Slow Dance | スローダンス

Par , le 23 novembre 2016
Slow Dance

Si l’on tenait des statistiques, je suis prête à parier que la grande majorité des getsuku, ces séries japonaises passant sur Fuji TV dans l’illustre case du lundi à 21 heures, seraient des comédies romantiques. Sans aucune surprise, c’est le cas de Slow Dance. Cette création originale d’Etô Rin (Nodame Cantabile, Tôkyô Friends) se compose de onze épisodes de quarante-cinq minutes chacun qui furent diffusés sur la chaîne entre juillet et septembre 2005. Aucun spoiler. Serizawa Riichi est un vingtenaire incapable de prendre des risques et de s’engager. Il a rangé au placard son rêve de devenir réalisateur et se contente d’une place de moniteur d’auto-école. Une de ses élèves, Makino Isaki, a la trentaine et espère développer sa carrière dans la vente. Malheureusement, elle cumule les désillusions à la fois professionnelles comme personnelles. Tous deux s’entendent comme chien et chat et se raillent constamment tant leur vision de la vie diffère. Ils passent pourtant leurs moments libres ensemble, avec plusieurs de leurs amis essayant eux aussi de se construire un présent, voire un futur satisfaisant. Ce n’est pas un secret, les comédies romantiques ne m’attirent pas particulièrement. C’est d’ailleurs probablement en partie pour cette raison que celle-ci est restée longtemps traîner dans mes dossiers, surtout que j’avais en tête qu’elle était médiocre. Or, je suis immédiatement tombée sous son charme et si la conclusion traîne un peu en longueur et que quelques éléments l’empêchent de se révéler indispensable, elle dispose de solides atouts pour offrir un sympathique et chaleureux […]

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Shika Otoko Aoniyoshi | 鹿男あをによし

Par , le 9 novembre 2016
Shika Otoko Aoniyoshi

En ce qui concerne la télévision, le Japon est sûrement le roi des postulats de base totalement ubuesques. Il n’est pas nécessaire de réfléchir trop longuement pour citer maintes fictions au concept au demeurant improbable, voire inepte. Shika Otoko Aoniyoshi, dont le titre peut être traduit par le fantastique homme-cerf, fait justement partie de cette catégorie souvent raillée. Cette adaptation d’un roman de Makime Manabu se compose de dix épisodes diffusés sur Fuji TV entre janvier et mars 2008 ; seul le premier dure une heure, les autres se contentant des quarante-cinq minutes habituelles. Aucun spoiler. Obligé par ses supérieurs de quitter son laboratoire de recherche en raison de sa supposée hypersensibilité, Ogawa Takanobu est transféré au sein d’un lycée féminin se trouvant dans la préfecture de Nara. Alors qu’il commence à peine cette carrière forcée d’enseignant, sa malchance perpétuelle consterne ou amuse déjà ses collègues et élèves. Peu de temps après son arrivée, en se promenant dans le fameux parc des environs, il est hélé par un cerf Sika parlant. L’animal en question lui explique sur un ton plutôt péremptoire qu’il l’a choisi pour devenir le libérateur, celui capable de sauver le Japon de l’anéantissement le plus total. Pour cela, il doit récupérer fissa un artefact spécifique. Effectivement, l’horloge tourne, car le cataclysme est prévu pour la fin du mois d’octobre. Il ne reste donc plus qu’à ce prof une petite trentaine de jours pour mener à bien sa mission fantasque qui, contre toute attente, paraît plausible : le pays est […]

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Tôkyô Tower (2007) | 東京タワー

Par , le 26 octobre 2016
Tôkyô Tower (2007)

Si, si, je vais bien finir par terminer le tri par le vide de mes dossiers. En tout cas, je m’y emploie sérieusement et avec ce billet, je prouve m’atteler à des vieilleries y traînant depuis trop longtemps. Bien qu’en France, Lily Franky ne soit pas du tout connu, sa popularité se veut plutôt flagrante dans son propre pays. D’ailleurs, s’il multiplie les casquettes, il s’invite assez régulièrement au sein du petit écran. L’artiste aux divers talents ne joue pas dans la production du jour, mais a écrit l’histoire qui, apparemment, s’avère autobiographique. Tôkyô Tower est à l’origine un roman, un best-seller même, ayant déjà été utilisé dans un tanpatsu en 2006 et dans un film avec Odagiri Joe datant de 2007. Ce long-métrage est sorti peu après la conclusion de la série télé puisqu’elle dut diffusée entre janvier et mars 2007 sur Fuji TV pendant onze épisodes. Seul le premier dispose de quinze minutes additionnelles. Aucun spoiler. Janvier 1989, dans la région de Chikuhô, à Fukuoka. L’adolescent Nakagawa Masaya vit avec sa mère dans un ancien hôpital de campagne. Malgré leur absence de grande richesse, il ne manque de rien tant il est couvé par sa maman quelque peu étouffante, mais très altruiste et extravertie. Elle l’aime plus que tout et sans aucune surprise, à force de s’occuper de tout à sa place, il ne sait pas faire grand-chose de ses dix doigts. Le jeune garçon n’a pas encore osé lui révéler qu’il souhaite partir pour Tôkyô dès la […]

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