Kimi no Te ga Sasayaite Iru | 君の手がささやいている

Par , le 27 février 2015
Kimi no Te ga Sasayaite Iru

C’est un secret pour personne, les Japonais ont clairement un faible pour les histoires mettant en avant un héros en situation de handicap. D’ailleurs, la surdité semble truster les hautes marches du podium et le tanpatsu Kimi no Te ga Sasayaite Iru est un énième argument étayant cette affirmation. Le format de cette courte fiction scénarisée par Okada Yoshikazu (Zeni Geba, Churasan) est particulier puisque ses cinq épisodes furent diffusés annuellement sur TV Asahi entre 1997 et 2001. D’une durée approximative d’une heure et demie, ils sont passés à l’écran de manière aussi espacée dans le but de crédibiliser au maximum l’avancée en âge des personnages. Il s’agit d’une adaptation du shôjo manga de Karube Junko composé de dix volumes sortis au Japon entre 1992 et 1996, et dont le titre signifie globalement tes mains murmurent. Aucun spoiler. Nobe Mieko n’a jamais entendu le moindre son et souffre depuis son enfance de ce handicap. Pour autant, elle n’est pas aigrie et espère pouvoir mener une vie la plus normale possible. Le jour où elle parvient à décrocher un poste dans une entreprise, elle se doute que les embûches seront assez difficiles, mais elle ne baisse pas les bras. Là, elle y rencontre un homme qui tombe rapidement sous son charme. Or, il n’est pas sourd. Ces deux personnes réussiront-elles à s’apprivoiser, à se comprendre et à partager un bout de chemin ensemble ? Kimi no Te ga Sasayaite Iru est loin d’être la première et la dernière série s’attardant sur la surdité. […]

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Chôchô-san | 最後の武士の娘

Par , le 20 février 2015
Chôchô-san

Sans que cela soit réellement volontaire, après avoir terminé la longue aventure que fut le taiga Atsu-hime, j’ai enchaîné avec le tanpatsu Chôchô-san qui lui ressemble sur de nombreux points. En revanche, cette fiction est bien plus concise puisqu’elle ne dispose que de deux parties de soixante-dix minutes chacune. Elles furent respectivement diffusées sur NHK les 19 et 26 novembre 2011. Comme souvent, il s’agit d’une adaptation d’un roman, à savoir celui du même nom d’Ichikawa Shinichi, inspiré du court récit Madame Butterfly de John Luther Long. Aucun spoiler. Le 28 juin 1936, à Tôkyô, un Japonais assiste à l’opéra Madame Butterfly. En sortant de ce spectacle, il rencontre un étranger et, pour une raison qu’il ne peut probablement expliciter, il se met à lui raconter ses souvenirs et comment il a côtoyé l’héroïne de ce drame victime d’un homme s’étant joué d’elle. N’ayant pas lu Chôchô-san, je serais bien en peine de révéler si cette transposition à la télévision est fidèle. De même, je ne pourrai pas préciser les différences – ou ressemblances – avec l’opéra italien de Giacomo Puccini puisque je n’ai jamais eu l’opportunité de voir une quelconque représentation malgré son exploitation sous de multiples formes. L’histoire dépeinte ici se rapproche sensiblement de l’œuvre de Pierre Loti, Madame Chrysanthème, à l’exception près que la jeune Japonaise dont la vie est illustrée est totalement désintéressée. Comme son titre l’indique, il est question d’Itô Chô et de son existence douloureuse teintée de tragédies et d’une mélancolie lancinante. Contre toute […]

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Atsu-hime | 篤姫

Par , le 13 février 2015
Atsu-hime

Avec l’époque Sengoku et ses perpétuelles batailles, la chute du shogunat Tokugawa doit figurer parmi les périodes les plus retranscrites dans les médias japonais. Sans grande surprise, les taiga en font la part belle et n’hésitent pas à multiplier les angles d’approche afin de l’illustrer sous différentes facettes. En l’occurrence, la série historique Atsu-hime s’attarde sur une vision féminine plutôt inédite. Composé de cinquante épisodes diffusés sur NHK entre janvier et décembre 2008, ce j-drama adapte le roman du même nom de Miyao Tomiko et a été scénarisé par Tabuchi Kumiko, elle qui s’est justement occupée récemment de Gô. Aucun spoiler. Ce 47è taiga illustre le parcours atypique de Katsu, la fille d’un samouraï de la province de Satsuma, au cours du XIXè siècle. Alors que rien ne la destine à une telle existence, elle épouse l’un des derniers shoguns du pays et se voit offrir l’opportunité d’influencer à sa façon les évènements.       La passionnée d’Histoire que je suis n’allait pas s’arrêter en si bon chemin après avoir mis les pieds dans l’incroyable monde des taiga via le solide Fûrin Kazan. Effectivement, il me paraissait évident que je persévérerais dans mes découvertes. La question était de savoir quelle serait la production susceptible de recevoir en premier lieu mes faveurs. Je n’ai pas hésité longtemps et ai choisi d’opter tout simplement pour celui lui succédant dans sa case horaire. Les jidaideki annuels de NHK alternent le sexe de leur héros et essayent généralement de varier les époques. Après […]

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