Stargate Atlantis (saison 5)

Si Stargate Universe s’est terminée dernièrement aux États-Unis, refermant les portes de la franchise à la télévision, c’est Stargate Atlantis qui s’est conclue chez moi au terme de sa cinquième saison. Composée de vingt épisodes, elle est passée entre juillet 2008 et janvier 2009 sur Sci-Fi, désormais SyFy. L’annonce de l’annulation est tombée au cours de la diffusion et la série ne possède donc pas de réelle fin. Un téléfilm, Stargate : Extinction, est supposé conclure en bonne et due forme la série mais aux dernières nouvelles, il ne serait plus d’actualité. Aucun spoiler.

Si j’ai été une grande fan de Stargate SG-1, ce fut moins le cas concernant Stargate Atlantis. Je crois que la série est arrivée au moment où mon intérêt pour SG-1 commençait à faiblir et la diffusion anarchique de M6 n’a pas aidé à me faire réellement apprécier le spin-off. Cela ne m’avait pas empêché de passer du bon temps devant la saison trois. A contrario, la quatrième me laissa fin 2009 une impression très amère. C’est dans ce contexte que j’ai lancé la dernière saison, me demandant si j’allais autant m’ennuyer et partant, avouons-le, avec de nombreux a priori. Eh bien, contre toute attente, ces vingt épisodes sont passés comme une lettre à la Poste. Pourtant, il faut l’avouer le niveau de Stargate Atlantis n’a pas subi de changements particuliers. Le problème de cette série est qu’elle n’a jamais su se départir de sa grande sœur. Quand bien même la plupart des personnages soient différents, que de nouveaux ennemis aient fait leur apparition et que l’on change carrément de galaxie, les intrigues restent les mêmes et on revient toujours à la même chose. Il suffit de voir le retour des Réplicateurs, ressort usé de SG-1 et appliqué ici. Enfin non, on parle maintenant d’Asurans mais le résultat est identique. D’ailleurs, l’épisode qui leur ait encore dédié cette saison est assez mauvais, bien que sa qualité contestable soit davantage à mettre en lien avec la non présence de Torri Higginson. Quant aux grands méchants de la série, les Wraiths, ils n’ont jamais eu l’envergure des Goa’ulds.

La saison quatre s’étant terminée sur un cliffhanger dont je ne me souvenais pas du tout, la cinquième débute sur sa résolution. Le season premiere n’est pas particulièrement passionnant, la faute à Michael, le Wraith pas vraiment Wraith ou humain qui pompe l’air depuis trop longtemps. C’est quand même dommage d’en être arrivé là avec ce personnage qui s’annonçait stimulant et qui malheureusement, va se révéler soporifique et manquant cruellement de dangerosité ainsi que de charisme. La fin de cet arc est d’ailleurs à son image, c’est-à-dire insipide. L’autre problème de ce début de saison est que Teyla est bien trop en avant et en cinq années, elle n’a jamais réussi à convaincre véritablement. Elle ne sert à rien, son actrice joue mal et le personnage en tant que tel est ennuyant. Bizarrement, l’épisode qui lui est dédié, le 5×08, The Queen, est plutôt sympathique même si la présence de Todd y est certainement pour beaucoup. A ce sujet, le Wraith est à l’honneur durant la saison et son duo avec Sheppard est généralement drôle et vecteur de sympathiques moments.

A vrai dire, la saison alterne les épisodes mauvais avec les moyens, sans jamais réussi à véritablement décoller. C’est donc du Stargate Atlantis habituel. Les incohérences sont de la partie, il n’y a jamais de réel approfondissement et les évènements apportés dans un épisode n’interfèrent pas avec le suivant ce qui fait qu’il n’y a pas d’évolution particulière. Il est donc normal d’être frustré et parfois agacé mais arrivée à la fin de la série, on est peut-être davantage blasé et on finit par baisser les bras. C’est donc possiblement pour cette raison que regarder ces épisodes ne m’a pas paru être une torture comme lors de la saison quatre.

Il est tout de même possible de trouver plusieurs points positifs à la saison. Par exemple, l’intégration du Docteur Keller en tant que régulière est une bonne idée. Pétillante et sympathique, elle apporte une appréciable dose de fraîcheur à l’équipe presque exclusivement masculine. Pour ne rien gâcher, elle est intelligente, sans être non plus une miss je sais tout. Quant à son confrère, Beckett, il revient de temps en temps et prouve à chaque fois qu’il était plus que ridicule de l’écarter.
Du côté du commandement de la base, le fait de ramener Samantha Carter sur Terre et de faire venir Woolsey est également bien trouvé. Bien sûr, au départ il est normal de lever les yeux au ciel en voyant Richard Woolsey débarquer comme un cheveu sur la soupe. Au final, il se révèlera sympathique et plutôt compétent, bien qu’il n’évitera pas quelques bourdes habituelles. De toute manière, Sam n’a jamais su apporter quoique ce soit de neuf à l’équipe et n’a fait que du Weir-bis. Avec Woolsey, la dynamique change et l’ensemble fonctionne davantage.
A l’exception de Teyla, les autres membres sont plutôt attachants et c’est un peu attristé qu’on les quitte lors du dernier épisode. McKay est ainsi toujours égal à lui-même avec son égo démesuré, Ronon est encore une fois parfait car superbe et sachant cogner quand il faut tout en lâchant quelques répliques bien senties et John est charmant au possible et diablement irrésistible. On sent une réelle cohésion entre eux et leurs liens n’ont jamais été aussi forts. N’oublions pas non plus les figures comme Lorne que l’on voit tout le temps et qui restent en vie on ne sait comment.

Qualitativement, les épisodes ne se valent donc pas. Il y a un certain nombre de loners dispensables, plusieurs épisodes mythologiques peu intéressants mais il arrive qu’un épisode sorte du lot, comme par magie. On peut par exemple citer le 5×06, The Shrine, où McKay est atteint d’une maladie semblable à Alzheimer. David Hewlett peut ainsi exploiter une autre facette de son jeu d’acteur. Les deux épisodes du milieu de saison, le 5×10, Last Contact, et le 5×11, The Lost Tribe, sont particulièrement réussis car rythmés, riches en action, en humour et sans trop de raccourcis et de facilités. Associer à McKay à Daniel Jackson, venu spécialement de Terre, est particulièrement agréable tant les deux forment une paire détonante. L’avant-dernier épisode de la série, le 5×19, Vegas, fut probablement difficilement digérable chez les fanboys de la franchise. Se déroulant dans une réalité alternative, Sheppard est un flic au bout du rouleau enquêtant sur des meurtres où les individus sont totalement asséchés. La faute à qui ? A un Wraith évidemment. Cerise sur le gâteau, il est incarné par Neil Jackson (Blade : The Series), reconnaissable malgré son maquillage. Cet épisode fait assez figure d’un OVNI et on sent que le réalisateur et les scénaristes se sont fait plaisir avec ces clins d’œil à CSI et cette musique presque ostentatoire. Ce fut probablement mon épisode préféré de la saison car assez original pour la série et surtout, parce que mine de rien, il amorce le final. Justement, quid de la fin de la série qui est le centième épisode ? Elle n’est pas parfaite, nous sommes dans Stargate Atlantis après tout. Certains écueils auraient pu facilement être évités mais il y a de l’action, pas mal d’émotion, voir Atlantis décoller fait toujours son petit effet et quand bien même on sait que tout se passera toujours bien, on sent une petite montée d’adrénaline.

La cinquième saison de Stargate Atlantis fut donc la dernière de la série et est semblable aux précédentes. Elle n’apporte effectivement pas grand chose de neuf et souffre comme toujours des défauts inhérents à ce spin-off. Ce dernier n’a jamais réussi à se forger sa propre identité et se départir de la série originale. La plupart des épisodes de cette saison sont par conséquent rapidement oubliés tant l’intensité et la profondeur font défaut. Cela ne veut pas dire que tout est à jeter mais la saison manque d’enjeux véritables et reste bien trop superficielle. Toutefois, c’est avec une certaine pointe de tristesse que l’on termine la série qui, si elle ne restera pas dans les annales, possédait une équipe globalement attachante liée par une chouette dynamique. La série ne va pas me manquer mais j’avoue être presque tentée de tester Stargate Universe en dépit des critiques désastreuses…

By |2017-05-01T14:00:46+01:00septembre 2nd, 2011|Séries étasuniennes, Stargate Atlantis|3 Comments

Stargate Atlantis (saison 4)

Troisième journée de la semaine spéciale Noël donc troisième article-cadeau et cette fois-ci il est pour Nephthys qui a demandé la saison quatre de Stargate Atlantis.

A la base il était prévu que je visionne cette avant-dernière saison de Stargate Atlantis cette année mais bon, vous savez tous qu’on ne prend pas toujours le temps de faire tout ce que l’on veut. L’année dernière j’avais enfin recommencé la série, me disant que ça ne servait plus à rien d’attendre l’hypothétique diffusion sur M6. Je crois bien qu’on peut faire une croix dessus d’ailleurs. A l’instar des saisons passées, cette quatrième est composée de vingt épisodes. Elle fut diffusée entre septembre 2007 et mars 2008 sur Sci-Fi. Aucun spoiler.

Comme à chaque fois, je ne me souvenais plus très bien de ce qu’il s’était passé dans les épisodes précédents donc le petit récapitulatif n’était pas de refus. Atlantis étant en mauvaise posture suite à l’arrivée des Réplicateurs (encore eux oui…) avait décollé dans l’espace (!!) pour aller on ne sait-où, faire on ne sait quoi. Elizabeth semblait être en très mauvaise posture. Le season premiere redémarre de suite à ce moment-là. Il est plutôt réussi et est assez divertissant, notamment grâce à pas mal d’action. Bon sinon… eh bien, cette saison fut un véritable calvaire. Du fait de sa présence dans la semaine spéciale Noël, j’ai dû la regarder en quelques semaines et je peux vous dire que j’ai souffert. Regarder un épisode par-ci par-là ça va mais plusieurs, de rang, plusieurs fois dans la semaine, ce fut une abomination. Cette saison est d’une médiocrité affligeante. Les loners se suivent et se ressemblent. Je sais très bien qu’attendre de l’originalité de Stargate Atlantis c’est de l’utopie mais là, ce n’était même pas divertissant ou si peu. C’était encore les mêmes planètes, les mêmes enjeux, les même bla-bla, les mêmes blagues. Les personnages n’évoluent pas d’un pouce, limite ils sont identiques à ce qu’ils étaient lors de la première saison. Je ne parle même pas de Teyla qui est une vraie blague. A quoi sert-elle si ce n’est à énerver tant l’actrice joue mal ? Le pire c’est que les scénaristes se sont rappelés de son existence et lui offrent une vraie intrigue mais mauvaise et semblant sortie de nulle part. Même Sheppard m’a souvent ennuyée, c’est dire à quel point il y a quelque chose qui cloche. McKay est globalement agréable si ce n’est qu’il est totalement sous-exploité et toujours relégué au simple « sauveur d’Atlantis par on ne sait quel miracle ». Par contre, heureusement que Ronon est là, c’est le seul à sauver les meubles. Il ne dit pas grand chose mais au moins le regarder ne donne pas mal aux yeux et il ne tape pas sur les nerfs. A ce propos, l’épisode qui lui est dédié n’est pas trop mauvais et j’étais plutôt contente de revoir Mark Dacascos, mon chouchou quand j’étais ado ^^
Autre chose qui me dérange, ce sont les personnages qui meurent pour des raisons débiles, reviennent on ne sait comment mais sous formes diverses et variées et qui parfois ne servent à rien. Ça en devient usant. Un personnage prend de l’importance, il avait été juste présenté en saison trois, à savoir Jennifer Keller, le nouveau médecin de la base. J’aime bien Jewel Staite (Firefly) donc ça fait plaisir de la voir, elle a apporté une certaine fraîcheur à l’ensemble. Sinon, Samantha Carter devient régulière et… bah je ne vois même pas quoi dire là-dessus tant son personnage n’apporte rien.

La saison quatre alterne entre les Wraiths, Michael, les Réplicateurs et autres méchants du spin-off. Les Wraiths et Michael, aucun problème, j’aime assez. Toutefois, ça manque cruellement de profondeur. On n’en sait finalement que très peu sur eux et on ne les voit qu’au travers des humains. Là où le bas blesse, c’est avec les Réplicateurs. Dans Stargate : SG-1, ils commençaient déjà à me taper sérieusement sur les nerfs. Du coup, les voir débarquer en saison trois dans Stargate Atlantis ne m’avait pas enchantée. Encore une fois on a le droit à leur présence. Certes il y a une sorte de développement, tout du moins une tentative mais ça sonne tellement Battlestar Galactica du pauvre que ça en est désolant.

Cette avant-dernière saison de Stargate Atlantis est de qualité largement discutable. La plupart des épisodes sont vides de contenu et ne servent à rien. Ce n’est pas tant est qu’on s’ennuie réellement, c’est globalement divertissant, mais ça devient vite lassant. Les situations sont vues et revues et parfois les choix scénaristiques sont difficilement compréhensibles. Honnêtement, sur les vingt épisodes on peut jeter au moins la moitié à la poubelle. Ça fait quand même beaucoup. La fin rattrape un peu le tout, sauf que ce n’est pas suffisant. Bref, il est évident que la saison cinq passera par mes écrans car je ne vais pas m’arrêter avant la fin, espérons juste qu’elle sera meilleure.

By |2018-07-06T17:46:51+01:00décembre 21st, 2009|Semaine spéciale Noël, Séries étasuniennes, Stargate Atlantis|4 Comments