[KBS Drama Special ~ n°7] Widaehan Gyechunbin | 위대한 계춘빈 (The Great Gye Choon Bin)

Minalapinou a un petit peu triché puisque pour cette animation de Noël elle a demandé trois épisodes indépendants (:p). Comme ce fut très court, je ne me voyais pas dire quoique ce soit surtout qu’ils ont un point commun. Ce sont effectivement des épisodes spéciaux de KBS. Il y a donc trois articles, pour trois épisodes, tous publiés en même temps sur Luminophore. Et c’est ainsi que se termine l’animation de Noël. J’espère qu’elle vous a plu :)

[spoiler /Rapide explication sur le Drama Special/ /La cacher/] Retournons en Corée du Sud avec une production télévisuelle quelque peu inhabituelle. Eh oui, nous n’allons pas parler d’un kdrama s’étalant sur plusieurs semaines, avec donc un certain nombre d’épisodes, mais d’un KBS Drama Special. Qu’est-ce donc vous me demandez ? Les Drama Special constituent une sorte d’anthologie mise au point par la chaîne KBS2. Celle-ci comporte plusieurs épisodes totalement indépendants, réalisés également par des équipes différentes. Quelques acteurs se retrouvent parfois dans plusieurs de ces épisodes mais ce ne sont alors pas les personnages principaux ; ils ont alors davantage un rôle anecdotique. Cette anthologie est arrivée sur l’antenne le 15 mai 2010 et est toujours en cours. À l’heure actuelle, il y a déjà plus d’une trentaine d’épisodes. À ses côtés, il existe aussi le Drama Special Series. Dans ce cas précis, le concept est presque similaire si ce n’est que chaque production comporte plusieurs épisodes au lieu d’un seul. Pour plus d’informations, direction la page de DramaWiki qui répertorie l’ensemble de ces épisodes.

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Widaehan Gyechunbin est le septième Drama Special. Il fut diffusé le 10 juillet 2010 sur KBS2 et dure 70 minutes. Il a été réalisé par Lee Eung Bok (Dream High). Aucun spoiler.

Gye Choon Bin est amoureuse de Wang Ki Nam depuis qu’elle est toute petite mais ce dernier n’a aucune idée de qui elle est. Ils travaillent tous les deux dans un petit village. Choon Bin est institutrice pour des maternelles tandis que Ki Nam est un thérapeute utilisant l’art pour soigner ses patients. Suite à quelques rebondissements, les deux se rencontrent et Ki Nam apprend que Choon Bin l’aime.

Widaehan Gyechunbin est une petite cure de bonheur mignonne comme tout sans être niaise. Choon Bin est une jeune femme étrange donnant l’impression de vivre dans son monde. Décomplexée, elle fait ce qui lui passe par la tête sans trop réfléchir à ce que l’on pense d’elle. La jolie Jung Yoo Mi est parfaite dans ce rôle un peu lunaire. Choon Bin aime le thérapeute farfelu Ki Nam qui ne se doute absolument pas que quelqu’un le regarde tous les jours, avec l’espoir que leurs yeux se croisent un jour. Tout le village semble pourtant au courant des préférences de Choon Bin ! Tiré à quatre épingles et ne sortant jamais sans son nœud papillon, le jeune homme est un thérapeute assez particulier. On dit toujours que ce sont les cordonniers les plus mal chaussés. Preuve est que dans ce cas, c’est véridique puisque Ki Nam a une peur panique du noir. C’est avec grand plaisir que j’ai retrouvé ici Jung Kyung Ho (Time Between Dog and Wolf). Ki Nam est en couple depuis neuf ans avec une femme mariée. Il a beau lui dire que tout est fini entre eux, cette relation ne s’arrête jamais. Il sait qu’elle ne mène à rien et qu’en plus, elle n’est pas morale, mais elle lui apporte un certain confort dont il n’arrive pas à se priver. Il pourrait tout faire pour l’arrêter mais il se résigne à chaque fois. Sa rencontre avec Choon Bin lui fait réaliser que la vie n’est pas supposée être ainsi. Si Ki Nam est particulier, la totalité des personnages de l’épisode est encore plus étrange. Par exemple, une petite fille un peu perdue asperge régulièrement un vendeur de poussins qui n’est à ses yeux qu’un vil meurtrier. Le thérapeute suit également un couple qui bat de l’aile mais qui veut durer.

Le village est perturbé par des graffitis. Pas méchants, ils détournent juste quelques pancartes afin de les rendre plus drôles. Sa publicité ayant été grimée, en raison de discussions d’enfants Ki Nam est d’abord persuadé que c’est Choo Bin qui est derrière tout ça. Elle passe son temps à dessiner et en plus, elle est bizarre. À ses yeux, elle est forcément la coupable. Et si elle souffrait de schizophrénie ? C’est donc là qu’il apprend qu’elle est amoureuse de lui. Contre toute attente, alors qu’il pense qu’elle veut vivre avec lui, se marier et tout ce qu’il suit, ce n’est pas le cas. Elle préfère se contenter de peu. Elle sait que si elle goûte à quelque chose, elle voudra ensuite dévorer le reste mais elle sera malheureuse car elle ne pourra le faire. Elle a en fait peur d’être déçue, d’en vouloir plus. Par conséquent, elle se réfrène et ne peut profiter de la vie. Il en va de même pour Ki Nam qui a peur du noir, qui est piégé dans cette relation adultère. En se côtoyant, ils vont remarquer que l’on peut attendre davantage de la vie. Même si cela effraye, c’est mieux de prendre des risques.

Ce qu’il y a de particulièrement intéressant dans cet épisode est qu’il est subtil. On nous laisse le temps de découvrir nous-même la situation et personne ne nous guide comme si nous étions des idiots. Chacun peut alors tirer ses conclusions à la fin de ces soixante-dix minutes. L’ambiance alterne entre le loufoque, le côté doux-dingue et les moments où on sent des papillons dans le ventre. L’histoire d’amour que l’on voit débuter à l’écran est toute simple, fraîche et extrêmement jolie. En quelques minutes, on s’attache à ces personnages à et ce qui les lie, sans jamais trouver ça dégoulinant de bons sentiments et de guimauve. L’émotion et l’humour s’allient ici à merveille.

En définitive, Widaehan Gyechunbin raconte une jolie petite histoire d’amour qui ne peut laisser indifférent. À la fois touchante, drôle et farfelue, elle est surtout mignonne et très bien interprétée. Délivrant plus de profondeur qu’elle ne semble le faire, elle est en outre écrite avec finesse et délicatesse.

[KBS Drama Special ~ n°2] Museoun Nomgwa Gwisingwa Na | 무서운 놈과 귀신과 나 (The Scary One, The Ghost and I)

Minalapinou a un petit peu triché puisque pour cette animation de Noël elle a demandé trois épisodes indépendants (:p). Comme ce fut très court, je ne me voyais pas dire quoique ce soit surtout qu’ils ont un point commun. Ce sont effectivement des épisodes spéciaux de KBS. Il y a donc trois articles, pour trois épisodes, tous publiés en même temps sur Luminophore. Et c’est ainsi que se termine l’animation de Noël. J’espère qu’elle vous a plu :)

[spoiler /Rapide explication sur le Drama Special/ /La cacher/] Retournons en Corée du Sud avec une production télévisuelle quelque peu inhabituelle. Eh oui, nous n’allons pas parler d’un kdrama s’étalant sur plusieurs semaines, avec donc un certain nombre d’épisodes, mais d’un KBS Drama Special. Qu’est-ce donc vous me demandez ? Les Drama Special constituent une sorte d’anthologie mise au point par la chaîne KBS2. Celle-ci comporte plusieurs épisodes totalement indépendants, réalisés également par des équipes différentes. Quelques acteurs se retrouvent parfois dans plusieurs de ces épisodes mais ce ne sont alors pas les personnages principaux ; ils ont alors davantage un rôle anecdotique. Cette anthologie est arrivée sur l’antenne le 15 mai 2010 et est toujours en cours. À l’heure actuelle, il y a déjà plus d’une trentaine d’épisodes. À ses côtés, il existe aussi le Drama Special Series. Dans ce cas précis, le concept est presque similaire si ce n’est que chaque production comporte plusieurs épisodes au lieu d’un seul. Pour plus d’informations, direction la page de DramaWiki qui répertorie l’ensemble de ces épisodes.

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Museoun Nomgwa Gwisingwa Na, pouvant être traduit en « celui qui est effrayant, le fantôme et moi » est le second Drama Special. Il fut diffusé sur KBS2 le 22 mai 2010 et dure 64 minutes. La scénariste n’est autre que Park Yeon Seon, celle-même à l’origine d’Alone in Love ou encore de White Christmas. Aucun spoiler.

Kang Doo Sub est un gangster tout ce qu’il y a de plus normal. Sa face toutefois est connue pour effrayer n’importe qui la regardant. Un soir, en retournant d’une soirée arrosée après s’être pris un coup sur la tête, il est suivi par une jeune fille qui ne le lâche plus d’une semelle. Il entre chez lui, elle s’y trouve. Il la fiche dehors, il ferme la porte et la revoilà pourtant derrière lui ! Mince, un fantôme ! Persuadé d’être en contact avec une créature surnaturelle qu’il est le seul à voir, il décide de franchir la porte d’une agence de détectives afin de demander de l’aide. Le jeune Kim Yong Soo tente alors de l’aider bien qu’évidemment, il doute du sérieux de cette démarche.

Avec son air redoutable et son attitude digne d’un gangster, Kang Doo Sub ne paraît pas être particulièrement dérangé par son passé et ses agissements. Si la présence de cette fille qui ne dit rien et dont le visage n’exprime pas grand chose lui déplaît, il ne montre pas un agacement particulier ou ne tente de la malmener. Il sait que ça ne servira à rien. Il est persuadé que si elle est revenue d’entre les morts, c’est par rapport à quelque chose qu’il aurait fait, un jour. Il réfléchit donc à toutes ses erreurs et tente d’en réparer quelques unes. Ou tout du moins, d’essayer de voir ce qu’il en est. C’est Lee Won Jong (Iljimae, Scent of a Woman) qui incarne ce gangster à la mine patibulaire et au physique à la fois fascinant et inquiétant. Au fil de l’épisode, il réalise qu’il fut loin d’être parfait et que sa condition de hors-la-loi n’excuse pas tout. La jeune fille est ainsi ici associée à une sorte de confesseur dans le sens où il retourne dans son passé en essayant d’expier ses fautes. On suit par conséquent un certain nombre de flashbacks, à la découverte de sa vie mouvementée. En grattant à la surface, Doo Sub découvre que ses actions entraînent toujours des conséquences auxquelles il n’avait pas pensées. C’est l’effet boule de neige. À cause de lui, plusieurs familles ont été brisées. Afin de représenter sa quête de rédemption et son travail sur lui-même, l’épisode utilise des chatons, abandonnés à leur triste sort. Doo Sub au départ les regarde à peine tant pour lui ils ne valent rien. À à la fin, il les aide du mieux qu’il peut. Il a fait la paix avec lui-même et avec ses erreurs d’autrefois.

Dans sa quête, Doo Sub entraîne un détective un peu à côté de ses pompes qui n’ose pas dire quoique ce soit. Il est joué par Park Ki Woong (Story of a Man) et ce fut un plaisir de le revoir. Ce duo atypique fonctionne de manière assez correcte, les deux acteurs ayant pas mal d’alchimie entre eux. On reconnaîtra sinon dans un rôle fugace, celui d’un sbire de Doo Sub, Oh Yong (An Awful Lot of Coincidences, Flowers for my life).

Certes, Museoun Nomgwa Gwisingwa Na distille une jolie métaphore sur la rédemption mais l’épisode demeure très froid et plat. Le ton est extrêmement étrange, alternant entre la dérision et le drame. Ajoutons en plus de nombreux silences, des plans sans paroles et le rythme se révèle extrêmement lent. En un peu plus d’une heure on ne peut pas dire que l’on s’ennuie ferme mais il est difficile de savoir au départ où est ce que cela nous mène. La fin est néanmoins réussie, bien que prévisible, surtout si l’on s’y connaît un peu dans un domaine bien particulier (c’est flou, je sais !).

En conclusion, Museoun Nomgwa Gwisingwa Na souffle surtout le chaud et le froid. Pas vraiment drôle, pas vraiment dramatique mais surtout bancal, l’épisode manque de saveurs et aurait gagné en intensité si l’écriture n’était pas aussi détachée de tout. Grâce au ton plutôt décalé, le visionnage n’est pas désagréable mais largement oubliable.