Primeval | Nick Cutter et les Portes du Temps (saison 5)

Comme si l’on n’avait pas déjà suffisamment souffert avec les sept épisodes de sa pathétique saison quatre, Primeval (Nick Cutter et les Portes du Temps) nous a fait bénéficier d’une cinquième au cours de la même année. Comportant six parties, elle est passée entre mai et juin 2011 sur ITV. A priori, comme cela était prévu, la fiction anglaise s’arrête désormais là, mais elle se laisse tout de même une porte ouverte. Aucun spoiler.

C’est à reculons que j’ai commencé cette nouvelle saison de Primeval. Pour une fois, j’ai décidé d’attendre qu’elle soit entièrement diffusée avant de me lancer, histoire de ne pas prolonger le calvaire à l’infini. La précédente fut extrêmement médiocre, car si elle tentait de proposer des idées, elle n’était jamais parvenue à les concrétiser. Ne parlons surtout pas des épisodes indépendants qui furent idiots et mal écrits. Eh bien, contre toute attente, cette dernière se révèle sympathique. Allez, j’ose admettre que je ne crois pas avoir autant apprécié la série que pendant cette ultime salve d’aventures. Cela ne veut aucunement signifier que l’on a de la qualité, mais l’on s’approche d’un divertissement honnête et pas désagréable.

La saison quatre s’était terminée sur la découverte des mystères entourant Matt. Cette nouvelle reprend plus ou moins là où les choses sont restées. Connor travaille désormais pour Philip et construit une machine augurant de très mauvais évènements selon le supposé homme de la situation. Venant du futur, Matt sait que la planète est invivable et qu’elle n’héberge presque plus d’êtres humains. Son but est donc de stopper l’invention de Connor afin de préserver la vie. Le fil rouge des épisodes est ainsi simple, il faut placer Philip hors course. Connor est aveuglé par l’intérêt et l’estime que semble lui porter son nouveau patron et est persuadé que sa création sera une grande avancée scientifique. Toujours aussi adorable et attachant, il ne voit pas vers quoi l’on se dirige et ne comprend pas pourquoi Matt et Abby lui mettent des bâtons dans les roues. Cette intrigue progresse assez vite, n’est pas trop parasitée par des arcs secondaires et va directement à l’essentiel. La saison se termine avec sa conclusion bien qu’une sorte de cliffhanger soit proposée. Honnêtement, la résolution est un poil trop facile et naïve, mais le rythme et l’ambiance sont là donc on peut passer aisément outre. Ce qu’il y a de plaisant, c’est que les épisodes laissent planer le doute quant à savoir si ce n’est pas Matt qui, en voulant sauver l’univers, finit par justement le faire sombrer. Qui est dans le vrai ? Philip ou Matt ? L’unique gros point noir est l’irruption de l’assistante de Philip, très mal interprétée et insipide.

À côté de cette histoire de machine infernale, la saison ne s’encombre pas avec des développements. Connor, Abby et Matt ont un peu plus de temps d’antenne que les autres, mais cela ne va pas très loin. Lester est encore de la partie pour se comporter en dandy cool et donc très british, Becker montre ses muscles et Jess reste derrière ses ordinateurs. Un protagoniste marque son retour, mais là aussi, il ne sert au final pas à grand-chose. Bref, tout cela manque cruellement de consistance si ce n’est qu’il paraissait évident que ce n’était pas arrivé à six épisodes de la fin que Primeval commencerait à densifier ses personnages. Certains scénarios sont plus indépendants que d’autres, bien que l’arc principal soit toujours plus ou moins mentionné. Celui se déroulant dans le sous-marin est sympathique. Le souci, c’est que l’absence de budget se fait cruellement ressentir, les effets spéciaux étant moyens et le nombre de figurants proche du néant.

En conclusion, cette saison cinq de Primeval ne représente pas l’atrocité attendue. La quatrième l’avait convenablement amorcée et elle peut de ce fait aller directement à l’essentiel. Les six semaines proposent par conséquent un divertissement honnête avec pas mal de rythme, un fil rouge correctement mené, des héros que l’on apprécie assez bien, un petit peu d’humour anglais et maintes anomalies débouchant sur de moches créatures préhistoriques ou futuristes. Il faut espérer que l’on s’arrête vraiment là – en dépit d’une volonté évidente des scénaristes de continuer l’aventure –, afin de laisser une curieuse bonne impression.

By |2017-05-01T14:00:27+01:00janvier 3rd, 2012|Primeval, Séries britanniques|4 Comments

Primeval | Nick Cutter et les Portes du Temps (saison 4)

Des fois, j’ai un peu l’impression d’être un mouton noir. Primeval, sur le papier, a tout pour me plaire. Des anomalies, des animaux préhistoriques, un peu d’humour anglais, un personnage adorable comme tout, pas mal d’action… En somme, tout ça devrait me tenir un minimum en haleine. Sauf que pas du tout ! Et pour une raison qui m’agace, je continue à suivre la série, car je trouve dommage d’arrêter si près du but, celui-ci étant évidemment la fin de la fiction. Vous êtes apparemment assez nombreux à l’apprécier, ce qui n’est donc pas mon cas. Alors qu’elle avait été annulée par ITV, Primeval a eu la chance d’obtenir une seconde vie puisque deux nouvelles saisons ont été commandées suite à la troisième. La quatrième fut ainsi diffusée durant sept épisodes entre janvier et février 2011 sur ITV en Angleterre, et sur BBC America. Elle fut amorcée par des webisodes que je n’ai pas regardés. La cinquième comportera six épisodes et devrait débuter au cours de cette année. Aucun spoiler.

Forcément, vu à quel point j’avais adhéré à la saison précédente, je me suis demandé l’intérêt de poursuivre. Étant donné que vous lisez ces lignes, vous pouvez vous douter que je m’y suis collée. Disons que je trouve dommage d’arrêter à treize épisodes de la fin probable, même si l’on n’apprécie guère. Après tout, la qualité allait peut-être remonter ? C’est vraiment sans aucun a priori que j’ai commencé cette quatrième année, essayant d’être dans les meilleures conditions possible. Or, le résultat se révèle encore catastrophique. Certes, nous ne sommes pas au niveau navrant de la saison trois, mais l’on s’ennuie ferme tout au long des semaines de diffusion. Les scénarios sont paresseux. S’il subsiste quelques idées assez intéressantes comme l’arrivée d’un danger imminent, des personnes venues du futur, des retours de protagonistes que l’on croyait morts ou disparus dans un monde enchanté, le tout demeure vraiment mal écrit. Il faut attendre le series finale pour avoir un semblant de réponse et comprendre vers quoi l’on se dirige. Sept épisodes pour poser le contexte se veulent légèrement longs, non ? D’autant plus que les problèmes ne sont pas réglés à ce moment-là. S’il y a quelques éclaircissements aux questionnements que l’on pouvait avoir, cela ne signifie aucunement que c’est parfait. Bien au contraire.

La saison trois se terminait sur un cliffhanger où Abby et Connor se trouvaient coincés à une époque, et Quinn à une autre. Le 4×01 débute sur les deux premiers compères. Ils rejoignent facilement leur Angleterre civilisée et doivent composer avec les changements opérés depuis leur départ. Si retrouver Connor, encore très charmant, est agréable, il est fort dommage que le duo s’habitue aussi rapidement à ce retour. À croire qu’ils n’ont aucune séquelle psychologique. On ne passe pas un an dans un monde invivable sans subir quoi que ce soit, même si l’on est blonde et que l’on se bat comme dans Tekken. Lester et Becker sont toujours de la partie, Quinn n’est plus là et deux nouveaux pointent le bout de leur nez. Il y a la tech girl dont j’ai oublié le nom, preuve de son charisme, et Matt le cachottier. Il parle souvent avec un vieux monsieur, a des discours cryptiques et… ouaw, ce que c’est passionnant. L’ARC ayant eu quelques soucis, il est dorénavant en partie géré par le businessman Philip Burton, assez ambigu, que Connor vénère. La production joue bien trop la carte du mystère pour ne pas rendre le tout agaçant.

En conclusion, la quatrième année de Primeval ressemble à un vrai échec. Si la mythologie de la série peine à s’installer, l’action et le pur divertissement ne parviennent même pas à combler ces lacunes et ce manque de créativité flagrant. L’ennui est dès lors présent à 98 % du temps. Les nouveaux personnages sont fades et l’on remercie Connor et Lester d’être toujours là, bien qu’ils ne puissent faire de miracles. S’il y a quelques surprises comme des retours inattendus, ceux-ci sont mal agencés et n’apportent pas grand-chose, ce qui est fort dommage. Bref, la saison est insipide et mérite d’être oubliée. Plus que six petits épisodes, courage !

By |2017-05-01T14:01:11+01:00février 21st, 2011|Primeval, Séries britanniques|3 Comments