Stargate : Continuum (téléfilm)

Par , le 20 juillet 2008

Avant toute chose, petite pensée pour Don S. Davis qui nous a quitté il y a quelques semaines. Cela fait évidemment assez bizarre lorsqu’on le voit dans Stargate : Continuum, car c’est bien de ce téléfilm dont il va être question aujourd’hui. Comme presque tout le monde le sait, l’univers de Stargate SG-1 ne s’est pas terminé avec la série, deux téléfilms ont été produits. Après la réussite (pour ma part en tout cas) de The Ark of Truth, Continuum allait-il être aussi intéressant ?
Le téléfilm sort aux Etats-Unis le 29 juillet prochain et en France il faudra attendre le 10 septembre. Tout comme pour le précédent, sa durée est de 90 minutes environ. Pas vraiment de spoilers.

L’histoire est totalement indépendante comme on pouvait s’en douter. Effectivement, l’arc des Oris est terminé donc cela ne sert strictement à rien de revenir dessus. Le scénario de Continuum pourrait très bien avoir été utilisé dans la série lors d’un double épisode. Ce qui se passe est ultra simple, l’équipe est transportée dans un monde plus ou moins parallèle, un monde où la porte des étoiles n’a pas été découverte. Evidemment la personne qui se trouve derrière n’est autre que Ba’al. Il y a donc une certaine continuité avec les saisons précédentes où son cas (et celui de ses clones) n’avait pas été totalement réglé. Si l’histoire, honnêtement, n’est pas du tout révolutionnaire et en partie déjà été traitée plusieurs fois dans Stargate SG-1, la sauce prend tout de même. Sûrement parce que le monde en question permet de revoir des personnages que l’on n’avait pas vus depuis… pfiou une éternité. Mais les scénaristes ont la bonne idée de ne pas en faire des tonnes sur ces retours, c’est plutôt subtil à vrai dire. Cela étant dit, il est tout à fait possible de regarder Continuum sans connaître les dix saisons de la série ce qui est pas mal en soi. Cela permettra peut-être d’attirer de nouveaux futurs fans. The Ark of Truth était beaucoup trop réducteur à ce niveau puisque si l’on ne connaissait pas les dernières saisons de la série tv, il paraissait impossible de comprendre l’histoire.

Durant une grande partie du téléfilm, les scènes se passent en Arctique et c’est magique visuellement parlant. La réalisation est impeccable comme souvent. Bref, côté technique c’est plutôt mal. Le constat est le même pour les scènes dans l’espace qui sont même très jouissives. Assurément, Ba’al est le point fort de Continuum. Il était déjà génial dans la série et ce téléfilm lui donne le premier rôle. Drôle et cruel à la fois, son obsession pour la Tauri a toujours été sympathique à suivre.
Puisque l’on parle des personnages, le téléfilm met surtout en avant l’équipe SG-1. Certes il y a beaucoup de retour comme Richard Dean Anderson mais encore une fois ce n’est pas un « ouaaw regardez c’est RDA qui revient vous faire coucou. Allez-y regardez encore et écoutez toutes ses blagues. » Ouf. Et ouf aussi car on ne se focalise pas encore une fois sur Sam et Jack.

Si l’on recherche de l’originalité, Stargate : Continuum n’est pas la bonne solution. Mais de toute manière je crois que beaucoup savent déjà que ce n’est pas avec Stargate qu’on aura des idées nouvelles. Le traitement est sensiblement différent de ce qui se serait sûrement passé dans la série cela dit. Pour une fois, tout le monde ne croit pas l’équipe et elle se fait méchamment rembarrer d’ailleurs. Le téléfilm est donc sympathique à regarder. Il y a pas mal d’action, de l’humour, énormément de retour de personnages qui font plaisir… Un bon petit divertissement en somme. Regardant Stargate de cette manière je n’ai pas été déçue mais peut-être que les fans purs et durs seront beaucoup moins satisfaits. Par ailleurs, si jamais la série s’arrête vraiment ainsi, ce sera sans regret. L’univers a été passé au peigne fin, toutes les histoires ont été bouclées. Bref, c’est tout à fait convenable.

Everybody Hates Chris | Tout le monde déteste Chris (saisons 1 & 2)

Par , le 17 juillet 2008

Retour sur les deux premières saisons d’une série que j’ai eu l’occasion de regarder l’année dernière, à savoir Everybody Hates Chris (Tout le monde déteste Chris en français). Souvent comparée à l’excellente Malcolm in the Middle, elle a tout de même su tirer son épingle du jeu. Seules trois saisons ont été diffusées sur feue UPN puis The CW aux États-Unis mais une quatrième est prévue à la rentrée. Chez nous, en France, les deux premières saisons sont passées sur M6 à l’heure de midi. Elles sont assez souvent rediffusées je crois bien. Généralement je ne regarde pas les séries de cette tranche horaire mais celle-ci me tentait pas mal donc je l’ai enregistrée. A noter que la saison trois n’a pas du tout été dérangée par la grève des scénaristes donc elle a eu la chance d’avoir ses vingt-deux épisodes habituels. Puisqu’il s’agit d’une sitcom, les épisodes durent une vingtaine de minutes. Aucun spoiler.

La série est basée sur l’expérience de l’enfance de Chris Rock. Elle raconte son histoire à la fois touchante et drôle alors qu’il grandissait dans une famille de trois enfants à Brooklyn (New-York) durant les années 80. Chris tente de trouver sa place dans sa famille, à l’école et aussi dans la vie.
Source : SériesLive

Eh oui, à l’origine de cette série plus ou moins autobiographique on retrouve donc le fameux Chris Rock. Par ailleurs, il est aussi le narrateur. L’acteur fait correctement le pont entre ce qu’il raconte et ce qu’il se passe à l’écran. La voix off n’est jamais de trop, au contraire. Concernant la VF, évidemment ce n’est pas Chris Rock qui parle mais le comédien de doublage a une voix très savoureuse, du coup on ne doit pas trop perdre au change. A noter que tous les épisodes débutent toujours par « Everybody Hates…« . Et il y a un générique très réussi.
La série étant plus ou moins autobiographique, elle se déroule donc dans les années 1980 ce qui est plutôt sympa étant donné qu’il y a beaucoup de références à l’époque. On voit Chris et son ami qui trépignent d’impatience à l’idée d’aller au ciné voir Rocky, le début de la console vidéo, etc.

Le gros point fort de Everybody Hates Chris est sans conteste le casting qui porte la série. L’interprète de Chris, Tyler James Williams, est juste génial notamment grâce à son visage très expressif. Tichina Arnold incarne sa mère, celle qui se fait appeler la snob du ghetto et qui est légèrement hystérique sur les bords. Julius (Terry Crews) son père n’est pas très loquace mais il parvient toujours à faire passer ce qu’il veut faire passer. Quant au petit frère (Tequan Richmond) et à la petite sœur (Imani Hakim), ils sont tous les deux excellents dans leur rôle. Les personnages secondaires ne sont pas non plus en reste avec Greg (Vincent Martella) le seul copain de Chris ou celui qui aime prendre le héros comme souffre-douleur. Bref, la série regorge de personnages truculents et hauts en couleurs. Les dialogues sont enlevés et incisifs et donnent une toute autre dimension à la série.

Ne suivant que très peu de sitcom car j’accroche difficilement, Everybody Hates Chris est une très chouette découverte. L’humour est communicatif et très bien cherché sans être poussif. La vie n’est pas toujours facile lorsque l’argent n’est pas là, qu’on est obligé d’avoir deux ou trois métiers et qu’en plus on est noir, mais la série ne sombre absolument pas dans les clichés, ni ne plombe les situations avec des paroles trop moralisatrices ou ni n’essaye d’apitoyer le téléspectateur. L’humour est toujours là pour enlever la tension de certains moments. Les deux premières saisons ne sont pas redondantes et les situations que vit Chris sont toujours originales tout en étant totalement crédibles. Baser la série dans les années 1980 est sympathique et de ce fait la bande-son est d’époque, ce qui est un véritable plaisir pour les oreilles ! De plus, il y a quelques guest stars pas mal du tout comme Whoopi Goldberg. Bref, voilà une comédie attachante et agréable comme tout. Je ne déteste pas Chris en tout cas ^.^ Vivement que M6 diffuse la saison trois.