Itoshi Kimi e | 愛し君へ

Par , le 15 mai 2015
Itoshi Kimi e

Si beaucoup d’entre nous ont découvert le scénariste Sakamoto Yûji (Soredemo, Ikite Yuku, Mother, Saikô no Rikon) assez récemment, il est pourtant très loin d’être un novice. D’ailleurs, quelques-uns de ses travaux côtoyaient déjà le succès dans les années 1990. Aujourd’hui, avec Itoshi Kimi e, nous n’allons pas remonter aussi loin dans le temps. Ce getsuku dont le titre peut être approximativement traduit par à celui que j’aime fut diffusé sur Fuji TV entre avril et juin 2004. Il comporte onze épisodes et, comme régulièrement, le premier et le dernier disposent de quinze minutes additionnelles. À noter que, outre de solides audiences, la série a vraisemblablement marqué son public. Aucun spoiler. Quand la jeune interne en médecine Tomokawa Shiki rencontre pour la première fois Azumi Shunsuke, le grand frère d’un ami décédé depuis peu, le contact reste froid. Contre toute attente, une fois de retour à Tôkyô, elle tombe de nouveau sur lui et réalise que derrière ce photographe se cache un être moins superficiel qu’au premier abord. Ce que personne ne sait encore, c’est que cet homme est voué à perdre la vue d’ici trois mois. La lecture du synopsis ne laisse aucun doute sur le sujet : il s’agit d’une énième fiction s’attardant sur une pathologie incurable, en l’occurrence, la maladie de Behçet. Certes, la mort n’est pas en ligne de mire, mais la cécité n’est pas une conséquence des plus réjouissantes, surtout quand en plus, on travaille dans le domaine visuel. Les récits ayant de forts risques de favoriser […]

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Churasan 3 | ちゅらさん 3

Par , le 8 mai 2015
Churasan 3

Comme prévu, je n’ai pas laissé traîner de nouveau les choses en mettant de côté des années la suite de Churasan. Effectivement, après la deuxième saison, j’ai lancé récemment la troisième. Cette fois, elle comporte cinq épisodes d’une petite quarantaine de minutes diffusés sur NHK en septembre et octobre 2004. L’ensemble est toujours écrit par Okada Yoshikazu. La quatrième année sera traitée d’ici quelques semaines, je pense. Rappelons rapidement qu’à l’origine se trouve le charmant asadora datant de 2001. Aucun spoiler. Ce serait mentir que de dire que la qualité de cette troisième salve d’épisodes surprend. Si les contre-exemples existent, les productions reprenant le flambeau quelque temps après la supposée fin ne parviennent que rarement à convaincre de bout en bout. C’est un peu comme si les scénaristes jouaient la carte de la facilité en usant uniquement de la nostalgie et de la joie de retrouver des personnages attachants, oubliant d’insuffler une vraie substance. Churasan 2 l’avait déjà prouvé tant cette saison souffre d’un aspect schématique et d’une absence de réelle histoire à raconter. Le constat est similaire ici et le récit illustre de nouveau cette impression de tourner en rond et d’en revenir systématiquement à la même chose. Le format plus long des épisodes, presque quadruplé par rapport à l’asadora, ne fait qu’accentuer les lacunes. Encore une fois, les défauts ne se veulent pas spécialement omniprésents, mais la fraîcheur d’antan se transforme sensiblement en une torpeur regrettable. Par moments, on en viendrait presque à juger quelques-unes de ces figures agaçantes, […]

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Galileo | ガリレオ (saison 1)

Par , le 1 mai 2015
Galileo (saison 1)

Après avoir regardé maintes adaptations d’œuvres du romancier Higashino Keigo, il fallait bien que je me penche sur l’un de ses succès les plus notables, surtout que sa version télévisée dormait dans mes archives depuis plusieurs années. Outre Byakuyakô, Meitantei no Okite, Shukumei et beaucoup d’autres, l’écrivain est surtout connu pour les aventures de Yukawa Manabu narrées dans Galileo. À l’origine se trouve d’abord un livre, Tantei Galileo, publié au Japon en 1998, et il comporte de nombreuses suites et dérivés. D’ailleurs, la fiction dont nous allons discuter aujourd’hui se base justement sur Tantei Galileo, mais également sur Yochimu datant de 2000. Pour l’heure, ne sera traitée que la première saison du j-drama, car évidemment, fort de sa réussite, la chaîne en a profité pour poursuivre les transpositions à l’écran, le petit comme le grand. Le renzoku en question possède dix épisodes diffusés sur Fuji TV entre octobre et décembre 2007 ; le premier et le dernier disposent de quinze minutes additionnelles aux quarante habituelles. Aucun spoiler. Une jeune inspectrice de police encore plutôt naïve et un brillant physicien excentrique s’associent pour résoudre des affaires criminelles régulièrement fort curieuses. Pour peu que vous connaissiez Luminophore depuis un moment, vous savez à la découverte de ce synopsis que la série ne part pas vainqueur. Effectivement, je ne suis déjà pas la plus friande qui soit des fictions policières, mais en plus, j’abhorre le format schématique d’un cas par épisode. Or, Galileo c’est tout ça. Pourquoi l’avoir tentée, alors ? Tout d’abord, je tiens à […]

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