Carnivàle | La Caravane de l’Etrange (série complète) – All right children, let’s shake some dust !

Par , le 1 septembre 2007

La semaine dernière j’ai terminé Carnivàle. Je voulais faire un post sur la saison 1 puis un autre sur la saison 2 mais j’ai eu mon attelle au bras entre temps ce qui fait que j’ai commencé la saison 2. Bref voici une entrée sur la série dans sa totalité. Aucun spoiler.
Cela faisait un an que la série traînait dans mes dossiers mais je n’avais pas le temps de la regarder. De plus, comme je savais qu’elle n’avait pas de fin véritable car annulée, je ne me pressais pas. Heureusement que je ne l’ai pas laissée tomber ! Quel chef d’oeuvre. Tout à fait le genre de séries que je compte acheter en DVD et re-regarder. Parce que je l’ai adorée mais aussi parce qu’il faut plusieurs visionnages pour tout comprendre.

Avant le Commencement, après la grande guerre entre le Paradis et l’Enfer, Dieu créa la Terre et la donna au singe habile appelé homme. A chaque génération, naissaient une créature de lumière et une créature de l’ombre. De grandes armées rejouaient alors le conflit ancestral entre le bien et le mal. C’était une époque de magie, de noblesse et d’une cruauté inimaginable. Ainsi était le monde. Jusqu’au jour où un faux soleil explosa sur Trinity et où l’homme troqua à jamais l’émerveillement contre la raison.
Source : SériesLive

Le synopsis vous paraît obscur ? C’est normal. Vous ne comprendrez sa signification qu’au terme de la série, et encore… La série se déroule aux Etats-Unis entre les deux guerres mondiales. On y suit deux personnages : Ben Hawkins qui vient juste d’être recueilli par un cirque (le Carnivàle) et Justin Crowe, un prêtre aidé par sa soeur Iris. Tous deux sont liés par quelque chose qu’ils n’imaginent même pas, et nous non plus d’ailleurs.

La série fut diffusée entre 2001 et 2003 sur HBO et fut donc annulée. Je comprends tout à fait pourquoi. Elle est vraiment étrange et donc difficilement accessible, surtout si l’on regarde des séries pour ne pas réfléchir. Pourtant il s’agit là d’un petit bijou télévisuel comme on en fait peu. Elle est exceptionnelle du côté du scénario, des personnages, du casting, des dialogues, de la musique, de la réalisation, de l’ambiance… 24 épisodes (2 saisons x 12 épisodes) de pur bonheur.Ce qui était drôle c’est que plus j’avançais dans la série moins je comprenais quoique ce soit. Pourtant je ne pouvais pas m’en détacher, comme hypnotisée. Les épisodes durent en moyenne 50 minutes et je ne voyais pas le temps passer. Carnivàle est intense, très intense. C’est comme si on était happé dans ce monde si bizarre et que l’on nous envoûtait. J’ai rarement eu ce ressenti avec quoique ce soit. En un mot je dirai qu’elle est fascinante.
Beaucoup d’indices sont donnés au fil des épisodes donc il faut suivre mais je ne dirai pas qu’il s’agit là d’un casse-tête. On ne nous prend simplement pas pour des idiots et c’est agréable.

Visuellement, la série est tout aussi hypnotique. Les couleurs sont l’ocre et le marron puisqu’ils baignent tous dans de la poussière et le sable du désert. Les personnages, à commencer par Ben, sont souvent très sales mais il en ressort une beauté sans nom. La photographie est tellement bien mise en place qu’on en reste émerveillé.

Les thèmes sont durs : prostitution, viols, pédophilie, folie furieuse… Sans y intégrer une once de positif ou d’espoir. Pourtant on en redemande. On ne nous montre pas de jolies choses mais cela n’empêche pas que c’est beau. Oui c’est contradictoire mais la série est une véritable antithèse, il y a le bien, le mal. Mais qu’est-ce que sont ces notions de toute manière ? Qui est le bon ? Ben ? Qui est le mauvais ? Justin ? Pourtant Justin est le prêtre… Ben n’est pas du tout un ange… On se rendra évidemment compte au fil des épisodes de qui est le monstre mais ce n’est pas un monde manichéen.

Venons en aux personnages et au casting. Les deux acteurs principaux sont fantastiques. Ben Hawkins est interprété par le jeune Nick Stahl et il l’incarne avec délice. On ne peut pas imaginer mieux. Clancy Brown est effrayant dans tous les sens du terme. Magistral serait le bon terme. Plusieurs fois j’étais à deux doigts de partir en courant tellement il m’impressionnait dans son personnage. Les sériephiles avertis auront aussi reconnu Clea Duvall (la flic dans Heroes), Robert Knepper (T. Bag dans Prison Break) ou encore Patrick Bauchau (The Pretender). Mon petit bonheur personnel se trouve dans le personnage de Samson. Au début il est dur à cerner mais peu à peu on le comprend et il exprimait plutôt bien ce que je pouvais ressentir au fur et à mesure de la série. J’ai une grande tendresse pour Jonesy aussi… Bref une très belle galerie de personnages, parfois très bizarres.

La musique est tout aussi envoûtante que le reste. Composée par Jeff Beal qui a aussi réalisé la merveilleuse BO de Rome, elle sublime la série. Le générique est tout aussi magnifique. Les fans de Battlestar Galactica auront aussi remarqué que Ron D. Moore a réalisé quelques épisodes.

Une série qui en 24 épisodes est rentrée directement dans mes indispensables. Une ambiance hypnotique, étrange, magique, assez glauque ; un univers sans précédent, une réalisation maîtrisée. Carnivàle m’a fait quelque peu penser à du David Lynch et ce n’est pas pour me déplaire.
Quel dommage qu’une série de cette envergure ait été annulée ! Quant à la fin qui n’en est pas vraiment une, ça passe. Il y a un cliffhanger mais il est supportable. Une vraie poésie cette série.

Drive, Bionic Woman, Californication – En vrac.

Par , le 31 août 2007

Quelques blablas sur diverses séries qui ne méritent pas d’entrée entièrement dédiée à leur cause. Mais peut-être que ça viendra par la suite. C’est que j’ai du retard dans tout ce que je veux dire sur les séries et si je ne mets pas le turbo, je parlerai toujours des séries un mois après leur diffusion x.x.

Drive : Les deux derniers épisodes ont été diffusés début août je crois, je ne sais plus trop. Enfin bon, ils ne clôturent en rien la série puisqu’elle a été annulée, mais je tenais à avoir un aperçu de ce qu’elle aurait pu être. Je suis assez déçue, j’aurais bien aimé voir la suite… A la base j’aime bien les trucs de ce genre : les voitures qui foncent avec de la musique bruyante en fond sonore. Ben quoi ? J’assume XD. Mais voir ça étalé sur plusieurs épisodes ce n’était pas gagné. Drive n’était assurément pas la série du siècle mais elle mettait un petit peu de tension et de piquant, avait un casting agréable (Nathan Fillion et Amy Acker entre autres), des dialogues plutôt bien écrits. Je suis assez étonnée qu’elle n’ait pas fonctionné aux Etats-Unis. Tant pis quoi.

Bionic Woman : Je n’ai regardé que le pilote puisque la série n’a pas encore commencé. Je parle évidemment du remake, pas de la version des années 70-80. Eh bien je ne sais pas si je vais la visionner dès octobre. L’actrice principale est fade et manque cruellement de punch. Et puis franchement, j’ai comme l’impression que la série se veut un hommage au girl power mais ce n’est pas du tout crédible. La fille, Jaimie, ne peut pas faire un pas sans son copain qui certes, lui a sauvé la vie mais qui l’a aussi transformée en machine de combat. Les effets spéciaux sont très moyens, ce qui pour une série de ce genre n’est pas génial… Trop convenu, trop plat, pas assez profond. Les critiques négatives ne manquent pas. Je suis juste contente d’avoir vu Katee Sackhoff en méchante avec une classe assez folle sous la pluie. Si jamais je regarde la suite, ce sera sûrement pour elle et pour une partie du cast de Battlestar Galactica qui va intégrer la série en cours de route.

Californication : Après des années de vide, David Duchovny revient dans le monde des séries et c’est pour notre plus grand plaisir. Pour le mien en tout cas. Californication est une série au format 30 minutes de Showtime. Elle raconte l’histoire d’un écrivain à la vie plutôt houleuse (sexe, drogue, alcool…). Pour le moment j’ai vu les deux premiers épisodes et j’en tirerai un bilan plutôt positif. Néanmoins il est clair que si on a du mal avec les scènes de sexe et la vulgarité ce n’est pas une série très adaptée !! Donc oui c’est très trash. Personnellement j’aime assez ce genre de choses tant que ça ne tombe pas dans le ridicule et pour le moment ce n’est pas le cas. Il y a moyen de faire quelque chose d’assez intéressant vu que tous les personnages offrent des personnalités et des univers assez différents. Assez jouissif donc mais est-ce que ça va pouvoir durer de cette manière c’est à voir ! Si vous appréciez David Duchovny, n’hésitez pas à y jeter un oeil. D’autant plus qu’on le voit nu XD.

ER | Urgences (saison 13) – Avant c’était mieux.

Par , le 31 août 2007

Il y a des séries que l’on regarde depuis de nombreuses années et pour lesquelles on ne peut pas s’arrêter en cours de route parce qu’après tout ce temps passé, on se dit que ce serait bien de voir la fin. Même si la qualité n’est plus forcément au rendez-vous on reste un petit peu nostalgique de la belle époque. C’est un petit peu ce qui m’arrive avec Urgences / ER. J’ai commencé la série à ses tous débuts sur France 2 je crois. Ah j’étais jeune ;__;. J’en étais vraiment fan du temps des Mark Green, Peter Benton (mon chouchou ♥), Doug Ross, Carol Hathaway mais maintenant j’ai plus de mal. La saison 13 s’est terminée en France il y a un petit peu moins de deux semaines et j’en tire un bilan assez mitigé.

Autant les saisons 10 et 11 (et peut-être 9, je ne me rappelle plus) m’ont profondément ennuyée, autant j’ai un regain d’intérêt pour la série avec les saisons 12 et 13. Les personnages sont plus intéressants et plus développés, même si comme d’habitude on en privilégie trop certains et pas assez d’autres (Kerry reviens -___-). Les relations entre eux commencent enfin à durer et gagnent en maturité. Et ça fait du bien d’approfondir quelque chose plutôt que de faire du superficiel.

Un des points forts d’Urgences est le traitement des malades, ici pas de cas extrêmement bizarroïdes et rarissimes comme dans House MD ou Grey’s Anatomy et c’est appréciable. Il est vrai qu’il y a quelques trucs qui sont exagérés mais on reste dans la limite du raisonnable. Il n’y a pas non plus de surenchère de sentiments. Certains malades sont touchants mais les scénaristes ne tirent pas de trop sur la corde sensible pour faire pleurer dans les chaumières. On s’attache à eux et parfois on est tout simplement horrifié par l’attitude de certains.

La saison 13 était donc pas mal mais pas exceptionnelle non plus. Je suis un petit peu déçue par l’intégration à l’histoire de Forest Whitaker, guest star de choix. Dur de s’attacher à lui et à ses problèmes, et ce n’était pas beaucoup mieux du côté de Luka que j’ai difficilement du mal à apprécier. Le nouveau personnage régulier, Tony, est une tête à claques narcissique donc il m’a vite tapé sur les nerfs. Par contre, grande révélation pour Morris et Hope qui à eux deux ont apporté une très grande fraîcheur à la saison. Qui aurait cru cela possible de la part de Morris ? L’arrivée du docteur Moretti m’a quelque peu embêtée au début parce que j’avais l’impression de voir un Romano bis. Sauf que non… On en saura plus sur ce fameux nouveau chef dans la saison prochaine.
Certains arcs comme l’histoire de Sam au début (et son fils à jeter à la poubelle) sont absolument nuls mais d’autres sont mieux mis en scène comme Pratt et ce qu’il lui arrive : son frère et ses problèmes de pharmacie.

Bref comme à l’accoutumée, pas grand chose à dire sur Urgences si ce n’est que je rempilerai évidemment pour la saison 14 et sûrement dernière. Par habitude.