Saiyûki (2006) | 西遊記 (film)

Par , le 14 septembre 2016
Saiyûki 2006 (film)

Malgré le succès très relatif de l’adaptation japonaise de Saiyûki datant de 2006, un film portant le même nom a vu le jour le 14 juillet 2007. Ce long-métrage dure approximativement deux heures et contre toute attente, il ne s’inscrit pas après la fin de la série télévisée, car il s’insère sûrement à mi-parcours. Il peut aussi se regarder indépendamment du reste, mais comme d’habitude, ce serait se passer de plusieurs références. L’équipe créative est la même que pour les épisodes précédents et Sakamoto Yûji s’est donc encore une fois chargé du scénario. Aucun spoiler. Toujours sur la route de Tenjiku, la prêtresse Sanzô Hôshi et ses trois compagnons yôkai rencontrent la princesse d’une région devenue désertique suite aux actes malveillants de créatures surnaturelles. Le quatuor n’a aucune envie de s’attarder dans les environs tant leur voyage s’annonce interminable, mais ils finissent par accepter d’aider cette jeune femme désespérée. Il semblerait toutefois qu’elle ait un peu arrangé la réalité et que les apparences soient plutôt trompeuses… Compte tenu de la conclusion logique de la série télévisée, il s’avère presque normal que ce film ne propose pas une continuation en bonne et due forme. Il s’apparente plus à une aventure supplémentaire et n’apporte pas grand-chose de plus à ce que l’on connaît de l’univers. Seul le budget plus important change la donne, ce qui permet d’offrir de jolis plans, paysages et décors sortis tout droit de la culture chinoise. Le générique d’ouverture, avec ses dessins stylisés, se veut aussi assez agréable. […]

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Sunadokei | 砂時計

Par , le 31 août 2016
Sunadokei

Si presque tous les regards sont tournés vers les séries de la première ou deuxième partie de soirée, d’autres essayent aussi de tirer leur épingle du jeu. Outre les asadora se dégustant tous les matins sur NHK, la période du début d’après-midi semble avoir quelque peu la cote au Japon. Avec son programme intitulé Ai no Gekijô, soit littéralement le théâtre de l’amour, TBS y propose tous les deux à trois mois environ une nouvelle fiction passant du lundi au vendredi de 13 à 13 h 30. Du fait de leur absence de renommée et de leur durée généralement conséquente, elles sont rarement sous-titrées. Malgré tout, Sunadokei est arrivée jusqu’à nous et se compose de soixante épisodes de trente minutes chacun ayant été diffusés sur la chaîne entre mars et juin 2007. Il s’agit d’une adaptation du shôjo manga du même nom d’Ashihara Hinako (Piece), disponible en France chez Kana sous l’appellation Le Sablier, et se constituant de dix volumes sortis entre 2003 et 2006 ; par chance, la production télé est donc postérieure à la fin du matériel original. À noter que la version papier a aussi été transposée en 2008 au cinéma. Aucun spoiler. Suite au divorce de ses parents, Uekusa An, douze ans, quitte Tôkyô pour rejoindre un minuscule village perdu au milieu de nulle part où vit sa grand-mère maternelle. Alors qu’elle tente de se créer de nouveaux repères dans un environnement qu’elle juge trop fermé et rustre, sa mère se suicide, probablement en raison du très lâche abandon […]

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Reinôryokusha Odagiri Kyôko no Uso | 霊能力者 小田霧響子の嘘

Par , le 17 août 2016
Reinôryokusha Odagiri Kyôko no Uso

Au vu de sa distribution principale, je pense savoir pour quelle raison j’ai récupéré Reinôryokusha Odagiri Kyôko no Uso il y a de ça plusieurs années. Cette série dont le titre original à rallonge signifie approximativement les mensonges de la médium Odagiri Kyôko se constitue de neuf épisodes de quarante-cinq minutes qui furent diffusés sur TV Asahi entre octobre et décembre 2010. Elle s’inspire du seinen manga en sept volumes de Kaitani Shinobu, artiste bien plus connu pour Liar Game également déjà adapté sur le petit écran. À noter que cette version papier n’est actuellement pas disponible en France. Aucun spoiler. Odagiri Kyôko est la grande vedette d’une émission de télévision où elle utilise en direct ses dons de médium. Sauf qu’en réalité, elle ne possède aucune compétence extrasensorielle ! Elle aimerait arrêter de tromper ses nombreux fans, mais sa productrice la menace et la fait culpabiliser de diverses manières. Qui plus est, pour des raisons qui lui sont propres, elle a grandement besoin d’argent. Après sa rencontre avec l’inspecteur Taniguchi Ichirô, elle accepte de l’aider à résoudre plusieurs affaires très mystérieuses. Le postulat de départ ne laisse guère de doute à ce sujet : il s’agit d’une énième histoire répétant une formule déjà sérieusement éprouvée. Au moins, Reinôryokusha Odagiri Kyôko no Uso ne déçoit pas à ce niveau puisqu’elle se contente de répondre consciencieusement au cahier des charges de ces séries préformatées pullulant au Japon. C’est d’ailleurs en grande partie pour cela qu’elle sommeillait dans mes dossiers depuis si longtemps. Je craignais […]

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