Gokusen | ごくせん (saison 1) – Fight ! Oh !

La découverte des dramas japonais (et des séries en général en fait hein) passe inévitablement par les incontournables. Gokusen fait partie de cette catégorie-là. A la base, il y a d’abord le manga en quinze volumes de Morimoto Kozueko. Le drama vint par la suite, puis l’anime. Le succès est tellement important au Japon que deux saisons supplémentaires ont vu le jour. A noter qu’il est très rare que les dramas aient une suite, généralement on s’en tient à une petite dizaine d’épisodes. Néanmoins, les saisons deux et trois ne sont pas des suites directes à la première. Le synopsis de départ est tout simplement repris, l’héroïne gardée, ainsi que quelques autres personnages. Aujourd’hui, il sera uniquement question de Gokusen 1, je n’ai pas encore vu le reste.
Gokusen 1 comporte douze épisodes d’une quarantaine de minutes, diffusés sur NTV en 2002. Un épisode spécial, datant de 2003, clôture le tout mais j’en parlerai un autre jour. Aucun spoiler.

Yamaguchi Kumiko, héritière d’un clan de yakuzas poursuit son rêve d’être enseignante au lycée. L’école pour garçons où Yamaguchi-sensei enseigne n’a pas bonne réputation. De plus, « Yankumi », de son surnom, se voit être assignée la classe des délinquants, la 3-D. Vaillamment, elle enseigne sa spécialité, les mathématiques, mais s’implique vite à plusieurs autres niveaux. Elle va vite découvrir que derrière leur apparences de délinquants, les élèves de la 3-D cachent des personnalités complexes et des histoires personnelles souvent émouvantes. Yankumi, dévouée entièrement à son idéal d’enseignant, sera toujours là pour les sortir d’un mauvais pas (en utilisant parfois ses compétences d’héritière du clan !) et surtout pour leur faire confiance.
Source : Wikipedia

Côté casting, comme d’habitude on retrouve quelques têtes connues. A commencer par Matsumoto Jun, véritable star au Japon. Narimiya Hiroki (Orange Days) est aussi un des élèves de la 3-D. Sawamura Ikki, vu dans Orange Days -décidément !-, a quant à lui un rôle secondaire. L’héroïne est interprétée par Nakama Yukie, que je ne connaissais pas du tout mais qui pour être franche, m’a plutôt tapé sur les nerfs. Elle n’est pas si mauvaise que ça mais son rôle est assez mal écrit ce qui fait qu’elle est vite soulante. Pour être honnête, ma révélation de fangirl fut en la personne d’Oguri Shun ♥ ^^;; Globalement, les acteurs masculins sont beaux. Ce n’est pas un hasard. Il faut bien combler le vide abyssal du scénario par quelque chose. D’ailleurs, si on regarde le casting des deux saisons suivantes, le constat est le même.

Les deux premières épisodes furent un vrai calvaire. J’ai cru ne pas réussir à en venir à bout, et pourtant je suis très tolérante quand il est question de j-dramas. C’est extrêmement stéréotypé, à la limite de la niaiserie et de la morale bien pensante. De quoi refiler des boutons et donner envie de balancer sa télécommande dans sa pauvre télévision. Sérieux. Comme je l’ai dit plus haut, l’héroïne est lourde. Elle est bé-bête et pas très futée quand elle s’y met, autrement dit dans 95% des cas. Lorsqu’elle tente de rétablir l’honneur de ses chers élèves, elle se transforme en super prof et combat les méchants dans des chorégraphies ridicules à souhait et pas du tout réalistes. Bref, une horreur.
Néanmoins, à partir du troisième épisode ça va mieux. Peut-être parce que le héros de l’épisode est Oguri Shun ?  Au moins j’ai pu débrancher mon cerveau et laisser la fangirl en moi s’exprimer (oups, ma crédibilité de sériephile en prend un coup !) ? Plus sérieusement, à partir du moment où l’on s’attache aux élèves de la classe, ça passe beaucoup mieux. Certes Yankumi énerve toujours autant mais il y a comme une sorte de compensation. A vrai dire, j’ai assez apprécié dès la moitié de la saison, sans pour autant en être fan. Faut pas pousser non plus.

Les reproches concernant Gokusen sont très faciles à trouver et bien nombreux. La répétition et le côté schématique en est un. Chaque épisode ou presque repose sur un élève en particulier. Il a des soucis avec la police, le lycée ou autre chose, tout le monde le critique mais super Yankumi arrive et remet tout dans le bon ordre. Ça ne va pas plus loin que ça. Il y a toujours une petite morale bien pensante. Par ailleurs, c’est parfois drôle mais les blagues sont souvent les mêmes et à force, ça use et on connaît toutes les ficelles.

Gokusen est souvent comparé à GTO (manga / anime / drama) mais comme je n’ai lu que quelques tomes de ce dernier il y a très longtemps, je ne peux pas trop dire si c’est justifié. Une chose est sûre, c’est que ce drama ne mérite pas d’être cité dans les incontournables. Je n’irai pas jusqu’à dire que c’est mauvais mais c’est largement dispensable, sauf si l’on souhaite se rincer l’œil avec tous les bishônen, ce que en soit je peux tout à fait comprendre ^^ Trop répétitif, manque de surprises, surjeu presque constant, héroïne agaçante, moralisateur… les critiques négatives peuvent fuser. Gokusen est du divertissement pur et dur en fait, à regarder pour passer le temps donc.

Par |2018-07-06T17:48:05+02:00novembre 17th, 2008|Gokusen, Séries japonaises|3 Commentaires

Nodame Cantabile Shinshun Special in Europe | のだめカンタービレ 新春スペシャル IN ヨーロッパ (SP – Épisodes Spéciaux)

 

 

Après avoir suivi onze petits épisodes de pur bonheur avec Nodame, Chiaki et tous les autres, il était évident que je n’allais pas passer à travers les deux épisodes spéciaux de Nodame Cantabile, à savoir Nodame Cantabile en Europe. Diffusés les 4 et 5 janvier 2008 sur Fuji TV et d’une durée d’environ deux heures chacun, ils font suite au drama. Par conséquent, il faut les regarder uniquement après les onze épisodes. Ça n’a aucun sens autrement. Aucun spoiler.

Pour résumer, les deux Special Lessons reprennent la même recette que le renzoku sauf que l’on se focalise sur les deux héros, Nodame et Chiaki. Le gros changement est opéré dans l’espace puisque que comme le titre l’indique, on part pour l’Europe. Petits chanceux que nous sommes, la majeure partie des épisodes se déroule à Paris. Effectivement, les deux zigotos étudient dans notre bonne vieille capitale. Au programme, du français, plusieurs clichés, un tournage sur place donc pour peu que l’on connaisse la ville, on reconnaît… Et c’est toujours très plaisant. Concernant la langue à proprement parler, très rapidement tout le monde parle japonais. Il y a même un petit interlude histoire de faire comprendre que non, tout le monde ne parle pas japonais en France mais que c’est doublé histoire de ne pas embêter les Japonais à lire les sous-titres. Bon, d’un côté c’est pas plus mal parce qu’entendre notre jolie langue se faire autant massacrer, même par des soi-disant Français dans la série, ça fait très mal. Je précise tout de même que Ueno Juri se débrouille très bien. Mais d’un autre côté, le doublage est mauvais car pas du tout en raccord avec les mouvements des lèvres.

Le format, deux épisodes de deux heures, n’est pas très heureux. Même si on adore comme moi Nodame Cantabile, c’est un peu long. On ne traite pas un épisode de la même manière lorsqu’il fait quarante-cinq minutes ou deux heures. Dans ce cas-là, il aurait été bien plus judicieux de rajouter quatre épisodes au renzoku alors… En fait, chacun des épisodes s’attarde sur un des personnages. Tout d’abord il est question de Chiaki et de sa tentative de devenir un chef d’orchestre émérite. Puis c’est au tour de Nodame qui se remet en question ainsi que la musique.
L’intrigue étant déplacée en Europe, tous les personnages secondaires sont restés au Japon. On les voit de temps en temps mais pas très souvent et c’est dommage. Effectivement, on s’est fortement attaché à eux, on aimerait aussi connaître leur vie actuelle et même si Nodame et Chiaki sont adorables, la force de Nodame Cantabile réside dans la totalité de ses protagonistes. Les nouveaux arrivants dans le casting, totalement délurés, sont sympathiques mais ne valent pas des Mine ou Masumi.

 

Au final, voilà deux épisodes sympathiques qui ne sont pas du niveau du renzoku mais qui demeurent toutefois d’excellente facture. Toutes les qualités dont on a déjà pu parler sont encore là. C’est drôle et frais, on s’amuse et la musique est toujours aussi magnifique. Avec Nodame Cantabile, on passe par toutes sortes d’émotions et il est souvent ardu de s’extraire de la série. Difficile de faire un classement car je suis encore novice du côté des j-dramas mais je crois bien qu’il s’agit là d’un de mes préférés.

Par |2018-07-06T17:47:47+02:00novembre 5th, 2008|Nodame Cantabile, Séries japonaises, Tanpatsu|2 Commentaires