoire, ni les personnages, j’avais un peu peur de fermement m’ennuyer et ne rien comprendre devant cet épisode. Ce ne fut pas vraiment le cas. Il y avait quelques éléments relativement intéressants qui ont pu me captiver suffisamment longtemps.
Certes, cette accumulation de meurtres paraît quelque peu abusive mais étant donné que la thèse de la machination est celle qui est soulevé, ça paraît compréhensible. Le principal défaut se trouve dans le fait que l’on voit très peu Jarod. Ok il est un génie, tout ça, tout ça, mais que fait-il dans cet épisode ? Bah pas grand chose. Je m’attendais et surtout j’espérais voir des talents un petit peu sensationnels et surtout avoir la réponse à ce meurtre ^^; En ne visionnant qu’un seul épisode c’est assez frustrant mais sur une saison c’est peut-être palpitant, je ne sais pas. Cela dit, cet évènement semble avoir ébranlé davantage la confiance que Mlle Parker peut avoir envers le Centre qui l’emploie. Peut-être cela marquera un rapprochement avec Jarod pour faire tomber cette structure ?

L’entourage de Mlle Parker n’est pas vraiment d’une grande aide. Mis à part Patrick Bauchau (qui a des yeux normaux, pas comme dans Carnivàle :D) et un chauve qui semble assez intimidé et mal à l’aise, elle n’a que Jarod qui semble s’inquiéter pour elle. D’ailleurs, je m’attendais à des scènes plus ambiguës entre Jarod et Mlle Parker, ça sonnait un peu plat je trouve.
Son père est très ambigu et ne paraît en aucun cas digne de confiance. Il lui dit de bien belles paroles mais tout cela sonne faux, comme s’il cachait son implication. Quant à sa belle-mère, son goût prononcé pour les sucettes n’en fait pas quelqu’un d’agréable. Elle n’hésite pas à enfoncer davantage Mlle Parker. Ah, et j’ai été très étonné de retrouver ce cher Mike Delfino ♥. Le personnage avec un tuyau d’oxygène dans le nez ne semble pas très sympathique c’est le moins que l’on puisse dire. Vu les plans très insistants sur sa modeste personne, ajouté au fait qu’on ne l’entend pas une seule fois parler, laisse suggérer qu’il a quelque chose à voir dans cette affaire.

La mère de Mlle Parker semble être morte ?! Elle représentait tout pour sa fille ce qui peut amener à penser que l’héroïne a du avoir du mal à surmonter cette épreuve. Malgré ce qu’elle subit dans cet épisode, elle reste digne et décide de carburer dès lors à la vengeance. Généralement, dans ce genre de situation, le personnage devient quelque peu obsédé par sa quête et s’y perd…

Les flash backs étaient très jolis et bien mis en scène par ce mélange entre noir et blanc et couleur. Je ne sais pas si c’est habituel de la série mais il est amusant de noter que lorsque Mlle Parker était triste dans ces flashbacks, ils étaient en NB mais lorsqu’elle était heureuse ils gagnaient en couleurs.
Le cadeau qu’offre Jarod à la fin est intéressant. Il s’agit d’une sorte de mosaïque de verre représentant Mlle Parker. Sauf qu’une pièce manque : celui de son coeur. Jolie métaphore que voilà. Son coeur a été arraché par ce meurtre et va-t-elle le retrouver ?

Un épisode très centré sur Mlle Parker, un peu trop pour la novice que je suis, mais il comporte des scènes agréables et de jolis moments. Le désespoir de Mlle Parker est bien mis en scène et la situation avance suffisamment vite pour ne pas faire durer de sempiternelles accusations ou que sais-je. Dur d’en dire quelque chose de réellement concret car je ne m’y connais trop peu pour comparer au reste de la série. Ca ne m’a pas donné envie de m’y pencher mais ça aura au moins titillé ma curiosité.

Place maintenant au fond d’écran, le thème est Skins, choisi par Miyuse.

Popular (série complète)

Par , le 25 décembre 2007

Joyeux Noël à tous ^____^
Jour 2, semaine spéciale Noël. Comme prévu un article et un fond d’écran. Néanmoins, vu que seulement cinq personnes ont demandé un article et la semaine comportant toujours sept jours, il y en aura deux choisis par mes soins. Aujourd’hui est le premier du genre.

Après le teen show Gossip Girl, parlons donc d’un autre teen show mais nettement plus réussi : Popular. Je vais d’abord raconter un petit peu ma vie parce qu’après tout c’est mon blog :D En 1999 j’achetais un magazine nommé Séries Mag (je me sens vieille d’un coup ;__;). Je l’aimais bien parce qu’il y avait des spoilers (chose qui me fait fuir maintenant mais là n’est pas la question) et surtout, des articles consacrés à des séries. Chaque numéro comportait un article d’une page dédié à une série qui venait juste de naître aux Etats-Unis. Lorsque j’ai lu celui consacré à Popular, je me suis dit qu’il fallait que je la vois un de ces jours. Sauf qu’aucune chaîne française hertzienne ne voulait la diffuser et il fallait encore moins compter sur la sortie en DVD. Alors que j’avais complètement oublié l’existence même de cette série, France 4 l’a sortie de ses placards il y a plusieurs mois. J’ai sauté sur l’occasion.

Popular est une série qui fut diffusée entre 1999 et 2001 sur feue The WB. Seules deux saisons ont été produites (22 + 21 épisodes) et elle est fut annulée pour cause de mauvaise audience. Du coup, le series finale n’en est absolument pas un et se termine sur un cliffhanger assez édifiant. Aucun spoiler.

Popular raconte l’histoire de Brooke, la blonde et de Sam, la brune. Personnages totalement opposées, elle se détestent et ont une vision des choses bien différente chacune de l’autre. Tandis que Sam veut être journaliste, Brooke, elle, est la capitaine de l’équipe des glamazones. Brooke est très populaire alors que Sam ne veut pas être populaire. Brooke et Sam vont pourtant devoir apprendre à se connaître et à s’apprécier car le père de Brooke va se marier avec la mère de Sam.
Ils devront être une famille.
Source : Popular Hommage (très chouette site d’ailleurs)

Le synopsis peut paraître quelque peu léger et cliché. D’un côté on a la blonde populaire, cheerleader et qui a pour petit ami le quaterback de l’équipe de foot. De l’autre on a la brune, impopulaire et sans aucun prétendant. Et comme par hasard elles vont devoir vivre ensemble et évidemment il y aura des coups d’éclat. Néanmoins, il faut voir au delà des apparences car Popular n’est en rien une série sur une gué-guerre entre les populaires et les impopulaires. Loin de là. Je dirais même plus : très loin de là. Ce n’est pas un teen show parmi les autres, il sort son épingle du jeu avec brio malgré le sort qui lui a été réservé aux Etats-Unis.

Popular n’est en aucun cas une série sérieuse qui se prend la tête sur n’importe quoi. Cela dit, elle aborde dans chaque épisode un thème très important et qui touche forcément les adolescents voire même les adultes (homosexualité, problèmes nutritionnels -anorexie, boulimie, obésité-, problèmes concernant l’image que l’on renvoie de soi-même aux autres, contraception, sexualité, maladie telle la leucémie…). Des sujets qui prônent en fait toujours la tolérance et le respect de soi et des autres. Effectivement, le thème n’est jamais amené avec subtilité, on voit le tout arriver avec ses gros sabots. Néanmoins, ce n’est pas lourd et rempli de morale comme peut l’être 7 à la maison par exemple ^^;; Popular est un excellent condensé de ce que l’adolescent peut ressentir au cours de cette période souvent vécue difficilement. Par ailleurs, la série intéresse aussi les non-adolescents donc il ne faut pas hésiter à franchir le pas si jamais on se sent trop vieux pour elle.
Les sujets liés à l’homosexualité et la transexualité sont assez fréquents. Le fait qu’un des créateurs soit Ryan Murphy (à l’origine de Nip/Tuck) n’y est pas du tout pour rien. Un des personnages d’ailleurs a une sexualité assez ambiguë. C’est une femme mais elle est appelée régulièrement « Monsieur ».
Le traitement accordé à ces thèmes se fait avec douceur et une énorme dose d’humour. La série est toujours délirante voire même totalement hallucinante par moment mais ce n’est presque jamais ridicule. Si la forme est surréaliste, le fond ne l’est aucunement. C’est ce mélange qui rend Popular si irrésistible et très novatrice.

Les personnages sont un atout considérable. On se reconnait forcément dans l’un d’eux. Les acteurs ne sont pas franchement magnifiques et sonnent du coup « plus vrai ». Sugar Daddy par exemple est obèse, Carmen est aussi très ronde, April ne ressemble à rien (soyons franc xD). J’ai une préférence particulière pour Nicole et Mary Cherry. La première, meilleure amie de Brooke, est une vraie peste. Le genre de fille que l’on préfère avoir dans ses amies plutôt que dans ses ennemies. Le genre de filles qui n’hésite pas à vous poignarder dans le dos à chaque occasion. Elle a toujours la réplique cinglante qui laisse pantois. Mais une telle agressivité cache toujours quelque chose. Nicole ne va en rien s’adoucir au cours des deux saisons mais on commence à la comprendre peu à peu.
Quant à Mary Cherry, il s’agit là du personnage le plus décalé de la série. Véritable bout-en-train, limite débile, elle a toujours l’idée la plus originale pour sortir d’un mauvais pas ou pour tomber dans les ennuis. S’il y a bien un personnage moteur dans Popular, c’est elle.

Si je veux être quelque peu objective je ne peux pas passer sous silence les *kof kof* quelques défauts de la série. Effectivement, le fait qu’un personnage sorte avec presque toutes les filles de son entourage est un petit peu abusé. Surtout l’histoire purement charnelle qu’il aura avec une. Toujours en rapport avec certains personnages, celui de Carmen est devenu quelque peu inutile au fil des épisodes. Je l’appréciais au début mais vers la fin de la saison deux elle m’énervait au plus haut point. Heureusement, les scénaristes lui donnaient le minimum de scènes. Il faut aussi dire que l’actrice, Sara Rue, n’est pas extraordinaire.
Si le côté surenchère est la marque de fabrique de la série, certaines scènes sont parfois too much. A trop vouloir en faire, ça peut devenir légèrement ridicule. Il s’agit d’ailleurs là d’un problème de Ryan Murphy vu le caca nerveux de Nip/Tuck dès la saison trois.

Le casting rassemble des acteurs qui depuis ont été vu ailleurs. Commençons par certainement le plus connu, Christopher Gorham qui n’est autre qu’Henry d’Ugly Betty ou encore Jake de Jake 2.0. Mais on retrouve aussi Carly Pope (Dirt), Leslie Grossman (What I Like About You)… On y voit le temps d’un épisode Wentworth Miller dans un rôle complètement barré et à des années lumières de Michael Scofield de Prison Break. Clea Duvall (Carnivàle, Heroes) fait elle aussi une apparition durant deux épisodes. La liste ne s’arrête pas là…

Popular fut certainement une de mes révélations de l’année. Voilà un teen show qui sort de l’ordinaire sans en faire des tonnes côté drama et histoires d’amour sirupeuses. Les clichés sont utilisés à outrance et la série ne s’en cache pas. Elle joue avec, sans même les détourner, mais c’est tellement gros et caricatural que ça en est drôle. L’ambiance est pratiquement tout le temps déjantée, les dialogues sont incisifs et les personnages diablement attachants. De plus, la série est capable de passer de la pure comédie à des moments plus dramatiques et réciproquement sans pour autant faire couler des larmes dans les chaumières. Tout ceci est mis en scène avec des thèmes fédérateurs. Le résultat n’en est que plus explosif. Une série extrêmement efficace, tellement fraîche que ça fait du bien de regarder un épisode. Un vrai cocktail de bonne humeur et de vitamines. Popular est si réussie que les épisodes peuvent être visionnés à outrance sans être écœuré ou ennuyé. Typiquement le genre de série sur laquelle on a d’énormes préjugés mais qui au bout du compte nous prouve qu’on s’est totalement trompé. Une œuvre intelligente qui a tout compris et qui a su utiliser à bon escient des éléments qui dans beaucoup de séries tournent au ridicule. J’espère maintenant qu’on aura le droit à une sortie en DVD un de ces jours…

Après ce très long article (oups ^^;), place au fond d’écran prévu pour Shermane. Zhaan de Farscape au menu !

Gossip Girl (saison 1)

Par , le 24 décembre 2007

Voici le premier jour de la semaine de Noël. Comme prévu, vous trouverez aujourd’hui un article et un fond d’écran. En ce 24 décembre, le premier sera dédié à Gossip Girl selon les souhaits de Miyuse.

Si vous vous souvenez, le pilote de Gossip Girl ne m’avait pas vraiment enchantée ; c’est le moins que l’on puisse dire, d’ailleurs. Depuis, la série suit son bonhomme de chemin et a déjà vu ses onze premiers épisodes diffusés sur The CW entre septembre et décembre 2007. Onze que j’ai regardés. Puisque j’avais écrit que j’arrêterais tout si, au bout de cinq semaines, le niveau ne grimpait pas, cela veut-il signifier que la barre a été relevée ? À mon sens, oui. Est-ce que cela témoigne d’une qualité exceptionnelle ? Pas forcément ! Aucun spoiler.

Si l’on connaît au préalable l’univers huppé de cette histoire, il demeure impératif de ne pas s’attendre à une réelle adaptation des romans à succès de Cecily Von Ziegesar, au risque de finir échaudé. Effectivement, bien que l’inspiration de certains personnages ou situations se veuille incontestable, le résultat final s’avère à des années-lumière de la version papier. Dans le billet dédié au pilote, j’avais déjà pu relever plusieurs différences et, pour être honnête, il serait tout à fait possible de continuer d’abonder dans ce sens et d’en produire un autre explicitant les prises de liberté. Évidemment, je n’ai pas du tout l’ambition de le faire puisque ce serait profondément ridicule. Dès le deuxième épisode, j’ai personnellement pu oublier les romans parce que, justement, ces deux mondes s’opposent tellement qu’ils finissent par se détacher rapidement. Arrivée en milieu de saison, la série n’a plus rien à voir avec l’œuvre littéraire, à l’exception de son titre et de quelques caractéristiques de ses protagonistes. En d’autres termes, quand bien même on a lu tous les livres sortis à l’heure actuelle en France, visionner cette production télé se fait sans trop de difficultés, à condition de partir du principe qu’il ne s’agit pas d’une adaptation, mais plus d’une réécriture. Par ailleurs, dans les quelques ajouts qui ont réalisés, je ne peux m’empêcher de beaucoup apprécier la relation – ou, plutôt, l’apparente absence de relation – entre le père de Dan et la mère de Serena.

Ayant dépassé le stade « diable, qu’ont-ils fait de ces chouettes romans ? », la série se suit sans déplaisir. Ne cachons pas qu’elle n’est en rien révolutionnaire et Gossip Girl n’a pas la portée d’un The O.C.. De toute manière, est-ce le souhait des créateurs ? Je ne pense pas. Gossip Girl est plutôt une fiction pour adolescents ayant pour unique prétention d’amuser, et l’objectif est réussi pour ma part. Néanmoins, de discrètes thématiques sont esquissées avec finesse comme la boulimie de Blair. Celles-ci auraient pu accumuler rapidement les clichés si ce n’est que l’écriture parvient à les éviter avec une certaine habileté et elles ne plombent donc pas littéralement la série. Malheureusement, pour l’instant le traitement accordé à certains personnages est assez superficiel et ne sort pas forcément des sentiers battus. Les histoires ne sont en rien révolutionnaires, mais je n’irai pas jusqu’à dire que c’est prévisible en raison de rebondissements parfois ridicules, même s’ils se révèlent généralement comiques et à même de bouleverser le cœur des plus émotifs.

Pour conclure, cette première saison n’est aucunement originale et multiplie les poncifs du genre, ce qui ne l’empêche nullement de correctement remplir son contrat de pur divertissement calibré. L’ambiance est très décontractée, il y a pas mal d’humour grâce à des dialogues assez piquants, de nombreux personnages sont vraiment attachants et les adultes disposent d’une place plus ou moins équivalente à celle des plus jeunes. Contre toute attente, derrière son masque de futilité, Gossip Girl cache parfois une intelligence assez étonnante via des sujets abordés avec justesse. Dans tous les cas, pour peu que l’on soit féru de mode, cette production possède de solides arguments plus que convaincants tant ses vêtements de grands couturiers défilent dans les épisodes. Espérons que la suite saura tout de même se montrer davantage consistante, car pour l’instant, elle ne mérite pas forcément un quelconque investissement…

 

Deuxième partie de l’article : un fond d’écran aux couleurs de Veronica Mars pour Nephthys.

Je vous souhaite à toutes et à tous de passer un excellent réveillon de Noël ^___^.