Tsugunai | 償い

Au cours de l’automne 2012, les chaînes japonaises semblent avoir eu envie de parler de SDF puisqu’outre PRICELESS avec Kimura Takuya, Tsugunai a aussi mis à l’honneur un homme vivant dans les rues. Composée de trois petits épisodes de quarante-cinq minutes, cette série fut diffusée sur NHK BS Premium entre novembre et décembre 2012. Il s’agit d’une adaptation du roman à succès du même nom de Yaguchi Atsuko publié au Japon en 2003 ; il n’est à ce jour pas disponible en français ou en anglais. Sinon, depuis 2009 il existe aussi une transposition en manga de deux volumes réalisée par Ôta Kumi. Le titre signifie approximativement expiation. Aucun spoiler.

Hidaka Eisuke était autrefois un brillant neurochirurgien à qui tout paraissait sourire. Il menait effectivement avec succès une carrière professionnelle et sa vie familiale donnait l’impression d’être tout aussi enrichissante. Malheureusement, suite à une tragédie il perd tout et se laisse rapidement glisser jusqu’à devenir un véritable sans-abri. Arpentant inlassablement les rues, il tombe un soir sur un incendie ne semblant pas être purement accidentel. S’en suivent plusieurs meurtres particulièrement violents et traumatisants, laissant penser la police que le coupable n’est autre qu’Eisuke. L’ancien médecin, lui, réalise avec stupeur qu’il est fort possible qu’il connaisse l’assassin et qu’il lui ait sauvé la vie douze ans plus tôt.

     

Si son sujet me paraissait tout à fait intéressant, c’est surtout sa tête d’affiche qui m’a donné envie de lancer Tsugunai. Effectivement, pour la toute première fois de sa pourtant longue carrière, le prolifique Tanihara Shôsuke (Magerarenai Onna, Love Shuffle, Fûrin Kazan, Deru Toko Demasho!, Nodame Cantabile, Pride, Gokusen, Woman’s Island) avait enfin le droit de porter à lui tout seul une production télévisée. D’une certaine façon, il est difficile de ne pas être quelque peu amer en réalisant qu’un acteur de cette trempe doit attendre aussi longtemps alors que d’autres, les Johnny’s par exemple, possèdent des passe-droits bien qu’ils n’aient pas toujours les épaules suffisantes pour le faire. En plus, Tsugunai est seulement un court renzoku passé en catimini… Quoi qu’il en soit, Tanihara Shôsuke prouve ici qu’il a les reins solides et qu’il est un vrai comédien versatile possédant à son arc une palette de nuances plutôt importante. L’ayant dorénavant vu dans plusieurs films et séries, je pense pouvoir affirmer sans trop me fourvoyer qu’il s’agit probablement là d’une de ses compositions les plus réussies. En tout cas, il a toutes les occasions de confirmer qu’il sait s’investir et proposer un héros finement joué. Pour la petite anecdote, il a perdu neuf kilogrammes pour ce rôle afin d’être davantage crédible. En raison du caractère assez fragmenté de la série, il est certainement préférable de la regarder vierge de toute information. Pour ce billet, je vais tâcher de ne justement pas trop en dire de façon à préserver au maximum les révélations, quitte à demeurer volontairement floue ou abstraite.

Tsugunai débute par les errements d’un homme, Hidaka Eisuke, souffrant de la chaleur moite du Japon au cours de l’été. Sale, avec les cheveux bien trop longs et pas rasé, il fouille les poubelles dans le but de trouver la moindre goutte d’alcool. Il en vient même à vendre ses maigres possessions, comme une bague de fiançailles, à un prix dérisoire de manière à pouvoir se procurer n’importe quelle boisson lui permettant de s’enivrer. Avachi sous les ponts, il pleure et se laisse aller à son désespoir. Avec une mélodie au piano discrète, mélancolique et nostalgique, la caméra alterne entre le présent et le passé où, Eisuke, se trouve dans un appartement cossu en compagnie d’une femme. Là, bien apprêté et propre sur lui, il est à peine méconnaissable tant il n’a rien à voir avec le vagabond solitaire. La première séquence du renzoku est tout simplement magnifique par la poésie qu’elle dégage. Distillant progressivement quelques éléments d’exposition, elle joue surtout sur sa double ambiance entre la torpeur abrutissante où la forte température rend toute action compliquée, et la froideur des flashbacks où les teintes sont volontairement d’un bleu-gris inconfortable. Sur la forme, Tsugunai s’apparente à une jolie réussite grâce à une belle gestion de la lumière et à une photographie extrêmement travaillée. Sans être tape-à-l’œil, la réalisation est dans la norme supérieure des j-dramas et s’approche quelque peu des productions soignées de WOWOW. De plus, la bande-son est dans le même registre que le reste avec une grande sobriété et un accent sur des bruits presque triviaux comme le chant des grillons. La musique composée par Mizoguchi Hajime (Tenkû no Escaflowne, Jin-Rô) est ainsi, sans grande surprise, tout aussi dépouillée et laisse juste entendre quelques instruments en arrière-fond tels que le piano et le violoncelle, l’instrument de prédilection du compositeur, d’ailleurs. Avec une atmosphère poético-nostalgique, un minimalisme et une sensibilité à fleur de peau, cette fiction plonge aisément le téléspectateur dans son histoire. Si l’ensemble n’est pas dénué de défauts, il est facile d’être plus laxiste lorsque la forme se montre aussi convaincante. Plutôt que de mettre mécaniquement ou chronologiquement en scène les éléments, le renzoku préfère au contraire apporter toutes les clés de décryptage de façon assez anarchique, tout en profitant d’un rythme tranquille, quelque peu à l’instar de la saison estivale où toute action prend plus de temps en raison de l’apathie ambiante. Le but n’est en aucun cas de piéger ou de balader le public ; non, ce procédé symbolise en réalité le morcellement et le déchirement du personnage principal qui n’est plus qu’une véritable ombre.

Tsugunai dégage beaucoup de tristesse lorsqu’on la débute. Son protagoniste, Hidake Eisuke, a beau être encore vivant, il ne fait que laisser couler tous les évènements sur lui. Cet ancien médecin respecté et admiré par plusieurs de ses confrères n’existe définitivement plus. Autrefois marié à une superbe femme incarnée par Ashina Sei (Saru Lock, Bloody Monday, Stand Up!!) et père d’un petit garçon, il privilégiait alors sa carrière et ne s’occupait en réalité guère de ses proches. Froid et assez antipathique, il était en réalité très seul mais il ne le réalisait aucunement. Lorsqu’un drame s’abat sur sa famille, entraînant un autre dans la foulée et l’implosion de son activité professionnelle, il perd littéralement pied. N’ayant plus goût à rien, il sombre alors dans la dépression, quitte son logement et s’en va, sur les routes. Seule une de ses anciennes compagnes et collègues, Nagasawa Miwako (Kimura Tae), cherche à le retrouver et à l’aider. Or, comment secourir quelqu’un qui souhaite juste dépérir ? En marchant sans but précis, Eisuke retourne sans le réaliser dans des quartiers qu’il avait autrefois fréquentés avec son amie. Douze ans plus tôt, c’est là qu’il avait en effet sauvé la vie d’un enfant kidnappé par un probable pervers (Wada Sôkô – LIAR GAME). Une coïncidence en amenant une autre, cette affaire ressurgit justement quand un incendie puis, deux meurtres consécutifs probablement perpétrés par le même individu, sont commis. Dans une ville où le dernier crime de ce genre remonte à plus de dix ans, il va de soi que la tension monte d’un cran. Dépêché spécialement de Tôkyô, l’enquêteur Kurosaki Saburô (Kômoto Masahiro – Soratobu Tire) collabore avec la police locale afin de résoudre cette affaire complexe. D’un contact assez particulier, Saburô arbore aussi un look peu commun pour un homme appartenant aux forces de l’ordre. Avec son éventail et ses chemises bariolées, il est très peu apprécié car il est considéré comme un professionnel moyennement compétent cherchant malgré tout à grimper les échelons. Associé au vétéran Yamagishi Tôru (Nakahara Takeo – Bloody Monday), il se lance dans cette enquête qui le mène rapidement sur les traces d’Eisuke. Le sans domicile fixe, lui, est confronté à son passé plus ou moins lointain et rencontre par hasard Masato (Imai Yûki), le petit garçon qu’il avait sauvé et qui a désormais bien grandi. Assez affable en apparence, Masato dégage malgré tout une curieuse impression et cache ses motivations, ce que l’ancien médecin réalise très rapidement. Le trouble d’Eisuke est d’autant plus important en faisant la connaissance d’une des voisines de Masato, Hotta Yûko, car elle ressemble parfaitement à sa propre épouse !

À première vue, Tsugunai est une série policière jouant sur la carte des mystères. Qui aurait donc tué ces personnes ? Pourquoi ? Ont-elles un point commun ; et si oui, lequel ? Masato est-il un adolescent tout ce qu’il y a de plus banal ? Ce dernier paraît se trouver toujours au bon endroit et ses propos sibyllins sont quelque peu étranges dans la bouche d’un jeune de cet âge. Alors qu’Eisuke ne demande qu’à rester seul et n’avoir aucun contact avec qui que ce soit, il s’engouffre involontairement dans ce maelström criminel et n’a pas d’autre choix que de collaborer avec Saburô pour prouver son innocence. Se trouvant sur les lieux d’un incendie suspect, vagabondant parmi les rues et s’apparentant tout simplement à un indésirable, Eisuke est le coupable idéal. Heureusement, le scénario ne cherche pas du tout l’esbroufe et écarte très rapidement les suspects. Si le déroulement de cette intrigue est plutôt classique et que des facilités parsèment le scénario, l’écriture réserve quelques surprises intéressantes et assez stimulantes. La relation entre Eisuke et le détective atypique Saburô est également sympathique car si elle n’a pas forcément le temps d’être grandement explorée en raison de la courte durée de la série, elle fait mouche. Il en va de même pour la dynamique entre les deux policiers, celui de la ville et celui plus âgé, appréciant ses bonbons acidulés. Cette enquête a priori banale comporte en réalité plusieurs ramifications et aborde des thématiques telles que l’isolement, l’adultère, le vagabondage, la solidarité entre marginaux, la jalousie, le stress post-traumatique ou encore la culpabilité. À vrai dire, si c’est bien elle qui occupe la majeure partie des épisodes, ce n’est pas elle qui importe le plus. En collaborant avec la police, Eisuke recommence à prendre goût à la vie et à sortir de sa bulle de désespoir. Cette enquête lui sert en fait de catharsis et le pousse progressivement vers une quête de rédemption et d’expiation qu’il ne s’est jusque-là jamais permis, pensant que la tragédie l’ayant jeté sur les routes n’est que de sa faute. S’il ne peut réparer ses erreurs passées, il est capable d’empêcher ceux qu’il croise de s’engouffrer sur ce terrain et d’éviter que les mêmes fautes ne se reproduisent. Tsugunai aborde avec pudeur et sans faire preuve de pathos ou de morale la question de la repentance, sujet ô combien important au Japon. Sacrifier son existence et aller jusqu’à annihiler tout ce qui composait autrefois sa vie sont effectués au pied de la lettre. La série utilise quelques symboles comme le générique pour exprimer l’évolution psychologique de son personnage principal. Son mal étant tellement important, il est par ailleurs évident qu’il ne peut guère remonter instantanément la pente et se permettre de recommencer à vivre comme autrefois. Ce qu’il expérimente au cours de cette enquête lui offre la possibilité de commencer à envisager qu’il mérite peut-être une véritable rédemption et qu’au terme d’un long travail, il parviendra à un quelconque salut. Le message est alors empli d’un espoir, fugace certes, mais définitivement présent.

Au final, Tsugunai est une courte fiction profitant de sa mise en scène minimaliste, sobre et tout en douceur afin d’illustrer le parcours douloureux d’un homme au fond du gouffre remontant progressivement à la surface suite à une tragédie dont il se sent coupable. Avec beaucoup de pudeur et de nostalgie, l’intrigue explore le désespoir de ce médecin persuadé de mériter les pires châtiments et de n’avoir le droit à aucun repos psychologique ou physique. Bien que ce j-drama soit un récit intimiste sur l’expiation et sur la reconstruction personnelle, il narre également une intrigue criminelle où le passé, le présent et les sentiments s’entremêlent inextricablement. Grâce à une intéressante galerie de personnages et des révélations distillées de façon segmentée, il garde alors un climat quelque peu mystérieux et définitivement triste. Si cette série n’est pas exempte de reproches, il émane d’elle une humanité sincèrement touchante valant sans conteste le visionnage.

Par |2017-05-01T13:59:30+02:00mars 31st, 2013|Séries japonaises, Tsugunai|2 Commentaires

Toilet no Kamisama | トイレの神様

Il est très rare que les séries s’inspirent d’une chanson pour leur histoire. Toilet no Kamisama est la preuve vivante que cela peut se faire. Effectivement, derrière ce titre se cache surtout une chanson d’Uemura Kana, une jeune chanteuse nipponne dont la carrière a décollé en 2010 grâce à ce single sorti à l’origine presque en catimini. Vendu à plusieurs milliers d’exemplaires en un temps record, ce titre a aussi reçu quelques récompenses. Il s’agit d’une simple ballade racontant la relation entre une petite-fille  – Uemura Kana – et sa grand-mère. Fort de son succès, la chanteuse a par la suite publié deux romans : un ouvrage illustré et une autobiographie relatant justement des anecdotes sur son aïeule. Le tanpatsu dont nous allons parler aujourd’hui est une adaptation de ce dernier. Toilet no Kamisama, transcrit également en Toire no Kamisama, signifie approximativement le dieu des toilettes. Composé d’un unique épisode de cent minutes, il fut diffusé sur MBS le 5 janvier 2011. C’est l’un des programmes fêtant le soixantième anniversaire de la chaîne japonaise. À noter que le tanpatsu a été nominé au 51è festival de Monte Carlo dans la catégorie des téléfilms. Aucun spoiler.

À Ôsaka, du haut de ses six ans, Kana croit que sa mère ne l’aime pas. Ayant l’impression d’être également mise de côté par son frère et ses sœurs, elle se réfugie régulièrement chez ses grands-parents vivant en face. Là, elle profite de la douceur de sa grand-mère qui trouve toujours les bons mots pour la réconforter. Suite à certaines circonstances, elles finissent par vivre ensemble et leur relation déjà importante prend de nouvelles proportions.

     

Toilet no Kamisama est tout simplement une ode aux liens entre une grand-mère et sa petite-fille. En se déroulant sur une décennie, le tanpatsu montre le quotidien d’une famille assez atypique où la petite dernière cherche de la chaleur là où elle peut en trouver. Au cours de la première partie, l’héroïne, Kana, n’est qu’une enfant. Interprétée par la mignonne Ashida Mana (Marumo no Okite, Mother, Alice in LIAR GAME) à qui l’on serait prêt à tout offrir, Kana ne comprend pas très bien pourquoi sa mère, Yôko, ne lui porte pas plus d’attention. Elle est trop jeune pour réaliser que cette dernière agit de la sorte avec tout le monde et que sous cette présumée indifférence et cette excentricité se cachent aussi quelques blessures et craintes. Les non-dits gouvernent en réalité cette famille éclatée. Yôko, jouée par la sympathique Natsukawa Yui (Kekkon Dekinai Otoko), élève seule ses trois enfants et a fichu plus ou moins à la porte son bon à rien de mari (Tokui Yû). Kana, elle, est d’autant plus blessée qu’elle n’a aucun souvenir de son père et qu’elle n’arrive pas à se faire une place dans cette famille très particulière où chacun paraît mener son existence, seul, dans son coin. Heureusement, elle peut donc compter sur sa grand-mère maternelle, Waka (Iwashita Shima), toujours présente pour donner une friandise, complimenter et trouver ce qu’il faut pour remonter le moral. Lorsque son père décède, Yôko décide que Kana ira habiter en face, de manière à ne pas laisser seule la récente veuve. Après tout, Kana pourra revenir autant qu’elle veut dans la maison d’à côté voir sa fratrie et sa mère. Cette décision chagrine et ravit en même temps la petite fille. N’est-ce pas la preuve irréfutable que l’on se débarrasse d’elle ? Ceci étant, loger auprès de sa grand-mère est un tel délice qu’elle y gagne peut-être au change. Les années passent, Noël a une place de choix – ce qui n’est probablement pas anodin vu la date de diffusion – Kana grandit, mûrit, et progressivement, elle développe un goût prononcé pour la musique. Waka l’encourage toujours et lui fait jurer de ne jamais s’arrêter avant d’atteindre son objectif qui est celui de vivre de son art. Incarnée cette fois-ci par Kitano Kî (LIFE), Kana partage alors son temps entre ses études, son petit-ami portant les traits de Miura Shôhei (Tumbling, Gokusen 3) et finit par prendre son envol dans la vie active, laissant quelque peu sa grand-mère de côté. Malgré tout, leur relation est encore empreinte de beaucoup de douceur et de complicité.

Le scénario de Toilet no Kamisama est tout ce qu’il y a de plus classique et si la lecture du synopsis peut laisser imaginer des instants dramatiques, ce n’est pas réellement le cas dans la première partie. Tout du moins, la cellule familiale dans laquelle Kana vit est effectivement assez décalée et il en ressort de nombreuses scènes humoristiques. L’ambiance est légère, mignonne, un tant soit peu cocasse et le visionnage est tout à fait agréable. Il faut dire qu’Ashida Mana est tellement lumineuse et pétillante qu’elle améliore facilement n’importe quoi. Le titre laisse d’ailleurs entendre que le ton est assez piquant étant donné qu’il est question d’un dieu des toilettes ! De manière à garder la surprise, son explication ne sera volontairement pas révélée dans ce billet. Malheureusement, sans se révéler non plus catastrophique, la suite finit par perdre quelque peu de sa saveur en raison de longueurs et de bons sentiments légèrement prépondérants. Lorsque l’héroïne grandit, le charme est presque rompu et l’on sent moins l’attachement entre la petite-fille et sa grand-mère. La tonalité douce-amère fait mouche, là n’est pas la question, c’est juste que l’histoire devient plus plate et vraiment convenue. Le rythme est au final peut-être trop rapide puisqu’une bonne dizaine d’années s’écoule entre le début et la conclusion, ce qui fait qu’il est assez compliqué de se sentir réellement concerné par ce que l’on voit. Toutefois, Toilet no Kamisama pourra sans grand difficulté résonner avec son vécu personnel, si l’on a par exemple eu un grand-parent dont on s’est un jour senti proche. Sinon, quid de la fameuse chanson, entendue à la toute fin de l’épisode ? Elle n’a rien non plus de révolutionnaire mais elle marque surtout par ses paroles et sa durée (plus de dix minutes !). L’interprétation de Kitano Kî est plutôt bancale et heureusement, l’actrice est rapidement remplacée par l’interprète originale. Pour terminer, la forme est sans artifice mais elle profite de superbes paysages et d’une photographie plutôt soignée.

En définitive, Toilet no Kamisama est un joli et tendre tanpatsu rendant hommage à la relation entre une petite-fille ayant besoin d’amour et d’affection, et une grand-mère ne demandant qu’à en donner. En dépit d’un classicisme évident et d’un aspect assez préformaté, l’épisode réussit sans mal à offrir de la chaleur et se révéler attendrissant. Grâce à son sujet et son traitement fédérateur, il est alors évident que cette fiction inspirée de faits réels peut également rappeler de nombreux souvenirs en lien avec des êtres chers. Bref, il remplit parfaitement le cahier des charges et peut être appréciable si l’on tient à se plonger dans une atmosphère nostalgique.

Par |2020-04-03T18:32:32+02:00mars 25th, 2013|Séries japonaises, Tanpatsu, Toilet no Kamisama|2 Commentaires