Gaiji Keisatsu: Sono Otoko ni Damasareruna | 外事警察: その男に騙されるな (film)

Par , le 27 avril 2016
Gaiji Keisatsu (film)

Certes, la patience est une vertu, mais dans le cas d’un peu trop de films japonais suivant une série télévisée, les sous-titres mettent vraiment beaucoup de temps à arriver jusqu’à nous. C’est donc après plusieurs années d’attente que j’ai pu regarder Gaiji Keisatsu: Sono Otoko ni Damasareruna, le long-métrage s’inscrivant après la fiction en six épisodes de 2009. Sorti dans les salles le 2 juin 2012, il dure cent vingt-huit minutes et est connu à l’international sous l’appellation Black Dawn. À noter que l’équipe créative s’avère presque totalement similaire à la production initiale adaptant le roman d’Asô Iku. Aucun spoiler. Peu après le séisme de mars 2011 dans le Tôhoku, les autorités japonaises apprennent que des documents militaires sur l’énergie nucléaire ont été dérobés. Presque simultanément, de l’uranium est volé en Corée du Sud et, selon la CIA, serait sur le point d’entrer sur le sol nippon. La menace atomique est plus que palpable et c’est pourquoi l’agent Sumimoto Kenji, spécialiste de l’antiterrorisme, est dépêché sur les lieux de l’affaire. Comme à son habitude, il est prêt à tout pour arriver à ses fins, même à manipuler ouvertement un scientifique proche de la mort et une mère de famille. Aride, troublante et ambiguë, Gaiji Keisatsu fait partie des séries télévisées japonaises d’espionnage les plus réussies. En plus de se montrer atypique, elle captive par sa fine intelligence, ses personnages énigmatiques, sa dimension humaine et son réalisme glaçant. Il me paraissait par conséquent indispensable de tester la suite. Il convient tout […]

En lire plus...

Le printemps 2016 des j-dramas

Par , le 13 avril 2016
Le printemps 2016 des j-dramas

Pour être tout à fait honnête, j’ai un peu hésité avant de me lancer dans la rédaction ce récapitulatif. Je ne prends guère de plaisir à m’y atteler tant je trouve ça très rébarbatif et, surtout, extrêmement chronophage. Je compte peut-être essayer d’opter pour un compromis pour les prochaines fois. Vous devez dorénavant connaître le principe de ces billets, à savoir que les productions m’intéressant le plus – pour des raisons parfois hautement discutables – disposent d’une petite étoile (★) à la fin de leur description. Comme d’habitude, seuls les renzoku sont abordés, les tanpatsu étant volontairement mis de côté. (Si l’affiche, le lien vers le site officiel ou la page Drama Wiki ne sont pas indiqués ici, c’est qu’ils ne sont pas encore disponibles ; je les ajouterai dès que possible. Il en va de même en ce qui concerne le synopsis de certaines séries.) 99.9 Chaîne : TBS Début : 17 avril 2016 Site officiel – Fiche Drama Wiki Pour son retour à l’écran après plus de deux ans d’absence, le Johnny’s Matsumoto Jun aurait tout de même pu trouver mieux qu’une énième fiction se contentant certainement d’une formule éprouvée jusqu’à la corde. Il endosse le costume d’un avocat aux méthodes peu usuelles n’hésitant jamais à prendre un dossier criminel même s’il ne lui apporte aucun gain financier. Maintenant qu’il a intégré un nouveau cabinet, il doit travailler avec des collègues incarnés par Kagawa Teruyuki et Eikura Nana. Les amateurs du genre apprécieront peut-être, surtout si le système judiciaire […]

En lire plus...

Mirai Kôshi Meguru | 未来講師めぐる

Par , le 30 mars 2016
Mirai Kôshi Meguru

Après avoir discuté de Manhattan Love Story, une série trop méconnue de Kudô Kankurô (Ikebukuro West Gate Park, Kisarazu Cat’s Eye), j’ai décidé de poursuivre mon exploration en donnant sa chance à une autre de ce scénariste traînant dans mes dossiers depuis Mathusalem : Mirai Kôshi Meguru. Elle comporte dix épisodes de quarante-cinq minutes chacun qui furent diffusés sur TV Asahi entre janvier et mars 2008. Aucun spoiler. Alors qu’elle vient de fêter son vingt-quatrième anniversaire, une professeure d’anglais se découvre un pouvoir insolite. Quand son estomac est bien rempli, elle peut voir ce qui attend les personnes l’entourant dans vingt ans. Naturellement, les déconvenues sont par moments terribles et la jeune femme est bien tentée d’essayer de changer le futur… Autant plusieurs travaux de Kudô Kankurô figurent régulièrement dans les chouchous du public, autant certains sont totalement passés inaperçus. Ce constat s’avère d’ailleurs assez curieux, mais parfois, cette absence de lumière s’explique aisément. Ne faisons pas durer le suspense artificiellement, Mirai Kôshi Meguru n’est pas la série la plus réussie du scénariste, tant s’en faut. Qu’elle soit donc négligée par la majorité ne paraît finalement pas une seule seconde étonnant. N’importe qui ayant déjà côtoyé l’univers débridé de cet homme aux nombreux talents se prépare à plonger dans un quotidien excentrique, presque absurde, décalé et sensiblement plus intelligent qu’à première vue. Ses acteurs fétiches s’y multiplient, la structure narrative se révèle souvent originale et le visionnage se transforme en expérience assez fantastique en son genre. Ce serait mensonger d’écrire que […]

En lire plus...