Spring Story | スプリング・ストーリー

Comme vous avez pu le voir, dernièrement j’étais surtout plongée dans les vieux renzoku pour diverses raisons. Avant de revenir à des plus actuels, j’ai eu envie de regarder un tanpatsu assez ancien d’autant plus que j’en ai un certain nombre en stock. C’est ainsi que mon choix s’est porté sur Spring Story. Je dois quand même avouer qu’il ne me tentait que très moyennement. Les informations concernant ce tanpatsu sont assez contradictoires et il est difficile de savoir s’il date de 2003 ou de 2004. Il semble qu’il ait été diffusé sur NHK. Quoi qu’il en soit, il ne comporte qu’un seul épisode de 60 minutes. Aucun spoiler.

À Kagoshima, sur Kyûshû, Araki Kei et Kawase Akane sont amoureux l’un de l’autre mais ne savent pas de quelle manière s’avouer leurs sentiments. Ils se disputent continuellement et laissent alors passer leur chance que de faire le premier pas. Les années passent, ils quittent le lycée et se rencontrent parfois au détour d’une rue avant de finir par se déchirer pour se recroiser encore. Vont-ils un jour oser ouvrir leur cœur ?

 

À première vue, difficile d’être franchement emballé par cette histoire assez convenue mais comme souvent dans ce genre de situation, ce sont les personnages ou la manière de raconter cette romance qui peuvent rendre l’ensemble globalement sympathique. Malheureusement, ce n’est pas du tout le cas ici tant il n’y a presque rien de potable. L’écriture du scénario est probablement la première à blâmer car elle manque cruellement de consistance. En soixante minutes, il s’écoule au moins cinq ans. Certes, cela pourrait ne pas être dérangeant si ce n’est que l’on a ici l’impression que personne ne vieillit et qu’il ne s’agit que d’une succession de plans sans réel liant. Les dialogues sont creux et la réalisation peu enthousiasmante. Il ne suffit pas de proposer quelques séquences musicales pour rendre le tout original, surtout lorsqu’il ne s’agit que de flashbacks dans un épisode aussi court.

L’autre point négatif est le supposé couple. Ils s’aiment, nous l’avons compris, mais ils ne se le disent pas. On a déjà vu ce genre de problématique, on peut la comprendre sur certains points mais là, les héros ne font vraiment aucun effort. Lorsque l’un d’entre eux essaye de faire le premier pas, l’autre ne lui laisse même pas la possibilité d’en placer une. On ne ressent aucune alchimie et aucun intérêt pour ces deux jeunes adultes. On peut reprocher leur caractérisation qui n’a aucun développement mais également l’interprétation de leurs acteurs. Si Oguri Shun portant les traits de Kei, l’apprenti basketteur, est meilleur que Nishihara Aki qui est ici mauvaise au possible, il est quand même loin d’être bon. Pour la petite anecdote, les deux se sont ensuite retrouvés dans Hana Yori Dango. Bref, il ne ressort vraiment rien de ce duo supposé inspirer des soupirs de frustration parce qu’ils sont soi-disant faits l’un pour l’autre alors qu’ils passent leur temps à se disputer. On pousse surtout des soupirs parce que l’on trouve ça barbant et vraiment mal fichu. Heureusement, les chansons de Sacra que l’on entend sont sympathiques et Tanaka Kei (Byakuyakô, Taiyô no Uta, Water Boys) incarne, le seul personnage attachant. Il est Ryû, le meilleur ami de Kei qui en pince pour Akane alors qu’il sait qu’il n’a aucune chance.

En définitive, Spring Story est un tanpatsu à jeter au fond des tiroirs et à ne jamais sortir. Quand bien même on apprécie Oguri Shun, cela ne sert à rien de le regarder car ce n’est pas là qu’il prouve qu’il a du talent. Bien au contraire. Cet épisode se révèle donc insipide, mal écrit, très mal monté, et d’une fadeur à faire peur.