Sunadokei | 砂時計

Si presque tous les regards sont tournés vers les séries de la première ou deuxième partie de soirée, d’autres essayent aussi de tirer leur épingle du jeu. Outre les asadora se dégustant tous les matins sur NHK, la période du début d’après-midi semble avoir quelque peu la cote au Japon. Avec son programme intitulé Ai no Gekijô, soit littéralement le théâtre de l’amour, TBS y propose tous les deux à trois mois environ une nouvelle fiction passant du lundi au vendredi de 13 à 13 h 30. Du fait de leur absence de renommée et de leur durée généralement conséquente, elles sont rarement sous-titrées. Malgré tout, Sunadokei est arrivée jusqu’à nous et se compose de soixante épisodes de trente minutes chacun ayant été diffusés sur la chaîne entre mars et juin 2007. Il s’agit d’une adaptation du shôjo manga du même nom d’Ashihara Hinako (Piece), disponible en France chez Kana sous l’appellation Le Sablier, et se constituant de dix volumes sortis entre 2003 et 2006 ; par chance, la production télé est donc postérieure à la fin du matériel original. À noter que la version papier a aussi été transposée en 2008 au cinéma. Aucun spoiler.

Suite au divorce de ses parents, Uekusa An, douze ans, quitte Tôkyô pour rejoindre un minuscule village perdu au milieu de nulle part où vit sa grand-mère maternelle. Alors qu’elle tente de se créer de nouveaux repères dans un environnement qu’elle juge trop fermé et rustre, sa mère se suicide, probablement en raison du très lâche abandon de son ex-mari. Plutôt que de baisser les bras, cette petite fille choisit de garder le sourire et de se battre. En grandissant, elle continue d’expérimenter les différents aléas de la vie, mais elle peut se reposer sur le sablier offert par sa maman en arrivant dans la région ainsi que sur le soutien de ses amis, dont Kitamura Daigo ne la laissant pas indifférente.

Courant 2013, j’ai lu le manga et, sans se montrer mémorable, il ne m’avait pas déplu grâce à quelques-unes de ses qualités qui, d’ailleurs, sont présentes dans cette série télévisée. L’adaptation se veut assez fidèle et prend le temps d’installer et de développer ses personnages comme il se doit. Elle pousse même le vice jusqu’à transposer les écueils initiaux, ce qu’elle aurait pu omettre de faire ! Dès son premier épisode, Sunadokei donne le ton et marque par son approche narrative éclatée. Au lieu de raconter l’histoire de manière linéaire, elle s’attarde sur trois périodes bien distinctes de l’existence d’An. L’enfance, l’adolescence et l’âge adulte s’y entremêlent à travers des réminiscences du passé, agrémentées de la voix off assez affectée de l’héroïne. L’atmosphère de la série se charge en mélancolie et plonge l’audience dans un récit au rythme lénifiant, quelque peu à l’instar des décors naturels reposants de la préfecture de Shimane, là où la neige habille souvent de son blanc manteau les paysages campagnards. La justesse de ce registre doux-amer séduit rapidement et laisse imaginer une écriture suffisamment subtile où une tristesse cathartique côtoie des tranches de vie banales et si agréables. Or, la suite bouleverse totalement cet équilibre avec une succession de rebondissements éculés et peu crédibles induisant une sorte de mélodrame, voire misérabilisme. Cette valse de sentiments fédérateurs serait en mesure de captiver, mais un ennui poli prédomine ; car outre les malheurs à foison réduisant l’empathie à peau de chagrin, la répétition de flashbacks s’étant parfois déroulés quelques instants plus tôt dans le court épisode finit par fatiguer. En dehors de ce montage maladroit et redondant, la réalisation demeure basique et les discrètes mélodies composées par Endô Kôji (Toto Nê-chan) effectuent correctement leur travail. La ballade du générique de début, Hito Koi Meguri, de Shibasaki Kô n’entrera pas dans les annales, mais elle représente à merveille la dimension émotionnelle choyée par cette production s’installant dans la durée.

Sunadokei raconte quatorze longues années du parcours de la spontanée Uekusa An. Le premier jour de diffusion commence par son retour à Shimane, après avoir quitté son village il y a cinq ans. En apercevant les paysages à travers la vitre du train, elle se remémore sa vie là-bas. La série joue beaucoup la carte des souvenirs et de la nostalgie, mais elle a le mérite de ne jamais favoriser l’idéalisme sur le plan romantique. Au contraire, elle illustre parfaitement les embûches d’une relation amoureuse, sans forcer le trait. Quand, enfant, l’héroïne a déménagé à la campagne, elle est rapidement tombée sous le charme de Daigo, un petit garçon un peu sauvage et ronchon. Ils sont devenus inséparables et se voyaient probablement vieillir ensemble tout en se disputant gentiment comme ils en avaient l’habitude. Leur complicité et complémentarité sautaient alors aux yeux. Sauf que quelque chose s’est brisé en cours de route et maintenant, en tant qu’adulte résidant à Tôkyô, An (Satô Megumi – Hana Yori Dango) est célibataire. Le scénario distille au compte-gouttes les informations expliquant ce détachement et malgré une structure non chronologique, il ne gagne pas en confusion. Est-ce que la jeune femme et Daigo ne s’aiment plus ? Leurs différents rêves les ont-ils brouillés ? Vont-ils se réunir ? Beaucoup de pudeur et de non-dits constituent cette relation réaliste, bien que l’alchimie du couple principal s’avère limitée. Puisque l’histoire se déroule à trois époques distinctes, les acteurs changent à chaque fois, ce qui rompt légèrement la continuité, car tous ne se valent pas. Coup du sort, ils ne dégagent pas grand-chose ensemble comme individuellement, An étant clairement la moins bien lotie. L’héroïne ne se veut de toute manière que peu attachante avec sa propension à pleurnicher un peu trop souvent et à adopter une attitude plutôt timorée ; son image adolescente (Kobayashi Ryôko) remporte d’ailleurs le pompon. Contre toute attente, c’est la version enfant de Daigo (Izumisawa Yûki – Byakuyakô) qui se montre la plus convaincante, les suivantes restant toutefois correctes (Sano Kazuma et Takezai Terunosuke). En partie pour représenter sa romance maîtresse, Sunadokei privilégie à différentes reprises les métaphores filées. Ainsi, le sablier est un objet très cher aux yeux d’An qu’elle a reçu lors de sa visite avec sa mère du Nima Sand Museum abritant le plus grand sablier du monde ; il met un an à s’écouler ! Outre sa valeur sentimentale indiscutable, il symbolise aussi sa relation avec son amoureux. Ce représentant du temps qui s’effile matérialise le futur qui ne cesse de se réduire et la fiction prouve à sa manière que le présent importe avant tout, même si le passé, lui, ne s’oublie jamais. Étonnamment, le défilement des saisons et années est assez mal rendu à l’écran. Quoi qu’il en soit, les autres figures gravitant autour de Daigo et An se révèlent également un peu trop fades pour marquer convenablement.

Dès son arrivée à Shimane, An fait la connaissance des Tsukishima, un frère et une sœur issus d’une riche famille aux lourds secrets. Le sérieux et réfléchi Fûji (Kawaguchi Shôhei, Aoyagi Ruito, Shibue Jôji) contraste avec la pétillante et boute-en-train Shîka (Yamauchi Nana, Kakiuchi Ayami, Kinouchi Akiko) ; là aussi, les acteurs livrent une interprétation figée. Avec Daigo, ils forment un quatuor indissociable et se serrent les coudes. La série essaye réellement de développer ces personnages secondaires, mais botte tantôt en touche avec des stéréotypes et une tendance à la caricature. Relations adultérines, enfants cachés et détachement maternel composent le programme de ces nombreux malheurs un peu trop appuyés. Ce classicisme, voire cette surenchère de cruautés, perturbe à plusieurs reprises l’appréciation générale. Il faut en plus s’accommoder de la rivale mesquine prête à tout pour obtenir l’objet de son désir, d’un accident fortuit aux conséquences fâcheuses, d’une correspondance malsaine, de quiproquos et autres incompréhensions, ou bien du fameux triangle amoureux. La prévisibilité de l’intrigue rend donc le visionnage parfois laborieux, car le traitement persiste de la sorte tout au long de la production. Les sujets plus simples comme les doutes sur l’avenir, les interrogations en lien avec l’école et la sphère professionnelle, la peur de l’échec ou encore les difficultés de conserver une amitié se révèlent beaucoup mieux exploités. Sunadokei propose également une histoire familiale assez complexe en ce qui concerne l’héroïne. Pour des raisons financières, le père d’An disparaît de la circulation un beau matin, laissant sur la table une demande de divorce. La petite fille se persuade que son cher papa envisage de les rejoindre et que ses parents ne se sépareront jamais. Quand sa mère (Itô Yûko – Keitai Sôsakan 7) se suicide, son adorable et bienveillante grand-mère (Ômori Akemi), véritable lumière de la fiction, prend les choses en main. Sans aucune surprise, le fameux démissionnaire (Haba Yûichi) en question revient sur le tapis et provoque une vague de bons sentiments trop mièvres pour convaincre. Malgré tout, le travail de deuil, les regrets, la culpabilité d’un enfant se sentant orphelin et les difficultés latentes à continuer d’avancer sont joliment traités, bien que par moments aliénés par les rebondissements improbables ou excessivement sombres.

Pour résumer, Sunadokei reflète une course perdue d’avance contre le temps, toujours insaisissable, souvent immuable, mais elle ne propose pas un récit morose et fataliste. Au contraire, avec l’illustration d’une romance se dévoilant lentement sur quatorze années, à l’instar des grains de sable défilant inlassablement les uns après les autres, elle instaure un climat tranquille se voulant le plus sincère possible. Armée d’une tonalité douce-amère, de sa construction non linéaire et de ses débuts subtils et justes, elle dresse un portrait complet de trois étapes clés du cheminement de l’héroïne et de ses proches. Bien qu’elle privilégie une dimension humaine et réaliste, la fiction s’oublie malheureusement dans un mélodrame excessivement artificiel contrastant avec l’ambiance naturelle initialement favorisée. Le manque de coloration de certains personnages et l’interprétation parfois maladroite nuisent alors à l’empathie et laissent trop régulièrement une impression de détachement. Certes, le résultat général demeure tout à fait honorable grâce à l’originalité de la narration, mais compte tenu du potentiel, subsiste une légère déception, car le bouleversement émotionnel tant espéré est enrayé par l’aspect finalement conventionnel du fond.

By |2017-05-01T13:58:02+01:00août 31st, 2016|Séries japonaises, Sunadokei|0 Comments

Honjitsu mo Hare. Ijô Nashi | 本日も晴れ。異状なし

L’opération vidage de mon stock de séries japonaises se poursuit avec Honjitsu mo Hare. Ijô Nashi dont le titre à rallonge peut être très approximativement traduit en il fait beau aujourd’hui ; il n’y a pas d’incidents à relever. Elle n’est constituée que de neuf épisodes diffusés sur TBS entre janvier et mars 2009 ; le premier dure quinze minutes de plus que les quarante-cinq usuelles. Les scénarios inédits se noyant désormais dans les adaptations, il convient d’en saluer un lorsque l’on y est confronté. En l’occurrence, c’est Fujimoto Yuki (Love Revolution, Chiritotechin) qui s’en est chargé. Aucun spoiler.

Un policier au sang chaud habitué à pourchasser les yakuzas de Tôkyô est muté sur une île isolée de l’archipel d’Okinawa. Au départ, les autochtones ne voient pas son arrivée d’un très bon œil puisqu’il ne risque pas de servir à grand-chose tant tout y est calme. Mais grâce à son sourire et son entrain, il prouve rapidement qu’il est en mesure de s’intégrer à la vie locale.

À l’instar d’un peu trop de fictions sommeillant dans mes dossiers, je n’ai aucune idée de pourquoi celle-ci s’y est retrouvée. Elle ne m’intéresse nullement sur le papier, elle est totalement inconnue donc je n’ai sûrement pas lu quoi que ce soit à son sujet, et sa distribution ne m’est pas spécialement sympathique en dehors de la présence très limitée d’Endô Kenichi. Cela n’étonnera nullement si je précise que je n’étais pas motivée en la commençant. En fait, je craignais qu’elle s’empêtre dans les écueils habituels de ces histoires propices au sentimentalisme. Sans aucune surprise, Honjitsu mo Hare. Ijô Nashi  ne sort jamais du lot ; elle fait partie de ces séries génériques n’offrant rien de particulier et se contentant de répondre au parfait petit cahier des charges de la production nippone familiale proprette et gentillette. Elle se laisse regarder, ne le nions pas, d’autant plus qu’elle reste assez courte, mais elle ne marquera pas qui que ce soit et s’oubliera très rapidement une fois la télévision éteinte. Naturellement, la forme emballe le tout d’une manière tout aussi incolore avec une réalisation classique, et une bande originale composée par Ike Yoshihiro (Nobuta wo Produce, Keitai Sôsakan 7) passe-partout et favorisant bien trop souvent les violons pour manipuler le public. Seuls les paysages d’Okinawa permettent de bouleverser quelque peu l’ordre préétabli, car il faut admettre que le sud-ouest du Japon fait rêver. En revanche, ne comptez pas sur une exploration de la culture des habitants puisqu’elle y est totalement absente, le cadre n’étant utilisé que pour son isolement et ses abords maritimes. De toute manière, le récit en tant que tel demeure artificiel.

Shirase Ryô est le dur à cuire courant après les gangsters de Tôkyô et ne reculant devant aucun danger pour mener à bien ses missions d’inspecteur de police. Les jours défilent les uns après les autres, se ressemblant finalement tous. L’existence de cet homme aurait pu continuer de la sorte, mais suite à des circonstances particulières, il demande son détachement sur une minuscule île nommée Narumi, sur laquelle vit une petite trentaine de personnes. Cela ne plaît nullement à son sympathique supérieur hiérarchique direct à la mine patibulaire, Kataoka Shinichirô (Endô Kenichi – Tamiô), bien qu’il comprenne dans une certaine mesure les motivations de son jeune protégé alors à la dérive. C’est ainsi que Ryô débarque dans ce coin perdu au milieu de nulle part. Ses débuts sont assez chaotiques puisque la population lui assène qu’il arrive un peu comme un cheveu sur la soupe et qu’avant de nécessiter un policier, ils auraient surtout besoin d’un médecin ou d’une profession susceptible de leur apporter davantage de confort. Effectivement, le taux de criminalité est nul depuis toujours et il ne se passe vraiment rien sur cette terre insulaire où ne poussent que des champs de canne à sucre. Cette frilosité n’entache pas du tout le moral de Ryô qui voit plutôt là l’occasion de retrousser les manches de sa chemise et prouver sa bonne foi. Chaque épisode s’attarde sur une de ses actions, car la série entend bien éclairer les habitants du coin avec aussi peu de subtilité que possible.

Honjitsu mo Hare. Ijô Nashi emploie un format schématique où, toutes les semaines, il est question d’un problème totalement préfabriqué en rapport avec un des autochtones. L’aspect favorisé des tranches de vie n’est pas une tare, sauf qu’il importe d’emprunter alors une voie plus fine afin de choyer au mieux les émotions. Quoi qu’il en soit, Ryô ne peut s’empêcher de se mêler de ce qui ne le regarde pas, met souvent de l’huile sur le feu, s’en mord les doigts, se fait rouspéter par une femme au visage assez sévère se prenant pour la représentante de la sagesse (Maeda Beverly), mais tout finit miraculeusement par s’arranger grâce au soutien de la population. La morale bon marché, l’emphase des sentiments, les thématiques si chères aux Japonais, tout est là pour bouleverser dans les chaumières et prouver que, oui, il n’y a rien de tel que d’être altruiste et bon avec son prochain. La série se focalise ainsi sur deux enfants orphelins, le vieillissement cognitif, une mère célibataire… Ses propos s’axent toutefois surtout sur les difficultés inhérentes aux îles très reculées perdant inexorablement de leur vitalité. Les habitants avancent en âge, déménagent et, peu à peu, le vide s’installe. Que faire pour enrayer ce phénomène ? La fiction ne donne aucune réponse si ce n’est qu’elle essaye de montrer qu’à partir de l’instant où tout le monde se serre les coudes, tout ira bien. Effectivement, Honjitsu mo Hare. Ijô Nashi n’hésite jamais à dégouliner de guimauve. Heureusement, la production se dote d’un humour non désagréable, à défaut de transcender les foules, ce qui permet de faire passer la pilule de ce récit fort convenu un peu plus aisément. Les personnages ne sortent pas non plus du sentier banalisé dans lequel ils ont été rangés au préalable.

Alors qu’à Tôkyô, Ryô ne se départ jamais de son air menaçant, il l’oublie totalement en arrivant sur l’île. La caractérisation du héros est au départ assez bancale et illogique, mais elle finit par s’épaissir au fur et à mesure. C’est le charmant Sakaguchi Kenji (Iryû) qui offre ses traits à cet homme enthousiaste tombant très vite amoureux de cet endroit si méconnu. Il n’y est pas venu par hasard et les raisons de sa mutation alimentent une sorte de fil rouge peu intéressant. Quoi qu’il en soit, Ryô cherche à préserver au maximum les habitants et leur mode de vie pendant que son supérieur lui téléphone systématiquement pour essayer de le ramener à la capitale. Il se prend rapidement d’affection pour deux orphelins et ne rate pas une occasion de se chamailler avec une enseignante (Matsushita Nao – Gegege no Nyôbô) regrettant amèrement d’avoir quitté Naha, car elle ne trouve rien à faire à Narumi. C’est pourquoi elle passe tout son temps libre dans sa chambre à boire de la bière et manger des boîtes de conserve. La série injecte un soupçon romantique entre eux deux, mais tout demeure à l’état embryonnaire. Quant aux autres autochtones se mêlant toujours de tout, ils sont plutôt hauts en couleur et multiplient les clichés. L’amoureux transi un peu benêt, le maire bienveillant et borné, les hommes s’enracinant au bar ou l’aînée moins déconnectée qu’elle le laisse croire ne sont que des exemples parmi d’autres. Les relations les unissant ne sont pas non plus développées et le scénario démontre encore une fois qu’il se contente vraiment du strict minimum.

Au final, Honjitsu mo Hare. Ijô Nashi plonge dans le tranquille quotidien d’une petite île d’Okinawa légèrement chamboulé par l’irruption d’un policier idéaliste. Avec son écriture grossière et manquant perpétuellement de naturel, la série ne détient pas d’atout suffisant pour donner envie de la regarder. Ce serait mensonger que d’affirmer qu’elle est mauvaise, mais elle se veut tellement consensuelle et inoffensive qu’elle a de quoi ennuyer malgré une ambiance assez joviale, un cadre magnifique et des moments parfois un peu plus éclairés dépeignant notamment l’avenir assez morose de ces endroits reculés, bien que non dénués de charme.

By |2017-05-01T13:58:22+01:00octobre 2nd, 2015|Honjitsu mo Hare. Ijô Nashi, Séries japonaises|0 Comments