Terry Pratchett’s Hogfather | Les Contes du Disque-monde (mini-série)

Mosca a choisi pour l’article d’aujourd’hui une production occidentale qui semble tout à fait de saison ;).

Rangez votre costume du père Noël, c’est celui du Père Porcher qu’il faut sortir ! Les chaînes anglaises appréciant marquer les fêtes de fin d’année en proposant des inédits (cf. le programme de 2011 chez Critictoo), c’est sans surprise que celle dont nous allons parler dans quelques instants fut diffusée à ce moment-là. Terry Pratchett’s Hogfather est une mini-série composée de deux épisodes d’une heure et demie chacun. Comme son titre l’indique, il s’agit d’une adaptation du roman de Terry Pratchett. Il n’est normalement pas nécessaire de présenter cet auteur, surtout si l’on connaît un minimum la fantasy. Les Annales du Disque-monde (Discworld en VO), c’est lui, et Hogfather (Le Père Porcher), en est le vingtième tome. À noter que les livres sont généralement indépendants les uns des autres, seul l’univers est le même, à savoir celui du Disque-monde, et de nombreux personnages récurrents traversent les intrigues à un moment donné. Pour ma part, je les lis dans l’ordre d’écriture parce que je suis maniaque comme ça et je ne suis toujours pas parvenue à Hogfather. La traduction française de Patrick Couton est tout simplement extraordinaire. Terry Pratchett’s Hogfather est la première transposition d’une annale dans le petit écran avec de vrais acteurs ; elle fut ensuite suivie par The Colour of Magic et Going Postal. Il est également prévu que je regarde cette dernière, un billet arrivera à ce moment-là. Unseen Academicals (Allez les mages !) devrait être la prochaine adaptation.

Terry Pratchett’s Hogfather fut diffusée sur SkyOne les 17 et 18 décembre 2006. En France, elle est passée sur M6 fin 2007, c’est d’ailleurs à cette période que je l’avais testée. Je l’ai donc revisionnée suite à la demande de Mosca et j’en ai profité pour savourer la version originale, chose que je n’avais pas pu faire la fois précédente. Le titre français est un idiot Les Contes du Disque-monde, le Père Porcher n’étant même pas inclus dans l’intitulé. Dans la suite de cet article, les noms des personnages seront les originaux et non pas les français. Comme écrit plus haut, je n’ai pas – encore – parcouru le roman et j’ai regardé la mini-série en VO. Ils sont de toute manière suffisamment transparents pour que ceux ayant lu/vu la VF ne soient dérangés. Aucun spoiler.

Adapter une histoire de Terry Pratchett s’apparente à une mission très compliquée dans le sens où l’univers de l’auteur est plus que particulier et se joue de l’absurde à toutes les sauces. Un des principaux risques est de dénaturer l’esprit burlesque initial. Contre toute attente, Terry Pratchett’s Hogfather se débrouille assez bien de ce côté. Dès les premières minutes, le cadre est posé avec le gigantesque disque maintenu sur les immenses éléphants, eux-mêmes portés par cette chère tortue, la fameuse grande A’Tuin. La caméra nous plonge ainsi dans la cité d’Ankh-Morpork, s’offre un détour chez la guilde des Assassins, croque les mages de l’université de l’Invisible toujours aussi ridicules, apporte du merveilleux avec toute cette neige, illustre le château de la Tooth Fairy (notre Petite souris) et tout au long de cette promenade, l’audience en prend plein les yeux. La fiction s’inspire de l’époque victorienne, ce qui pourrait sembler assez curieux bien que l’ensemble passe toutefois correctement. Les décors sont soignés et s’apparentent aux graphismes de Paul Kidby et des autres s’étant occupés du Disque-monde. Les effets spéciaux ne sont pas transcendants, mais se veulent globalement satisfaisants. Visuellement, la mini-série est dès lors une réussite et l’on se croirait vraiment dans ce monde bizarre et décalé, mais ressemblant parfois étrangement au nôtre. La musique de David A. Hughes – qui s’est également chargé de celle de The Colour of Magic – est tour à tour envoûtante ou plus angoissante. Elle se révèle dans ce sens très jolie et parfaite pour mettre dans l’ambiance.

Hogfather a disparu. Petit problème, nous sommes la veille de Hogswatch. Il est par conséquent supposé parcourir le Disque-monde sur ses porcs et distribuer les cadeaux aux gentils enfants tout en passant d’abord par la cheminée de leur maison. Pour l’occasion, il a même le droit de déguster les biscuits et le verre de sherry laissés en son honneur. Vous aussi vous trouvez ce personnage familier ? Dites donc, ne serait-ce pas notre bon vieux barbu, ses rennes et l’époque de Noël qui sont ainsi repris et adaptés à la sauce Pratchett ? Bien sûr que si. Les parallèles avec notre propre monde sont réguliers et ils sont d’ailleurs souvent source de quelques pistes de réflexion. C’est pourquoi, dans Terry Pratchett’s Hogfather, c’est principalement le côté mercantile et l’aspect plus ou moins hypocrite des fêtes de fin d’années qui sont mis en exergue. La satire est légère, mais remarquée. Alors que de nombreuses productions axées sur cette période ont tendance à charger les histoires de sentiments sirupeux et de guimauve, celle-ci se montre plutôt sobre et parfois presque grinçante. En cela, elle est extrêmement rafraîchissante et dans la lignée de ce que les romans de Pratchett inspirent.

Hogfather a donc disparu, mais il n’est pas le seul à subir quelques désagréments. Tooth Fairy, la Petite souris qui récolte nos dents de lait, et toutes les créatures de l’imaginaire des plus jeunes s’apprêtent à vivre leurs derniers instants. La guilde des Assassins, sous la demande des Auditors of Reality – des bureaucrates célestes qui détestent la vie pour son imprévisibilité –, a effectivement envoyé un de ses meurtriers, le dangereux Teatime, tuer Hogfather. Il opte pour une approche indirecte, en veillant à ce que plus aucun enfant n’ait foi en ce bonhomme bien en chair qui distribuerait des présents. D’aucuns auraient toutes les raisons de partir du principe que ce n’est pas si grave que ça, si plus personne ne pensait que cet Hogfather existait. Devraient-ils être blâmés ? Pas nécessairement. Cependant, il y en a un qui estime que si cet être issu du folklore disparaît, le peuple court droit à la catastrophe. Lui également est particulier, mais personne ne veut l’évoquer : c’est la Mort. Nous utilisons bien évidemment le masculin pour discuter de lui puisqu’il est de ce sexe-là. IL PARLE AUSSI COMME ÇA. La Mort décide alors de prendre temporairement la place de Hogfather, de monter sur cette espèce de traîneau tiré par des porcs, de descendre les cheminées et de délivrer des cadeaux aux petits chanceux, à l’unique condition qu’ils aient été bien sages. Les gâteaux et le verre de sherry sont laissés à Albert, son fidèle compagnon. Pour l’occasion, la Mort se déguise et revêt le fameux habit rouge, la barbe blanche et emploie un coussin pour se faire un gros ventre. Voyez-vous, c’est qu’il est un tant soit peu squelettique. Afin d’entrer encore davantage dans le rôle, il lance des HO HO HO de circonstance, souvent effrayants, parfois presque réussis, mais systématiquement… mortellement drôles. La Mort est un personnage récurrent du Disque-monde et c’est toujours un véritable plaisir de le retrouver tant il est cool. Trouvant les humains fascinants, il se prend assez facilement d’affection pour eux et, ici, il sort de son registre habituel de manière à les aider. C’est Ian Richardson (Gormenghast) qui lui offre sa voix caverneuse et qui se révèle parfaite pour endosser ce costume, sans toutefois valoir celle de Christopher Lee, entendue plus tard dans The Colour of Magic. Une des dernières scènes de la série se termine par la morale de l’histoire expliquée par la Mort, et qui, sans la dévoiler, est tout bonnement extraordinaire, car elle traite des croyances et de la condition humaine. Elle devrait ravir n’importe quel passionné de l’imaginaire. Donc, la Mort traverse le monde en espérant que les enfants continuent de penser que Hogfather existe. Pendant ce temps, il charge sa petite-fille, Susan, de régler leur compte à Teatime et à ses sbires.

Susan (Michelle Dockery – Dowton Abbey) est une femme fatiguée d’être entourée d’étrangetés, et tentant de mener une vie normale. Malheureusement pour elle, la réalité la rattrape vite. Forte, caustique, à moitié humaine et l’autre moitié surnaturelle, elle dispose de quelques pouvoirs dignes de son essence. Si La Mort l’approche, c’est parce qu’il ne peut se rendre dans le château de Tooth Fairy, là où Teatime opère ses manigances. La fée des dents étant effectivement issue de cette mythologie enfantine, son domaine l’est par conséquent tout autant. Or, comme les plus jeunes ne possèdent pas le concept du trépas éternel, ils ne peuvent y croire. Susan semble donc être l’unique personne capable d’arrêter les évènements. Teatime, que l’on prononce tee-a-ti-mee (attention, voyons !), est un individu très dangereux et psychologiquement instable. Marc Warren (State of Play, Hustle) propose une interprétation un peu trop théâtrale, bien que ce soit de toute manière un défaut d’ensemble dans cette série. Sa voix est tout particulièrement irritante avec ces tonalités aiguës. Teatime et son œil gênant recrutent quelques bras cassés afin d’être aidés dans cette tâche qui est d’éradiquer Hogfather du Disque-monde. Ses acolytes ne sont pas malheureusement pas suffisamment charismatiques pour donner envie de s’y intéresser. Seules les quelques répliques ciselées qu’ils fournissent servent à ne pas oublier qu’ils perdurent.

Si l’esthétique est plutôt soignée, que quelques personnages sont sympathiques et que l’atmosphère décalée sont présents, l’intrigue part un peu trop dans tous les sens. Dans la version papier, il ne fait aucun doute que le style indolent n’est pas dérangeant, à la télévision cela passe moins. Le gros problème de Terry Pratchett’s Hogfather est son absence de rythme. Les séquences donnent l’impression d’être montées les unes à la suite des autres sans tenter d’en faire comprendre le liant qui, pourtant, existe. Par ailleurs, les épisodes comportent beaucoup trop de creux et l’intérêt diminue alors considérablement. L’ennui est donc parfois là, ce qui est fort malheureux quand on sait à quel point les romans peuvent être amusants. Quant à l’humour, oui, certes, les répliques sont riches en jeux de mots, mais cela n’empêche pas que l’ensemble manque de vitamines. La vivacité, le dynamisme et l’aspect déluré auraient gagné à être bien plus prononcés. Il paraît clair qu’en connaissant l’univers, on arrive plus ou moins à se repérer, à assimiler les multiréférences et à appréhender la parodie latente, sauf que ceux n’ayant aucune notion du Disque-monde peuvent s’y casser les dents. Les mages de l’université de l’Invisible, occupés à faire on ne sait quoi, comme toujours, en sont un parfait exemple. Il aurait peut-être nécessité de davantage préciser le contexte. Ne parlons même pas de Death of Rats, la Mort aux rats, ayant tout pour sembler curieuse, sans être pour autant explicitée.

En définitive, Terry Pratchett’s Hogfather est un honnête divertissement. Il s’avère extrêmement agréable de voir à la télévision l’ambiance un brin décalée, l’humour subtilement loufoque ainsi que le monde du Disque-monde prendre vie, mais de petits défauts viennent quelque peu parasiter le visionnage. L’absence de rythme et l’intrigue narrée de manière confuse empêchent d’être pleinement satisfaits. Il ne faut tout de même pas bouder son plaisir, car le visuel est réussi et la fantastique Mort est identique à son homologue en deux dimensions. N’oublions pas non plus l’apparition de Terry Pratchett en vendeur de jouets qui augmente la légitimité de la mini-série. Si le contenant manque parfois de profondeur, la tendresse pour le genre humain et le regard sur Noël compensent globalement ces quelques écueils. L’adaptation est donc au final louable, surtout lorsque l’on connaît la densité de l’œuvre originale parce que l’on y sent la passion et la volonté de respecter au plus près ce microcosme bigarré et touffu.

Misfits (saison 2)

Après avoir regardé la première saison de Misfits en fin d’année 2010, je savais que la seconde allait rapidement passer sur mon écran. Comme toujours, quand j’apprécie quelque chose, j’ai du mal à en parler alors l’article traîne et traîne encore plus. Puisque la saison trois de la série anglaise approche à grands pas, il est temps de remédier à ce problème. La deuxième de Misfits est composée de sept épisodes, le dernier étant un spécial Noël. Elle fut diffusée sur E4 entre novembre et décembre 2010. Aucun spoiler.

Dire que la saison une de Misfits fut, à mes yeux, un succès serait presque un euphémisme. Corrosive, drôle, stylée, touchante et rythmée, elle a réussi en six épisodes à proposer une galerie de personnages sympathiques et des thématiques plus profondes qu’elle n’en a l’air. Ces six nouveaux épisodes sont exactement dans la même veine. La bande de marginaux est égale à elle-même et bien qu’elle soit dotée de super-pouvoirs, elle n’en devient toutefois pas extraordinaire au sens le plus strict du terme. La série manie toujours aussi bien les genres et parvient à montrer des adolescents décomplexés qui tentent de survivre, ou tout simplement de vivre, dans leur ville qui commence à regorger d’habitants possédant des capacités hors du commun. Ils n’ont vraiment pas de chance parce qu’en dépit de leurs maigres efforts et de leur volonté de rester en dessous des radars, surtout après avoir tué tous leurs officiers de probation, ils sont à chaque fois reliés aux bizarreries. C’est ainsi qu’ils se retrouvent confrontés à un homme qui se croit en plein jeu vidéo de type Grand Theft Auto – avec les massacres en découlant –, ou bien face à un jeune en mesure de maîtriser le lait. Si, si, et contrairement à ce que l’on pourrait penser, les conséquences peuvent être désastreuses. À part un fil rouge bien spécifique, la saison a peut-être un peu trop tendance à reposer sur le méchant de la semaine, ce qui est parfois dommage lorsque ce dernier n’est pas suffisamment construit ou trop facile. C’est, par exemple, le cas du tueur dans le jeu vidéo qui manque de profondeur, et dont la morale est d’ailleurs tout juste acceptable. Il n’empêche qu’à l’heure actuelle, Misfits s’avère être l’une des rares séries susceptibles de surprendre, d’oser et de proposer des idées issues d’on ne sait où et qui pourraient paraître ridicules, mais qui passent diablement bien à l’écran. Il est possible de remercier pour cela l’écriture plutôt fine, les répliques piquantes débitées généralement par un Nathan en très grande forme, et une ambiance décontractée, voire ubuesque. La saison ne lésine pas sur les super-pouvoirs, quitte à viser le délire et s’en sort toujours bien. La fiction est vraiment à la limite de la surenchère et tout en étant sur le fil du rasoir, elle arrive à convaincre.

Ces épisodes mettent à l’honneur un personnage mystérieux qui saute d’immeuble en immeuble et qui se prend pour un ninja. Le visage camouflé et habillé de noir, il sauve souvent la fine équipe de malheureuses situations, et s’approche petit à petit d’Alisha. Cette dernière évoluera d’ailleurs en quelque temps d’une manière assez fulgurante, sans pour autant perdre en crédibilité. Elle gagne ainsi en sensibilité et se montre moins superficielle qu’au premier abord. Lorsque les masques tombent et que l’on découvre en même temps qu’elle qui se cache derrière cet a priori superhéros, difficile de dissimuler sa surprise. La relation qui se tisse entre les deux est particulièrement belle, bien qu’elle soit évidemment compliquée en raison de la nature dudit personnage. Avec son arrivée, la saison amène son lot de questionnements et, malheureusement, elle patine assez. Sans trop en révéler, la ligne temporelle y joue un rôle important ; si les épisodes perturbent régulièrement l’ensemble et bouleversent parfois totalement le cours normal de l’histoire, on se sent légèrement lésé. La confusion n’est pas loin et la saison manque de clarté à ce niveau-là. Les derniers épisodes, traitant d’ailleurs des pouvoirs à proprement parler, modifient complètement la donne et redistribuent les cartes. La prochaine saison s’annonce donc différente, d’autant plus que Nathan ne sera plus là, son interprète, Robert Sheehan, ayant décidé de quitter la série.

Fort heureusement, ces défauts sont minimes et ne gênent absolument pas l’appréciation que l’on peut avoir de la saison. Les personnages sont toujours autant délicieux et c’est un crève-cœur de savoir que Nathan, véritable pile électrique qui devrait parfois la fermer, ne sera plus de la partie. S’il en fait par moments un peu trop, il a un potentiel fou avec son côté presque grandiloquent et ses problèmes de famille. L’épisode sur son frère est particulièrement réussi, par exemple. Simon est sans aucun doute le plus atypique, mais également le plus attachant. À l’instar d’Alisha, lui aussi évolue au cours des épisodes. Il commence enfin à profiter réellement de sa jeunesse et à prendre de l’assurance. Touchant et bizarre, il ne laisse pas indifférent. L’étrange duo qu’il forme avec Nathan vaut généralement de l’or en barre. Iwan Rheon est plutôt fabuleux dans cette saison. Dernier garçon à composer la bande, Curtis est encore moins intéressant qu’en première saison, ce qui est dommage. Il ne sert pas à grand-chose si ce n’est à voir le futur et arrêter les zigotos dans leurs bêtises. Chez les filles, à part d’Alisha dont on a déjà parlé, il reste Kelly qui continue son bonhomme de chemin tout en hurlant le plus fort qu’elle peut, sans que sa sympathie fasse défaut. Nikki est le seul nouveau personnage à être plus présent que la moyenne et manque un tant soit peu de personnalité pour pouvoir réellement s’affirmer.

Impossible de ne pas mentionner l’esthétique de cette saison de Misfits qui est, encore une fois, particulièrement travaillée. La bande-son est un petit bijou. Il y a bien sûr les nombreuses chansons parfaitement choisies, mais également les compositions originales de Vince Pope. Certaines mélodies reviennent régulièrement et n’en ratent pas une pour vous hérisser tous les poils. La photographie avec ces teintes bleu-gris est particulière et offre à Misfits une tonalité inédite. Ce qui marque est évidemment la faible profondeur de champ, même lors de plans très larges, ce qui est plus qu’atypique pour une série. De ce fait, l’écran est souvent flou et le téléspectateur est comme plongé dans un rêve fantasmagorique et pouvant être poétique, voire enchanteur.

En définitive, si la saison deux de Misfits est un peu moins réussie que la précédente en raison d’un côté presque brouillon et schématique, cela ne veut en aucun cas dire qu’elle est ratée. Bien au contraire. C’est uniquement parce que l’on sait que la série est capable de délivrer des épisodes aboutis et fascinants que l’on ne peut qu’être très critique. Quoi qu’il en soit, cette nouvelle saison propose des moments forts, émouvants, extrêmement drôles, caustiques et magnifiés par une réalisation singulière, tout en gardant un soupçon décalé. Les personnages sont travaillés et forment une bande atypique, mais attachante. Misfits prouve, si tant est que ce ne fût pas déjà le cas auparavant, qu’elle peut mélanger les genres. Elle alterne effectivement entre le fantastique, les faits de société, l’adolescence ou encore la romance et demeure convaincante en plus de posséder une véritable identité. Vivement la suite~

Par |2017-05-01T14:00:41+02:00octobre 14th, 2011|Misfits, Séries britanniques|11 Commentaires