Buffy The Vampire Slayer | Buffy, tueuse de vampires (film) – Bichette et son pieu

Par , le 3 juillet 2008

Attention, on attaque du lourd aujourd’hui. Du très très lourd. Sur Luminophore il n’est question que de séries tv mais il est toujours bon de faire une petite entorse à la règle pour ce genre de chose… Oui parce que dans les lignes qui suivent se trouve une critique du film Buffy the Vampire Slayer. Celui qui est à l’origine de la série de Joss Whedon, comme tout le monde le sait. En grande fan de la série, je n’avais jamais eu l’occasion de le voir. Du coup, lorsque je l’ai trouvé, c’est-à-dire dernièrement, je me suis jetée dessus. Encore mieux, je n’ai pu le visionner qu’en français et je peux vous assurer que ça vaut son pesant de cacahuètes. Oh que oui. Aucun spoiler.

Le film Buffy The Vampire Slayer est sorti le 31 juillet 1992 au cinéma aux États-Unis. Sa réalisatrice n’est autre que Fran Rubel Kuzui et le scénariste est… Joss Whedon lui-même. Côté casting, on retrouve plusieurs têtes connues comme Luke Perry, Donald Sutherland, Hilary Swank, David Arquette, Ben *argh* Affleck.

L’histoire est sensiblement la même que la série, ou tout du moins l’histoire des débuts de Buffy, lorsqu’elle a été appelée par son premier observateur. Cheerleader insouciante, elle ne pense qu’à la mode et aux garçons jusqu’à sa rencontre avec Merrick qui lui apprend qu’elle est la Tueuse, l’Elue. Celle qui doit tuer les vampires et plus précisément Lothos, un vampire qui a tué de nombreuses Tueuses par le passé. Toutefois, le film est à des années lumières de la série. La version française n’arrange rien. Je ne sais pas pour quelle raison les prénoms ont été changés mais ça donne un côté juste hilarant au film. Buffy devient… Bichette. Hum. Bichette, la tueuse de vampires. En effet, ça sonne très bien. Pike (ça ressemble étrangement à Spike d’ailleurs ^^) est transformé en Marcel. Bichette et Marcel, le super couple tueur de vampires. Yeah~ C’est tout simplement irrésistible. Par ailleurs, il n’est pas non plus question de Tueuse mais de Terreur.

Plusieurs points communs sont présents entre film et série. Joss Whedon reprend ainsi un certain nombre d’éléments pour son futur chef-d’œuvre. Cela dit, il reste pas mal de différence. Les vampires ici ont une tête de zombie, peuvent léviter, dorment dans des cercueils. On les tue toujours en leur enfonçant un pieu dans le cœur mais ils ne se transforment pas en poussière, ils restent intacts. Bref c’est ultra kitsch. Mais c’est forcément volontaire à ce niveau-là.

Pas grand chose à dire sur ce film en fait si ce n’est qu’il est très cocasse. Dès les premières minutes on ne peut pas s’empêcher de rire. Honnêtement, il est plus que mauvais et on peut se demander comment Joss Whedon est passé de ça à la série. On sent les prémisses mais ça s’arrête là. Quand bien même le girl power montre le bout de son nez. Ceci étant dit, d’après lui la série est proche de la vision de ce qu’il voulait faire au début. Le film a apparemment été compromis par pas mal de problèmes commerciaux. C’est drôle, volontairement ou pas. Il faut plus voir le film comme une grande pastiche des films d’horreur. A regarder pour rigoler durant 86 minutes ! Par contre si on veut voir quelque chose de plus sombre, et bien plus intéressant, c’est assurément vers la série qu’il faut se tourner.

Nodame Cantabile | のだめカンタービレ

Par , le 2 juillet 2008

Après être tombée sous le charme des j-dramas Nobuta wo Produce, LIFE et Zettai Kareshi, je continue ma découverte des séries japonaises avec Nodame Cantabile. La qualité est-elle encore une fois au rendez-vous ?
Comme la plupart des séries japonaises, Nodame Cantabile est une puisqu’elle ne contient que onze épisodes mais il existe deux épisodes spéciaux qui suivent et deux films devraient conclure l’aventure. La série est une adaptation du manga éponyme de Ninomiya Tomoko qui comporte vingt-trois volumes et est disponible en France chez Pika. À noter qu’il existe un anime mais il est postérieur au drama. N’ayant vu que le renzoku, diffusé entre octobre et décembre 2006 sur Fuji TV, c’est de lui dont nous allons parler aujourd’hui. Aucun spoiler.

 

Noda Megumi, appelée Nodame (Ueno Juri), et Chiaki Shinichi (Tamaki Hiroshi) sont deux élèves de l’école de musique Momogaoka. Alors que la première est assez farfelue, ne se lave jamais et mange tout le temps la nourriture des autres, le second est hautain, froid et se moque des mauvais musiciens. Il est un pianiste talentueux mais rêve de devenir chef d’orchestre. Nodame joue aussi du piano, cependant si elle sait mettre de l’âme dans ses interprétations, elle ne parvient absolument pas à lire une partition. Le j-drama suit leur train-train quotidien, la création d’un orchestre, les concours et les relations qui se tissent petit à petit entre les personnages.

 

En regardant le premier épisode, je me suis sincèrement demandée ce qu’était que cette série. Je m’attendais à quelque chose d’hilarant et les quinze premières minutes sont plutôt sérieuses. Néanmoins, plus ça avançait, plus il y avait des scènes très exagérées. Mais vers la fin ça allait beaucoup mieux et dès le second épisode j’étais totalement sous le charme. À tel point qu’arrivée au onzième épisode, j’étais dégoûtée que ça se termine déjà, jusqu’à ce que j’apprenne qu’il y avait une suite !
Un des grands atouts de Nodame Cantabile est d’ajouter des scènes très manga-esques. Par exemple, Chiaki frappe souvent Nodame qui valdingue dans tous les sens, avec une larme qui sort de l’œil. C’est typique d’un manga mais certainement pas d’une série puisque là le réalisme est généralement davantage de mise. Toutefois, si cet aspect est dans un premier temps bizarre, il passe après comme sur des roulettes car si les scènes sont parfois exagérées et si les acteurs surjouent souvent à mort, cela reste quand même tout à fait crédible. Les Japonais sont très doués lorsqu’il est question de surjouer sans trop en faire et c’est pour cette raison qu’on ne trouve ça ni ridicule, ni complètement à côté de la plaque. Ils arrivent tout simplement à trouver un juste-milieu. Il y a donc beaucoup de mimiques ou d’ajouts dignes d’un manga et c’est souvent très drôle. On retrouve ainsi des personnages qui tombent dans les pommes (enfin, façon de parler) avec les yeux tout blancs (Comment font-ils ??? J’ai essayé, je n’y arrive pas xD. C’est limite flippant leur truc en plus !), des petits cœurs, etc. Bref, tout cela donne une autre dimension à Nodame Cantabile et qui diffère donc des séries en général.

 

 

Même si les acteurs surjouent, ils sont tout à fait justes. Mention spéciale à Ueno Juri (Nodame), à Tamaki Hiroshi (Chiaki) et à Eita (Mine) qui excellent ici. Nodame Cantabile dresse un panel de personnages tous plus attachants les uns que les autres. Certains sont très hauts en couleur, presque tous en fait. C’est un véritable plaisir que de les voir bouger et interagir. Le concept d’amitié et de groupe, qui est quelque chose de très fort au Japon, est encore une fois mis en avant et cela, avec succès. Ce qui est intéressant c’est que les personnages sont assez âgés, ils sont pour la plupart en fin d’études et vont entrer dans la vie active.

 

Le thème principal du j-drama n’est autre que la musique classique. Tout tourne autour d’elle. Ce qui montre que la série a fait preuve d’un réel travail c’est que tous les personnages jouent et donnent vraiment l’impression de jouer. Peut-être que les acteurs sont musiciens mais si ce n’est pas le cas, c’est on ne peut plus réaliste. La bande-son est perpétuellement irriguée d’œuvres de compositeurs tels que Beethoven, Chopin, Debussy, Mozart… Elles s’insèrent à merveille dans les épisodes et nous font vibrer au fur et à mesure des minutes qui passent. Même si le téléspectateur n’aime pas ce de genre de musique il devrait tout de même apprécier, voire même en redemander. Personnellement, ayant déjà fait partie d’un orchestre, de très bons souvenirs sont remontés à la surface, d’autant plus que j’ai déjà eu l’occasion d’interpréter quelques morceaux entendus.

 

 

Nodame Cantabile est assurément un excellent j-drama, il a remporté de nombreux prix au Japon et cela se comprend tout à fait. Les personnages sont adorables, souvent truculents comme le professeur Strezemann et sa géniale manière de parler qui a plus l’air d’une ganguro qu’autre chose. Avec un univers déjanté et un style unique, la série parvient quand même à être un minimum sérieuse et touche ainsi le téléspectateur. L’histoire d’amour entre les deux personnages se fait tout en douceur et ne phagocyte pas le reste de la série. C’est onze épisodes de bonheur, de rigolade assurée, d’œil humide, etc.. En somme, c’est un petit bijou. Vite vite, les épisodes spéciaux !!