(Bilan) L’année sériephile 2006-2007 ~ Partie 2/3

Place à la deuxième partie de ce bilan 2006/2007 après la première. Le récapitulatif n’est pas encore tout à fait terminé puisque j’envisage de discuter des séries anglaises (même si je n’en ai regardé que deux, je commence les troisième et quatrième sous peu) et d’établir un petit classement des meilleures séries toutes confondues de cette saison. Oui, je suis friande de classements, à condition qu’ils soient détaillés un minimum. Et comme à chaque fois je parle, je parle et je parle trop. Bref, arrêtons les bavardages et passons aux choses sérieuses.

Lost : Comme j’ai déjà pu l’écrire à de très (trop ?) nombreuses reprises, Lost et moi, nous ne sommes pas vraiment amies. J’ai trouvé la saison une très moyenne, la deux m’a davantage plu et j’ai totalement adhéré à la trois. Ce qui est étonnant lorsque l’on regarde les taux d’audience chuter considérablement aux États-Unis. A priori, si j’étais comme l’Américaine de base, je devrais avoir décroché, mais pas du tout ! J’ai bien aimé l’introduction de cette saison ; axer le season premiere sur les Autres était plus que bien fichu et donnait envie de voir la suite. De toute manière, je dois dire que j’adhère à tout ce qui concerne ces derniers, et plus particulièrement autour de Harry Potter Ben. Bref, le début m’a bien emballée, même si l’équipe des campeurs de l’île était séparée. Le truc étonnant aussi c’est que j’ai apprécié un épisode centré sur Kate. Pas adoré non plus, il ne faut pas exagérer, mais je ne me suis pas ennuyée. Alors, oui, il y avait Nathan Fillion, si ce n’est que ça ne fait pas tout. Est-ce que l’on a obtenu des réponses aux multiples questionnements ? Un certain nombre. Est-ce que le tout se tient ? Eh oui ! C’est dingue, n’est-ce pas ? Tout le monde râle sur les scénaristes en répétant qu’ils ne savent pas où ils vont, mais sur certains points éclaircis maintenant, on peut se cacher parce que l’on avait tort.

Il y a eu un petit ventre mou au milieu de la saison bien que rien de bien méchant puisque tout est reparti de plus belle vers la fin, qui est extra. Même les personnages d’habitude pénibles (genre Charlie) sont agréables à suivre. J’ose avouer que j’ai adoré ce qui arrive à Charlie, ainsi que la manière dont il prend la chose et la maturité dont il fait preuve. Il a réellement évolué dans le bon sens depuis qu’il est sur l’île. Locke, après avoir été très nul en ce début de saison – et en fin de saison deux aussi – est devenu super cool. Les autres (pas les méchants, hein, les autres campeurs), il n’y a pas de réel changement. Quant au season finale, dès les premières images je me doutais bien qu’il y avait un truc parce que voir Jack comme ça, avec une barbe de trois mois, ça cache quelque chose. J’avais raison, même si pendant tout le double épisode, j’étais là « aaah mais c’est trop bizarre, c’est avant, c’est après ? Je ne comprends rien x.x. »
Bref, apparemment les scénaristes vont continuer dans cette voie et là, je ne nie pas que je suis très curieuse de découvrir ça. N’empêche, c’est dommage que TF1 relèguera sûrement la fiction en seconde partie de soirée parce que pour une fois, je serais plutôt du genre à dire qu’il faut la mettre en prime.

Nip/Tuck : La saison trois était plus que moyenne. La suivante remonte le tout. Au vu du season finale, je pense qu’ils auraient dû arrêter la série à ce moment-là. Il est vrai qu’il y a des points négatifs sur lesquels on pourrait discuter des heures et des heures, mais j’ai retrouvé un Nip/Tuck que j’aime. Il y a eu beaucoup d’invités sans que cela ne fasse trop défilé. Cependant, Catherine Deneuve m’a énervée ; cela dit, je ne l’ai jamais supportée de toute manière. Pour la saison cinq, je suis assez sceptique, mais je crois que ce changement de décor ne devrait pas faire trop de mal à la série. J’aimerais bien un retour d’Ava ; je sais, je rêve.

Prison Break : J’en ai déjà parlé donc je n’ai pas trop envie de me répéter. Je dirai seulement que la saison deux est beaucoup plus faible que l’excellente saison une. Ce n’est pas nul, loin de là, mais il y a quelques éléments sur lesquels on peut largement s’énerver. Par contre, au vu du season finale, je me demande comment les scénaristes vont s’en sortir pour faire quelque chose de cohérent.

Rome : Déjà parlé aussi. Je remets juste mon commentaire sur le series finale. C’était tout simplement extraordinaire. Au début, j’étais un petit peu sceptique lorsque j’ai constaté qu’on ne verrait aucune image de la bataille d’Actium, mais c’est mieux ainsi. On s’est focalisé sur les protagonistes, Marc-Antoine et Cléopâtre d’abord ; Pullo, Vorenus et Césarion d’un côté, et Octavien, Atia et Octavie de l’autre. Tous les personnages vivants encore (!) ont eu leur minute de gloire. Et rha, là, là, la musique, les décors, la réalisation du triomphe d’Octavien étaient à couper le souffle. J’avais l’impression d’y être, je vibrais littéralement avec le peuple romain. Et puis j’ai adoré Atia, encore plus que d’habitude. Cette série va me manquer.

Smallville : Comme j’ai déjà pu le répéter à plusieurs reprises, j’aime cette série parce qu’elle me détend. La saison six a parfaitement su remplir son rôle de guilty pleasure. C’était plutôt bien mené, il y a eu des points mythologiques pertinents (la zone fantôme, la Justice League…), certains personnages se sont révélés plus creusés qu’avant – et, beaucoup plus intéressants même (oui je fais allusion à toi Lana, dingue n’est-ce pas ?) – les relations entre certains se sont approfondies pour devenir plus intenses et parfois plus complexes, il y a eu un élément majeur : Green Arrow (♥♥♥), il y a eu aussi Tahmoh Penikett en slip gris (♥). Qu’est-ce que je pouvais espérer de plus, franchement ? Non, sans rire, j’ai vraiment bien aimé cette saison. Oui, il y a des trucs nuls, mais il y a eu quelques réussites comme l’épisode 6×20, Noir. J’ai complètement accroché au season finale ; déjà, l’intro était jouissive avec ce petit récapitulatif de la saison, mais alors, à la fin, j’étais tout émoustillée par Bizarro. J’aime beaucoup Clark, mais Bizarro a ce côté très sûr de lui qui fait qu’on ne peut pas résister. Oui, je sais, Smallville c’est un peu stupide et niais sur les bords si ce n’est que je n’ai pas honte de regarder cette série et de l’apprécier.

Supernatural : Je crois que j’ai préféré la saison deux à la première, les deux J. sont meilleurs et les épisodes donnent plus l’impression de suivre un arc bien particulier. Il n’empêche que j’aime surtout la série lorsqu’elle ne se prend pas la tête ; l’épisode où ils ne font que se disputer parce qu’un illusionniste (j’ai un doute…) leur joue des tours est très drôle. Celui de la prison était pas mal non plus, d’ailleurs. Par contre, ce qui est un petit peu nul, c’est que l’on sait très bien qu’il ne leur arrivera rien de bien méchant puisque la fiction fonctionne sur leur tandem : en enlever un ne rimerait à rien ; de ce fait, on est forcément moins angoissé lorsqu’un évènement normalement stressant survient.

Ugly Betty : Dès le premier épisode, j’ai accroché à cet univers un petit peu décalé et à cette Betty pas très jolie. Je n’ai jamais vu les autres adaptations, ni la série originale, donc impossible pour moi de comparer. Tous les personnages sont adorables, que ce soit Marc, Amanda, Willie, Hilda, Ignacio, etc. Chacun aura sa petite minute de gloire et on rit avec eux (ou on pleure, mais plutôt de joie). C’est tout à fait le genre de séries qui peut vous remonter le moral en flèche et qui vous colle le sourire pendant plusieurs heures.

Veronica Mars : Il y a deux ans déjà – ou presque – je pénétrais dans cet univers. Le voilà qui se referme maintenant puisque la série est annulée. À propos de la saison trois, j’ai déjà pu m’étendre dessus à plusieurs reprises. Elle m’a déçue – profondément. Est-ce le passage sur The CW qui a provoqué cette baisse de régime ? Je ne sais pas ; mais une chose est sûre, c’est que j’ai perdu la Veronica super cool avec ses enquêtes très intéressantes et qui ne donnent pas l’impression de nous prendre pour des idiots. À la place, c’est une Veronica désabusée et égocentrique avec ses affaires assez ennuyantes, résolues en quelques minutes. En plus de cela, voir les personnages secondaires genre dix secondes par épisode, ça énerve. Rendre Logan en stupide, stupide, stupide étudiant tout mou, c’est atroce. En revanche, rien que pour nous agacer encore plus, les trois derniers épisodes de la série sont excellents. Eh oui. Depuis le commencement de la saison, on attendait ce comportement de la part de Dick, et le voilà enfin. Ça vient certes un peu tard, mais j’étais contente du traitement. Il y avait moyen de faire un truc très bien fichu avec lui dès le début… Veronica est chouette, elle fait des bourdes et il y a de lourdes conséquences, mais elle n’est pas Wonder Woman et c’est appréciable. Logan, dans le series finale, est redevenu celui que j’ai adoré dans les deux premières saisons, on a vu du BFF avec Wallace et V., Mac est toujours aussi géniale, et la voir avec le geek fan de Battlestar Galactica, c’était marrant. Pour cette conclusion, on a eu le droit à plein d’anecdotes, mais il aurait fallu faire tout ça avant mon très cher Rob Thomas. Donc, oui, la série va me manquer, mais il y a eu tellement de gâchis que ça me rend triste. Kristen Bell on ne la verra plus, mais on pourra l’entendre dans Gossip Girl à la rentrée. En effet, ce sera elle, la blogueuse qui aime se moquer de ses camarades. J’ai hâte de regarder ça même si je suis très sceptique quant à l’adaptation de ces romans.