Atami no Sôsakan | 熱海の捜査官

Ça vous dit de plonger dans un univers où une vieille femme au regard tendancieux lèche une sucette et où de jeunes filles s’adonnent à la poterie de manière quelque peu lascive ? Comment ça, vous n’êtes pas intéressés par des attitudes libidineuses ? Tsss, avec Atami no Sôsakan, refoulez vos esprits pervers et imaginez plutôt une immersion dans un monde loufoque où la bizarrerie côtoie l’étrange. Constituée de huit épisodes de presque cinquante minutes, cette série scénarisée par Miki Satoshi (Jikô Keisatsu, Shûkan Maki Yôko) fut diffusée sur TV Asahi entre juillet et septembre 2010. Son titre signifie tout simplement les détectives d’Atami. Aucun spoiler.

Il y a trois ans, un bus scolaire se volatilise mystérieusement alors que quatre adolescentes se trouvent à son bord. Quelques jours plus tard, l’une d’entre elles surgit de nulle part, mais elle sombre immédiatement dans un profond coma. Le jour où elle se réveille enfin, deux agents très spéciaux sont dépêchés sur les lieux et sont bien décidés à tenter de lever le voile sur cette affaire. Cependant, dans la ville d’Atami, la logique semble avoir disparu de la circulation, laissant place à une atmosphère curieusement ambivalente.

Si les séries japonaises reposent généralement sur un canevas assez analogue et suivent parfois presque scolairement un fameux cahier des charges, il existe heureusement quelques exceptions susceptibles de bouleverser l’ordre. Atami no Sôsakan fait partie de celles-ci et ce ne serait guère se fourvoyer que d’ajouter qu’elle repousse même certaines limites. Pourtant, à première vue elle paraît n’être qu’une énième fiction policière où un duo cherche à résoudre une enquête aux fondements classiques. Rapidement, le téléspectateur découvre qu’il n’en est rien et que les huit épisodes à venir peuvent intriguer comme fasciner. Ne nions pas que l’ensemble n’est pas dénué de défauts, que tout y avance calmement et qu’il ne donne pas forcément envie de le dévorer en moins de temps qu’il n’en faut pour dire ouf, mais il possède une véritable identité et rien que pour ça, il procure un fort enthousiasme. Le scénariste y apporte effectivement une touche inimitable qui, si elle ne s’avère pas en mesure de plaire à tous, illustre un vrai savoir-faire et une audace plutôt stimulante.

Quittons la trépidante Tôkyô pour nous rendre à Atami, sur le littoral nippon, là où les heures s’écoulent différemment et où la population locale n’entre pas dans le moule. Entre des yakuzas aux coupes de cheveux improbables, une délicieuse policière amatrice de farces dignes d’un enfant de trois ans (Fuse Eri), le chef de celle-ci n’ayant aucune confiance en lui (Matsushige Yutaka – Kodoku no Gourmet), une sorte de magicien s’évaporant comme par magie, une serveuse arborant un look phare d’il y a quelques décennies aux États-Unis (Kojima Hijiri – Love Shuffle), une secte d’encapuchonnés et maints visages pittoresques, la faune de la capitale semble faire pâle figure à côté de celle-ci. Encore mieux, les animaux s’offrent une certaine couverture, car un poisson gigantesque parcourt les alentours comme si de rien n’était. Oui, Atami n’est pas une ville comme les autres et savoir que quelques années plus tôt, un bus scolaire s’est évanoui dans la nature ne choque qu’à peine tant tout respire la bizarrerie. Quoi qu’il en soit, le véhicule en question n’était pas vide au moment des faits puisque quatre élèves d’un établissement huppé y attendaient leur chauffeur qui s’était arrêté sur la route pour aider un vieillard vraisemblablement en mauvaise posture. Trois ans plus tard, seule Shinonome Mai (Miyoshi Ayaka) a rejoint la terre ferme ; ses camarades sont toujours portées disparues et la police des environs a plus ou moins fait une croix sur l’idée de démêler un jour tout ça. Par conséquent, quand Mai regagne subitement conscience, l’espoir renaît et plonge d’autres dans la torpeur, les doutes et craintes. Or, la passagère a perdu la mémoire. La tension est vive au sein de ce microcosme et tout le monde paraît cacher quelque chose, voire tout savoir, mais se taire en silence. Les étudiants de l’école privée choyant le français entretiennent des relations sortant des chemins balisés et vont jusqu’à poser nus et commettre des actes délictueux. Les professeurs sont d’ailleurs tout aussi peu recommandables. Alors, qui est coupable ? Où sont les adolescentes ? Quid du bus ? Sont-ce vraiment les trois uniques questions qui importent ? Hoshizaki Kenzô et Kitajima Sae débarquent sur le terrain et il se pourrait bien qu’ils fassent bouger les choses…

De prime abord, Atami no Sôsakan est une fiction policière où un duo d’agents spéciaux tentent du mieux qu’ils peuvent de travailler comme d’habitude. Sauf que ces personnes ne sont déjà pas les plus traditionnelles qui soient, mais si en plus la ville environnante respire la bizarrerie, il est évident que l’enquête ne se déroulera pas selon les poncifs attendus. Hoshizaki et Kitajima font partie du FBI à la japonaise. Bien sûr, cette unité n’existe absolument pas et l’on s’en fiche royalement. De toute manière, au sein de ce j-drama, les imprécisions et incohérences se multiplient. Dans beaucoup d’autres séries, ces facilités dérangeraient, voire irriteraient profondément. Ici, non. Elles s’intègrent tellement à l’univers improbable qu’elles paraissent presque risibles et anodines. Par exemple, où sont les parents des filles disparues ? Aucune idée. C’est un peu comme si à Atami, toutes les lois en vigueur manquaient à l’appel. Les policiers locaux ne répondent pas non plus aux prérequis conventionnels et le trio en place se révèle adorable et profondément truculent. L’amatrice de blagues au demeurant idiotes, Keitô Mitsuko, est à l’origine de passages très réjouissants. Venant de l’extérieur, Hoshizaki est un homme imperturbable, calme et favorisant des démarches peu orthodoxes comme sa machine à ampoules ou son détecteur à indices. Odagiri Joe (Jikô Keisatsu) l’interprétant trouve le ton parfait pour rendre le personnage simultanément sérieux et décalé. Le détective pousse parfois le ridicule très loin, mais curieusement, il demeure totalement crédible. Son pendant féminin, Kitajima, n’est pas en reste bien qu’elle soit son exact opposé et n’hésite jamais à le railler. Kuriyama Chiaki (Hagetaka, Ataru) démontre de nouveau sa versatilité et sa capacité à jouer dans des registres aussi spéciaux. En tout cas, l’alchimie entre eux fonctionne parfaitement et se veut source de plusieurs séquences drôles, pétillantes et singulièrement burlesques. Leur patron survolté (Tanaka Tetsushi – Bloody Monday) leur ressemble sur de nombreux points. De toute manière, sous couvert d’une affaire dramatique, la série s’amuse grandement en injectant une atmosphère originale où un humour indéfinissable se fraye un chemin parmi de succulents gimmicks.

Contre toute attente, Atami no Sôsakan emploie la totalité de ses épisodes pour déployer l’enquête du bus et ne se lance pas dans une structure schématique rapidement redondante. Les interrogations se multiplient et, progressivement, le voile se lève sur certaines d’entre elles pour en proposer de nouvelles. La production réussit à rondement mener son fil rouge, bien qu’il convienne d’admettre que l’intrigue principale soit parfois floue, à l’instar du brouillard dans lequel s’est envolé l’illustre moyen de transport. Il est très important de ne pas attendre avec cette fiction des réponses formelles et bien spécifiques. Si la personne derrière la disparition du véhicule est connue en fin de parcours, subsiste une conclusion très ouverte symbolisant à merveille l’ambiance inqualifiable de l’ensemble. Effectivement, ce qui caractérise le mieux le j-drama, c’est qu’il se révèle justement impossible à ranger dans une case préétablie. Au-delà de son investigation où petit à petit, les indices s’imbriquent les uns dans les autres pour former un liant solide et judicieux, il en ressort des tonalités comiques, absurdes, loufoques, gentiment excessives, mais également mystiques et assez sexualisées. Au sujet de ce dernier point, la production se permet en effet d’insuffler un registre quelque peu libéré et inédit pour une diffusion en début de soirée, sur une chaîne à portée nationale. Bien sûr, tout demeure très léger, mais les sous-entendus et non-dits sont omniprésents et ne font qu’amplifier cette impression de regarder un objet étrangement novateur. Les cours de poterie en sont l’illustration la plus limpide. De même, les thématiques ésotériques surprennent dans un premier temps avant de se fondre dans le décor savamment orchestré où chaque pion est pesé et mesuré. Ce fond paranormal et symbolique va crescendo pour finir par mener directement la série pendant que l’humour extravagant se taille la part du lion.

Derrière les huit épisodes se cache finalement une maîtrise assez incroyable et en ça, le visionnage en devient inattendu et rafraîchissant. Chacun d’entre eux est capable de provoquer des rires tout en s’amusant d’un soupçon inquiétant, Atami regorgeant de secrets. Les habitants arborent un masque ambigu et laissent un sentiment tout autant ambivalent. Tous semblent presque coupables et le public a de quoi être fasciné par ce jeu où n’importe quoi paraît pouvoir arriver sans que ce soit improbable. C’est en partie là qu’Atami no Sôsakan marque des points, car la fiction régularise presque la bizarrerie pour la rendre encore plus loufoque une fois la télévision éteinte. Ses protagonistes hauts en couleur, déconnectés de toute rationalité tandis qu’ils vivent en vase clos, n’ont de cesse que d’intriguer et d’illuminer un spectacle usant d’une recette sur le fil du rasoir. Les voir agir si sérieusement de façon aussi décalée a de quoi enthousiasmer. Les acteurs, dont plusieurs visages connus du petit écran japonais, participent à l’expérience de cette plongée dans un monde déconcertant. La forme ne fait que s’inscrire dans une veine similaire et malgré un budget restreint, le cadre jouit de décors naturels avec la côte, des paysages plus campagnards et une atmosphère parfois confinée à même de maximiser le sentiment étouffant d’une tension proche de l’explosion. La frontière avec le glauque angoissant est régulièrement ténue. La réalisation à proprement parler sort tout autant des normes en vigueur et plaît par son soin du détail et de la mise en scène. La bande-son créée par Sakaguchi Osamu charme par ses mélodies drolatiques, inquiétantes et délicieusement cocasses. Par ailleurs, les compositions d’Erik Satie subliment le tout et délivrent une aura classieuse à cette production souvent élégante. Bien sûr, la filiation avec Twin Peaks de David Lynch est plus que palpable à travers ce portrait tranquille, ironique, presque doucereux et profitant de chaque moment pour asseoir un climat fort particulier, presque hypnotique, où des zones d’ombre surgissent à tout instant avant d’être suivies par des situations incongrues.

Pour conclure, avec sa toile de fond policière cherchant à faire la lumière sur la disparition d’un bus, Atami no Sôsakan démontre un solide travail d’équilibriste décalé. Perpétuellement à cheval entre le grotesque et le sérieux, le classicisme et le mysticisme, l’humour et la mélancolie inquiétante, la fiction en devient candidement excentrique et singulièrement jubilatoire. Par son mélange audacieux des genres et des registres, elle sort totalement de la norme alors qu’en apparence, elle reste sur le passage clouté. Outre son incroyable ambiance surréaliste aux relents lynchiens – sans toutefois la noirceur parfois glaçante caractéristique du cinéaste –, son cadre saugrenu se jouant d’une caricature pittoresque et son rythme enjôleur, cette série repose également sur son attachante galerie de protagonistes bigarrés traités avec une naïveté sincère plus que rafraîchissante. En d’autres termes, grâce à son ambiguïté fascinante, cette loufoquerie atypique mérite assurément le coup d’œil, surtout si l’on est un amateur de curiosités contrastées transpirant la personnalité unique de leur créateur.

Par |2017-05-01T13:58:35+02:00avril 24th, 2015|Atami no Sôsakan, Séries japonaises|2 Commentaires

ST: Keishichô Kagaku Tokusôhan | ST: 警視庁科学特捜班 (Épisode spécial)

Les fictions policières et les Japonais vivent une belle et longue histoire d’amour – à l’instar d’une multitude de pays, d’ailleurs. Après l’interminable j-drama Hanchô, un autre roman à succès de Konno Bin a été transposé assez récemment à la télévision : ST: Keishichô Kagaku Tokusôhan. Ce livre datant de 1998 comporte également plusieurs suites, mais aucun de ces récits n’est disponible pour l’heure en France. Quoi qu’il en soit, il est aujourd’hui question du tanpatsu du même nom ; composé d’un unique épisode de 117 minutes, il a été diffusé sur NTV le 10 avril 2013. À noter que depuis l’été 2014, il existe un prolongement sous la forme d’un renzoku de dix épisodes, portant le sous-titre Aka to Shiro no Sôsa File ; qui plus est, un film est prévu pour le courant de l’année 2014. Je me suis lancée dans l’aventure alors que cet unitaire ne devait justement rester qu’un banal tanpatsu. Aucun spoiler.

L’équipe ST est une section fort particulière de la police métropolitaine de Tôkyô constituée de membres aussi excentriques les uns que les autres. Lorsqu’une fusillade se déroule en plein centre-ville, elle est dépêchée sur les lieux de l’enquête et se doit d’aider au plus vite à arrêter le criminel. La tâche s’annonce ardue en raison de la personnalité des individus de cette fameuse unité, mais également compte tenu de l’absence totale d’appui et de coopération de la part du reste des forces de l’ordre. Le jeune inspecteur Yurine Tomohisa est bien décidé à mener à bien sa mission et tirer profit de ses nouveaux collègues de travail.

     

Ne nions pas que si l’on a déjà regardé BOSS, ST: Keishichô Kagaku Tokusôhan semble familier. Précisons néanmoins que celui qui nous concerne aujourd’hui est antérieur… Il n’empêche qu’il s’agit encore une fois d’une équipe de bras cassés méprisés par leurs comparses et, qui, comme par hasard, souffre de non-reconnaissance et a du mal à se faire entendre. Ses membres passent donc tout l’épisode à être critiqués, moqués, voire renvoyés, pour mieux resplendir en toute fin de parcours. Ça sent le réchauffé ? Oui, totalement. En prime, l’affaire sur laquelle ils s’échinent n’a rien de trépidant et se révèle même prévisible puisque le coupable est devinable dès sa première apparition. Une fusillade a par conséquent lieu à Tôkyô. Si elle paraît être l’œuvre d’un déséquilibré s’étant amusé au hasard, les indices prouvent rapidement qu’au contraire, tout a été parfaitement calculé. Un cadavre est de nouveau retrouvé, les yakuzas seraient liés de très près et la tension augmente au sein de la police. Les pièces de ce puzzle sont distillées au compte-gouttes et sont annoncées de manière bien trop ostentatoire et ridicule pour s’avérer convaincantes. Disons que les personnages les connectent ensemble et tirent des conclusions sans queue ni tête, comme si tout était parfaitement logique – ce qui n’est pas du tout le cas. Après tout, que le scénario de l’intrigue criminelle soit peu engageant pourrait ne pas être trop gênant, à condition que des éléments contrebalancent ces écueils. Le rythme soutenu couplé à la musique énergique permet justement d’atténuer sensiblement le peu d’originalité flagrant. En revanche, la galerie de protagonistes tend plutôt à accentuer cette curieuse impression de déjà-vu.

Le perfectionniste et gentillet Yurine Tomohisa (Okada Masaki – Otomen, Mirai Nikki) a obtenu ses galons d’inspecteur depuis peu et peine à faire ses preuves. Quand son supérieur hiérarchique (Watabe Atsurô – Koi ga Shitai x3, Gaiji Keisatsu), secondé par un autre (Tanaka Tetsushi – Bloody Monday), lui demande de prendre la tête de l’équipe ST, il le voit comme un échec. Effectivement, cette section est réputée pour son absence de résultats. Bien qu’elle existe depuis deux ans, elle demeure transparente même si ses membres se veulent tous hauts en couleur et impossibles à gérer. Yurine ne baisse pourtant pas les bras et cherche à les stimuler et, surtout, à coopérer avec eux. De la sorte, il espère ainsi montrer à l’un de ses anciens camarades de classe (Hayashi Kento – QPArakawa Under the Bridge, Shôkôjo Seira), désormais promu à un haut poste, que lui aussi est compétent. La ST, dont l’acronyme signifie scientific task force, est composée de personnes lambda disposant d’aptitudes spécifiques. Malheureusement, certaines d’entre elles ne parviennent pas à communiquer avec les autres, plusieurs ne le veulent tout simplement pas, et toutes sont socialement inadaptées et souffrent d’une phobie handicapante. Suite à une affaire ayant très mal tourné dans le passé, ces membres sont en plus traités comme des parias par le reste de la police. Leur chef, Akagi Samon (Fujiwara Tatsuya – Ojîchan wa 25-sai, Kimi ga Oshiete Kureta Koto), est un spécialiste de la médecine légale n’osant pas sortir de chez lui ; Aoyama Shô (Shida Mirai – Shôkôjo Seira, 14 Sai no Haha, Himitsu) est une redoutable très jeune profiler abhorrant l’ordre ; Kurosaki Yûji (Kubota Masataka – Keitai Sôsakan 7, Summer Nude) détient un incroyable odorat, mais il ne parle à personne si ce n’est au moine Yamabuki Saizô (Miyake Hiroki – Kaibutsu-kun) ; et Yûki Midori (Ashina Sei – Barairo no Seisen, Bloody Monday, Tsugunai), entendant le moindre son à plusieurs mètres, se pavane dans des tenues affriolantes parce qu’elle ne supporte pas d’être enfermée. Ce petit monde peu exploré se serre les coudes et, au départ, n’écoute pas une seule seconde le pauvre Yurine qui en voit de toutes les couleurs. Sans grande surprise, l’écriture joue beaucoup sur les excentricités de ses protagonistes, s’amuse du décalage avec le drame de l’affaire en cours, et peine à trouver une vraie tonalité convaincante. En dépit d’une certaine alchimie entre les acteurs et de quelques séquences réussies, l’ensemble ne dégage pas grand-chose de novateur ou de trépidant. En effet, si le début est drôle et laisse augurer de bons moments, le traitement devient rapidement pataud et peu inspiré.

Au final, ST: Keishichô Kagaku Tokusôhan illustre le retour sur le devant de la scène d’une équipe d’individus farfelus bien que possédant d’incroyables capacités leur permettant de résoudre de multiples crimes. Le tanpatsu en lui-même ne s’avère pas foncièrement mauvais, d’autant plus qu’il se regarde aisément grâce à une réalisation rythmée. Cependant, l’enquête extrêmement convenue et le ressort éculé d’ajouter de l’excentricité à ses principaux personnages le font sombrer dans un classicisme assez poussif. L’association entre drame et humour tend également à se révéler bancale, démontrant que le juste milieu est toujours délicat à mettre en œuvre. Sans être déconseillée, cette fiction ne nécessite pour autant pas d’être visionnée, sauf si l’on apprécie grandement l’un des acteurs de cette distribution plutôt sympathique. Malheureusement, il y a de fortes chances que le renzoku suivant soit dans la même veine et ne parvienne pas à se sortir de ce carcan peu original.

Par |2017-05-01T13:58:44+02:00janvier 9th, 2015|Séries japonaises, ST, Tanpatsu|0 commentaire