Pushing Daisies (saison 2)

Plus de deux ans après avoir terminé la première saison de Pushing Daisies, la seconde et dernière s’est enfin retrouvée sur mon petit écran. Diffusée sur ABC, elle est composée de treize épisodes. Il faut savoir que les dix premiers épisodes sont passés entre octobre et décembre 2008 et il a fallu attendre six mois pour que les trois derniers soient à l’antenne américaine. Respect des téléspectateurs, des scénaristes et du créateur ? Voyons, ce n’est que du superflu tout ça, tout le monde le sait. La série peut se targuer d’avoir un noyau assez important de fans, noyau s’étant mobilisé pour la faire revenir parmi nous, mais cela n’a pas suffi. Il n’y a donc pas de fin à proprement parler. Des idées de suite circulent, sans que rien n’ait été concrétisé à l’heure actuelle. Aucun spoiler.

Fin 2008, je regarde ainsi la première saison de Pushing Daisies. C’est assez à contre-cœur que je n’apprécie pas particulièrement l’univers, les personnages et les couleurs radioactives. Autant l’ambiance a tout pour me plaire, autant la recette ne fonctionne pas du tout sur moi. Il y a de ces séries que l’on a envie d’aimer, on y met même beaucoup de volonté, mais non… le visionnage se fait sans étincelle. Ce n’est donc pas particulièrement motivée que j’ai débuté la saison deux. En fait, je me lance uniquement parce que comme je l’ai déjà écrit, 2011 sera l’année où je termine toutes mes séries commencées. Si si, j’y crois. Eh bien… des fois, il suffit peut-être de revoir son jugement à la baisse, de ne plus rien attendre de quelque chose pour l’apprécier à sa juste valeur. Sans avoir été enchantée de bout en bout par cette seconde saison de Pushing Daisies, il est clair qu’elle me fut vraiment plus agréable à regarder que la précédente. Pourtant, je ne suis pas persuadée qu’il y ait eu entre temps des changements notables. Ces épisodes ne sont pas mieux construits, il y a toujours cet aspect répétitif et on peut déplorer ce côté un peu « bonbon » et gentillet. Pushing Daisies est assurément une série acidulée et qui est là pour faire du bien et calmer nos envies de mignon.

Grosso modo, la qualité des épisodes se tient durant cette saison. Toutefois, si certains comportent tous les ingrédients faisant le sel de la série, d’autres la tirent vers le bas et rappelle justement, ce que l’on pouvait reprocher jusque là. Il est dommage que toute l’intrigue sur le meurtrier de Chuck soit tout bonnement mise au placard, comme si de rien n’était. A vrai dire, la saison n’a pas de véritable fil rouge mais cela ne gêne pas outre mesure. Les épisodes sont assez indépendants, chacun étant dédié à la résolution d’un crime. Parmi les plus réussis, on retrouve le 2×08, Comfort Food, ou encore le 2×11, Window Dressed to Kill.
Que l’on se rassure de suite, la fin, sans en être réellement une, est plus que potable. La série se termine en apothéose et cette conclusion est plus que cohérente par rapport à l’ensemble.

Si la recherche du criminel est parfois stimulante, ce sont plutôt les relations entre les différents personnages qui intéressent. Je crois avoir réussi à mettre le doigt sur ce qui me dérangeait jusque là : Chuck. C’est bien simple, je ne l’aime pas. Je la trouve fade. Bien sûr que sa relation avec Ned est touchante et jolie comme tout mais là aussi… bof. Par contre, le pâtissier est adorable et Lee Pace est fabuleux dans ce rôle de grand dégingandé pas très à l’aise avec le monde. Les autres protagonistes ne dépareillent pas, même si Olive est clairement le rayon de soleil car lumineuse, attachante et touchante. Son interprète, Kristin Chenoweth, est par ailleurs extraordinaire et chante à merveille.

Pushing Daisies a réussi à brosser le portrait d’humains complètement loufoques et pour lesquels il est assez facile de ressentir de la tendresse. C’est justement ça que je n’arrivais pas à ressentir lors de la première saison et s’il m’a fallu du temps, je suis vraiment ravie d’avoir continué l’aventure. Si les personnages principaux sont effectivement hauts en couleurs, c’est également le cas des secondaires et de ceux apparaissant tout simplement le temps d’un épisode.
Du côté des acteurs plus ou moins connus dans le monde du petit écran (ou grand), on peut noter la présence de David Arquette, Wilson Cruz (My So-Called Life), Gina Torres (Firefly), Debra Mooney (Everwood), Willie Garson (Sex and the City), Wayne Wilderson (énormément de rôles mineurs dans un tas de séries), Josh Hopkins (Vanished, Private Practice), Joey Slotnick (Nip/Tuck), Robert Picardo (Stargate SG-1) ou encore de Beth Grant (Jericho).

La saison deux de Pushing Daisies n’a rien d’exceptionnel mais elle offre treize épisodes originaux, inventifs et incomparables. La série a très rapidement réussi à proposer un univers poétique assez hors du commun mais qui justement, avait toutes les raisons de ne pas trouver son public. Elle s’apprécie à petite dose car on a l’impression durant quarante-cinq minutes d’être dans une bulle rose bonbon où le taux de sucre ferait trembler un diabétique. Cela permet dès lors de se sentir bien mais attention tout de même à l’écœurement qui pourrait se faire vite sentir. La saison est dans la continuité de la précédente ; autrement dit, il est question d’enquêtes résolues de manière souvent rocambolesque par des personnages farfelus et sympathiques, le tout entouré de tartes certainement succulentes et de décors et paysages absolument magnifiques. Pushing Daisies ne me manquera pas car parfois trop caricaturale, naïve et pas assez approfondie mais cette saison m’aura clairement réconciliée avec elle et ça, ça me fait plaisir.

Par |2018-07-06T17:46:51+02:00avril 16th, 2011|Pushing Daisies, Séries étasuniennes|4 Commentaires

Pushing Daisies (saison 1) – Life. Death. And life again.

Après un constat assez mitigé concernant le pilote de Pushing Daisies, est-ce que le reste de la première saison a changé la donne ? Comme j’ai pu le dire précédemment, la série ne m’intéressait pas du tout à la base. Enfin disons surtout que j’avais d’énormes a priori à cause du Fabuleux Destin d’Amélie Poulain que je n’aime pas. Pourtant, Pushing Daisies est une création de Brian Fuller, aussi à l’origine de la très réussie Dead Like Me. De Wonderfalls aussi mais je n’ai pas encore testé. A croire qu’il est maudit car ses séries s’arrêtent toujours prématurément. C’est donc le cas de Pushing Daisies puisqu’à peine la saison deux a commencé à passer aux Etats-Unis que le couperet est tombé : annulation. Bref, on y reviendra lorsque je l’aurai regardée ^^
La première saison de Pushing Daisies est composée de neuf épisodes diffusés sur ABC en 2007/2008. A cause de la grève, elle a été raccourcie. En France, elle est passée il y a quelques mois sur Canal+. Aucun spoiler.

Ned n’est pas un gars comme les autres : depuis l’enfance, il sait qu’il peut par son simple toucher ramener à la vie tout ce qui est mort. Adulte, il décide d’aider un détective privé à résoudre des crimes en ramenant à la vie, pour un court instant, les victimes afin qu’elles nomment leur assassin. Mais Ned fait autre chose, il ramène à la vie son amour de jeunesse et celle-ci le pousse à faire plus que de résoudre des crimes. Il l’aime et elle l’aime. Un seul problème : s’il la touche, elle sera de nouveau morte…
Source : AnnuSéries

Le synopsis est alléchant et semble tout avoir pour me plaire. Le côté burtonien, comme des personnages truculents, des décors faisant penser aux contes, est tout à fait ma tasse de thé. Mais comme j’ai pu le dire dans la review du pilote, j’ai eu du mal à accrocher. Et ca s’est ressenti durant toute la saison, à mon grand malheur. Il est clair que l’environnement de la série est superbe, malgré des couleurs parfois trop radioactives. C’est enchanteur et à deux doigts du rêve. Les personnages sont tous adorables à leur manière. Quant au couple principal, Ned et Chuck, il est attendrissant et je peux tout à fait comprendre qu’il fasse craquer tant de monde. Mais pas moi. En fait, je suis un peu embêtée car sur le papier la série a vraiment tout pour me faire fondre, sauf que la sauce n’a pas pris. Je ne saurais trop dire pourquoi puisqu’il me paraît clair avoir regardé une saison de qualité. Pas non plus exceptionnelle car elle a des petits défauts, comme une certaine répétition, mais au-dessus de ce qu’il s’est fait durant la saison télévisuelle précédente. Franchement, je ne sais pas trop ce qui cloche si ce n’est la présence du narrateur. Elle est soulante et tape rapidement sur le système. Quand même… on s’en fiche qu’untel a 45 ans, 12 jours, 4 heures et 12 minutes quoi !

En neuf épisodes il ne se passe pas grand chose. Ned, Chuck et Emerson enquêtent sur des morts mais ces investigations ne sont là que pour faire la part belle aux personnages et aux relations qui se tissent entre eux. Du coup, n’attendez surtout pas quelque chose de construit et d’extraordinaire. Là n’est pas forcément le but de toute manière. Mais du coup ça tourne un peu en rond. Certes, la série est désormais annulée donc la question ne se pose plus mais aurait-elle pu durer davantage avant de finir par être franchement rébarbative ? A moins évidemment de trouver un fil rouge, c’est peut-être le cas dans la saison deux cela dit.

La première saison de Pushing Daisies se laisse regarder mais pour ma part, je n’ai pas ressenti grand chose. Pas de « rhaaa, ils sont trop choupis » comme tout le monde semble s’accorder là-dessus, quelques sourires mais rien de bien folichon non plus, pas de grand intérêt pour les personnages en fait. De la poésie ? Mouais… alors de la poésie à laquelle je ne suis pas réceptive. Ce que je trouve bizarre car comme dit plus haut, en théorie c’est tout à fait mon truc. Le casting est impeccable, la bande-son sympathique et les dialogues dans l’ensemble plus qu’agréables. Au niveau des décors, souvent léchés, rien n’est laissé au hasard dans cet univers coloré et proche du féérique. On sent qu’il y a une volonté de concilier le côté léger de la série avec des thèmes plus graves et cette impossibilité de se toucher des deux héros, mais rien de transcendant à ce niveau pour le moment. Malgré ses qualités non-négligeables, la voix-off prend la tête, c’est parfois à la limite du sirupeux et ça finit par taper sur les nerfs. A dire vrai, il faut au moins tenter le pilote. Si on n’accroche pas, la suite sera peut-être difficile mais au moins on aura testé. De mon côté, je compte bien terminer la série donc on verra si mon avis sera différent lors du bilan de la saison deux ^.^

Par |2017-05-01T14:02:31+02:00février 3rd, 2009|Pushing Daisies, Séries étasuniennes|5 Commentaires