Whistler | Bienvenue à Whistler (saison 1)

Par , le 12 août 2008

Il y a des séries comme ça où on n’est pas très emballé à l’idée de les regarder mais on le fait quand même. Parfois il y a une bonne surprise au bout, parfois pas du tout. Lorsque la diffusion de Whistler a débuté en début d’année sur Nrj 12, je me suis dit que j’allais tenter l’aventure. Pas que le sujet me tentait tant que ça mais la beauté des paysages m’emballait pas mal. Sauf que Nrj 12 a arrêté la diffusion de la première saison en plein milieu et n’a jamais diffusé le reste. Le temps passait et j’avais un peu la flemme de reprendre parce que j’avais trouvé ça plutôt moyen et surtout, je n’arrivais pas à trouver cette fichue saison. Mais si j’en parle ici, c’est que j’ai réussi ^.^
Whistler (transformée en Bienvenue à Whistler en français) est une série canadienne de deux saisons de treize épisodes chacune. Il me semble qu’elle est toujours en cours mais je n’en suis pas sûre à 100%. Elle est diffusée sur CTV depuis 2006. Dans l’article il ne sera question que de la première saison. Aucun spoiler.

Après avoir remporté la médaille d’or aux Jeux Olympiques de Turin de 2006, le champion de snowboard, Beck MacKaye, est de retour dans sa famille à Whistler, une station de ski très réputée au Canada. Mais quelques jours plus tard, Beck est retrouvé mort sur l’une des pistes de la station ! Meurtre ou accident ? C’est ce que va tenter de découvrir Quinn, le petit frère de la victime. Plongeant dans l’obscur passé de son frère, il découvre rapidement tous les secrets cachés des habitants de Whistler et les enjeux qui les lient les uns aux autres.
Source : Allociné

Le synopsis fait un petit peu penser à celui de Veronica Mars mais Whistler n’a pas grand chose à voir avec celle-ci. Bien que la série soit canadienne, on y retrouve pas mal d’acteurs déjà vus dans quelques séries américaines. Le plus connu est sans conteste Nicholas Lea (The X-Files, on revoit à ce propos Tom Braidwood) mais il y a aussi Amanda Crew (Life As We Know It), Brendan Penny (Kyle XY). Des acteurs de Battlestar Galactica viennent faire coucou, certains même à plusieurs reprises comme Kandyse McClure mais d’autres ne sont là que le temps d’un épisode, par exemple Aaron Douglas ou encore Donnelly Rhodes. Cela se voit que Whistler est tourné au même endroit que Battlestar Galactica et The L Word, autrement dit à Vancouver. On retrouve souvent les mêmes acteurs ! D’ailleurs, je me demande si certains décors ne sont pas les mêmes car j’ai eu l’impression de revoir certains éléments (le bar notamment) de Battlestar Galactica. A vérifier.
Puisque l’on parle des acteurs, il est possible de dire que le niveau est plutôt bon. Personne ne sort plus que ça du lot mais au moins ça passe plutôt bien. Par contre, la version française plombe énormément le tout. Je ne suis pas du tout du genre à taper sur notre bonne vieille VF, même si je préfère tout le temps la version originale, mais j’ai pu comparer les deux et le changement est brutal. Lorsque j’ai commencé la série je trouvais que les voix, surtout celle de Beck en fait, étaient très mal choisies. Ca sonnait creux. Alors que forcément en VO c’est tout de suite mieux passé et l’intérêt apparaît plus facilement.

Comme dit plus haut, les sept premiers épisodes regardés sur Nrj 12 ne m’ont pas laissé un souvenir impérissable. Ca se laisse regarder mais les personnages ne sont pas très agréables et l’histoire un peu plan-plan. En fait, il était difficile de dégager quoique ce soit tant la série ne marquait pas les (les miens en tout cas) esprits. Or, les cinq derniers épisodes de la saison sont bons, voire excellent pour le season finale. Honnêtement, je ne sais pas du tout si c’est la VO qui change la donne ou si la série prend son envol. Pour cela, j’aurais peut-être dû recommencer la série à zéro avec la VO. Mais une chose est sûre c’est que la seconde partie de la saison est prenante. Il y a beaucoup de suspense, de rebondissements tout à fait crédibles, les personnages sont plus travaillés et intéressants. On se prend au jeu et on finit par apprécier réellement.

Whistler se déroule donc au Canada et cela se ressent dans les paysages. C’est magnifique, même si on ne voit pas tant que ça de vues de ce pays. Dommage. Il en est de même pour le snowboard. Personnellement, je m’attendais à voir pas mal de choses sur ce sport mais rien du tout. Ne pas essayer la série pour ça, vous serez extrêmement déçus. Les couleurs sont très froides et il fait rarement beau. C’est du coup un petit peu tristounet mais ça fait du bien aussi. Effectivement, les séries de ce genre ont souvent tendance à être belles à l’écran, avec un temps magnifique. Ici ce n’est pas du tout le cas. Le soleil n’est presque jamais de la partie. Je me demande d’ailleurs si on l’a déjà vu. Whistler est une série qui cible probablement les adolescents puisque ce sont eux à l’honneur la plupart du temps. Cependant, elle donne beaucoup de temps d’antenne aux adultes. Par exemple, la mort de Beck marque les personnages de différente manière et on le voit chez ses parents, son frère, sa petite-amie, son meilleur ami mais aussi son oncle et tous les gens qui l’ont entouré. C’est suffisamment subtil pour ne pas sombrer dans le pathos.

La première saison de Whistler laisse un agréable souvenir et il est clair que je serai de la partie pour la saison deux. Dire que j’ai failli la laisser tomber, heureusement des fois que je suis une maniaque à vouloir tout terminer. Ce n’est pas exceptionnel mais très prenant vers la fin et divertissant. Le meurtre de Beck est résolu lors du season finale et on a le droit à un rebondissement absolument délicieux. D’ailleurs, je pense qu’il plairait à certains lecteurs de ce blog. De ce fait, la première saison remplit clairement son but, c’est-à-dire répondre à toutes les questions que l’on se pose dès le départ. Néanmoins, on peut se demander du coup ce qu’il va se passer durant la saison deux, même si Whistler n’est pas une série où l’enquête sur Beck est prépondérante. Elle traite plus des personnages et des liens qu’il y a entre eux. Le personnage principal, Beck, qui est tué dès le début, apparaît durant tous les épisodes. Il n’y a rien de fantastique là-dessous, ce sont juste ses proches qui l’imaginent. Très antipathique au début, il s’améliore au fur et à mesure qu’on le comprend. Bref, la première saison est très prometteuse. Pour ne rien gâcher, le générique est chouette (Ordinary Day de The Dirtmitts) et la bande-son extrêmement agréable à l’oreille.

My So-Called Life | Angela 15 ans (série complète)

Par , le 26 juillet 2008

Retour sur une série que j’ai eu l’occasion de regarder l’été dernier et dont je n’avais pas pris le temps de parler sur Luminophore (honte sur moi !). La série pourrait d’ailleurs avoir sa place dans le cadre des articles du lundi car elle commence maintenant à dater. Parlons donc de My So-Called Life (traduit en français par Angela, 15 ans, faut pas chercher à comprendre le pourquoi du comment).
My So-Called Life est une série américaine composée d’une unique saison de dix-neuf épisodes. Elle a été diffusée sur ABC entre 1994 et 1995. A noter qu’elle par la suite été rachetée par MTV qui pour la première fois se procurait un programme non musical. Mais elle fut annulée pour cause d’audiences désastreuses, malgré les bonnes critiques. En France, elle est passée sur Canal Jimmy puis sur France 2. Justement, je sais qu’à l’époque j’ai vu quelques épisodes mais pas tous. Il me semble que France 2 n’a pas tout diffusé ou alors c’était de manière totalement aléatoire.
Pourquoi My So-Called Life est encore connue à l’heure d’aujourd’hui ? Si ce n’est pour la qualité des scenarii, le casting est certainement en cause. Eh oui, c’est cette série qui a lancé la carrière de Claire Danes et Jared Leto, tous deux dorénavant très connus dans le monde du cinéma (et de la chanson aussi pour Jared Leto). Pas la peine de les présenter j’imagine. D’ailleurs, on voit aussi le frère de Jared, Shannon Leto et il y joue de la batterie. Tout comme dans la vie réelle puisque Jared et Shannon font parti de 30 Seconds to Mars. Du côté des acteurs on retrouve autrement Tom Irwin abonné aux rôles secondaires (Without a Trace par exemple), Wilson Cruz (Party of Five), Devon Gummersall (The L Word et plein de rôles secondaires aussi).

Elle, c’est Angela. Lycéenne tranquille qui, lorsque la série démarre, fait sa version de la crise d’adolescence : ses cheveux tendent drôlement vers le rouge, et Sharon est maintenant son ex-meilleure amie. Son nouvel entourage amical est composée de Rayanne, dont la fantaisie cache mal les blessures, et Rickie, jeune gay qui a bien du mal à se définir. Gravitent aussi dans ce monde Jordan Catalano, le guitariste qu’elle aime comme une icône & Brian, le voisin intello vaguement insupportable et pourtant attachant. Et puis, bien sûr, il y a Bess et Graham, les parents d’Angela.
Tous ces personnages attachants vivent et s’agitent autour d’Angela, souvent rendant les choses encore plus compliquées dans cet Univers troublé.
Ils sont et font sa « soi-disant »-vie.
Source : AnnuSéries

My So-Called Life est jugée comme culte par beaucoup de monde car en une saison elle a su montrer des histoires simples mais totalement réalistes. Mieux, le ton employé est juste et touche directement l’adolescent. Certes, la série date puisqu’elle a presque quinze ans mais les problèmes à cet âge-là sont les mêmes donc elle peut toujours intéresser à l’heure actuelle. Angela est une fille comme les autres. Elle n’est pas parfaite, loin de là, fait des erreurs et essaye de terminer le lycée le plus vite possible et sans encombre. Si on ne se voit pas en Angela, au moins un des autres élèves devrait permettre de s’y identifier. Entre Rayanne, la dévergondée qui ne semble rien prendre au sérieux mais ce n’est qu’une façade, Sharon la BCBG pas si BCBG que ça, Rickie le gay qui se fait virer de ses parents à cause de sa sexualité, Jordan et ses gros problèmes en cours, Brian l’amoureux transi en secret, il y a le choix. Ce qui est chouette aussi dans la série c’est que même si les problèmes ne sont plus vraiment de notre âge (j’ai passé l’adolescence avec succès, ouf xD), on se sent tout de même concerné par ce qui arrive aux différents protagonistes.
Les thèmes sont divers et variés et brassent tout ce qui passe par la tête d’un adolescent à ce moment-là. Cela dit, la série ne s’occupe pas uniquement de cette tranche d’âge puisque les parents d’Angela passent eux aussi au crible. Souvent à travers les yeux d’Angela, mais pas tout le temps. D’ailleurs, il y a souvent des parallèles entre la vie d’Angela et celle de sa mère mais leur manière d’appréhender la situation n’est pas souvent la même.

Années 1990 obligent, le cadre fait un peu cheap. Néanmoins, la musique (The Cranberries, REM…) est là et les amateurs de rock seront aux anges. Tout comme les fans de 30 Seconds to Mars puisque Jared Leto, enfin tout du moins Jordan, son personnage, fait parti d’un groupe et interprète quelques chansons.

My So-Called Life c’est donc dix-neuf épisodes très sympathiques, bien plus intelligents que ceux de la plupart des séries pour adolescents actuelles. La voix off d’Angela est une originalité. Bien sûr, actuellement, on y est habitué or avant ce n’était pas du tout fréquent. Mais au moins Angela ne parle pas pour ne rien dire et ses propos sont toujours intéressants. Si les premières impressions peuvent être assez mauvaises car cela fait assez vieux et que les couleurs sont peu chatoyantes, il faut continuer. Ca ira beaucoup mieux par la suite lorsque l’œil s’y sera habitué. Avec un ton unique, des intrigues réalistes, intelligentes et efficaces, interprétées par des acteurs très justes, My So-Called Life est une série à voir si l’on apprécie le genre. Et même si l’on ne l’apprécie pas d’ailleurs. Culte, assurément car elle a touché un grand nombre d’adolescents lors de son époque. Il ne reste plus qu’à attendre que les épisodes sortent chez nous en DVD’s et ce sera parfait.