Posts Tagged “LIFE”
Dans la vie, on ne fait pas toujours ce que l’on veut. C’est ainsi qu’Haruka, docteur ès j-dramas, m’a mis le couteau sous la gorge pour que j’en regarde un en particulier. Presqu’un an qu’elle m’en parle. J’aurai mis du temps mais voilà, je l’ai fait. (Vous comprenez évidemment que je blague, Haruka est gentille et n’use pas de violence. Enfin, pas tout le temps xD) Aujourd’hui, il est donc enfin question d’Hana Yori Dango (HanaDan) et plus précisément de la saison une. Il en existe une deuxième et un film, tout frais d’ailleurs, mais ils seront traités comme d’habitude plus tard. A la base, il y a le shôjo en 36 volumes de Yôkô Kamio publié entre 1992 et 2003. C’est un manga que j’ai toujours voulu lire, malgré sa longueur et ses dessins absolument immondes. A vrai dire, j’espérais le lire avant de voir le drama mais bon, ce sera finalement pour après… Le manga marche très bien au Japon ce qui explique l’existence d’un anime de 51 épisodes datant de 1996-1997 et donc d’un drama. La première saison fut diffusée sur TBS fin 2005 et propose neuf épisodes. Contrairement à de nombreuses séries télévisées japonaises, il y a donc une saison deux et elle suit directement la première. Ce n’est pas comme Gokusen par exemple qui est une sorte de remise à zéro. Pour faire simple, c’est donc ici comme le système américain. Une version télévisée taiwanaise existe aussi, Meteor Garden. Le générique, très sympathique, a pour chanson Wish d’Arashi. C’est Matsumoto Jun qui chante, si je ne me trompe pas. Pas de spoilers. Tsukushi Makino, une jeune fille de seize ans, arrive dans le lycée privé Eitoku. Beaucoup d’enfants issus de familles aisées fréquentent cet établissement malgré la présence d’une bande de quatre garçons, les F4, qui font régner leurs propres lois. Ils sont les seuls à ne pas porter l’uniforme. En réalité, ces garçons sont séduisants et appartiennent à quatre riches familles très influentes de la ville. Leur chef est Tsukasa Dômyôji, dix sept ans, secondé par Sôjiro Nishikado, Akira Mimasaka et Rui Hanazawa, le moins cruel et le plus raffiné des trois. Dômyôji a un caractère orgueilleux, emporté et n’hésite pas à frapper ceux qui le défient. Source : Mononoke BT
Hana Yori Dango fait parti de ces j-dramas régulièrement cités parmi les favoris des téléspectateurs. De ce fait, j’avais un peu peur de ne pas l’apprécier d’autant plus qu’Haruka en vantait aussi les mérites. A force d’entendre du bien de quelque chose, on part souvent avec de grandes attentes et la déception arrive parfois au bout. Ce qui est clair c’est que je ne me plaindrai pas du casting. Ce qu’il y a de bien avec les séries japonaises c’est que plus on en regarde, plus on reconnaît des têtes. En effet, les acteurs tournent à la chaîne ce qui explique qu’on les retrouve partout. Du côté des personnages très secondaires on retrouve ainsi Fukada Aki et Matsuoka Emiko de Nodame Cantabile, Sakai Ayana (Zettai Kareshi), Handa Kento (Gokusen I). C’est dans la composition du F4 (Flower Four… oui c’est kitsch ^^;) que l’on retrouve quelques pointures, à savoir Matsumoto Jun et Oguri Shun. Tous deux déjà vus dans Gokusen I d’ailleurs. Le premier n’est autre que Dômyôji, leader violent du groupe et vraie tête à claques qui n’en a rien à faire des autres, et le second est son meilleur ami Hanazawa Rui, mystérieux et extrêmement classe. Ils éclipsent carrément les deux autres membres du F4 qui sont bien plus en retrait au niveau de l’intrigue. Ca ne pose pas trop de problème mais espérons qu’on les verra quand même davantage dans la saison deux. Les deux autres sont donc Sôjiro et Akira. Le premier est interprété par Matsuda Shota que je connaissais déjà pour avoir joué dans le sympathique film A cheerful Gang turns the Earth. Sôjiro est un dragueur invétéré mais qui a tout de même des principes. Quant à Akira, qui lui aussi est un play-boy mais qui aime les femmes d’âge mûr, il n’est autre qu’Abe Tsuyoshi, déjà vu dans Zettai Kareshi. Bref, du joli monde pour composer ce F4. N’oublions pas l’héroïne, Makino Tsukushi, incarnée par Inoue Mao. Hana Yori Dango est à l’origine un shôjo et ça se sent d’emblée. Il y a des bishônens, l’intrigue suit tous les codes du genre… rien de révolutionnaire donc. Surtout quand on connaît bien le genre. Je ne pourrais pas dire si le drama respecte le manga par contre, mais il est clair que l’essence même du shôjo est là. Aucun doute là-dessus. Néanmoins, à peine le temps de dire ouf que l’on est dans le drama et difficile de le lâcher avant la fin du neuvième épisode. Il y a de ces séries qui malgré un scénario pas très original arrive à plaire. Grâce aux personnages, aux acteurs, à la musique, à la mise en scène… ou un mélange de tout qui fait que l’on apprécie. HanaDan c’est donc tout ça. 
Les personnages sont souvent adorables, même Dômyôji qui pourtant a tout pour déplaire au début. Dire qu’à la fin, j’en étais ultra fan. Difficile de ne pas le trouver attachant malgré ses très nombreux défauts. En fait, ils évoluent presque tous au fur et à mesure des épisodes, en partie grâce à Tsukushi. L’héroïne, en plus d’être attachante est volontaire et directe. Elle dit ce qu’elle pense, agit en conséquence et ne se laisse pas marcher sur les pieds. Ce que ça fait du bien… on est trop souvent confronté aux héroïnes niaises dans ce genre de série / manga. Ceci étant dit, les membres du F4 sont quand même super poseurs ce qui peut donner une dimension très kitsch à l’ensemble. Et encore je ne parle pas de la réalisation parfois très shôjo-esque avec des gros plans en avant, limite des petites fleurs partout ou des rires exagérés de trois bécasses de service. La série évolue par ailleurs dans un univers extrêmement luxueux ce qui fait que les décors sont souvent sublimes. Au programme, des limousines, des maisons de la taille d’un château, des marques à foison… bref tout paraît extrêmement riche. Quelques thèmes plus graves en dehors de la romance entre Tsukushi et Dômyôji ressortent. Effectivement, l’ijime est plus ou moins mis en avant, sans avoir le même impact que dans LIFE mais cela se comprend aussi. Là n’est pas le but d’HanaDan. Toutefois, ce phénomène ne tombe pas dans de la morale bien placée ou une certaine lourdeur scénaristique. Il en va de même concernant le clivage plus que visible entre la famille de Tsukushi, pauvre, et les autres élèves de son lycée, immensément riches pour certains. A ce propos, les Makino sont dits être pauvres mais il faut tout de même replacer ça dans le contexte. Ils ne vivent pas dans la rue, ils sont juste pauvres comparés aux bourgeois. Mais cette situation de « pauvreté » amène des situations assez cocasses, surtout que la famille de l’héroïne est drôle et légèrement truculente. Derrière le côté plus clinquant et presque superficiel de la série, il y a tout de même une réflexion sur la société japonaise donc on peut y trouver pour son compte. Malgré des situations classiques, la saison une d’Hana Yori Dango fut une excellente découverte. En neuf épisodes on n’a pas le temps de s’ennuyer une seule seconde en partie grâce à un rythme efficace et des personnages qui gagnent peu à peu en profondeur. En plus d’être régulièrement extrêmement drôle, le drama sait être touchant. Pour faire simple, grâce à HanaDan on passe du rire aux larmes et vice-versa. Il y a une bonne répartition entre le drame et le comique. Les situations sont souvent exagérées, il y a un côté un peu kitsch mais l’ensemble est convainquant donc on ne peut qu’avoir envie d’embrayer sur la saison deux. Il ne faut pas s’arrêter au fait qu’il s’agisse là d’un drama romantique, c’est un peu plus que cela, sans pour autant avoir le même impact que d’autres. Comment ça, je suis encore en train de faire de la pub pour Ikebukuro West Gate Park ? Mais non, voyons ^^;; Pour terminer, mention spéciale à la très jolie chanson Planetarium d’Ai Otsuka que l’on entend dans chaque épisode (ou presque) et qui ajoute une petite dose de douceur et de romantisme à la saison. Un très grand merci à Haruka car j’ai adoré ^.^
    
12 commentaires » 
Les dramas japonais n’existent pas depuis quelques années, il y en a qui sont bien plus vieux que ceux déjà traités sur Luminophore. Malheureusement, ce n’est pas toujours aisé de les trouver, même en VOSTA. Ceci étant dit, il y en a quand même quelques uns que l’on peut se procurer, en VOSTA comme en VOSTF. Ikebukuro West Gate Park (IWGP) est un drama datant de 2000 et diffusé sur TBS le temps de dix épisodes. Un épisode spécial a vu le jour trois ans plus tard, il sera traité en 2009 sur ce blog. La série tv est une adaptation du roman du même nom de Ishida Ira que je n’ai pas -encore- lu. De plus, il existe aussi un manga en quatre tomes disponible en France chez Asuka. Là aussi je ne sais pas ce qu’il vaut, je tenterai peut-être un de ces jours l’expérience. Ikebukuro West Gate Park ayant plutôt bonne réputation, j’ai voulu me laisser tenter d’autant plus que l’histoire semble assez sombre à première vue. Sans spoilers. Le parc qui se trouve aux portes d’Ikebukuro à Tokyo est un monde hors de la société, régi par les gangs et leurs propres lois. Makoto, 21 ans, est proche d’un gang de jeunes connu sous le nom de G-Boys. Parmi ses amis, il est réputé pour avoir la tête bien sur les épaules et pouvoir s’en sortir dans toutes sortes de situations. Makoto fait la connaissance d’un ado de 15 ans, Shun Mizuno, doué en dessin, et de deux filles de son âge. Cependant, alors que débute l’histoire avec l’apparition d’un mystérieux étrangleur et la montée en puissance d’un gang rival dans le secteur des G-Boys, les capacités de réflexion et de tempérance de Makoto sont rapidement mises à rude épreuve… Source : Wikipédia

Que l’on soit amateurs de j-dramas ou pas, le casting saute aux yeux pour au moins un acteur, à savoir Watanabe Ken (Le Dernier Samouraï, Lettres d’Iwo Jima…). Je dois avouer avoir été très étonnée en le voyant vu qu’il est quand même plutôt connu et ce, mondialement. Alors qu’il joue dans un drama… ça fait bizarre. Positivement bizarre cela dit car il est comme à son habitude, très bon. Tout comme le casting. Etant une des pièces maîtresses du drama, je vais m’attarder assez longuement sur ce point. Le héros, Makoto, n’est autre que Nagase Tomoya (My Boss, My Hero) qui montre ici qu’il sait faire autre chose que des grimaces. Oh que oui. Toujours juste, on le suit à la trace durant tous les épisodes et on vit en même temps que lui ce qui se passe dans sa vie. Littéralement. Néanmoins, même en étant une fan de Tomoya, j’avoue avoir surtout été bluffée par Kubozuka Yosuke qui est extraordinaire. Et ceci est un euphémisme. Les détracteurs du jeu des Japonais devraient regarder IWGP pour voir que non, tous les acteurs ne surjouent pas toujours à mort et ne sont pas du tout crédibles. Je connaissais très peu Yosuke vu que je n’ai regardé qu’un film (Ping Pong) où il est le héros il y a un mois ou deux. Eh bien, ce fut une révélation. Je suis bien décidée à regarder de plus près ce qu’il a fait car il a du talent à revendre. C’est lui qui interprète le King, le chef des G-Boys. Tour à tour charmeur, violent, enjoleur, il semble souvent totalement déconnecté de la réalité mais il maîtrise parfaitement ce qu’il fait. Un chef charismatique est vital, le King l’est. Assurément. Sans lui, IWGP n’aurait pas la même saveur. Je pourrais encore continuer de louer Yosuke mais on va s’arrêter là. Autre bonne surprise côté casting, c’est la présence de Yamashita Tomohisa ‘Yamapi’ (Nobuta wo Produce). Le drama datant de 2000, il n’a que que quinze ans à l’époque et il fait vraiment jeune. Il est super chou en fait ^^ Il a d’ailleurs reçu un prix pour son interprétation. Ce qui est peut-être un petit peu exagéré car quand bien même il est tout à fait juste, il n’a pas grand chose à faire. 
Et les surprises ne s’arrêtent pas là car on retrouve pour mon plus grand malheur Koyuki (Engine). Sauf qu’elle est plus ou moins supportable ici, ce qui est un miracle soit dit en passant. Comme déjà dit il y a quelques temps, son problème n’est pas d’être mauvaise mais elle a juste une tête qui m’énerve. Ca arrive hein… Tsumabuki Satoshi (Orange Days) est aussi présent et là c’est un plaisir. Il incarne un jeune yakuza qui gravit des échelons et donc voit son tatouage sur le dos augmenter. Waki Tomohiro, toujours aussi blond que dans Gokusen est un des membres des G-Boys. Enfin, Oguri Shun (Gokusen) fait une minuscule apparition dans l’épisode deux. Il faut vraiment prêter l’oeil car il n’est pas du tout reconnaissable. Pour ceux qui le recherchent, je pense que c’est lui qui téléphone au King à la fin de l’épisode. Quand je vous disais que le casting était impressionnant. Et encore, j’oublie du monde. Des noms connus ne suffisent pas toujours à réaliser quelque chose de bien mais quand l’interprétation vaut la majeure partie du temps cinq étoiles (sur cinq !), on sent que l’on a déjà affaire à du lourd. 
Un des problèmes des j-dramas est qu’il est assez difficile d’en trouver des plutôt sombres. Ou alors c’est que je cherche mal mais j’ai l’impression qu’il y a une multitude de séries où la romance / amitié / humour (au choix, voire les trois) prime et finalement peu qui traitent en profondeur de problèmes de la société japonaise. Il y a bien LIFE par exemple mais pour le moment ma liste s’arrête plus ou moins là. Sauf que je peux ajouter désormais IWGP à cette catégorie. Les yakuzas ne sont pas les rigolos de Gokusen ou My Boss, My Hero. Ouh là, non. On coupe des doigts, on tue, on trafique dans tous les sens et peu importe les dommages collatéraux. Ca ne rigole pas et de suite l’atmosphère s’alourdit considérablement. Cependant, même si c’est parfois glauque, les touches d’humour sont très présentes et allègent le tout ce qui fait plaisir à notre petit coeur qui est sacrément secoué le long de ces dix épisodes. Comme souvent dans les dramas, le comique vient en partie de personnages décalés et truculents. Ici, c’est le policier de quartier (ou quelque chose comme ça) qui en fait les frais. Pas futé pour un sou, totalement pervers sur les bords, il se fait à chaque fois mener en bateau par la bande à Makoto. Mais il y a d’autres protagonistes hauts-en-couleurs de cette trempe, telle la mère du héros. 
IWGP dépeint par conséquent un Japon assez sombre. Difficile de dire si c’est réaliste ou pas quand on ne connaît pas et qu’on ne vit pas là-bas mais c’est assurément plus réaliste que Gokusen. Du coup, la série peut être assez violente par moment. Certaines scènes sont crues ce qui en soit se comprend car le drama met aussi en avant une histoire de guerre de gangs. Et comme tout le monde le sait, on ne se bat pas avec des oreillers en plumes dans ce genre de situations. Par ailleurs, il est aussi question de drogues, d’inceste, d’industrie du sexe, etc. La plupart des scènes se passent la nuit, ce qui ajoute encore davantage au drama une dimension parfois préoccupante. 
Dans la série, il n’y a que des nuances de gris. Makoto n’est pas tout blanc, loin de là même. Souvent égoïste, n’en faisant qu’à sa tête, il accumule certaines erreurs qui vont porter préjudice à d’autres. Quant aux « méchants », eh bien il n’y en a pas. Du moins pas vraiment. Puisque le drama n’est pas du tout manichéen, impossible de détester un personnage viscéralement tant il y a toujours quelque chose pour le rattraper. Les protagonistes sont vraiment ciselés et fouillés. Par conséquent, si en plus on ajoute la justesse des acteurs, on n’en sort que ravi. Forcément. 
Le fil conducteur d’Ikebukuro West Gate Park est l’enquête concernant la mort d’une amie de Makoto. Si l’investigation ne se fait pas durant tous les épisodes, il y a un lien logique durant la plupart d’entre eux et la révélation finale est assez troublante. Mais tout se tient à merveille et a du sens. Le petit défaut que l’on pourrait trouver est que la plupart des épisodes repose sur une histoire à proprement parler ce qui peut apparemment déplaire à certains. Si je dis certains c’est que vous comprenez que ce ne fut pas mon cas étant donné que la série m’a prise de suite dans son wagon et je ne l’ai pas lâchée en cours de route. Néanmoins, en allant jusqu’au bout de la série on se rend de suite compte que tout s’imbrique, même les plus petits détails. Petit à petit on comprend exactement ce qu’il s’est passé et là on est partagé entre horreur et tristesse. 
Le côté policier, bien qu’apparemment prépondérant, ne l’est pas plus que ça. Du coup, même si l’on n’aime pas le genre il serait dommage de passer à côté de la série pour cela. En fait, l’enquête n’est qu’un prétexte pour réaliser un portrait de la jeunesse tokyoïte, vivant donc ici à Ikebukuro. Tout le monde y passe, ceux dans un gang, les riches, les otaku, les ganguro, ceux ne demandant rien à personne… IWGP effectue un véritable tour d’horizon de ce que peut être l’adolescence au Japon et ce, sans fioriture aucune. 
Juste et intense, assez violent, très dynamique et avec un casting exceptionnel (ah… Kubozuka Yosuke *.*), Ikebukuro West Gate Park est assurément un drama à voir que l’on aime ou pas les séries japonaises. Il peut très bien ne pas plaire car il est assez particulier sur certains points. La réalisation frénétique et limite stressante, en plus du reste, offre une unicité à cette série, si différente des autres. Le cadrage est d’ailleurs particulier et change encore une fois de ce qui se fait habituellement. L’atmosphère est lourde, voire glauque, mais l’ensemble est rafraîchi par des touches d’humour fréquentes et absolument hilarantes. Ceci étant dit, en grattant un petit peu et en ne s’arrêtant pas au premier degré, on se rend compte que cet humour est parfois noir et plus que féroce. Pour faire simple, l’originalité est le maître mot d’IWGP. Cela se sent donc par la réalisation, les sujets abordés et la manière de le faire, la musique édifiante (ah… la sérénade pour cordes de Tchaikovsky ♥) et un générique totalement hors normes. D’ailleurs, chaque épisode a un titre décalé, genre l’épisode fraise ou gorille. Ce fut pour moi un véritable coup de coeur. Ayant une préférence pour les séries plus réfléchies et différentes, j’ai été gâtée avec Ikebukuro West Gate Park. Les dix épisodes ne laissent pas indemne. Une série brillante à voir et à revoir. Bonus : un superbe trailer réalisé par un(e) fan      4 commentaires » Lorsqu’il est question d’adaptation, on est toujours un petit peu réticent quand on connaît le matériau d’origine. Mais on finit souvent par se pencher sur la question, par curiosité déjà mais aussi parce qu’aussi bien, ce sera du même niveau que l’original, voire même mieux ! Du coup, quand il a été annoncé que Zettai Kareshi serait adapté en drama j’étais partagée entre joie et réserve. D’autant plus que le manga, sans être particulièrement mauvais, a eu du mal à supporter une seconde lecture. Mais je me suis lancée vu que j’ai tout de même un site à tenir et puis parce que j’apprécie Yuu Watase. En effet, Zettai Kareshi est à la base un manga de Watase en six volumes, racontant les aventures de Riiko et de son robot petit-ami, Night. Il est publié en France sous le titre Lui ou rien!, particulièrement mal choisi mais ce n’est ni la première, ni la dernière fois. Adapter la série légèrement farfelue de la mangaka était-il une bonne idée ? Pas de spoilers sur le manga ou la série. Le drama, diffusé en 2008 sur Fuji TV, est composé de onze épisodes. Comme cela se fait souvent dans le monde des séries japonaises, les premier et dernier épisodes ont un quart d’heure de plus, ils durent du coup une heure. Du côté du casting, certains acteurs sont plus connus que d’autres. On retrouve ainsi Aibu Saki en Riiko, Hayami Mokomichi en Night et Mizushima Hiro (HanaKimi) en Sôshi. Pour ma part, Zekkare étant un de mes premiers dramas, je ne connaissais pas grand monde si ce n’est Maya Miki de LIFE. Après un petit temps d’adaptation, on se fait assez facilement aux visages humains des personnages. Il est vrai cependant que beaucoup trouvent que Night n’est pas assez beau dans le drama. Ce n’est pas mon cas si vous voulez tout savoir. Oui Hiro est plus agréable au premier abord à regarder que Mokomichi mais cela ne veut pas dire que l’on a un robot moche. Faut pas exagérer quand même.
Izawa Riiko est une jeune fille pure qui croit en l’amour mais elle tombe toujours amoureuse du mauvais garçon… Kronos Heaven, un constructeur de robot va la choisir pour tester leur nouveau robot qui correspondrait à l’homme parfait et dévoué selon les critères de Riiko. Au début, Riiko ne le considère que comme un appareil ménager qu’elle nomme Night. Mais lorsque qu’elle voit la dévotion de celui-ci pour elle, Riiko s’aperçoit qu’elle est tombé amoureuse de lui. A tout cela s’ajoute Asamoto Soshi, le boss de Riiko, qui alimentera le triangle amoureux. Source : Wiki Drama
Qui dit adaptation, dit modifications. Et ici, elles sont très nombreuses. Je peux même préciser que je pèse mes mots. Si dans la version papier, les personnages vont encore au lycée, ici ils sont dans la vie active. Ils ont dans la vingtaine en fait. Un autre changement majeur se trouve dans la relation qu’entretiennent Riiko et Sôshi. Pour être exacte, il faudrait plutôt parler de l’absence de relation dans la série puisqu’ils ne se connaissent pas plus que ça, Sôshi étant le patron de Riiko. Rien à voir avec le manga où le jeune homme est le voisin et amoureux de l’héroïne depuis l’enfance ! Night est ici un vrai robot. C’était évidemment le cas dans le manga mais on ne le voyait pas plus que ça. Avec le drama, on a une vision directe de la manière dont il fonctionne. Il a besoin de recharger ses batteries, il agit de manière mécanique et n’est pas du tout fluide… De plus, alors que Riiko tombait presqu’immédiatement sous son charme, ce n’est pas du tout le cas dans l’adaptation télévisée. Du tout du tout. Il y a tellement de changements que tous les répertorier prendrait un temps fou. En vrac on peut dire que dans le drama Sôshi et son frère son en froid, il y a l’ajout d’un personnage féminin vers le milieu afin de mettre en place un nouveau triangle amoureux (enfin… pas tout à fait mais chuuut), Yuki le patron de Kronos Heaven n’a rien à voir avec son alter ego du manga, etc. Malgré toutes ces différences, cela ne gêne en rien au visionnage. Les bases sont les mêmes mais c’est tellement modifié sur certains points que l’on passe outre en quelques secondes. Personnellement, au bout du premier épisode j’avais déjà totalement oublié qu’il s’agissait d’une adaptation c’est pour dire. Néanmoins, certains éléments sont gardés et collent parfaitement au reste. Concernant les purs ajouts, ils sont souvent très bien pensés. Je parlais un peu plus haut d’un nouveau personnage féminin. Si elle existait dans le manga, Yuu Watase en aurait probablement fait une rivale pure et dure pour Riiko mais ici c’est bien plus subtil. Et bien plus intéressant. Oui j’aime la mangaka mais ses oeuvres ont des défauts récurrents assez insupportables. 
Zettai Kareshi est extrêmement frais. Il y a beaucoup d’humour et on ressort souvent avec le sourire sur les lèvres. Cela grâce aux personnages, aux situations mais aussi aux dialogues. On se laisse aisément prendre au jeu et il est difficile de ne pas avaler le drama en quelques jours tant il peut être addictif. Cependant, même si le côté drôle est présent, il y a des passages bien plus tristes et qui font la part belle aux émotions. Difficile de ne pas se transformer en fontaine, notamment vers la fin. Certes, certains ressorts scénaristiques ne sont pas forcément ultra originaux mais on sait tous qu’à la base c’est un shôjo plus que basique. Néanmoins, même si l’on n’est pas un indécrottable romantique (ce qui n’est pas tout à fait mon cas ^^;;;;), le drama peut passer à merveille car il alterne correctement les passages plus drôles avec les plus réfléchis. Une chose qui est conservée par rapport au manga c’est que l’on ne sait pas du tout de quelle manière va se dérouler la fin. En effet, Night est un robot donc il ne vieillit pas mais c’est le héros. Il est prédestiné à finir avec Riiko, qui elle aime beaucoup Sôshi. Qui va finir sur le carreau ? Difficile de le dire et même avant le dernier épisode il est impossible de savoir avec certitude la fin. Fin qui, lors de la publication du dernier chapitre du manga, a énormément déçu de nombreux fans. Pas du tout mon cas si vous voulez tout savoir. Ah si, on se doute bien que Night ne finira pas avec Sôshi donc vous pouvez oublier cette idée ^^; Adaptation très réussie donc, surpassant même pour moi le manga et ce, largement. Zettai Kareshi n’est pas un trésor d’originalité mais le drama fait ce qu’il est supposé faire, autrement dit : passer du bon temps. On passe du rire aux larmes en quelques secondes et on est attendri par ce joli monde. En plus, la musique est très jolie et la chanson du générique (Okaeri d’Ayaka) réussie. Point de vue interprétation, les détracteurs des Japonais auront encore de quoi râler puisqu’à ça surjoue pas mal. Mais cele ne veut pas dire que c’est mauvais. Au contraire. Celui qui s’en sort le moins bien est Mizushima Hiro. Je vais me faire tomber dessus par les fangirls mais c’est la stricte vérité, il est assez nul dans les scènes à forte émotion. Bref, onze épisodes de bonne facture et qui donnent envie de relire le manga, ce qui est un comble quand on n’en est pas fan ! Maintenant, il ne reste plus qu’à espérer qu’une autre série de Watase sera adaptée avec autant de succès un de ces jours. Pourquoi pas Fushigi Yugi ? ^^ Je sais, ce serait assez difficile à cause des décors et effets spéciaux mais on peut toujours rêver tout haut ! Bonus : l’OST est disponible sur mon site ^.^
    
A lire, les reviews épisode par épisode - Episode 1 : Le robot qui accorde de l’amour - Episode 2 : L’amour à grand prix - Episode 3 : Amour volé - Episode 4 : Le baiser de l’amour - Episode 5 : Amour jaloux - Episode 6 : Ferraille à éliminer - Episode 7 : Amour livré - Episode 8 : Un nouveau modèle d’amour - Episode 9 : Tu me manques - Episode 10 : Je ne te la laisserai pas - Episode 11 : Miracle - Episode Spécial 12 commentaires » Le quatrième épisode de Zekkare fut diffusé le 6 mai dernier au Japon. Résumé détailléL’heure est grave, Night ne se souvient plus du tout de Riiko et encore moins du fait qu’elle est sa supposée petite-amie. Au contraire, il pense qu’il est entièrement dévoué à Mika. La pauvre Riiko se fait jeter par lui à de très nombreuses reprises. Il est même très désagréable avec elle, allant jusqu’à lui dire qu’elle n’arrivera jamais à être populaire si elle continue ainsi, etc. Cependant, Riiko doit tout faire pour que personne ne découvre qu’il est un robot, sinon l‘amende de la Kronos Heaven sera plus que salée. De plus, Riiko, qui n’a pas compris que Mika est une mauvaise amie, tente d’agir en bonne amie. Comment Mika réagirait-elle si elle apprenait qu’elle tombe amoureuse d’un robot ? Namikiri lui explique que le baiser de Mika a fait redémarrer le système de Night. Pour qu’il redevienne comme avant, mais sans ses souvenirs avec Riiko car il a été formaté, elle doit l’embrasser de retour ! Namikiri et son collègue aident donc Riiko dans sa quête. Même si les résultats avec le bracelet de Night sont prometteurs car pour la première fois il vire au rose, c’est-à-dire que Mika éprouve quelque chose pour Night, ce qui n’a jamais été le cas avec son ancienne propriétaire. 
Alors que Night se fait de plus en plus pressant auprès de Mika, Riiko tente d’aider son patron, Sôshi. Après la mésaventure des choux à la crème du magasin de Ginza, il est mis à pied durant une semaine. Bien qu’il laisse paraître qu’il est content, qu’il va pouvoir profiter de ses vacances forcées, il n’en est rien. Pendant ce temps, il tente de promouvoir les choux à la crème dans les différents magasins Asamoto mais personne n’en veut. Riiko tombe sur lui par hasard et lui propose son aide. Mais pour tenter d’appâter les directeurs de magasin, il est préférable de leur montrer les choux ! C’est pour cela qu’ils vont passer quelques nuits dans au Liberté Café à faire de la cuisine ! Malheureusement le résultat n’est pas à la hauteur de leurs espérances… personne n’en veut. Néanmoins, une place s’est apparemment libérée à l’exposition de pâtisseries de Tôkyô et ils vont pouvoir y participer ! Pour fêter la bonne nouvelle, Sôshi invite Riiko au restaurant. 
Riiko, n’en pouvant plus de courir après Night qu’elle n’aime même pas, dit à Namikiri qu’elle le laisse tomber. Elle s’en fiche désormais. Du coup, alors que le robot attend Mika pour un autre rendez-vous au restaurant, Riiko elle se dirige vers un autre restaurant pour passer un petit moment avec son patron. Mais elle reçoit un coup de fil qui la force plus ou moins à venir voir Night. Effectivement, Gaku et son subordonné ont décidé d’éteindre Night mais rien ne se passe comme prévu. Le restaurant est en feu, tout le monde est sorti mais Night refuse. Il a dit qu’il attendrait que Mika arrive… Namikiri tente de trouver quelque un pour embrasser l’androïde mais personne n’est partant. Riiko fait donc demi-tour et vient à la rescousse. Night, étant mal en point à cause de la chaleur de l’incendie, est faible et Riiko peut l’embrasser provoquant ainsi un redémarrage ! 
Namikiri est très étonné car Night n’est plus supposé se souvenir de personne mais il n’a pas oublié Riiko. Etrange, sa mémoire est intacte… Pendant qu’il vérifie que les circuits de sa création vont bien et fonctionnent correctement, Riiko part à son rendez-vous mais arrive trop tard, Sôshi est déjà parti. Bla-blaEpisode beaucoup moins drôle que les précédents mais il fallait s’y attendre. Night est assez dur avec Riiko, sauf qu’elle ne se laisse pas faire et montre encore une fois qu’elle a pas mal de caractère. Personnellement, je l’aime beaucoup notre petite héroïne ^.^ Cela dit, même si l’humour est au second plan, il reste des scènes marrantes. Mention particulière à celle où Riiko ouvre son frigo et fait parler sa moutarde. Mais il y en quelques autres aussi comme Gaku qui cherche quelqu’un pour embrasser Night… Si Night et Riiko ne sont pas en très bons termes dans cet épisode, ce n’est pas du tout le cas de Sôshi et Riiko. Ce qui était amorcé dans les épisodes précédents continue sur sa lancée, à savoir un début de romance entre les deux. Ce qui est bien c’est que c’est amené subrepticement, on voit l’évolution au fur et à mesure. Ca passe bien à l’écran dans le sens où ça fait plutôt réaliste. Et puis il n’y a pas à dire, ils sont mignons tous les deux (même si Sôshi pourrait se laver les cheveux de temps en temps ^^;;;) . Cependant, Night et Riiko sont aussi mignons ensemble ! Dur dur de choisir ! 
La présence de Namikiri à l’écran est de plus en plus importante et on ne va pas s’en plaindre. Son collègue est marrant, sans le vouloir. A propos des personnages très secondaires, ils sont souvent hauts en couleurs et agréables. C’est aussi sympa de revoir Maya Miki que l’on a déjà pu suivre dans l’excellent drama LIFE. Bref, un épisode un peu différent des autres, mais toujours aussi sympa. C’est qu’on va finir par se répéter ^^;; Bonus 1 : les captures d’écran sont dans la galerie. Bonus 2 : le générique de fin que j’aime de plus en plus ♥ 4 commentaires » |