Vampire Host ~The Vampire Gigolo~ | ヴァンパイアホスト

Au cas où vous ne le sauriez pas, en plus d’être une amatrice de Yuu Watase, je suis tout aussi fan des mangas de Kaori Yuki. Du coup, il est difficile pour moi de passer à côté d’une adaptation d’une de ses œuvres en série tv. Évidemment, c’est japonais. Vampire Host (ou encore appelée The Vampire Gigolo) est ainsi la transposition sur le petit écran du one-shot Blood Hound. A noter qu’en France, le manga s’intitule aussi Vampire Host et est disponible chez Tonkam. Bref, ce drama fut diffusé en 2004 sur TV Tokyo. Il est composé de six épisodes de deux parties de vingt-cinq minutes chacun. Ce qui fait douze mini-épisodes si vous voulez. Aucun spoiler.

Kanô Rion, lycéenne, est à la recherche de sa meilleure amie qui a été enlevée. En fouillant dans ses affaires, elle découvre la carte de visite d’un certain Suô, un hôte travaillant au club : Le Kranken House. Ce club est un peu particulier puisque tous les hôtes se déguisent en vampire. Kanô décide de s’y rendre pour questionner ce fameux Suô.
Suô nie toute implication dans cette affaire, mais Rion a des doutes. Afin de garder un œil sur Suô, elle casse une bouteille de Dom Pérignon, et se fait engager par le club pour la rembourser. La voilà au service d’un patron fan de cosplay, qui lui fait porter les pires tenues, et au contact de beaux jeunes hommes qui se font passer pour des vampires. Seulement voilà, Rion va vite découvrir que Suô est un vrai vampire. Suite à cette découverte, Suô et Rion vont se retrouver embarqués dans de nombreuses aventures.
Source : Drama-Jinso Fansub

Ayant lu le manga il y a un petit moment, je ne m’en rappelais que très peu. Du coup, difficile d’être vraiment déçue puisque je ne suis pas sûre si des éléments sont totalement différents ou pas. D’après mes vagues souvenirs, le premier épisode est plus ou moins similaire au premier chapitre de la version papier et ça s’arrête là. Du côté des personnages, c’est assez différent aussi. Rion ne se laisse toujours pas faire mais Suô est ici est un vrai poseur. Il me semble que dans le manga il est très charismatique et n’a pas ce côté playboy ultra exagéré. Cela dit, ça donne un côté plutôt comique aux situations. A vrai dire, Vampire Host est un drama à prendre au 36ème degré. Tout est exagéré. A commencer par le jeu des acteurs. Les deux héros sont interprétés par Matsuda Satoshi que l’on voit apparemment dans le premier épisode d’Orange Days, et par Komukai Minako. Personne que je connais en tout cas.
Comme tout est exagéré, la finesse et la subtilité ne sont pas vraiment présentes. Pour faire clair, c’est ultra kitsch. Honnêtement, j’ai eu un peu de mal au début parce que c’est too much mais à un point… je crois n’avoir jamais vu ça en fait. Si on rajoute le fait que ça se sent que la série a un mini budget, ça n’aide pas forcément à faire passer la pilule. Néanmoins, au bout d’un moment ça commence à faire de l’effet et dès le cinquième épisode, j’ai commencé à me prendre au jeu. Rien de bien extraordinaire hein, mais les personnages sont drôles et c’est tellement débile par moment que ça en devient ridiculement marrant.
Le drama repose sur les mêmes ficelles à chaque fois ce qui n’est pas forcément très original. En effet, chaque épisode met en avant une sorte de monstre à combattre, Rion s’en mêle et Suô résout le problème à coup de crocs.

Vampire Host est un drama assez court et qui passe très vite, notamment grâce au rythme ultra rapide. On ne s’ennuie pas et on rigole souvent. Mais attention, c’est rempli de clichés, c’est très très kitsch que ce soit au niveau des décors, des vêtements ou de la transformation en vampire, assez répétitif, totalement barré en fait. Bref, c’est sympa si on se prend au jeu mais euh… ça s’arrête là on va dire. Toutefois, le ton du dernier épisode est très dramatique comparé au reste, c’est assez étonnant. Néanmoins, la fin est pas mal du tout et est justement assez originale, bien plus que la totalité de la série si vous avez tout suivi. Je parais peut-être critique mais il ne s’agit pas là d’un drama de qualité. Pour rire et s’amuser c’est parfait, surtout qu’on approche de Halloween et c’est dans le ton, mais si vous recherchez le drama parfait ce n’est avec Vampire Host que vous serez satisfait. Au bout du compte, je me rends compte que j’ai passé un chouette moment, surtout vers la fin, donc j’en garde un plutôt bon souvenir. Totalement déjanté mais bon ^^ A noter que le générique est super joli mais j’y reviendrai sous peu donc je n’en parle pas aujourd’hui.

Par |2018-07-06T17:47:57+02:00octobre 27th, 2008|Séries japonaises, Vampire Host|5 Commentaires

Orange Days | オレンジデイズ

Continuons donc avec les séries japonaises non humoristiques et penchons-nous aujourd’hui sur Orange Days. Diffusé sur TBS en 2004, le j-drama est composé de onze épisodes. Comme presque toujours, le premier et le dernier épisode sont plus longs que les autres (une heure pour quarante-cinq minutes). A noter qu’Orange Days a reçu un certain nombre de prix lors de sa diffusion mais cela n’est toujours pas synonyme de qualité. Alors, est-ce mérité ou non ?
Du côté du casting, on retrouve encore une fois des têtes connues. A mon grand bonheur, Ueno Juri (Nodame Cantabile), plutôt jeune à ce moment-là, a un petit rôle. Je promets que je ne savais pas, c’est elle qui me suit, c’est obligé ^^;; Les personnages principaux sont interprétés par des acteurs que je ne connais pas comme Tsumabuki Satoshi, Shibasaki Kou ou encore Narimiya Hiroki. Sinon on retrouve Eita (Nodame Cantabile), en brun cette fois-ci, Shiraishi Miho et Yamada Yû (Nodame Cantabile toujours !!).

Yûki Kai est un étudiant en dernière année qui s’apprête à rentrer dans la vie active. Il démarche les grandes compagnies dans l’espoir de trouver un emploi stable de salaryman même si cela s’éloigne de son ambition de travailler à la réhabilitation de personnes handicapées. Alors qu’il revient d’un entretien d’embauche, il rencontre sur son campus une belle mais étrange violoniste, Hagio Sae, sourde et muette depuis quatre ans. S’engage alors une histoire d’amour et d’amitié difficile dans laquelle chacun va influencer la vie de l’autre. En toile de fond de cette histoire d’amour se dessinent les aventures de la Orange Society, la bande d’amis dont vont faire partie Kai et Sae et au sein de laquelle chacun essaie de préparer son futur à sa manière.
Source : Nautiljon

Orange Days est un drama assez déroutant par certains aspects. Ce qui m’a probablement le plus marquée au début c’est le fait que les acteurs ne surjouent pas. Presque aucun. Ça change de ce que l’on voit d’habitude dans les séries japonaises. Par conséquent, peut-être que rien que pour cette raison, il pourrait être conseillé si l’on veut commencer les j-dramas, cela permet une incursion tout en douceur. A propos de l’interprétation, elle est plus que correcte. Il n’y a pas de fausse note et pourtant cela aurait pu se dérouler ainsi. En effet, les personnages utilisent régulièrement le langage des signes ce qui fait que beaucoup se passe au niveau des gestes. Et ça marche à merveille, sans que personne n’en fasse des tonnes. D’ailleurs, Shibasaki Kou qui incarne l’héroïne est fantastique. Je ne connais pas du tout le langage des signes mais elle paraît le maîtriser à merveille alors qu’elle n’est ni sourde, ni muette. Bref, on ressent beaucoup de justesse de la part des acteurs et il est difficile de ne pas s’attacher à leurs personnages. Par ailleurs, même les plus secondaires ont une personnalité et une histoire travaillées. Il n’y en a pas que pour les deux héros, même si forcément ils sont davantage mis en avant car après tout, ce sont eux les héros.
Autre chose qui est assez différente par rapport aux autres j-dramas (pour ceux que j’ai regardés en tout cas), c’est qu’il y a des démonstrations d’affection. Voir des personnages s’embrasser dans série japonaise, mais vraiment hein, pas juste un petit bisou, c’est assez rare je crois. Avant Orange Days je ne l’avais jamais vu. Ce n’est donc pas la même chose ici, loin de là même et c’est chouette.

Les thèmes abordés sont ceux qui touchent les jeunes adultes qui sont à deux doigts d’entrer dans la vie active, tout du moins au Japon. Par exemple, beaucoup ont peur de devenir des salarymen, de ne faire que travailler puis boire plus que de raison par obligation envers l’entreprise et de ne rien faire de sa vie si ce n’est devenir un « vieux con » (dixit Shôhei). Forcément, en tant qu’Occidental, on se sent moins concerné par cela puisque nous, on ne le vit pas, mais on peut retrouver des points communs. Personnellement, appartenant à leur tranche d’âge, je n’ai eu aucun problème à m’identifier à eux et à leurs problèmes.
Les handicaps sont mis en avant, notamment la surdité. Cependant, plutôt que de sombrer dans le pathos ou dans des morales beaucoup trop présentes, Orange Days reste sobre, en partie grâce à Sae qui est une héroïne au fort caractère. Elle ne se laisse pas marcher sur les pieds et manque souvent de tact. Oui elle est sourde mais cela ne veut pas dire qu’elle doit se morfondre. Ceci dit, sa carapace qu’elle s’est forgée finit par se craqueler.
Étant quand même un drama sentimental, il y a les ressorts habituels du genre ce qui fait que l’on pourrait reprocher un petit manque d’originalité comme l’apparition d’un ou d’une rival(e), etc. Sauf que cela ne dérange pas du tout. L’histoire est tellement prenante que l’on ne s’y attarde guère.

Orange Days fut pour ma part une très belle découverte. Apparemment, la surdité est utilisée assez régulièrement dans les dramas mais une chose est sûre, c’est qu’ici, il n’y a pas de volonté de dramatisation. La série est d’ailleurs souvent drôle et extrêmement rafraîchissante. La musique a une part importante, sans être envahissante. En fait, la bande-son est très reposante. Il y a beaucoup de passages calmes, sans aucune musique si ce n’est les gazouillis des oiseaux et ça fait un bien fou. On se sent reposé en regardant Orange Days, limite envoûté par moment. Intense, émouvant, sympathique, juste, les qualifications peuvent être nombreux, le mieux est de regarder la série pour se forger sa propre opinion car elle le vaut bien.

Par |2020-04-03T21:06:39+02:00octobre 15th, 2008|Orange Days, Séries japonaises|20 Commentaires