Terminator : The Sarah Connor Chronicles | Les Chroniques de Sarah Connor (saison 1)

Par , le 15 juillet 2008

Alors que je n’ai même pas encore écrit les reviews de saisons de deux excellentes séries (j’y peux rien, je bloque, trop de choses en tête sur elles), il sera question aujourd’hui d’une nouvelle série qui a vu sa première saison diffusée cette année. Tout comme pour Moonlight, je ne l’ai pas regardée « en direct » mais ces dernières semaines. Parlons donc de Terminator : The Sarah Connor Chronicles. Le pilote était disponible l’été dernier mais je ne m’étais pas penchée dessus. Les critiques étaient assez mauvaises à l’époque et on ne peut pas dire que la saison une ait fait grand bruit sur le net, ni ailleurs en fait. Les audiences sont moyennes, huit millions environ, mais la série sera de retour en septembre pour une saison deux.
Diffusée dès janvier sur Fox, Terminator : The Sarah Connor Chronicles ne comporte que neuf épisodes. C’est encore une victime de la grève des scénaristes, la saison aurait dû être plus longue. Par conséquent, le season finale n’est pas un season finale au sens strict du terme puisque d’autres épisodes étaient supposés remplir la saison. Il n’est certainement pas nécessaire de présenter Terminator, tout le monde doit au moins connaître de nom les films de James Cameron. Personnellement, je dois dire que j’aime beaucoup l’univers et je suis une grande fan du second opus. Et pas que parce que j’adore Edward Furlong. De ce fait, malgré les critiques peu élogieuses j’ai voulu donner une chance à la série. Apparemment elle a été achetée par TF1 mais savoir quand elle sera diffusée est une autre affaire. Aucun spoiler.

Terminator : The Sarah Connor Chronicles ne dépeint pas un univers plus ou moins différent des films, bien au contraire. La série se situe après les deux premiers films, lorsque John a 15 ans. Le petit souci c’est que vu qu’il s’agit d’une suite, les personnages se doivent d’être cohérents avec leur version grand écran. Si pour John (incarné par Thomas Dekker –Heroes-) ça passe assez bien, c’est moins le cas pour Sarah. Lena Headey est plutôt correcte dans ce rôle mais elle n’a pas le charisme de Linda Hamilton. Et surtout, la Sarah Connor de la série est un tant soit peu trop pépère. En tout cas, pour ma part j’espérais un peu plus de perte de contrôle d’elle-même. Sinon, je ne peux pas trop dire être incollable sur les films d’autant plus que je les ai vus (ou revus) il y a un petit moment et je ne me souviens plus très bien en détails. Est-ce que la série est à 100% cohérente ? Aucune idée. Une chose est sûre c’est que l’histoire de la série se rattache bien aux films. Toutefois, il me semble que les sauts dans le temps ne peuvent être effectués dans les versions cinématographiques. Si l’on se base uniquement sur Terminator : The Sarah Connor Chronicles on retrouve quelques ratages. Cameron, un des robots, est semblable aux humains dans le pilote, alors qu’après elle ne montre pas une grande capacité à paraître humaine. C’est dommage mais ça laisse supposer qu’on la verra probablement s’humaniser au fur et à mesure des épisodes. Espérons-le car les robots qui essayent de nous ressembler sont généralement plus intéressants que ceux qui ne sont que des machines pures et dures. En neuf épisodes la série n’a pas trop le temps -ou ne le prend pas- pour développer cette idée et c’est regrettable. Côté ratage, ce qui m’a le plus fait sourire c’est que les scénaristes ne doivent pas être bons en génétique. Comment un enfant peut-il avoir un groupe sanguin AB si sa mère est O ?

Du point de vue des personnages et des acteurs, Summer Glau (Firefly) incarne Cameron, un robot qui aide John. C’est un bon choix car du point de vue de sa physionomie, rien ne laisserait penser qu’elle abrite à l’intérieur d’elle un endosquelette et qu’elle peut défoncer des murs à vitesse grand V. Summer Glau n’est pas toujours excellente mais en incarnant un robot dépourvu d’émotions elle n’a pas grand-chose à faire. À ce propos, les scènes de combat entre cyborgs sont toujours sympathiques car ils sont tellement « neutres » au niveau des expressions que c’est drôle. Ou flippant. Ou les deux en même temps.

Le scénario est correctement ficelé. Il y a un toutéliage bien fichu et maîtrisé. Si les passages où John est au lycée semblent un peu dépareiller, on peut penser qu’il s’agit là d’un problème de la grève. Avec plus d’épisodes on aurait peut-être su davantage de choses sur les dessins sur les murs ou la fille qui est cloîtrée chez elle. À vrai dire, Terminator : The Sarah Connor Chronicles ne se perd pas dans les intrigues et va généralement à l’essentiel. De ce fait, la série est efficace et l’ennui n’est pas là.

Terminator : The Sarah Connor Chronicles offre une première saison sympathique. Elle ne casse pas des briques mais l’ambiance, les petites touches d’humour et l’univers donnent envie de s’y intéresser. Il y a pas mal d’action évidemment, mais moins que ce à quoi on pourrait penser. Bref, ce n’est pas la série de l’année mais en neuf épisodes on n’a pas le temps de s’ennuyer et elle passe très bien le temps. Honnêtement, j’ai quand même du mal à croire que la série dépassera le cadre de divertissement. Le fait qu’elle soit sur Fox n’aide pas, il y a de grandes chances que ça ne vole pas très haut et qu’il n’y ait une réflexion si poussée que ça. Dommage car le potentiel est plus que présent. Le cliffhanger de fin de saison est risible, on va être gentil et laisser ça sur le compte du manque d’épisodes. Cela dit, ce fut un très grand plaisir que de revoir Dean Winters (Oz) et peut-être pour certains Brian Austin Green (Beverly Hills 90210). Pour ne rien gâcher, Shirley Manson débarque dès la saison deux dans un rôle régulier. Je dois avouer être curieuse de voir la chanteuse de Garbage à l’œuvre.
Bonus : la bande-annonce

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=OjLne16FKmQ

Invasion (série complète)

Par , le 13 juillet 2008

Il y a deux semaines environ sur Luminophore fut traitée What About Brian. Saviez-vous que c’est -en partie- à cause de cette série qu’une autre n’a pas pu avoir de seconde saison ? Eh oui, même si les audiences étaient moins bonnes pour l’équipe à Barry Watson, elle a été préférée et le résultat fut celui qu’on connaît : annulation. Mais quelle est donc cette autre série ? Eh bien il s’agit d’Invasion. Composée d’une seule saison de vingt-deux épisodes, elle fut diffusée sur ABC lors de la saison 2005-2006. En France, elle est passée en début d’année sur France 4. Quelques acteurs connus figurent au casting : Eddie Cibrian (Vanished), Tyler Labine (Reaper) ou encore William Fichtner (Prison Break).

Alors que les hommes cherchent à entrer en contact avec d’autres formes de vies que celles déjà présentes sur Terre depuis des siècles, certains habitants d’une petite ville en Floride pensent, après le passage d’un ouragan dévastateur, que le contraire s’est déjà produit.
Le ranger Russell Varon, un père divorcé et Larkin Groves, sa femme, une journaliste d’une télévision locale, pensent que cet ouragan est la preuve du début d’un long voyage vers l’inconnu. Bien que sceptique par rapport aux théories de conspirations défendues par son beau-frère Dave, le ranger est amené à reprendre en compte ces considérations quand certaines choses étranges se produisent dans la ville…
Source : SériesLive

Personnellement, je suis plutôt bon public lorsqu’il est question d’histoire fantastique, d’extraterrestres en tout genre. Du coup, Invasion me tentait pas mal d’autant plus que j’apprécie beaucoup William Fichtner. A propos des acteurs, dans l’ensemble c’est à peu près correct. Comme souvent, ce sont les plus jeunes qui ont des soucis d’interprétation. Si on peut laisser courir pour la petite Rose, ça passe beaucoup moins pour le fils aîné, Jesse. L’acteur, Evan Peters, est mauvais au possible. Déjà que son personnage, apathique et absolument pas charismatique, ne donne pas envie de s’y intéresser, mais alors si l’acteur ne met pas du sien on a du mal à se sentir concerné par ses problèmes.

Les premiers épisodes sont plutôt intéressants. Des indices sont distillés par-ci, par-là, un semblant de tension montre le bout de son nez. Bref, on commence à avoir envie de savoir ce qu’il se cache derrière ces étranges lumières dans l’eau. Les histoires familiales des personnages sont assez sympathiques mais pas transcendantes non plus. Cela se laisse suivre sans trop de déplaisir. Mais vers le milieu ça se gâte et résultat, c’est d’un ennui pas possible. Certains personnages font mieux passer la pilule comme Dave, le frère de Larkin, mais il est difficile d’avoir vraiment envie de regarder la suite. Par contre, dans les derniers épisodes de la saison il y a un chouilla plus d’action et quelques révélations apparaissent. A ce moment-là c’est mieux, plus dans le niveau du début. Il y a du potentiel certes, l’histoire paraît maîtrisée et les scénaristes semblent savoir où ils vont mais ça ne prend pas vraiment. D’autant plus que le côté drama familial plombe un peu le tout.

Invasion est une série qui se laisse tout à fait regarder mais elle est loin d’être indispensable. Les qualités comme l’apparente maîtrise du scénario, la tension assez bien gérée par moment, des révélations qui arrivent au bon moment, ne suffisent pas à transcender la série. Le problème est aussi qu’elle est arrivée au mauvais moment. Lors de la saison 2005-2006, une autre série traitant d’extraterrestres dans l’eau passait aussi à l’antenne : Surface (que je n’ai pas regardée d’ailleurs). De plus, il y avait aussi Threshold (je l’ai commencée et très vite arrêtée) qui est plus ou moins du même acabit. Pas étonnant que les audiences ne suivent pas après… Ce que je retiens surtout d’Invasion c’est l’espèce de générique immonde ^^;; De plus, comme la série a été annulée, il n’y a pas de réelle réponse. Résultat mitigé donc.