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Comme dit en début d’année, Luminophore suit du côté du Japon quelques acteurs. Vous savez normalement déjà que Kubozuka Yosuke, Oguri Shun, Yamada Takayuki et Tsukamoto Takashi sont de la partie. Mais il y a aussi Matsuda Shota. Oui, ça en fait du monde. Mais c’est à peu près tout du côté des hommes. Ce qu’il y a de bien en suivant les filmographies d’acteurs, c’est que l’on tombe forcément sur des choses que l’on n’aurait jamais testées. Bara no nai Hanaya fait partie de cette catégorie. Sans Shota, je ne sais pas si je m’y serais intéressée. Disons que personne n’en parle donc je n’en aurais pas forcément eu connaissance. Ceci dit, des fois ça fait aussi perdre du temps. Est-ce ici le cas ?
Le j-drama Bara no nai Hanaya, traduit approximativement en français par Le magasin de fleurs sans roses, fut diffusé en janvier et mars 2008 sur Fuji TV, au Japon donc. Il est composé de onze épisodes.

Passionnément amoureux de sa jeune épouse, Shiomi Eiji se retrouve seul du jour au lendemain avec leur peite fille Shizuku, après un accouchement dramatique dans lequel la jeune femme trouve la mort. Solitaire et malheureux, il élève avec amour sa fille, le seul petit rayon de soleil de sa vie et après de nombreux petits boulots, il ouvre enfin une petite boutique de fleuriste, en souvenir de sa femme qui pensait que chaque instant de la vie méritait sa fleur.
Mais voici soudain que Shizuku, qui se sent confusément coupable de quelque chose, décide de cacher en permanence sous un masque ce visage qui rappelle à son père cette mère qu’elle n’a pas eu le temps de connaitre. Au même moment, Eiji, qui ne pensait plus aimer à nouveau un jour, rencontre un matin Mio, la jolie aveugle qui aime autant les roses que sa femme les aimait…
Source : Manga Arigatou

Ce qui change par rapport aux j-dramas habituels c’est que Bara no nai Hanaya ne raconte pas quelque chose d’exceptionnel. Il n’y a pas de yakuza prof, d’élève yakuza, de robot amoureux ou que sais-je encore. Non, il n’y a rien de tout ça. La série parle juste de la vie de quelques uns de ses héros, et cela sans volonté de rendre le tout extraordinaire. Eiji, Shizuku, Naoya et tous les autres sont comme vous et moi. En cela, Bara no nai Hanaya est intéressant car par ce traitement, il sort justement de l’ordinaire. Il est plus question de tranches de vie qu’autre chose. Ceci étant dit, c’est justement en ça qu’il déplaira à beaucoup. J’ai lu quelques critiques disant qu’il était lent. Personnellement, je ne l’ai jamais ressenti ainsi, bien au contraire. La série prend le temps de s’installer, de présenter ses protagonistes et de les faire vivre. Il en ressort une très grande douceur, parfois un brin amère parce que la vie n’est pas que joie. Par ailleurs, pour une fois les personnages ne sont pas des adolescents ou des jeunes adultes, ils sont plus vieux. Ca fait du bien. De ce fait, ce j-drama est réaliste, il n’y a pas d’exagération. Ce constat est autant valable dans les intrigues que dans le caractère des personnages. Ces derniers doutent, n’agissent pas toujours comme ils le devraient ou comme ils le voudraient et n’en demeurent pas moins tout à fait crédibles. Bara no nai Hanaya repose à 100% sur ses personnages. Ce sont eux qui font vivre la série. A vrai dire, je crois les avoir tous appréciés, même ceux qui paraissaient antipathiques comme le Dr Anzai ou Shun (interprété par Tamayama Tetsuji).

Du côté de la distribution, on retrouve encore une fois de nombreux visages familiers. Les connaisseurs de Johnny’s auront de suite repéré Katori Shingo (membre de SMAP avec entre autre Kimura Takuya) dans le rôle d’Eiji. Son personnage peut agacer car il n’agit pas toujours et reste sans ne rien dire. Cela dit, sous ses airs de perfection, il cache une grande douleur. Sinon, l’héroïne est jouée par Takeuchi Yuko (Pride) qui est on ne peut plus convaincante. J’ai beaucoup apprécié cette femme douce mais en même temps très dure. Sinon, comme je l’ai dit plus haut, Matsuda Shota est là. Il incarne Naoya, un jeune homme qui a quelques problèmes et qui sera aidé par Eiji. J’ai beaucoup apprécié ce personnage, il évolue énormément au fil des épisodes et est en plus assez drôle. Mention spéciale à l’absolument extraordinaire Yagi Yuki qui incarne la petite Shizuku. Lors du tournage elle n’avait que 7-8 ans mais elle est juste parfaite. C’est tellement rare chez les enfants acteurs qu’il faut le souligner. En plus d’être très mignonne, elle sonne vraie. Par ailleurs, Shizuku est une petite fille adorable. Autrement, il y a quelques personnages secondaires mais qui ont le droit à des intrigues et à un développement. On peut citer la jolie institutrice (Shaku Yumiko | Stand Up!!) ou le gérant du bar franchement délicieux tant il est amusant.

Bara no nai Hanaya est un drama doux et reposant. La superbe musique, composée par Yoshimata Ryo (Pride, Long Love Letter), accentue cette impression. Il est vrai qu’il ne plaira pas à tout le monde car il ne s’y passe pas forcément grand chose. Toutefois, il y a un fil rouge qui peut être vu comme une sorte de mystère. Mais là n’est pas nécéssairement le plus important. Les personnages sont la force de la série et eux, sont creusés, tout comme les relations qui existent entre eux. Les dialogues sont souvent savoureux et savent toucher le téléspectateur. De nombreux thèmes, parfois difficiles (maltraitance, exclusion…), sont traités mais cela sans aspect moralisateur. C’est réaliste et touchant, voilà tout. Une bien jolie découverte en somme.

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Après avoir regardé et bien apprécié Engine, j’ai eu envie de tester un autre j-drama avec Kimura Takuya. C’est ainsi que mon choix s’est porté sur Pride. Comme son nom ne l’indique pas, il s’agit là d’une série japonaise de 11 épisodes, diffusée en 2004 sur Fuji TV. Vous devez commencer à le savoir, les premiers et derniers épisodes sont rallongés d’un quart d’heure.

Halu est le célèbre capitaine d’une équipe de hockey. Il est très respecté par son équipe. Pour lui, le hockey représente sa vie. Et au contraire, les histoires de coeur ne sont qu’un jeu. Aki est une businesswoman qui attend depuis plusieurs années le retour de son fiancé. Hélas, celui-ci ne donne plus signe de vie depuis longtemps. Un jour, les amies d’Aki l’emmènent voir un match de hockey. C’est là qu’elle rencontre Halu…
Source : Newsasia

Encore du sport ?! Oui, encore. Ce n’est pas de ma faute si dans les dramas avec Kimura Takuya que je regarde le sport est en avant. Néanmoins, à l’instar d’Engine, ce n’est qu’un moyen comme un autre de raconter la vie des personnages. Le hockey est juste là en toile de fond. Ayant seulement vu un match de hockey de ma vie en vrai, je serai incapable de vous dire si c’est réaliste ou pas. Là n’est pas forcément le but de toute manière. De ce fait, ne mettez pas forcément de côté le j-drama parce qu’il parle de hockey, c’est tout à fait supportable même s’il on n’aime pas le sport (du moins j’imagine).

Comme dit plus haut, Kimura Takuya joue donc dedans. Il est évidemment le héros, Halu Satonaka, joueur de hockey qui ne pense et ne vit qu’à travers le sport. Il a des amis auxquels il tient mais côté amour, niet, nada. Si vous ne connaissez pas KimuTaku, il est bon de savoir qu’il est extrêmement populaire au Japon. C’est un Johnny’s et fait parti du groupe SMAP. En le voyant jouer, difficile de ne pas tomber sous le charme tellement il en a à revendre. C’était déjà le cas dans Engine et j’ai trouvé ça encore plus évident dans Pride. Il interprète très bien son rôle et paraît extrêmement naturel. Il n’y a pas à dire, il est charismatique au possible.
L’héroïne, Aki, est incarnée par Takeuchi Yuko qui en plus d’être jolie dégage une grande classe. Son personnage est « du siècle dernier » comme le dit Halu. Autrement dit, elle n’agit pas comme les jeunes femmes de son âge, elle a des principes moraux parfois stricts et s’y tient. Attention, elle n’est pas coincée ou quelque chose de ce genre, elle est juste du siècle dernier, voilà tout. Cela ne l’empêche pas d’avoir du caractère. Puisque l’on parle de la distribution, autant continuer.
Le meilleur ami de Halu est joué par Sakaguchi Kenji. Je croyais ne pas le connaître mais en regardant un peu ce qu’il avait fait, je me suis rendue compte que c’était lui Yamai. Mais si, le blond décoloré avec la chaîne dans Ikebukuro West Gate Park (si vous n’avez pas encore regardez la série, faites-donc), ça vous revient ? Ouaw, le choc. Dans Pride, il n’est autre que Yamato, le shipper du couple Aki / Halu. J’ai rarement vu un personnage autant à fond dans un couple et c’était amusant. Pas très riche, il tombe vite amoureux d’une amie d’Aki qui elle, ne jure que par des petits-amis richissismes.
N’oublions pas de citer Sato Ryuta (IWGP aussi), toujours aussi adorable. Plus je le vois, plus je fonds. Il a souvent un peu les mêmes rôles, de ce que j’ai vu en tout cas, mais faut dire qu’il est parfait dans ce registre. Son personnage, joueur de hockey, est un brin stupide mais diablement attachant. En vrac, on retrouve comme d’habitude plein d’acteurs plutôt connus comme Takizawa Saori (Jôtei), Tanihara Shosuke (Gokusen 2) ou encore Arai Hirofumi.

Les personnages sont la pièce maîtresse de Pride. On s’attarde plus longuement sur les héros mais les personnages secondaires ont un temps d’antenne tout à fait suffisant. La série brosse justement une galerie de protagonistes extrêmement intéressants et quasiment tous agréables à suivre. Evidemment, on regarde là une série japonaise donc les thèmes habituels sont de la partie. Par exemple, on retrouve toutes les valeurs de l’importance du groupe, de l’amitié et de la motivation perpétuelle, mais on ne peut pas dire que ce soit lourd ou moralisateur. La série parvient à trouver un juste milieu entre tout ce qui repose sur le dépassement de soi, l’esprit d’équipe et l’aspect plus romantique avec les relations entre les personnages.

Avec des dialogues souvent savoureux et parfois très rapides, Pride est une série plus que sympathique à regarder. Réaliste, elle suit la vie de quelques personnages tentant pour certains de se faire une place, de trouver ce qu’il leur manque, de se construire la vie de leurs rêves, etc. Ils évoluent tous au fur et à mesure et changent grâce à l’influence des uns et des autres. L’interprétation est tout à fait correcte et est littéralement portée par Kimura Takuya qui est d’un charisme à toute épreuve. Même si par moment certains passages sont assez sérieux, il n’en demeure pas moins une bonne dose d’humour très appréciable. Côté musique, les amateurs de Queen (dont je ne fais pas partie mais bon) seront ravis puisqu’on entend plusieurs chansons d’eux, ne serait-ce que dans le générique. Sinon, c’est Yoshimata Ryo (Long Love Letter) aux commandes et comme d’habitude, il a composé là une superbe bande originale. Ce qu’il y a de bien dans Pride c’est que l’on a tout à fait l’impression de voir interagir des personnages de la vie de tous les jours. Ils pourraient très bien être nos voisins de pallier. C’est en partie pour cela qu’il n’est pas difficile de se sentir concerné et de rapidement entrer dans l’histoire. Par ailleurs, le couple phare de la série est un des plus jolis couples des séries japonaises que j’ai pu voir pour le moment. L’alchimie entre les deux est palpable. En bref, Pride fut une excellente découverte, difficile de ne pas la conseiller.

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Alors que personne ne l’attendait, un épisode spécial de Zettai Kareshi a vu le jour et fut diffusé le 24 mars dernier, toujours sur Fuji TV. Il dure un petit peu plus de 110 minutes. Vu la conclusion de la série, on peut se demander ce qu’il s’y passe, d’autant plus que le manga de Yuu Watase a lui aussi été déjà entièrement adapté. Spoilers absolument partout !

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Dès fois ce n’est ni l’histoire, ni la distribution, ni l’équipe s’occupant de la création qui font que l’on s’intéresse à une série. Ca peut être tout simplement grâce à une photo ou une affiche promotionnelle. C’est en tout cas uniquement pour cela que j’ai voulu regarder Innocent Love. Parce que l’affiche que vous voyez tout en haut est belle et m’a donné envie de tester, même si la série ne paraît pas forcément joyeuse à première vue.
Innocent Love est un j-drama datant de l’année dernière (2008 donc). Il fut diffusé le temps de dix épisodes sur Fuji TV. Seul le premier est plus long que les autres. Le scénario a été écrit par Asano Taeko, à qui l’on doit déjà Kamisama Mou Sukoshi Dake mais aussi plus récemment Last Friends. D’ailleurs, l’affiche ressemble un petit peu à celle de cette série au niveau du lien entre les personnages. Pas de spoilers.

Il y a sept ans, Akiyama Kanon perd tout dans un incendie d’origine criminel. Ses parents y ont péri, son frère est arrêté comme suspect principal et sa vie insouciante disparaît dans l’instant. Elle est rejetée par les autres, étant une soeur de meurtrier, mais elle croit pourtant en l’innocence de son frère et lui rend souvent visite pour l’aider à tenir. Alors que la vie devient encore plus difficile et que personne ne veut lui donner un travail, Kanon décide d’aller en ville et rencontre alors l’homme de sa destinée…
Source : NewsAsia

Cela faisait un petit moment que je voulais tester un drama avec Horikita Maki où elle a un rôle principal. Après l’avoir vue dans Nobuta wo Produce, j’étais curieuse de savoir comment elle se débrouillait. Eh bien… je vais être assez critique parce que je l’ai trouvée mauvaise dans Innocent Love. Je ne sais pas si c’est dû à son personnage ou pas mais elle m’a pas mal agacée. Son problème est de n’avoir qu’une seule expression faciale qui est la neutralité. Elle sourit de temps en temps mais ça sonne faux. Il est vrai que l’héroïne, Kanon, n’est pas attachante pour un sou. Tout simplement parce qu’elle est mademoiselle parfaite. Elle accepte tout, ne râle jamais, écoute tout le monde, n’est pas jalouse et encore moins égoïste. Cerise sur le gâteau, elle a le sens du sacrifice. De quoi filer des boutons parce qu’une fille comme ça, ça n’existe pas, il y a toujours un vice caché. Ou alors cette fille est une gourde.
A vrai dire, le problème d’Innocent Love est qu’on ne se sent pas du tout impliqué par ce qu’il se passe. Pourtant il y aurait eu moyen, c’est juste qu’une telle froideur se dégage des épisodes qu’on n’en a à rien à faire. Certains vont peut-être trouver le drama triste, ce ne fut pas du tout mon cas. C’est sûr que les personnages n’ont pas de chance mais j’avais juste envie de dire « ok… et alors ? ».

Par ailleurs, Innocent Love n’est pas du tout réaliste en plus d’être ultra prévisible. La série joue pourtant à fond la carte « haha, vous allez voir il y aura des révélations de fou ! », sauf que pas besoin d’être Nostradamus pour tout comprendre dès le premier épisode. En tout cas, pour ma part, j’étais persuadée de ce qu’il s’était vraiment passé avec Kanon et le reste de sa famille et je ne me suis pas du tout trompée. Une série peut être prévisible, ce n’est pas toujours dérangeant, mais dans ce cas si parce qu’elle repose beaucoup sur la vérité qu’on découvre peu à peu.
Quant au côté irréaliste, sachant que je ne veux pas spoiler je ne peux pas trop m’étendre. Néanmoins, voir des personnages à la personnalité changeante comme des chaussettes ou des problèmes de santé fondre comme neige au soleil, ne plaident pas du tout en la cause du crédible.
Le pire je crois c’est lors du dernier épisode. A vrai dire, si la série s’était arrêtée à l’épisode neuf, j’aurais été beaucoup plus indulgente. La fin est ratée. On va de rebondissement débile en rebondissement débile, ça sombre dans le soap et encore plus dans le pathos. C’est juste insupportable. Et prévisible encore une fois.

Pourtant, il y a quelques pointures derrière ce drama. On peut commencer par la chanson du générique qui n’est autre qu’Eternally-Drama Mix d’Utada Hikaru. Sinon, en plus d’Horikita Maki on retrouve Narimiya Hiroki (Orange Days) qui interprète ici Subaru, un jeune homme amoureux d’un autre. Fukushi Seiji (Long Love Letter) est le frère de Kanon et Hirata Mitsuru (Kamisama Mou Sukoshi Dake) son père, Kashii Yu (My Boss, My Hero) est la garce de service et Toyohara Kosuke (Densha Otoko) n’est autre qu’un reporter apparemment sans scrupules. Quant au héros, Junya, il est interprété par Kitagawa Yujin que je ne connaissais pas du tout. Il a un de ses sourires, j’ai rarement vu ça. Dès qu’il sourit, on a de suite envie de l’imiter.

Au final, Innocent Love est un drama largement dispensable. L’interprétation n’est pas toujours très heureuse malgré quelques bons acteurs (Narimiya et Toyohara en tête). La relation entre Junya et Subaru est intéressante mais elle est tellement sous-exploitée qu’on ne peut pas en tirer grand chose. Lenteur exacerbée, mélodramatique, irréaliste, prévisible, les critiques négatives concernant cette série peuvent fuser. Je ne peux pas non plus dire avoir été vraiment énervée en la regardant mais je fus très loin de l’intérêt. Pour faire clair, Innocent Love est à éviter, il y a largement mieux. Cela dit, point positif pour le générique, fort réussi, mais on en reparlera très bientôt. Et n’oublions pas le sourire de Junya / Kitagawa Yujin ^^

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