(Bilan) L’année sériephile 2006-2007 ~ Partie 1/3

Par , le 14 juin 2007

L’année 2006-2007 des séries étant presque terminée aux États-Unis, il est possible de rédiger un petit bilan.

Classement des meilleures nouvelles séries

Classement selon moi-même, évidemment. Peut-être qu’il y a eu de meilleures nouvelles séries, mais si je ne les ai pas vues, je ne peux pas le dire. Se reporter à mes bla-bla suivants pour plus de détails.

  1. Friday Night Lights
  2. Dexter. Je tiens quand même à préciser que j’ai eu un peu de mal à choisir entre les deux, elles sont tellement différentes, mais toutes les deux très addictives.
  3. Beaucoup plus loin… Ugly Betty
  4. Heroes
  5. Beaucoup plus loin encore… Jericho
  6. Plus loin… Blade : The Series. Parce que même si j’aime les vampires et le personnage de Marcus Van Sciver, l’acteur interprétant Blade est trop, trop, nul.

 

Bilan série par série

Battlestar Galactica : J’en ai déjà parlé à plusieurs reprises donc je ne vais pas m’étendre davantage. Je suis juste en manque de cette série et j’ai hâte de la revoir sur le petit écran. La seule chose triste, c’est que la quatrième saison sera la dernière… argh ça va être dur de retrouver une série avec ce potentiel très bien exploité.

Blade : The Series : Pareil, déjà évoqué.

Criminal Minds : Dur de dire si la saison deux est supérieure à la première puisque les épisodes sont toujours plus ou moins semblables. Un psychopathe s’amuse et l’équipe le traque. Personnellement, je suis assez friande de cette série. J’aime beaucoup l’aspect psychologique, la compréhension totale du méchant de l’histoire, les retombées sur les héros… La saison deux a permis de faire plus ample connaissance avec les protagonistes et c’est appréciable. J’étais un petit peu sceptique lorsqu’un des membres de l’unité est parti en cours de saison, mais je me suis vite fait à sa remplaçante. Le cliffhanger de la saison une était extraordinairement stressant ; celui de la deuxième l’est beaucoup moins, mais il n’en est pas moins intéressant puisqu’il laisse supposer la survenue de sacrés changements à Quantico. Bref, voilà une très chouette série même si, comme moi, on n’aime pas trop les fictions policières.

Dexter : Je voulais écrire un billet sur cette nouveauté qui m’a plus qu’enchantée, mais j’ai eu subitement la flemme. Maintenant qu’elle passe en France sur Canal+, peut-être que certains d’entre vous ont eu la possibilité de la voir et de l’adorer. La série est intense et l’ambiance est froide malgré le côté moite de la Floride. Ce qui est amusant, c’est de noter la différence entre la Floride toute pimpante de Nip/Tuck et celle plus que glauque de Dexter. Certains préciserons que la fiction est gore, je ne suis pas d’accord. Certes, s’y trouvent quelques plans susceptibles de heurter la sensibilité des plus jeunes, mais, autrement, il n’y a rien de bien palpitant. Il ne faut donc pas s’arrêter à ce détail. L’humour, noir cela va s’en dire, permet de dédramatiser les scènes plus intenses. Qui plus est, les rebondissements ne sont pas tirés par les cheveux et l’on suit avec une très grande avidité les aventures de Dexter, le tueur en série plus qu’attachant. À ce propos, les acteurs sont formidables – Michael C. Hall, d’abord, qui, avec sa tête de nounours, trouble énormément. Lorsque j’ai regardé la production, je visionnais en même temps Six Feet Under où il campe justement l’un des rôles principaux. Figurez-vous qu’il est tellement bon que j’avais l’impression d’être confrontée à deux comédiens différents. En voyant Dexter, je ne pensais pas du tout à David de Six Feet Under, et inversement. Les autres sont eux aussi remarquables, et j’ai une pensée toute particulière pour Julie Benz. Sinon, les flashbacks sont solidement mis en scène et expliquent le cheminement de Dexter grâce à son père. Les jeunes interprètes choisis pour incarner l’antihéros à deux périodes de sa vie – petit et ado – sont également satisfaisants. Naturellement, j’attends avec une très grande impatience la saison suivante.

Drive : Bon, la série est annulée… Seuls quatre épisodes ont été diffusés. Les deux autres déjà en boîte passeront le 4 juillet, mais il n’y aura pas de fin. Sans être la série du siècle, j’aime bien le concept et puis il y a Nathan Fillion. À la base, j’apprécie assez les courses-poursuites en voiture, mais je me demandais s’il y avait moyen d’en faire une série sans être un truc complètement débile et surfait. Bah, j’ai l’impression que oui, mais on ne saura jamais si la série pouvait être au-dessus de ce que l’on imaginait.

Friday Night Lights : Ouaw, j’attaque du lourd, là. Du très, très, lourd. Cette série, ce n’est que du bonheur. Dire que la saison deux n’était même pas sûre d’être produite parce que les Américains ne s’y intéressent pas. Ils sont fous ! En tout cas, si elle titille votre curiosité, ce n’est pas la peine d’attendre une diffusion française, elle risque de ne pas arriver. Vu que le thème de fond est le foot américain, les chaînes françaises ont peur que ça ne passe pas du tout avec le public français. C’est franchement dommage. Comme j’ai déjà pu le dire, il est donc question de sport, mais ce n’est qu’un prétexte pour parler des habitants d’une toute petite ville du Texas qui ne vit qu’à travers cette discipline et les fameux vendredis soirs – où ont lieu les matchs. Les personnages sont traités en finesse – que ce soit les ados ou les adultes – les relations ne sont pas édulcorées, les dialogues sonnent vrais, tout sonne réaliste en fait. Mention spéciale à Landry qui est tellement similaire à n’importe quel ado sur Terre ; il n’est pas très beau, un peu geek et stupide sur les bords, mais diablement attachant. Du côté des sportifs, j’adore Matt et Tim. Quant aux filles, on ne peut pas rester insensible face à Tyra, ou même à Lyla, la cheerleader. Chez les adultes, vive le couple Taylor~ Alors que l’on s’attend forcément à des clichés, il n’y en a pas ou, plutôt, ils s’avèrent minimes et aisément oubliables. Voilà une série extraordinaire dans laquelle on plonge rapidement, et avec laquelle on vibre tout du long de ses vingt-deux épisodes. Un petit bijou comme on en aimerait davantage.

Grey’s Anatomy : Le début de la saison trois était pas mal, le milieu était nul, la fin était à l’image de la saison, c’est-à-dire mitigée. Il y avait moyen de faire quelque chose de grand, mais ils se sont enfoncés dans du drame inutile. Je n’adhère pas à Meredith si ce n’est que ce qu’ils lui ont fait subir est atroce. Ça fait trop pour un seul individu. Bref, je suis déçue par cette surenchère poussive. Le comble du ridicule vient avec l’arrivée d’un nouveau personnage qui paraît figurer dans un énième triangle amoureux. Lorsque j’ai compris ça, j’ai ri jaune.

Concernant la série dérivée avec Addison, je n’ai pas du tout été convaincue par le double épisode servant de pilote – même si l’on a pu voir David Anders. Ça semble assez déjanté, mais, bof… un peu trop surexcité, je crois. Par contre, j’ai adoré Cooper joué par Paul de Prison Break. Quant à Chris Lowell (Piz dans Veronica Mars), j’ai trouvé ça un peu idiot que des trentenaires se mettent à fantasmer sur lui alors qu’il donne l’impression d’avoir quinze ans. Je visionnerai malgré tout le début de la saison une.

Heroes : Contrairement à beaucoup de monde, je ne suis pas une fan hystérique ; je ne dirai même pas que je suis une fan. J’aime bien, mais je ne suis plus si enthousiasmée que ça. Les trois premiers épisodes sont moyens, après j’ai franchement adoré. Or, la tension est retombée et j’ai regardé le final de manière assez froide et détachée. Il y a pas mal d’évènements qui ne collent pas entre eux ou qui sont laissés de côté. Certes, c’est très sympa, mais est-ce que ça mérite tout cette renommée ? Je ne crois pas. Il y a un réel travail derrière, les personnages sont souvent agréables, la mythologie se tient, mais je n’en suis pas dingue. Cela dit, j’ai appris tout à l’heure que David Anders pourrait intégrer la distribution et, évidemment, je suis surexcitée !

Jericho : J’en ai déjà parlé donc je ne m’étendrai pas. Durant quelques semaines on a cru que la série serait annulée, mais les fans se sont tellement mobilisés qu’il y aura une saison deux. Pas une de vingt-deux épisodes, certes, mais c’est génial. On va ainsi avoir une fin parce que terminer sur le cliffhanger de la saison une, c’est moyen hein !?

La suite du bilan dans la seconde partie !

(Blog) Ouverture de Luminophore

Par , le 14 juin 2007

La création d’un endroit dédié à tous mes commentaires sur les séries télévisées me trottait depuis un petit moment dans la tête. Effectivement, je me doute bien que certains ne lisent pas mon LJ pour ce que j’ai à dire concernant le monde de la télé donc à chaque fois j’essayais de me limiter. Or, j’ai souvent envie de parler de séries tv mais je mets un frein et ce n’est pas marrant. Avec Luminophore je pourrai faire ce que je veux et ceux qui seront intéressés auront de la lecture ^.^

Je ne transfère que mon dernier message d’Île de Glace sur les séries, pour le reste il faut aller voir là-bas. Tout ou presque y est visible sans être ajouté à ma friends list.

Pourquoi ce nom, Luminophore ? Comme d’habitude j’ai eu un peu de mal à trouver un joli titre qui me convienne. Je voulais qu’il fasse référence à la télévision sans être pour autant d’une banalité affligeante.

Luminophores : Pastilles de substances fluorescentes déposées sur la face interne de l’écran d’un tube cathodique en couleurs.

Prison Break (saison 1) – Welcome to Prisneyland, fish !

Par , le 27 août 2006

Article (un peu enflammé, presque deux ans plus tard je n’aurais pas trop le même avis ^^;;;) du 27 août 2006, écrit ailleurs que sur ce blog à l’origine. Ajouté sur Luminophore le 13 février 2008.

Cela fait maintenant un sacré petit moment que je bassine tout le monde avec certaines séries tv. Prison Break est l’une d’entre elles. Je me décide donc enfin à écrire un article là-dessus parce qu’elle arrive sur M6 dès jeudi prochain à raison de trois épisodes par soirée. Je ne suis pas du tout friande de ce gavage vu qu’on perd un petit peu en suspense je trouve, mais au moins ça aura le mérite de lancer rapidement l’affaire.

La saison une de 22 épisodes s’est terminée il y a plusieurs mois et la seconde vient de commencer cette semaine aux États-Unis. Les audiences sont bonnes ce qui fait que l’on peut espérer une saison trois. Cela dit, ne brûlons pas les étapes. Étant donné que Prison Break commence seulement dans quelques jours dans notre pays, tout ce qui concerne la saison deux est considéré comme spoilers.

De quoi ça parle ?
Michael Scofield est convaincu que son frère, Lincoln Burrows, est innocent. Il est accusé du meurtre du vice-président des États-Unis. Michael est bien décidé à le faire sortir de prison mais d’une manière bien peu banale… et cela avant l’exécution de Lincoln qui a lieu dans trois semaines. Bref, le temps presse et il serait temps que Michael trouve une bonne solution. Toute l’originalité de la série repose justement dans cette solution bien particulière et la grande ingéniosité du héros.
La série ne se base pas seulement sur l’histoire de Michael et son frère mais aussi sur Veronica Donovan, avocate et ex petite-amie de Lincoln. Elle va tenter d’éclaircir un petit peu ce dossier mais il y a aura quelques complications…

Pourquoi c’est bien ?
Parce que c’est stressant !! Je n’ai jamais regardé 24 et il paraît que Prison Break lui ressemble du point de vue du rythme. Je dois dire qu’à chaque épisode ma tension monte comme jamais. Alors oui on s’énerve, on trépigne d’impatience, on s’angoisse mais c’est trop bien xD. Il y a beaucoup d’action, de suspense et les situations sont suffisamment variées pour ne pas tomber dans la monotonie. De plus, comme il y a plusieurs scènes dans la prison, mais aussi à l’extérieur, ça nous permet de voir différents personnages et univers.
L’ambiance de la série est plus que digne d’intérêt. En bref c’est très sombre voire même oppressant par moment.
La mise en place et l’évolution du plan de Michael est plus qu’ingénieuse et dès qu’il y a un élément perturbateur on se demande comment il va régler ces problèmes. On remarque qu’il a toujours un train d’avance sur tout le monde.

Les acteurs sont convaincants. J’en connaissais déjà une bonne partie avant de débuter la série, à commencer par Wentworth Miller qui a joué dans Buffy ou encore Dinotopia. Il y aussi Dominic Purcell alias le John Doe le plus connu de la Terre, sans oublier le formidable Stacy Keach. Les personnages sont eux aussi intéressants. A vrai dire tous me plaisent. Même s’il y a certains qui m’ont fichu une frousse du tonnerre. Oui je parle bien de toi T-Bag ^^;;

Vu que la solution de Michael est un spoiler de la fin de l’épisode 1×01 je ne peux pas trop expliquer en détail ce qui fait que c’est bien sans tout dévoiler. Zut alors ;___;

Mais il y a quand même des défauts non ?
Bah oui… Étant donné que la série ne devait durer que treize épisodes au début, on sent qu’il y a un ventre mou au milieu de la saison. L’histoire a été délayée afin de faire 22 épisodes. Toutefois ça ne m’a pas trop dérangée personnellement. Vers l’épisode 17 ou 18, la cadence repart à un rythme infernal et nous, on est littéralement en train de s’accrocher à notre canapé parce qu’on ne tient plus en place.

Les scènes extérieures sont elles aussi moins bonnes que dans la prison. C’est un petit peu trop tiré par les cheveux et on se croirait par moment dans The X-Files avec cette histoire de conspiration. Mais comme je vais pouvoir le répéter, on passe outre du fait des autres qualités de la série.

VO versus VF
Vu que j’ai visionné la série en même temps que les États-Unis, je l’ai regardée en VO donc j’imagine que je vais détester la VF. Déjà, quand je vois le casting des comédiens de doublage je frissonne d’horreur. Toutefois ce qui me choque le plus c’est que le générique a été modifié pour la France. Mais c’est un choix de la Fox pour mieux intégrer la série à notre pays. En VO nous avons le droit à une très belle musique. En France vous entendrez une chanson rap. Je l’ai écoutée. A la base ce style de musique n’est pas mon genre donc ça ne sert à rien que je m’acharne sur ce pauvre Faf la rage xD.

Bon je m’arrête là avant de commencer à en divulguer plus que je ne le devrais !
Donc vous savez ce que vous avez à faire jeudi prochain : regardez les trois premiers épisodes de Prison Break !

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