Babylon 5 (The Gathering & saison 1) – Signs and Portents

Par , le 1 juillet 2008

Après avoir regardé et être devenue totalement fan de Farscape l’année dernière, j’ai décidé d’entamer en 2008 un autre monstre de la science-fiction du côté des séries. Non, pas Star Trek car je ne sais absolument pas de quelle manière la débuter – et je ne suis pas persuadée de vouloir essayer de toute manière – mais Babylon 5. Cette production étasunienne a pas mal la cote parmi les amateurs de SF et j’étais curieuse de savoir si ce concert de louanges était mérité. Babylon 5 est une série composée de cinq saisons et de six téléfilms. Comme j’ai peur de me faire spoiler, je n’ai pas trop cherché d’informations donc si je suis incomplète ou que je raconte des bêtises, veuillez m’en excuser ; je reviendrai corriger lorsque j’aurai tout vu. Créée par Joe Michael Straczynski, cette fiction s’étalant entre 1993 et 1998 fut tout d’abord diffusée en syndication, puis sur TNT. Elle date, ce qui peut être rédhibitoire lorsqu’il s’agit de science-fiction… D’après les fans, sa principale caractéristique est d’avoir été écrite dès le départ pour durer cinq saisons. Chacune d’entre elles repose sur un thème particulier, symbolisé par un sous-titre. Dans le cas de la première saison, Signs and Portents, il s’agit d’introduire le concept et de poser les fondements de la mythologie. Un premier téléfilm de 90 minutes, The Gathering (Premier contact Vorlon en VF), sert de pilote et il est à regarder au début. Attention, il ne faut surtout pas commencer par In the Beginning (Au Commencement), le téléfilm de 1997. Pour toute question sur l’ordre de visionnage, direction cette page a priori pertinente.  Aucun spoiler.

En 2258, dix ans après la guerre entre la Terre et Minbar, le terrien Jeffrey Sinclair prend le commandement d’une station spatiale appelée Babylon 5. Cette communauté construite pour créer une paix durable dans toutes les galaxies s’apparente à un endroit où différentes races peuvent se réunir sans la menace d’une guerre, pour discuter pacifiquement de leurs inimitiés. Or, à l’heure où les puissances tentent de coexister, une race semble vouloir se réveiller et menace la totalité des habitants.

Puisque le pilote est tout à fait dans la même veine que la saison une, je ne vais pas dissocier les deux et en parler globalement. Babylon 5 a quinze ans cette année et, inévitablement, les effets spéciaux ont pas mal changé depuis. Si le résultat passe assez bien avec d’autres séries du même genre comme V, par exemple, le constat est malheureusement moins reluisant ici, quand bien même l’ensemble soit plus récent. Ceux ne supportant pas de voir de grosses ficelles auront alors probablement des difficultés à ne pas se moquer, mais ce serait malgré tout fort malheureux de se passer de cette série pour une raison aussi triviale. En effet, il est très rapidement possible de laisser de côté ces lacunes qui offrent surtout un charme suranné non désagréable. Il faut replacer l’œuvre dans son contexte et ne pas s’attendre à monts et merveilles. Cependant, notons que Babylon 5 a pour la première fois utilisé des effets spéciaux à l’ordinateur et non plus les maquettes extrêmement chères. Il paraîtrait même que la série est à l’origine des images de synthèse. De toute manière, il ne s’agit que du début et il semble évident qu’au fil des années, et par conséquent des saisons, la technique s’améliorera et le tout affichera moins son âge. À l’inverse des effets spéciaux, le maquillage est toujours de très haute volée et extrêmement impressionnant. Les races extraterrestres sont variées et la transformation de certains acteurs est plus que radicale. Pour terminer sur la forme, la réalisation est classique et rappelle sans aucun doute qu’il s’agit d’une production des années 1990. La musique composée par Christopher Franke est de cet acabit et ne se montre pas, à l’heure actuelle du moins, mémorable. Babylon 5 se révèle ainsi plutôt kitsch et fait sourire à plusieurs reprises mais cela n’empêche nullement de pénétrer dans son riche univers en constante évolution.

La première saison de Babylon 5 s’attarde sur ses principales figures et sur le quotidien des habitants de sa station où transitent de nombreuses personnes. Outre les Terriens, quatre races d’extraterrestres sont plus particulièrement explorées. D’abord, il y a les Minbaris qui sont chauves et qui possèdent une protubérance à l’arrière de la tête. De nature très calme, voire placide, ils sont ambigus et en savent beaucoup plus que ce qu’ils ne laissent penser. À l’inverse, les Centauris, eux, ont les cheveux totalement décoiffés et sont grandiloquents ; c’est la toute première race à être entrée en contact avec les Terriens. Ils sont fortement opposés aux Narns qui, physiquement, sont couverts de tâches brunâtres ; ces derniers sont présentés de façon inamicale mais gagnent rapidement en sympathie grâce à leur ambassadeur, G’Kar (Andreas Katsulas). Enfin, les Vorlons apparaissent pour la première fois dans le pilote, The Gathering. On ne sait pas encore à quoi ils ressemblent puisque leur porte-parole, Kosh (Ardwight Chamberlain), se cache derrière un immense costume, et ils sont surtout spéciaux. Pour représenter chaque espèce sur la station, un ambassadeur y réside et s’occupe ainsi des affaires intergalactiques. La Terre fait parfois office de médiatrice car il est évident que ces populations aussi diverses que variées ne se comprennent pas toujours et ont des motivations et ambitions dissemblables. Pire, chacun cache son jeu et les apparences sont plus que trompeuses dans cet univers multidimensionnel. La vie n’est dès lors pas de tout repos et il convient de régulièrement faire des compromis. Au cours de cette saison, l’accent est principalement mis sur les cinq races majeures bien que de nombreuses interrogations demeurent encore, la plupart étant d’ailleurs en direction des Vorlons. De nombreux mystères sont soulevés et certaines dynamiques bénéficient d’une subtilité appréciable. L’écriture souligne un effort tout particulier pour caractériser ces peuples et leur offrir une vraie identité. D’autres sont plus rapidement vus et à chaque fois, la série fait preuve d’une grande imagination et d’une créativité stimulante. 

Bien qu’elle s’attarde avec détails sur les relations inter-espèces, un des principaux défauts de la saison – et peut-être un de ses atouts lorsque l’on a une vision globale plus nette – est qu’elle prend son temps pour s’installer. Effectivement, elle utilise pour cela la totalité de ses épisodes et présente tout simplement les tenants et les aboutissants d’une mythologie pour l’instant floue. Au premier abord, il est difficile de savoir exactement où les scénaristes veulent en venir, si ce n’est qu’un conflit paraît se préparer. Si l’on n’est pas déjà au courant à travers les commentaires des non-néophytes, les histoires semblent surtout indépendantes et elles sont loin d’être toujours passionnantes. Compte tenu du format très particulier de Babylon 5, construite pour durer cinq saisons, la saison expose plausiblement toute son ampleur lors d’un second visionnage, une fois toutes les clés en main ; là, impossible d’être catégorique sur ses qualités. En fait, il est presque compliqué de relever des évènements remarquables puisque tout se déroule de manière assez convenue, voire clichée, et sans point marquant. Pour toutes ces raisons, Babylon 5 pourrait aisément endormir plusieurs téléspectateurs et ne pas donner envie de s’accrocher et de regarder la suite. Ce n’est pas tant que le rythme soit si lent que ça, les épisodes sont juste fades et il manque un peu de tension, quand bien même elle se fasse vraiment ressentir dans les derniers épisodes grâce à des personnages intrigants tels que la Minbari Delenn (Mira Furlan – Lost). Le titre de cette saison, Signs and Portents, soit symboles et présages en français, n’est pas anodin étant donné que plusieurs indices sur la suite y sont probablement disséminés et laissent augurer un futur sombre et complexe. Il paraît que la série s’envole et s’approfondit dès la suite, donc restons optimistes, n’est-ce pas ?! Quoi qu’il en soit, les personnages bénéficient progressivement d’une épaisseur palpable et ils sont dans l’ensemble sympathiques, qu’il s’agisse des humains ou des extraterrestres. Cela dit, je dois avouer avoir un peu de mal avec le commandant de la station, plat, moyennement plaisant et interprété par Michael O’Hare ; il est certes tout à fait compétent mais il ne donne pas envie de s’attacher à lui. C’est d’ailleurs dommage car plusieurs passages auraient pu gagner en intérêt s’il était incarné par quelqu’un de plus amène.

Pour conclure, en dépit d’un visuel daté, la première saison de Babylon 5 est globalement correcte et se laisse suivre tranquillement à condition de la regarder de manière sporadique. Il est certain qu’elle ne possède pour l’instant aucun élément donnant envie de tout arrêter pour la visionner mais, comme les fans s’accordent à dire qu’elle n’est que le calme avant la tempête, il est logique de demeurer confiant. Une chose est en tout cas certaine, c’est que les bases de la série sont posées avec une grande habileté. Tout est effectivement clarifié au terme de ces épisodes, que ce soient les races, les relations entre elles ou encore les possibles difficultés à venir. De même, un début de mythologie perce progressivement et les personnages sont psychologiquement fouillés. En d’autres termes, la fiction apparaît plutôt prometteuse et a toutes les cartes en sa possession pour se développer en bonne et due forme. C’est d’autant plus vrai que la fin de saison est assez prenante et l’intérêt commence à arriver, surtout grâce à Delenn, l’ambassadrice des Minbaris. Rendez-vous avec la saison deux, en espérant que je serai aussi enjouée que les amateurs !

What About Brian (série complète)

Par , le 29 juin 2008

Retour sur une série que j’ai eu l’occasion de regarder l’année dernière, What About Brian. Bon, ça date un peu donc mes souvenirs sont flous mais je comptais en parler depuis tout ce temps et à chaque fois je repoussais. Hop, faisons donc machine arrière.
Diffusée sur ABC en 2006/2007 et annulée au bout de deux saisons seulement (5 épisodes pour la saison une, 19 pour la seconde), What About Brian n’a pas su trouver son public aux Etats-Unis. Elle est passée dès mai 2007 sur TF1. Des noms connus sont liés à la série. Effectivement, elle est produite par J.J. Abrams (Alias, Lost et Fringe) et le casting met en avant de nombreux visages familiers comme Barry Watson (7th Heaven), Rosanna Arquette (The L Word), Sarah Lancaster (Everwood), William Devane (Knots Landing = Côte Ouest), Tiffani Thiessen (Beverly Hills 90210), Jessica Szohr (Gossip Girl), Rachelle Lefevre (Big Wolf on Campus et bientôt Victoria dans le film Twilight), Marguerite Moreau (Life As We Know It). Ca en fait du monde quand même, d’autant plus qu’ils ont tous un rôle assez important. Aucun spoiler.

A 34 ans, Brian est le seul célibataire dans son groupe d’amis. Son meilleur ami, Adam, était sur le point de rompre avec sa copine, la parfaite Marjorie, mais l’a finalement demandée en mariage. La soeur de Brian, Nic, et son copain Angelo qu’elle mène comme elle veut, s’efforcent d’avoir des enfants. Et comme tous les gens mariés, ils sont pressés de voir Brian rejoindre leur club, bien qu’ils ne sachent pas vraiment pourquoi étant donné les problèmes de couples qu’ils rencontrent. Quant à Brian, il est un tombeur qui enchaine les conquêtes, mais il a toujours espoir qu’un jour, il ouvrira sa porte et sera ébloui par l’amour.
Source : SériesLive

What About Brian est une comédie romantique pour les trentenaires. Même si je ne suis pas dans cette tranche d’âge, ça fait plaisir de changer un petit peu des habituelles séries de ce genre pour adolescents. Et au moins cette fois-ci les acteurs font leur âge. Les situations des personnages (marié avec/sans enfants, sur le point de se marier, célibataire endurci, etc.) sont suffisamment variées pour que l’on puisse s’identifier au moins à l’un d’entre eux. Par ailleurs, les thèmes abordés font souvent mouche et mettent particulièrement bien en avant et de manière réaliste les problèmes de cette tranche d’âge, voire même celle inférieure :D Le tout est toujours assaisonné d’un humour léger et agréable. Le charme de certains des acteurs y est pour beaucoup. Barry Watson est vraiment attachant et insuffle à la série de la fraîcheur. Bon par contre Rosanna Arquette est toujours aussi mauvaise actrice et fatigante avec ses décolletés qui ne lui sont pas du profitables mais on commence à être habitué.

La saison une est courte ce qui fait que le temps passe vite. Tout est condensé, il se passe beaucoup de choses sans pour autant que le téléspectateur ait la tête qui tourne. A vrai dire, cette première saison est excellente. Mais ça se gâte un peu par la suite. Dire que What About Brian devient inintéressante serait mentir mais elle perd un peu de sa saveur, les épisodes deviennent trop « soapesques ». A tel point que par moment la pilule passe presque difficilement durant quelques scènes. Le fait qu’une partie du casting change n’est pas non plus très heureux. Cela dit, l’humour et la légèreté sont toujours présents et permettent de passer du bon temps. Un autre point négatif est le fait qu’absolument tout tourne autour de Brian. Certes il est le héros de la série mais quand même, ses amis peuvent vivre sans avoir tout le temps besoin de lui pour un oui ou pour un non.

Totalisant 24 épisodes, What About Brian est une petite série sympathique. Elle se laisse regarder sans aucun déplaisir et petit à petit on finit par s’attacher à ces trentenaires dont l’amitié semble inébranlable. Les situations sont suffisamment variées pour ne pas nous ennuyer et l’humour est là pour détendre l’atmosphère lorsque certains sujets sont plus difficiles. Mention spéciale à Barry Watson que je ne connaissais pas trop et que j’ai jugé un peu trop vite (pas bien je sais mais que voulez-vous, 7th Heaven est juste abominable et terrorisant). Comme toute série de ce genre, What About Brian propose quelques chansons pop/rock d’artistes très agréables comme Jude, Razorlight, The Fratellis, Frou Frou… sans pour autant saturer la bande-son. En bref, deux saisons pas mal du tout et qui sont parfaites pour se détendre lors de la saison estivale :)