Eiga Kaibutsu-kun | 映画 怪物くん (film)

Personne ne contredira que la probable conclusion de Kaibutsu-kun s’est fait attendre. Enfin, ce n’est pas exact, précisons plutôt que les sous-titres anglais ont mis beaucoup de temps à arriver jusqu’à nous – presque deux ans ! Après la série télévisée et les deux épisodes spéciaux, place au film, sobrement intitulé Eiga Kaibutsu-kun, eiga signifiant film. Ce long-métrage est sorti dans les salles obscures nippones le 26 novembre 2011 et dure un peu plus de cent minutes. Pour ceux qui s’interrogeraient, il peut être regardé indépendamment du reste. Aucun spoiler.

Alors qu’il est à deux doigts de monter sur le trône du royaume des monstres, Kaibutsu-kun ne trouve pas mieux que de se mettre à dos l’intégralité de ses comparses. Vexé et mécontent, il décide de s’enfuir vers la Terre, dans le but de rejoindre ses amis humains. Il est rapidement rattrapé par Franken, Dracula et Wolfman. Sauf qu’au lieu d’atterrir au Japon, il pose les pieds en… Inde ! Naturellement, les choses ne vont pas du tout se dérouler comme prévu.

     

La majeure partie du temps, les tanpatsu et autres films dérivés des j-dramas n’apportent pas grand-chose et se révèlent qualitativement inférieurs aux fictions qu’ils précèdent. Les scénaristes partent peut-être du principe que le public sera davantage tolérant, car il n’aura pas côtoyé cet univers familier depuis une certaine période. Il faut par ailleurs préciser que passer d’un format court à un plus long ne se fait pas aussi aisément que ce que l’on pourrait croire. Sans grande surprise, Eiga Kaibutsu-kun n’évite pas les écueils inhérents à cette pratique. Effectivement, le rythme est assez bancal et l’intrigue ne nécessitait pas d’être autant étirée, d’autant plus que la trame repose sur un schéma totalement analogue à celui répété à outrance dans le renzoku. Ce n’est pas tant que l’on s’ennuie vraiment, mais il existe une baisse de régime vers le milieu qui aurait pu être facilement écartée. De même, l’intérêt de proposer un film et non pas d’intégrer ce récit dans la série est discutable. Quoi qu’il en soit, heureusement, la cinématographie est encore plus soignée qu’auparavant. À condition d’apprécier le style jeu vidéo, cette production a toutes les chances de ravir. Entre les couleurs vives, les effets spéciaux, les décors léchés, les beaux costumes et la minutie apportée à certains détails, le voyage est plus que satisfaisant. La musique d’Izutsu Akio associant jusqu’à présent des tonalités rock à d’autres plus épiques s’offre également des mélodies plus orientales, en raison du cadre. Les héros sont transportés en Inde, ce qui est un plus non négligeable sur la forme, comme sur le fond.

Kaibutsu-kun n’a toujours rien appris de ses leçons, au grand dam de son père qui croyait pourtant qu’il avait mûri. Réalisant que cet être arrogant est proche de devenir leur souverain, les monstres ne sont pas du tout contents et ne se gênent pas pour le lui faire comprendre. Ce n’est donc guère étonnant que le prince s’énerve, insulte tout le monde et refuse de s’excuser, préférant s’envoler en direction des humains. Tout ce qu’il souhaite, c’est manger du curry et retrouver Utako et Hiroshi qui, visiblement, lui manquent. Il saute avec le trio de rigolos habituel sur le dos d’une sorte de dragon-chèvre – similaire à Fuchur/Falkor de The Neverending Story – et quitte son territoire, furieux. Le roi, lui, n’est pas non plus heureux de voir son imbécile de fils faire n’importe quoi et le prive de nouveau de ses pouvoirs. Bizarrement, les compères atterrissent en Inde, où ils sont accueillis tels des héros légendaires. L’ambiance exotique plaît à tous. Les danses se multiplient, la nourriture est délicieuse, le palais est magnifique et tout paraît parfait. Trop parfait. Leur hôte, Vishal (Kamikawa Takaya – Warui Yatsura, Kimi ga Oshiete Kureta Koto), n’est pas aussi humain que ce qu’il laisse penser. Il semblerait même que Demokin soit dans les parages et le manipule, espérant réveiller sa belle et tendre Demorina. Kaibutsu-kun se fiche royalement du peuple et des conséquences que pourraient avoir les malversations de ces créatures, mais il est rabroué par la princesse du pays et son frère, tous deux ressemblant étrangement à Utako et Hiroshi. Les voilà donc lancés dans une aventure riche en rebondissements.

Ce film réutilise toutes les caractéristiques propres à l’univers de Kaibutsu-kun. Se trouvent dès lors au programme beaucoup de mauvaise foi de la part de l’antihéros, des disputes avec n’importe quel quidam, une morale totalement comprise de travers, des batailles ridicules, des habiletés spéciales se réveillant au dernier moment, des méchants risibles bien qu’évitant le manichéisme primaire, du sentimentalisme, énormément de loufoquerie en tous genres, etc. Malgré la répétition évidente, l’histoire tient correctement la route. Déplacer le long-métrage en Inde et esquiver le Japon se révèle une excellente idée puisqu’elle permet d’empêcher trop de redite et, surtout, il s’agit du pays du curry ! Doit-on rappeler l’appétence de Kaibutsu-kun pour ce plat ? Sinon, outre le fond de teint, les personnages abusent désormais du crayon noir sur les yeux et, pour la toute première fois, les habitants du monde des monstres sont représentés. En revanche, il est dommage que les enfants humains réussissent malgré tout à être de la partie tant leurs interprètes sont toujours aussi médiocres. De plus, disposer d’un acteur de la trempe de Kitamura Kazuki (Warui Yatsura) et ne l’utiliser qu’en sorte de garde du corps est presque honteux. Si, si.

En définitive, Eiga Kaibutsu-kun continue sur la lancée de la série télévisée en proposant une aventure initiatique riche en couleurs et en bonne humeur où le prince monstrueux est égal à lui-même. Grâce à une mise en scène réussie et souvent superbe ainsi qu’au cadre renouvelé, le film s’avère non désagréable à suivre et devrait satisfaire sans mal ceux ayant déjà apprécié les histoires précédentes. Bien sûr, rien ne change jamais, tout y est encore une fois plutôt stupide, voire ridicule, mais ce parti pris est tellement assumé que l’on ne peut que sourire devant cette production à destination des enfants.

Par |2017-05-01T13:58:51+02:00novembre 18th, 2014|Films, Kaibutsu-kun, Séries japonaises|0 commentaire

99-nen no Ai | 99年の愛


Après lui être tournée autour depuis de nombreuses années – et alors qu’il détient une filmographie assez impressionnante –, ce n’est que récemment que mon chemin a rencontré celui du Johnny’s Tsuyoshi Kusanagi. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’au vu du rôle qu’il possède au sein de la série de ce jour, je n’aurai pas lésiné sur les moyens. 99-nen no Ai est un tanpatsu composé de cinq longs épisodes durant chacun approximativement deux heures. Comme son titre l’indique, il s’étale sur 99 années d’amour et met en avant des Japonais ayant émigré aux États-Unis. La fiction fut diffusée sur TBS au cours de cinq soirées consécutives, soit du 3 au 7 novembre 2010. Aucun spoiler.

Années 1910, Japon. Le pays souffre de la misère et, dans les campagnes, l’ambiance est morose. Alors que l’archipel s’est ouvert assez récemment sur le reste du monde, beaucoup de ses habitants rêvent du fameux eldorado que paraissent être les États-Unis. Ce n’est donc guère étonnant que plusieurs osent tenter de traverser le Pacifique afin de s’y installer. Hiramatsu Chôkichi est l’un d’entre eux. Les années s’écoulent, son existence et celle de ses descendants ne se révèlent pas aussi aisées que ce qu’ils espéraient tous. Outre la ségrégation, le racisme et les différences culturelles, la Seconde Guerre mondiale finit par frapper, ostracisant que davantage ces Japonais vivant sur le sol d’un pays contre lequel leurs représentants sont en guerre.

Les chaînes nipponnes désirent régulièrement marquer leur anniversaire avec une production sortant sensiblement de l’ordinaire. En l’occurrence, pour sa soixantième bougie, TBS a tenté de mettre les petits plats dans les grands avec 99-nen no Ai ; les épisodes font preuve d’une ambition palpable à travers ce voyage spatiotemporel. Tout en s’attardant sur une thématique historique finalement assez méconnue – à savoir la vague d’immigration japonaise vers les États-Unis au début du XXè siècle –, le tanpatsu démontre à de multiples reprises son souhait d’être au maximum exhaustif et, outre la dimension purement factuelle, de brasser toutes les difficultés de cette entreprise. Toutefois, cette visée didactique se voulant la plus complète possible s’avère être une qualité comme, malheureusement, un véritable défaut. Consciencieuse et appliquée, la fiction en devient par conséquent scolaire et académique.

99-nen no Ai commence en 2010, sur un terrain de baseball. Les spectateurs applaudissent un joueur qui, visiblement, est originaire du Japon. Cette ovation met vraisemblablement du baume au cœur à plusieurs d’entre eux, mais dans ce public, deux personnes âgées semblent davantage marquées que les autres. Effectivement, celles-ci ne peuvent s’empêcher de se remémorer les embûches rencontrées jadis ; elles constatent avec espoir qu’à l’heure actuelle, les anciennes inimitiés ont bel et bien été oubliées. Il s’agit de Hiramatsu Shinobu (Yachigusa Kaoru – Byakuyakô) et de Jirô (Kamijô Tsunehiko). Leur présence dans ce stade n’est pas liée à un amour du sport. Non, ils y attendent une femme qu’ils n’ont pas vue depuis des décennies. Une femme qu’ils pensaient même décédée et qu’ils n’osaient plus rêver croiser : Hiramatsu Sachi (Kishi Keiko), respectivement leur belle-sœur et sœur. Les retrouvailles ne se révèlent pas aussi aisées que ce qu’ils pouvaient escompter, mais elles sont surtout propices à un retour dans le passé et, plus particulièrement, à l’éclairage de toute une famille. D’une manière extrêmement peu naturelle et sans aucun sentiment décelable, Shinobu et Jirô racontent leur histoire à leurs descendants, la caméra alternant régulièrement entre notre époque et des faits bien plus anciens. Pour cela, il convient au préalable de parler du patriarche, celui par qui tout commença : Hiramatsu Chôkichi.

Travailleur, réaliste et comprenant que le Japon ne lui apportera rien de correct, Chôkichi choisit de se rendre aux États-Unis, avec l’aide et le soutien d’un ami lui ayant assuré qu’il trouverait aisément en emploi sur cet autre continent. C’est ainsi que le jeune homme fait ses adieux à sa terre natale et décide de tout risquer. Les débuts sont, sans grande surprise, extrêmement durs pour lui. Ne parlant pas un mot d’anglais, ne passant forcément pas inaperçu et n’ayant pas un sou en poche, il est en plus victime de racisme. Personne ne veut l’embaucher et, lorsque c’est le cas, il doit s’échiner pour quelques piécettes. Malgré tout, il ne baisse pas les bras, enchaîne les tâches dans les champs tout en envoyant régulièrement la quasi-intégralité de son salaire à sa famille demeurée au Japon. Les années défilent et il réalise qu’il ne peut pas continuer de la sorte, à vivre comme un forçat solitaire. Contre toute attente, il parvient à trouver une femme, une Japonaise venue spécialement du pays pour lui, et tous deux jouissent de l’altruisme d’une Américaine leur léguant sa ferme. Les journées s’écoulent alors, leurs pâturages se développent, les enfants naissent, la vie suit son cours. Or, le destin étant parfois cruel, ils ne peuvent guère profiter longtemps de cette paisible existence, car au-delà des remarques et autres attitudes désobligeantes à leur encontre, ils doivent composer avec les conséquences de l’attaque de Pearl Harbor. Le gouvernement américain force ces Japonais ainsi que leurs descendants – possédant pourtant la nationalité américaine puisqu’ils sont nés sur ledit sol – à intégrer les camps d’internement, dont celui de Manzanar. De là suivent de nouvelles barrières, dont l’impératif pour ses secondes générations (les nisei) de choisir entre leurs origines japonaises et leur patrie d’accueil. Pour les hommes, cela se traduit par l’enrôlement dans l’armée américaine, les obligeant à aller batailler contre le Japon. Entre malnutrition, emprisonnement, injures, humiliation, sentiment d’injustice, impression de trahir le Japon et doutes de ce que sera composé le futur, les Hiramatsu se retrouvent pieds et poings liés et ne peuvent que patienter, dans l’espoir que la situation s’arrange. Cependant, peu importe qui sera le gagnant de cette guerre, il y aura des perdants et personne n’en ressortira indemne.

Tout au long de ses cinq épisodes, 99-nen no Ai développe essentiellement deux générations. La première, menée par Chôkichi, représente les issei, les Japonais ayant émigré aux États-Unis. Kusanagi Tsuyoshi incarne le jeune chef de famille. Fait assez étrange, il endosse également le rôle du fils aîné de Chôkichi, Ichirô, Nakai Kiichi (Smile, Saigo Kara Nibanme no Koi) reprenant alors la version âgée du père. Chôkichi fait figure du Japonais modèle, gouverné par le sens de l’honneur et du devoir. Pugnace, il persévère envers et contre tout, même lorsque de terribles voisins – tels que le vilain raciste James – tentent de le terroriser. Ichirô est issu du même bois, d’ailleurs. Le tanpatsu éclaire en réalité surtout la seconde génération, celle de ces enfants d’immigrés détenant la citoyenneté américaine. L’écriture s’efforce de montrer l’ambivalence de leur situation, les difficultés inhérentes à ce double héritage, celles-ci étant amplifiées par les évènements de l’époque. Elle cherche assez artificiellement à créer une empathie avec le spectateur, de manière à ce qu’il puisse comprendre qu’effectivement, ces personnes ont souffert et sont dignes de moult louanges. S’il est indiscutable que cette période s’avère bouleversante, la série est bien trop maladroite pour concerner comme elle l’aurait nécessité. Le scénario est manichéen et illustre d’un côté les Japonais fiers et méritants, et, de l’autre, trop d’Américains retors et racistes – et affreusement joués ! Certes subsistent quelques perles occidentales si ce n’est qu’elles sont bien rares et que la nuance n’existe jamais au sein de ces épisodes. En revanche, ne nions pas qu’il est très intéressant que ce pan de l’Histoire bien trop occulté soit mis en avant, surtout vu l’ironie du procédé, des Américains ayant interné leurs compatriotes sur leur propre sol ! Pour en revenir aux enfants Hiramatsu, Ichirô n’est pas le seul à figurer sur le devant de la scène. Son frère cadet, Jirô, est tout autant important. Pondéré et amoureux de la terre, il rêve de pouvoir reprendre la ferme parentale. C’est le sympathique Matsuyama Kenichi (Zeni Geba, Taira no Kiyomori) qui l’incarne et propose le portrait d’un jeune homme n’hésitant pas à demeurer en retrait pour le bien-être de tous. À ces deux s’ajoute Shinobu, portée par Nakama Yukie (Gokusen, Tempest, Erai Tokoro ni Totsuide Shimatta!). Affable, douce et intelligente, elle dépeint le courage féminin fantasmé, voire stéréotypé. Les épisodes distillent un soupçon romanesque avec une histoire d’amour affectée d’abord par des milieux différents, mais également par d’autres aléas bien plus incontrôlables. Là aussi, l’échec est notable puisque l’alchimie entre les acteurs est quasi inexistante et que l’espèce de triangle amoureux insipide ne vient que parasiter le tout ; le couple de la première génération est bien plus solide. La surenchère n’est jamais très loin, en définitive.

Outre la dimension humaine, l’historique lui est inextricablement lié. Afin de parfaire son exhaustivité, 99-nen no Ai retrace un grand nombre d’évènements : le travail dans les fermes, la traversée du Pacifique des futures épouses, les camps d’internement, l’obligation de vendre à bas prix les propriétés durement acquises, la guerre du Pacifique, l’attaque de Pearl Harbor, le 442è régiment, etc. De même, si la majorité de ces scènes ont pour cadre les États-Unis, la série n’oublie pas le Japon en tant que tel. Pour cela, elle s’attarde sur deux des filles Hiramatsu ayant été renvoyées sur l’archipel avant que le conflit ne devienne aussi prépondérant. Avec elles, les épisodes détiennent la possibilité de dépeindre un retour compliqué, elles qui n’ont jamais connu le Japon, qui sont vues comme des étrangères du fait de leur ancienne existence américaine, et des conséquences parfois plus que terribles de la capitulation japonaise. Okinawa et Hiroshima en sont les principaux points chauds. La plus jeune d’entre elles porte les traits de la toujours aussi médiocre Kawashima Umika (Kôkôsei Restaurant, Kaibutsu-kun). Au moyen de vidéos d’archives, le tanpatsu continue donc sur sa lancée que de balayer du mieux qu’il peut le sujet, délivrant une vraie leçon d’Histoire. D’aucuns seraient tentés de préciser que les horreurs perpétrées par les Japonais sont totalement occultées, ce qui est évident et prouve de nouveau cette aseptisation et cette envie de dépeindre des personnages bien blancs et sans grands reproches. Sinon, sur la forme, la série aurait mérité un travail plus complet au niveau du cadre puisque l’on ne croit que trop rarement se situer dans les années 1940. La reconstitution n’est guère crédible, à l’exception des séquences bienvenues de véritables batailles en Europe. En revanche, la photo est jolie et les paysages sont magnifiques à partir du moment où l’on a un faible pour les champs à perte de vue. Quant à la musique, composée par Senju Akira (Fûrin Kazan, Suna no Utsuwa), elle est très imposante et extrêmement intrusive, forçant dès lors les sentiments.

Pour conclure, 99-nen no Ai s’attarde avec soin sur une famille de Nippo-Américains s’engouffrant dans la brèche du rêve américain et finissant surtout empêtrée dans le tourbillon de la Seconde Guerre mondiale. Via une narration poussive, la série caractérise consciencieusement la désillusion et le retour à la réalité, la question de la nationalité et de l’héritage culturel, aborde les conséquences du conflit selon différents points de vue, et tente de délivrer une vraie leçon de mémoire et de morale. L’effort de cette fresque intergénérationnelle est louable mais, malheureusement, le résultat s’annonce assez approximatif en raison d’un manque total de naturel, d’une interprétation fluctuante et d’une pédagogie exagérée à l’extrême. Les situations s’enchaînent suivant un parfait cahier des charges, les dialogues sonnent mécaniques, les relations entre les personnages ne dégagent pas grand-chose et l’ensemble devient par moments désagréable tant l’écriture donne l’impression de prendre le public par la main, trop idiot qu’il est pour tout comprendre de lui-même. Il aurait été grandement préférable que cette fiction soit moins scolaire et davantage nuancée, elle aurait alors gagné en chaleur. À force de vouloir trop bien faire, le tanpatsu apparaît surtout comme une production artificielle, proprette et bien sous rapports. Dommage vu le potentiel évident.

Par |2017-05-01T13:58:54+02:00octobre 19th, 2014|99-nen no Ai, Séries japonaises, Tanpatsu|0 commentaire