The Vampire Diaries (saison 8)

Lors de son arrivée, beaucoup n’auraient probablement pas pensé que The Vampire Diaries s’installerait aussi longuement à l’écran et réussirait à se créer une telle communauté. Parce que ne le nions pas, elle aura marqué une génération et rien que pour ça, elle mérite un certain intérêt. La série s’est ainsi arrêtée au terme de sa saison huit, raccourcie à seize épisodes diffusés sur The CW entre octobre 2016 et mars 2017. L’annulation ayant été annoncée suffisamment tôt, les scénaristes ont pu l’anticiper et délivrer une conclusion en bonne et due forme. Aucun spoiler.

Après des années assez poussives réutilisant constamment les mêmes grossières ficelles narratives, la septième relevait légèrement le niveau. L’absence d’Elena ne se faisait effectivement pas vraiment ressentir et permettait de redynamiser le tout. Sans grande surprise, cette huitième se limite au cahier des charges des productions arrivées en bout de course et ne propose pas grand-chose d’original ou d’enthousiasmant. Pourtant, l’écriture cherche visiblement à jouer la carte de la nostalgie en remémorant aux fidèles téléspectateurs de sympathiques moments, en multipliant les clins d’œil, en ramenant moult visages familiers, en s’amusant parfois d’une touche d’autodérision. Bref, The Vampire Diaries ne se moque pas de ses fans. Mais d’une façon ironique, ces éléments rappellent surtout tout ce qu’elle a été et tout ce qu’elle n’est plus. La fiction osant tuer ses protagonistes a disparu depuis fort longtemps, tout comme sa capacité à injecter un rythme haletant dopé par des rebondissements inattendus. Certes, cette saison se sépare définitivement et brutalement de plusieurs de ses figures maîtresses, mais puisqu’il s’agit de l’épilogue, elle n’a pas à recevoir une quelconque médaille. Ces facilités et ces résurrections ont peu à peu créé une distance émotionnelle rendant l’empathie souvent hasardeuse et justement, ces épisodes le reflètent de trop. L’ultime d’entre eux, malgré plusieurs qualités notables, le prouve, car les développements sont expédiés, voire inexistants, et l’audience apprend maintes informations capitales en n’ayant jamais l’opportunité de les digérer, d’où l’apparition d’un léger sentiment de frustration. En dépit de toute sa bonne volonté et d’un joli message prônant la famille, la série s’y adonne ici avec maladresse surtout qu’elle ne sort pas des sentiers battus, autant avec ses antagonistes qu’avec ce qui gravite autour de ses héros.

Comme toute saison qui se respecte, celle-ci apporte son lot d’enjeux et comme d’habitude, la fine équipe de Mystic Falls bataille ferme pour assurer la survie des siens. Et pour cause, les menaces n’ont peut-être jamais été si vives, avec un sentiment d’urgence absolue. Les épisodes reprennent quelque temps après que la caméra s’était éteinte. Damon et Enzo font toujours bande à part, contrôlés par une mystérieuse puissance se cachant dans une grande étendue d’eau. Ils tuent allègrement des humains, les torturent tout aussi volontiers et les livrent à cette fameuse entité aquatique. La première moitié s’attarde ainsi sur cet ennemi au départ insondable et dénué d’aspect physique propre. Dommage que le récit lui offre rapidement un habitacle, car le côté intrigant et quelque peu inquiétant disparaît instantanément – à l’image de son destin final, d’ailleurs. Cet arc a au moins le mérite de bousculer les fondements fantastiques de The Vampire Diaries puisqu’il n’est nullement question de créatures déjà vues. Mais que ce soit Sibyl (Nathalie Kelley – Dynasty) ou Seline (Kristen Gutoskie), elles ne parviennent pas à s’imposer et ne servent généralement que de prétextes scénaristiques pour provoquer des remous dans la vie intime des personnages principaux. Par exemple, Alaric et Caroline craignent alors pour leurs jumelles et Bonnie cherche à récupérer Enzo envers et contre tout. Plus précisément, ces femmes directement issues du folklore scandinave offrent surtout un parallèle intéressant, bien que guère naturel, avec la relation complexe qu’entretiennent Stefan et Damon. La saison a en effet l’excellente idée de lui faire honneur et de l’explorer sur la durée.

Les frères Salvatore s’aiment, ce qui ne les empêche pas de se déchirer sous fond de quête de rédemption. Si la mécanique de leur dynamique est connue depuis bien longtemps et que ces épisodes inédits la réutilisent sans rien modifier de notable, d’où une résurgence de vieux démons, admettons que la recette fonctionne assez bien. L’image générale sous-tendue par les derniers instants de la série le symbolise à merveille et les montre apaisés, après des années compliquées. Le 8×08, We Have History Together, figure parmi les franches réussites grâce à son humour et l’alchimie des acteurs. En revanche, leurs aventures romantiques ne sont pas aussi bien loties. Le retour d’Elena était évident, ce qui comptait, c’était de savoir comment elle allait revenir à la vie et de voir ses retrouvailles avec son grand amour. Or, celles-ci s’avèrent d’une fadeur presque incroyable. Les inimitiés entre les interprètes, Nina Dobrev et Ian Somerhalder, sont peut-être à blâmer, mais peu importe, leur travail est de s’en accommoder. Stefan, lui, essaye de se créer quelque chose avec Caroline, mais pour ne pas changer, la mise en scène et le traitement nuisent à l’appréciation. Le scénario demeure linéaire, avec des péripéties visibles des kilomètres en amont, des personnages quittant l’antenne à peine arrivés et un sentimentalisme parfois trop appuyé, comme lors d’une cérémonie volontairement préfabriquée. Les semaines défilent, le visionnage n’en devient pas désagréable, mais il ne laisse que de rares stigmates sur son passage. Le raccourcissement de la saison aurait dû favoriser la tension et un rythme efficace sauf que rien à faire, celle-ci patine en dehors de moments plus jouissifs, dont l’irruption d’un impertinent sorcier n’ayant pas dit son dernier mot.

The Vampire Diaries tenant à mettre les petits plats dans les grands, après avoir écarté le premier méchant, elle s’attaque à un autre. Pour le coup, elle vise haut, le plus haut possible dans l’échelle infernale. Surgit Cade (Wolé Parks), un individu capable de tout, sans remords, et s’apprêtant à régner sur Terre. Bien qu’il n’apparaisse qu’en cours de route, il tire les ficelles depuis plus longtemps et ajoute une dimension plus mystique et magique qu’à l’accoutumée. C’est donc l’occasion pour Bonnie d’essayer de rayonner. L’ex-sorcière s’est montrée depuis les débuts de la série assez incolore et malgré une récente période plus intéressante, elle retombe dans ses travers. Sa caractérisation ne tourne plus qu’autour d’Enzo, comme si elle n’existait qu’à travers ses amours et non pas en tant que personne propre. Elle n’est pas la seule à provoquer aussi peu d’empathie. Alaric a changé au fil du temps, se détache du groupe et ne voit plus que ses filles, quitte à ne pas se retourner pour sauver ses proches. Matt a le mérite d’être l’un des rares humains à avoir survécu au long cours et le légitimer vis-à-vis des fondations de Mystic Falls, avec l’arrivée d’un homme campé par Joel Gretsch (The 4400), accentue la gratuité de plusieurs développements. De surcroît, tout cet arc apparaît brouillon et peu palpitant. À la réflexion, en voulant trop faire plaisir aux téléspectateurs et en transformant l’ensemble en cadeau géant, les scénaristes se perdent au passage.

Pour conclure, en se montrant autant inégale et expédiée vers la fin, l’ultime saison de The Vampire Diaries représente peut-être l’essence même de la fiction. Sans être mauvaise, elle ne parvient pas à haranguer les foules, à favoriser une atmosphère épique et riche en émotions. Si l’amour des créateurs pour leur œuvre transpire régulièrement, la recette ne fonctionne décidément qu’à moitié. Certes, la série était arrivée en bout de course depuis un moment, mais se borner à la corde nostalgique pour ce supposé chant du cygne ne suffit pas, qui plus est quand le récit ne lésine pas sur les incohérences, les retours gratuits et autres ingrédients factices alimentant maladroitement une sphère dramatique parfois artificielle. Mais malgré tout, demeurent de bonnes idées, dont cet accent sur le sens de la famille et de la fraternité, la production ayant peut-être été avant tout l’histoire de Stefan et de Damon. Elle quitte donc l’antenne en n’ayant pas trop à avoir à rougir, surtout au regard de ce son héritage, et se laisse quelques ouvertures, si besoin. À noter que The Originals devrait bientôt suivre son chemin.

By |2018-01-09T21:25:34+01:00janvier 10th, 2018|Séries étasuniennes, The Vampire Diaries|0 Comments

Gotham (saison 3)

Le milieu du crime ne connaissant pas de vacances, il peut alimenter encore des décennies toute production. Ce n’est pas Gotham qui s’en plaindra, elle qui continue tranquillement sa route sur FOX. Sa troisième saison, constituée de vingt-deux épisodes, fut diffusée entre septembre 2016 et juin 2017. Aucun spoiler.

Voilà six mois que maintes créatures se sont échappées d’Indian Hill et évoluent dans la ville. Les policiers sont sur la brèche, essayant vainement de les attraper, mais face à leurs pouvoirs souvent dangereux, la situation s’annonce compliquée. Seul leur ex-collègue, Jim Gordon, réussit plus ou moins à atteindre son but. Maintenant qu’il a quitté ses fonctions d’inspecteur, il travaille à son compte et se fait payer ses captures. L’ambiance à Gotham est donc électrique et les récentes déclarations du Pingouin attisent les braises déjà brûlantes, lui qui révèle au grand public que la supposée morte Fish Mooney dirige dans l’ombre ces monstres. Ces nouvelles aventures se découpent en trois parties assez distinctes où un antagoniste majeur prend à chaque fois ses aises, mais un fil rouge surplombe l’ensemble avant de dévoiler ses cartes en fin de parcours. Amorcée précédemment, la fameuse et mystérieuse Cour des hiboux occupe plusieurs personnages principaux. Entre ceux souhaitant l’utiliser, la décimer ou l’intégrer, elle se trouve clairement au centre de toutes les attentions alors que justement, elle cherche à demeurer tapie dans l’ombre, manœuvrant à sa guise ce petit monde. Cette menace insidieuse allant crescendo permet sans conteste à la saison d’élever le niveau, car le reste s’avère malheureusement assez bancal et hétérogène. Au lieu de jeter d’emblée toutes les pièces du puzzle sur la table, l’écriture veille à distiller au long cours les indices et créer une ambiance presque conspirationniste, paranoïaque, voire létale. Qui se cache derrière cette organisation tentaculaire ? Qui diable est cette inflexible Kathryn Monroe (Leslie Hendrix – Law & Order) ? Que désirent-ils tous réellement ? L’un d’entre eux ne tire-t-il pas les ficelles du haut de sa tour d’ivoire ? Les questions foisonnent et le scénario finit par y répondre pour la plupart même si les développements sont parfois trop précipités et les conséquences rapidement expédiées. Effectivement, la résolution de cet arc narratif surprend quelque peu pour son caractère définitif. La fiction aurait pu davantage l’approfondir et prendre plus son temps, bien que l’apparition d’une figure emblématique de l’univers de Batman, campée par le sympathique Alexander Siddig (Star Trek: Deep Space Nine), pique la curiosité. Les derniers instants ne manquent pas de panache, Gotham n’hésitant jamais à mettre son cadre à feu et à sang et à favoriser une atmosphère de pur chaos, là où tous les coups semblent permis. Si ces oiseaux finissent ainsi par impacter durablement la totalité de la population en raison de leur idéologie extrémiste, Bruce Wayne est l’un de ceux devant les combattre plus frontalement. Et pour cause, ils ont pour lui un agenda fort rempli.

Depuis qu’il est de retour à Gotham, le jeune héritier entend forcer ceux ayant commandité l’assassinat de ses parents et initié Indian Hill à se démasquer. Sans surprise compte tenu de la mainmise de ses ennemis et de ses propres limites, il peine et plonge en plein jeu dangereux. Bruce continue doucement son ascension, apprend à vivre avec ses dilemmes moraux, doit prendre de cruelles décisions et chemine par à-coups pour mieux terrasser le tourbillon de ses émotions. Contrairement à ce que l’audience pourrait penser, il n’est qu’un héros parmi d’autres et se place physiquement en retrait. Sa destinée est parfois un peu trop appuyée, avec une absence de subtilité légèrement troublante d’autant que contre toute attente, la toute conclusion laisse imaginer que la chauve-souris s’envolera plus vite que prévu. Quoi qu’il en soit, si Bruce semble souvent calme et pondéré, il cache de vives blessures que la Cour des hiboux tourne à son avantage. L’irruption de son clone déjà entraperçu en fin de saison précédente ne fait qu’amplifier tout ce qui ne fonctionne pas dans son existence et cristalliser certaines rancœurs, dont celles parasitant sa relation avec Selina. Tous deux sont adorables ensemble si ce n’est que plusieurs scènes souffrent de maladresses et d’une touche trop adolescente, bien que logique au vu de leur âge. Dommage que la jeune fille ne bénéficie pas d’une exploration en bonne et due forme, l’arrivée de l’un de ses proches perdu de vue ne changeant guère la donne pour tant de prévisibilité. Le toujours plaisant Alfred mériterait aussi un traitement plus dense, preuve que quand il apparaît, il illumine la plupart des histoires, même quand elles patinent. L’importance de la galerie impose de toute manière des choix et ne permet pas de placer tous les personnages sur un pied d’égalité. Il n’empêche qu’en majorité, tous profitent à l’occasion d’un éclairage plus particulier. Jim Gordon demeure sûrement le pion le plus faible et toute l’intrigue gravitant autour de la femme de son cœur, Lee Thompkins, ne le favorise pas beaucoup plus. Ce n’est pas tant que l’ex-inspecteur soit désagréable surtout que sa caractérisation s’affine, se trouble et se régale de ses zones d’ombre, mais il laisse un peu indifférent. Le triangle amoureux avec l’arrivée de Mario (James Carpinello) aux origines pourtant enthousiasmantes appuie l’aspect conventionnel et presque cliché de toute cette partie. De toute manière, ne le nions pas, dans Gotham, ce sont ses méchants qui attirent les regards !

Année après année, la série poursuit l’exploration de son univers phare. Les références aux comics foisonnent, sans jamais trop ressembler à un catalogue ou à du pur racolage dans le but de conserver les fans dans ses filets. Quant aux néophytes, ils ne se sentent nullement perdus puisque tout y est rondement mené. La longueur de la saison n’est en soi pas un frein grâce à son découpage et à la succession d’ennemis à contrecarrer. Certes, plusieurs épisodes n’apportent pas grand-chose et se contentent de retarder les évènements, avec des rebondissements tombant à l’eau et des montées en pression s’effondrant aussi vite. Jervis Tetch (Benedict Samuel), le Chapelier fou, laisse par exemple un léger arrière-goût d’inachevé. Son attrait pour le récit de Lewis Carroll n’est guère exploité, tout comme ses compétences en magie et en manipulation. Son intelligence aurait dû le rendre plus redoutable et moins burlesque, quand bien même il amuse et fascine à sa façon. C’est d’ailleurs lui et ses actions qui conditionnent l’arc principal, avec ce fameux virus capable de réveiller le pire chez les plus chevaleresques. La frontière entre le bien et le mal n’a jamais été aussi ténue comme le prouve l’Exécuteur, au grand dam de Jim Gordon qui se voit forcé de prendre des mesures radicales pour en venir à bout. Une fois de plus, Gotham balaye d’un revers toute cette partie et le potentiel de cet individu aux motivations se voulant nobles. Au lieu de ça, elle propose un portrait quasiment binaire, brutal et dénué de charisme. Heureusement, malgré une Fish Mooney également sous-exploitée, elle se rattrape avec l’inattendu retour d’un savoureux psychopathe se délectant visiblement beaucoup alors qu’il n’a plus toute sa tête. Au sens propre comme au figuré. Au-delà de ces ennemis majeurs, la production ne lésine pas sur les plus secondaires, chacun apportant sa pierre à l’édifice, s’insérant au reste au moment opportun et jouant tantôt la carte angoissante, drolatique ou touchante. Ivy plaît pour sa naïveté, Victor Zsasz distrait par sa froide désinvolture, Hugo Strange détonne avec sa couardise, et d’autres encore prolongent l’expérience à l’atmosphère soignée, sublimée par ce sens de l’esthétique. Deux sortent toutefois du lot. Et pour cause, ils s’aiment, se déchirent et n’ont de cesse que d’enthousiasmer les téléspectateurs.

Le Pingouin et Edward Nygma sont certainement les personnages les plus intéressants de la série. Maintenant qu’ils se sont rencontrés l’an passé et qu’ils se sont mutuellement aidés, ils entretiennent une relation au demeurant plutôt amicale. Or, leur tempérament les pousse dans leurs retranchements et tout au long de la saison, ils se lancent dans des projets grandiloquents, fantasques et meurtriers. Les dommages collatéraux n’importent pas, comme le constate amèrement Butch. La traque de Fish Mooney, la course à la mairie, les désirs de renaissance ainsi que les manipulations des ambitieux et des opportunistes tels que Barbara mettent parfois le feu aux poudres. Démêler la passion amoureuse de la haine tenace s’apparente à une tâche ardue, qui plus est quand la santé mentale des principaux concernés n’est pas équilibrée. En règle générale, toutes les séquences ayant pour centre ces deux étonnants camarades méritent leur place. L’humour et le cynisme côtoient le respect, la jalousie et les ressentiments. Si cette mécanique explosive apporte effectivement son lot de rebondissements enlevés et d’énergie, elle risque l’épuisement. La production devra clairement trouver un moyen de ne pas employer systématiquement des ficelles analogues pour illustrer le lien unissant Oswald à Ed, peut-être en osant alors aller jusqu’au bout des idées esquissées au cours du premier tiers de sa saison, avec une touche, espérons-le, moins grotesque. Le fait qu’elle ressuscite volontiers ses personnages se comprend parfois vu l’univers et le parti pris, cocasse et noir, mais à la longue, cela compromet le suspense et l’impact émotionnel. Savoir pertinemment que beaucoup reviendront, sous une autre forme ou non, laisse un peu indifférent, ce qui s’avère gênant et contreproductif. Que l’équilibre de Gotham ne tienne qu’à un fil n’est pas nouveau, mais cela ne signifie pas que cela soit une fatalité et qu’elle puisse se permettre à l’infini de compter là-dessus.

En résumé, bien que cette troisième saison ne réitère pas totalement le succès de la précédente, elle propose un divertissement tout à fait honnête et exploite à bon escient plusieurs de ses figures évolutives. En dépit de facilités et de quelques baisses de régime dues à des intrigues moins inspirées et conventionnelles, elle a la chance de pouvoir se fier à un arc narratif assez captivant, à savoir celui de la Cour des hiboux, vénéneuse, mystérieuse et définitivement ambiguë. Pendant que cette menace se déploie subrepticement et étend sa toile pour mieux contrôler la ville tout entière et ses habitants, d’autres luttent dans l’espoir d’un jour meilleur pour leurs congénères ou leur propre personne. Les sympathiques idées ne manquent pas et s’entremêlent à la mythologie en constante ébullition, sauf que nombre d’entre elles finissent plutôt par être adaptées en fonction du bon vouloir des aléas du scénario. L’anarchie ambiante et la tonalité excentrique colorant à merveille Gotham depuis ses débuts ou encore la solide dynamique revancharde entre deux de ses grands super-vilains permettent de ne pas se montrer trop critique, mais au regard de son potentiel, la fiction nécessite d’opérer des réajustements pour pleinement convaincre.

By |2017-12-23T12:11:36+01:00décembre 27th, 2017|Gotham, Séries étasuniennes|0 Comments