Sex and the City 2 (film)

Par cet article, refermons la porte du bling-bling et des paillettes new-yorkaises si vous le voulez bien. Récemment j’ai donc regardé le second film de Sex and the City, sorti au cinéma aux États-Unis le 27 mai 2010 et en France le le 2 juin 2010. Il a été réalisé par Michael Patrick King qui s’était déjà occupé du premier opus et qui a officié sur la série sur HBO. Aucun spoiler.

Que passe-t-il après avoir dit « Oui » ? La vie est telle que ces dames l’ont toujours rêvée, mais ce ne serait pas “Sex and the City” si elle ne leur réservait pas quelques surprises… cette fois, sous la forme d’une aventure glamour, baignée de soleil, les entraînant loin de New York dans l’un des endroits les plus luxuriants, exotiques et vivifiants de la planète ; là où les fêtes ne s’arrêtent jamais et où le mystère est omniprésent. C’est une escapade qui arrive à point nommé pour les quatre amies, qui se retrouvent dans – et s’insurgent contre – leur rôles traditionnels d’épouse et de mère.
Source : Allociné

Quel ramassis de clichés, de placement de produits, de superficialité et de grossièreté. Ce film est tout simplement une horreur. Sans n’avoir jamais été une aficionado de la série, je ne nie pas qu’elle possédait certaines qualités comme un petit côté impertinent et libéré. Le premier film était loin d’être une réussite mais en dépit de sa longueur, il n’était pas à jeter. Celui-ci ne mérite clairement pas que l’on s’y attarde. Les filles ne sont plus que des caricatures d’elles-même et font plus pitié qu’autre chose. En outre, la caméra se focalise quasi exclusivement sur Carrie, ce qui en soit peut se comprendre mais il aurait été sympathique de montrer d’autres facettes de ses amies. Miranda par exemple ne sert strictement à rien à part balancer quelques informations, apparemment inconnues, sur le monde du Moyen-Orient. Il est vrai que personne ne sait ce qu’un niquab.

Sex and the City 2 peut être divisé en deux temps. La première partie se déroule à New York et se laisse à peu près regarder, même si le mariage gay auquel nous assistons est édifiant tant tous les clichés possibles et inimaginables sont présents. La cerise sur le gâteau est la prestation de Liza Minnelli. On y voit sinon des caméos insipides de Pénélope Cruz, de Miley Cyrus (!) et de Michael T. Weiss (The Pretender), qui a d’ailleurs pris un sacré coup de vieux. Si l’âme de la série n’est plus réellement là, quelques scènes sont bien trouvées et certaines répliques rappellent l’époque HBO.

A contrario, dès que le groupe part à Abou Dabi, le film plonge dans le consternant. Ne parlons même pas de l’argent qui coule à flot, de ces vêtements plaqués devant notre figure, de ces marques citées à tort et à travers, de ces décors dignes des Mille et Une Nuits. Non, faisons référence à cette vision du Moyen-Orient qui est à vomir. Il faut peut-être prendre ce voyage au second degré et y voir une critique sociétale. Peut-être… ou peut-être pas. Le summum du ridicule et de l’affligeant est le moment où les femmes arabes dévoilent leurs tenues. S’il ne restait pas seulement quelques minutes, je crois même que j’aurais éteint ma télévision. Je n’irais pas jusqu’à dire que le film est raciste mais on n’en est tout de même pas très loin… Il propose une vision dégradante et surfaite du Moyen-Orient, quand bien même il est évident que la condition des femmes, notamment, est loin d’y être rose.

Sex and the City 2 n’a plus grand chose de ce qui faisait le sel de la série éponyme. La verve, le piquant, les réparties cinglantes et l’ambiance new-yorkaise ont disparu pour laisser place à un manque de naturel, à de la superficialité et à des personnages creux, stéréotypés et manquant profondément d’intérêt. Il n’y a plus rien à raconter, on sent que l’on a fait le tour des protagonistes. Histoire d’enfoncer le clou, le film dure bien trop longtemps, soit 145 minutes. Quant au scénario, il ne tient que sur du vent et tout est fait de manière à montrer toujours davantage de marques et d’argent qui dégouline jusqu’à vous donner la nausée.

Par |2017-05-01T14:00:59+02:00mai 2nd, 2011|Films, Séries étasuniennes, Sex and the City|6 Commentaires

Sex and the City – The Movie | Sex and the City – Le Film

Comme j’avais pu le dire lors de l’article sur Sex and the City, il était prévu que je regarde le film. C’est désormais chose faite donc il est temps d’en parler sur Luminophore. Je vous remets un peu dans le contexte, j’ai vu la série dans son intégralité et sans la trouver exceptionnelle, elle n’est pas forcément désagréable. Quand bien même on ne connaît pas la série, il est certainement très probable que vous ayez entendu parler du film. Oui parce que côté promotion, on ne peut pas dire que les moyens n’étaient pas là. Il est sorti dans les salles françaises le 28 mai 2008 et deux jours après aux États-Unis. Il est actuellement disponible en DVD. Aucun spoiler.

Quatre ans ont passé… Carrie, Samantha, Charlotte et Miranda vivent toujours à New York et sont restées d’inséparables amies. Même si leurs folles années sont derrière elles, les quatre copines de « Sex & the City » continuent de parler haut et fort de ce qui les tracasse : les relations amoureuses. Carrière, amour, réussite, maternité, sexe ou encore engagement… toutes ont vécu une évolution capitale. Carrie vit enfin sa love story aux côtés de Mr Big, Charlotte élève sa fille avec son cher Harry, Miranda jongle entre Brady, Steve et sa carrière. Quant à Samantha, elle est toujours en couple avec le beau Smith. Mais, à New York, c’est toujours lorsque tout va bien qu’un orage éclate…
Source : Allociné

Ayant terminé la série récemment, je n’ai pas eu longtemps à attendre avant de voir le film. Du coup, je n’ai pas eu cette impression de retrouver les filles puisque je ne les avais quittées que depuis peu. Alors que pour un certain nombre de fans, cela faisait un moment qu’ils n’avaient rien eu de neuf à se mettre sous la dent. La série a une fin tout à fait convenable et qui a probablement satisfait la majorité. Pourquoi donc réaliser un film ? Qu’y raconter ? Évidemment, une des motivations doit être l’argent. On s’en doute bien hein. Et ça se sent. Je ne parle pas de toute la promo autour mais du film en tant que tel. J’avais plus l’impression d’être en face d’une publicité géante. Sex and the City a toujours parlé de marques, normal puisque l’univers de Carrie est la mode. Sauf que là c’est du matraquage pur et simple. Ça fait trop et ça devient très vite pénible. Le pire c’est qu’à la fin on a le droit à une petite morale bien pensante, comme quoi il faut toujours voir au-delà des apparences. D’accord… sauf que le film et ses personnages ne l’appliquent pas franchement. Bref, c’est tape-à-l’œil et c’est déjà un mauvais point.

Le film est en plus beaucoup trop long. Il dure 2h20 et sans que ce soit vraiment pénible, il aurait pu être amputé d’au moins 45 minutes. On ne peut pas vraiment dire qu’il ne soit pas fidèle à la série, l’esprit est globalement là. Néanmoins passer du format 25-30 minutes à un long épisode de 2h20 est un cap assez difficile à franchir. L’histoire en elle-même est on ne peut plus classique. Certes les personnages sont déjà connus mais les ficelles des films du genre sont toutes là. Et honnêtement, côté film romantique il y a largement mieux. Le nouveau personnage, Louise, incarnée par Jennifer Hudson, n’est pas une idée lumineuse. Dès son apparition, il y a plus de guimauve et on n’avait décidément pas besoin de ça.

Malgré toutes les critiques que j’ai l’impression d’énumérer, le film de Sex and the City n’est pas une nullité ambulante. Il plaira probablement aux fans de la série et peut-être aux néophytes en mal de romantisme car on peut très bien le voir sans connaître le matériau d’origine. C’est tour à tour drôle et émouvant. Les quatre copines sont toujours les mêmes mais elles ont elles aussi évolué chacune à leur manière. L’amitié est encore une fois le maître mot et c’est agréable de les voir aussi soudées, même s’il existe forcément des périodes où l’entente est moins là. Vu le succès, un second film est déjà prévu. Personnellement, je ne peux pas dire avoir vraiment été convaincue mais c’est sûrement la longueur qui m’a achevée ainsi que la focalisation perpétuelle sur Carrie et Big. Ce que je peux tout à fait comprendre mais vu que je ne les aime pas du tout, ça n’aide pas. Bref, si vous appréciez la série c’est à regarder, pour les autres… c’est à vous de voir ^^

Par |2017-05-01T14:02:28+02:00février 23rd, 2009|Films, Séries étasuniennes, Sex and the City|3 Commentaires