Posts Tagged “Long Love Letter” Publié par Tite Souris dans Buzzer Beat, Séries japonaises, tags: Buzzer Beat, Hanazakari no Kimitachi e, Ikebukuro West Gate Park, Long Love Letter, Love Shuffle, My Boss My Hero, Nobuta wo Produce, Pride, Zettai Kareshi 
S’il y a bien une série japonaise qui aura fait parler les fangirls en délire en 2009, c’est Buzzer Beat, un des derniers dramas en date de Yamashita ‘Yamapi’ Tomohisa. Diffusé sur Fuji TV durant l’été, il est composé de onze épisodes. Le scénariste n’est autre qu’Omoro Mika, celui-même à l’origine de My Boss, My Hero ou encore Long Love Letter. Le titre vient de l’expression buzzer beater qui exprime un shoot lancé juste avant que le buzzer ne sonne et qui rentre dans le panier. Aucun spoiler. Naoki Kamiya a tout pour lui : basketteur professionnel, il a une petite amie parfaite et fait partie du cinq majeur de son équipe. Talentueux, il pourrait être l’une des nouvelles étoiles du basket professionnel japonais s’il n’était pas incapable de répondre présent au moment clef d’un match. Sa route va croiser celle d’une jeune violoniste, sympathique et enthousiaste, qui comme lui est en plein doute sur sa carrière. Source : NewsAsia
Ce qu’il y a de sûr lorsqu’un nouveau drama sort avec un Johnny’s tel que Yamapi, c’est qu’il ne mettra pas long à être traduit en anglais, et en français aussi d’ailleurs. C’est agréable d’un côté lorsqu’on est fan mais de l’autre, à quoi ça sert que douze teams s’en occupent alors que d’autres séries, qui semblent tout aussi intéressantes voire davantage, se retrouvent sur le carreau ? Enfin bon, ce sont les règles du jeu on va dire. Buzzer Beat est un drama sur le basket mais à l’instar de Pride avec KimuTaku qui est sur le hockey, il est surtout ici question de relations humaines, d’interrogations sur la vie et son propre futur. Le sport n’est qu’un moyen d’y parvenir. Personnellement, j’aime bien le basket donc les quelques matchs que l’on voit ne m’ont pas du tout dérangée, même si côté crédibilité, ce n’est pas forcément ça… ^^; Ceux qui sont toutefois rebutés dès qu’il est question du mot en S auront peut-être du mal parce que ça en parle assez. Et pour être honnête, la qualité de la série n’est pas non plus des plus mirobolantes ce qui fait que ça ne sauve pas l’aspect sportif. Buzzer Beat est dans le fond plutôt traditionnel. Le héros, assez niais et mièvre, est gentil, attachant et altruiste. Il tombe amoureux d’une jolie fille, violoniste, et tous deux tentent de percer dans leur carrière respective. Si ça sonne cliché, c’est normal, ça l’est. Néanmoins, aussi étrange que cela puisse paraître, ça passe assez bien. Les dialogues sont plutôt corrects ce qui aide énormément. Et surtout, les personnages sont globalement nuancés et intéressants. C’est essentiellement ça qui sauve le drama et qui le différencie un peu des multitudes d’histoires de ce genre. Cela ne veut en aucun dire que Buzzer Beat est une série indispensable mais cela lui permet de se laisser regarder sans déplaisir. Toutefois, la série souffre d’un ventre mou, vers le milieu des épisodes, et le rythme va decrescendo assez subitement.

Niveau personnages, il y a donc le héros, Naoki, interprété par Yamapi (IWGP, Long Love Letter, Nobuta wo Produce…). Il est bien mignon ce Johnny’s mais bon… il ne joue pas toujours très bien et a toujours un peu les mêmes rôles. Cela n’empêche absolument pas Naoki d’être attachant et sympathique comme tout, quoiqu’un peu trop naïf sur les bords. Au début du drama il est en couple avec Natsuki, une jeune femme froide et assez manipulatrice. C’est la jolie Aibu Saki (Zettai Kareshi) qui porte ses traits et elle le fait avec brio. Elle est plutôt classe et réaliste. C’est certainement le personnage que j’ai préféré dans la série. Elle sera vite attirée par le nouveau membre de l’équipe, bad-guy et ennemi de Naoki, Yoyogi, joué par Kaneko Nobuaki (Crows Zero II). Si au début je les aimais bien tous les deux, ensemble, le soufflet retombe malheureusement et leur relation ambigüe se révèle au final peut intéressante. Dommage. 
Dans les membres de l’équipe de basket, habillés tous de rose, on retrouve quelques membres plutôt agréables comme Shuji, incarné par Mizobata Junpei (HanaKimi). Un peu stupide sur les bords, il n’en demeure pas moins plus intelligent qu’il n’en à l’air et est vraiment choupi. Oui c’est le seul mot qui me vient à l’esprit ! Le coach (Ito Hideaki) a un semblant de développement mais rien de bien folichon. En dehors du basket, la famille de Naoki est assez présente et c’est avec une grande joie que l’on retrouve sa mère sous les traits de la fabuleuse Maya Miki, toujours aussi charismatique. Au fur des épisodes, Naoki découvre des sentiments amoureux pour une jeune femme violoniste, Riko, interprétée par Kitagawa Keiko. Assez franche, elle est découragée car elle se demande si elle pourra faire carrière un jour. Elle vit en colocation avec sa grande amie, Mai (Kanjiya Shihori – Love Shuffle), véritable bout-en-train, dynamique, drôle et fraîche. C’est un vrai rayon de soleil. 
Buzzer Beat met avant toute chose en avant plusieurs histoires d’amour, certaines plus intéressantes que d’autres. La principale, celle entre Naoki et Riko, est mignonne et assez juste. Elle tourne un petit peu en rond au bout d’un moment et ne sort quand même pas des sentiers battus. Néanmoins, elle permet de mettre en avant des thèmes fédérateurs qui parleront assurément aux jeunes adultes. Forcément, ça parle aussi d’amitié, de dépassement de soi, d’esprit d’équipe et d’entraide. En définitive, Buzzer Beat est un j-drama qui n’est pas désagréable et qui passe correctement le temps. L’été est là, il colle bien à cette période. Assez frais, il ne ne prend pas la tête et divertit. C’est déjà pas mal. Il manque assurément d’originalité et comporte un peu trop de clichés mais la bonne humeur des personnages et l’humour compensent ces difficultés. Les fans de Yamapi le monolitique seront forcément aux anges car on le voit régulièrement torse nu mais il arbore une coupe de cheveux absolument immonde. On ne peut pas tout avoir. Bref, c’est mignon, pas trop mal fichu. On a vu mieux mais on a vu largement pire.     
2 commentaires » Publié par Tite Souris dans Sora Kara Furu Ichioku no Hoshi, Séries japonaises, tags: A Million Stars Fall from the Sky, Bara no nai Hanaya, Binbo Danshi, Engine, Ikebukuro West Gate Park, Kisarazu Cat's Eye, Long Love Letter, Orange Days, Pride, Sora Kara Furu Ichioku no Hoshi, Water Boys 
Comme un grand nombre de téléspectatrices assidues de j-dramas, je ne peux concevoir la découverte de cet univers sans en regarder plusieurs avec Kimura Takuya. Je ne devrais pas avoir besoin de rappeler que KimuTaku est monsieur Dieu Vivant au Japon, que ses séries explosent presque toujours les taux d’audience, qu’il est adulé depuis plus de quinze ans, avec toujours autant de ferveur. Bref, c’est une star. Sa renommée n’est pas volée parce qu’il est clairement charismatique. Je n’ai pas mis longtemps à tomber sous le charme et pourtant, jusqu’à maintenant, je n’avais regardé que deux séries avec lui : Engine tout d’abord, puis l’excellent Pride. De ce fait, j’envisage de visionner la plupart de ses séries. C’est ainsi que tout récemment, j’ai terminé Sora Kara Furu Ichioku no Hoshi. On parle très peu de ce drama sous cette appellation sur le net. On utilise plutôt A Million Stars Fall from the Sky ou encore A Million Stars Falling from the Sky ou encore One Million Stars Falling from the Sky. Ce que c’est compliqué, tout ça pour dire la même chose. Ici, on va opter pour la deuxième option, au moins ce sera clair pour tout le monde. Il s’agit d’une série japonaise, diffusée sur Fuji TV entre avril et juin 2002. Elle est composée de onze épisodes, le premier et le dernier étant plus longs que les autres. Avant toute chose, je déconseille de regarder ce drama en VOSTF. J’ai eu la mauvaise idée de le faire. Comme j’avais déjà tout récupéré en français, j’avais la flemme de chercher en anglais. Les sous-titres sont mauvais au possible, bourrés de fautes d’orthographe et de grammaire. Je n’ai jamais vu ça. Si quelqu’un de la team passe par ici, je suis désolée si vous le prenez mal mais excusez-moi, ce fut une horreur pour les yeux. Aucun spoiler. L’histoire commence après qu’une jeune étudiante se suicide en se jetant d’un balcon. Très vite, la police découvre qu’il s’agit d’un meurtre déguisé en suicide. Au cours de l’enquête, certains éléments conduisent l’inspecteur Kanzo à soupçonner Ryo, un mystérieux chef cuistot, qui semble en savoir plus sur la mort de la jeune fille que ce qu’il dit. Tous deux se croisent souvent par hasard et chaque rencontre avec Ryo laisse au détective une drôle d’impression. À chaque découverte, le détective se pose davantage de questions sur Ryo quant à sa petite amie possessive, son étrange relation avec plusieurs femmes et également sur un événement douloureux du passé de Kanzo. Les choses se compliquent lorsqu’une étrange relation mêlant amour et haine se développe entre Ryo et Yuko, la jeune soeur du détective Kanzo. Quel est le lien qui les unit ? Kanzo va tout faire pour sauver sa soeur des griffes de Ryo, qu’il considère comme étant le diable. Qui est Ryo, pourquoi ne parle-t-il jamais de son passé, et pourquoi traite-t-il Yuko différemment de toutes les autres femmes qu’il côtoie ? Source : Wiki-Drama
Comme dit plus haut, c’est donc la présence de Kimura Takuya qui a motivé le visionnement de cette série. Ceci dit, le synopsis me semblait intéressant et assez original par rapport à ce que je regarde. Effectivement, il s’agit avant toute chose d’une enquête qui est axée sur le « suicide » de l’étudiante. Ceci dit, on se rend très vite compte que ce n’est que le point de départ de l’histoire. Il y a un développement bien plus important sur les personnages et les liens qui les unissent. Du coup, certes on peut parler de série policière mais il ne faut pas se focaliser là-dessus. On peut davantage dire que A Million Stars Fall from the Sky est un thriller axé sur la psychologie de ses personnages. 
Trois personnages se partagent l’affiche. On suit l’investigation du détective Kanzo, interprété par Akashiya Sanma que je ne connaissais pas du tout. Méticuleux, laissant croire qu’il est bien plus stupide qu’il ne le laisse paraître, il est excellent dans son travail et ne lâchera jamais l’affaire. Il a une petite soeur, Yuko, qu’il chérit comme la prunelle de ses yeux, même s’ils s’embêtent souvent, comme tout frère et soeur qui se respectent ^^; Elle est incarnée par Fukatsu Eri qui est vraiment jolie soit dit en passant. Dynamique, un peu garçon manqué sur les bords, elle souffre assez d’être très proche de la trentaine et de ne pas avoir de mari. J’ai beaucoup apprécié ce personnage, passionné et qui ne se laisse pas marcher sur les pieds. Elle pourrait rentrer dans le moule de la société japonaise mais ne le fait pas, tout en essayant quand même de ne pas blesser les personnes qui l’entourent. Le troisième personnage important, joué par KimuTaku, est Ryo, un homme mystérieux, qui parle peu et qui use des femmes comme des chaussettes sales. En dépit du fait que KimuTaku est toujours aussi classe et charismatique, Ryo peut être assez agaçant par moment. Il est assez difficile de comprendre ce qui le motive. On finira par le comprendre dans la douleur ceci dit. En réalité, c’est assez agréable de voir l’acteur sous un jour nouveau car il a souvent tendance à jouer les personnages sympathiques comme tout, un peu cool sur les bords. Ici ce n’est pas le cas. Ryo est inquiétant, froid, manipulateur et difficile à cerner. Ses regards en disent longs et il est ardu de ne pas être comme attiré par lui car il possède une certaine force magnétique, malgré ses actes. 
Ces trois protagonistes ont un lien particulier que la série fait découvrir. A Million Stars Fall from the Sky est parsemé de plusieurs mystères, certains plus évidents que d’autres. J’ai par malchance plus ou moins deviné ce qu’il en était dès le milieu. J’espérais me tromper, sincèrement. La fin est excellente mais extrêmement tragique. En fait, la série est intense et sombre. Il y a quelques pointes d’humour mais ce n’est clairement pas ce qui prévaut. On baigne dans une atmosphère parfois lourde à cause de silences pesants, de situations à la limite du malsain et d’évènements malheureux. Il y a une belle histoire d’amour, ou plutôt de belles histoires d’amour, mais là encore ce n’est pas cela qui est le plus mis en avant. Plus ou moins à ce sujet, Kimura Takuya étant de la partie, les scènes de baisers et plus encore font réalistes. Vous l’aurez compris, ce drama est un mélange des genres et il est assez difficile de le classer dans une catégorie ou même plusieurs. Sauf s’il existait un genre « tragique ». Hum. Au-delà du trio, on retrouve plusieurs personnages secondaires intéressants. Ryo est suivi comme un petit chien par une jeune femme psychologiquement instable que Kanzo finira par prendre sous son aile. Elle est jouée par Shibasaki Kou (Orange Days). La collègue de Kanzo, folle amoureuse de lui mais qui ne le lui avoue pas, est Morishita Aiko (Ikebukuro West Gate Park, Kisarazu Cat’s Eye). Et le rendez-vous arrangé de Yuko n’est autre que Yashima Norito (Binbo Danshi, Water Boys). Côté bande-son, avec Yoshimata Ryo (Pride, Bara no nai Hanaya, Long Love Letter) aux commandes, on se doute bien que l’on a là de bien belles musiques. Petit bémol concernant la chanson du générique de fin, à savoir Smile d’Elvis Costello qui jure par rapport à l’ambiance de la série. Ceci dit, cela peut être pris comme un effet de style et il est évident que les paroles sont ici tout à fait adaptées. 
A Million Stars Fall from the Sky est une véritable tragédie. On est plutôt loin des standards habituels de la télévision japonaise où le héros et la héroïne finissent ensemble heureux et où l’on devine les multiples rebondissements. La scénariste, Kitagawa Eriko à qui l’on doit Orange Days, a su mettre en avant l’humanité telle qu’elle peut l’être dans ses bons comme dans ses pires moments. Il y a une réelle tension et même si la lenteur des épisodes pourra rebuter certains, elle n’accentue que davantage ce côté oppressant et intense. Les acteurs sont bons, mention spéciale à Kimura Takuya qui sort des sentiers battus et prouve qu’on peut être un Johnny’s et savoir interpréter des personnages ciselés, à la personnalité ambiguë. Toutefois, Ryo est un personnage un poil trop énigmatique. A force de vouloir le rendre aussi détaché, le spectateur est un peu laissé à côté de la route. De même, s’il arrive des évènements difficiles, les personnages ne réagissent finalement que peu, c’est une impression assez étrange. Cela n’empêche nullement A Million Stars from the Sky d’être un j-drama original, bouleversant et on ne peut plus intéressant. En tout cas, il m’aura clairement marquée et c’est avec un grand délice que je me prépare à visionner un nouveau Kimura Takuya ^.^     
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Comme dit en début d’année, Luminophore suit du côté du Japon quelques acteurs. Vous savez normalement déjà que Kubozuka Yosuke, Oguri Shun, Yamada Takayuki et Tsukamoto Takashi sont de la partie. Mais il y a aussi Matsuda Shota. Oui, ça en fait du monde. Mais c’est à peu près tout du côté des hommes. Ce qu’il y a de bien en suivant les filmographies d’acteurs, c’est que l’on tombe forcément sur des choses que l’on n’aurait jamais testées. Bara no nai Hanaya fait partie de cette catégorie. Sans Shota, je ne sais pas si je m’y serais intéressée. Disons que personne n’en parle donc je n’en aurais pas forcément eu connaissance. Ceci dit, des fois ça fait aussi perdre du temps. Est-ce ici le cas ? Le j-drama Bara no nai Hanaya, traduit approximativement en français par Le magasin de fleurs sans roses, fut diffusé en janvier et mars 2008 sur Fuji TV, au Japon donc. Il est composé de onze épisodes. Passionnément amoureux de sa jeune épouse, Shiomi Eiji se retrouve seul du jour au lendemain avec leur peite fille Shizuku, après un accouchement dramatique dans lequel la jeune femme trouve la mort. Solitaire et malheureux, il élève avec amour sa fille, le seul petit rayon de soleil de sa vie et après de nombreux petits boulots, il ouvre enfin une petite boutique de fleuriste, en souvenir de sa femme qui pensait que chaque instant de la vie méritait sa fleur. Mais voici soudain que Shizuku, qui se sent confusément coupable de quelque chose, décide de cacher en permanence sous un masque ce visage qui rappelle à son père cette mère qu’elle n’a pas eu le temps de connaitre. Au même moment, Eiji, qui ne pensait plus aimer à nouveau un jour, rencontre un matin Mio, la jolie aveugle qui aime autant les roses que sa femme les aimait… Source : Manga Arigatou
Ce qui change par rapport aux j-dramas habituels c’est que Bara no nai Hanaya ne raconte pas quelque chose d’exceptionnel. Il n’y a pas de yakuza prof, d’élève yakuza, de robot amoureux ou que sais-je encore. Non, il n’y a rien de tout ça. La série parle juste de la vie de quelques uns de ses héros, et cela sans volonté de rendre le tout extraordinaire. Eiji, Shizuku, Naoya et tous les autres sont comme vous et moi. En cela, Bara no nai Hanaya est intéressant car par ce traitement, il sort justement de l’ordinaire. Il est plus question de tranches de vie qu’autre chose. Ceci étant dit, c’est justement en ça qu’il déplaira à beaucoup. J’ai lu quelques critiques disant qu’il était lent. Personnellement, je ne l’ai jamais ressenti ainsi, bien au contraire. La série prend le temps de s’installer, de présenter ses protagonistes et de les faire vivre. Il en ressort une très grande douceur, parfois un brin amère parce que la vie n’est pas que joie. Par ailleurs, pour une fois les personnages ne sont pas des adolescents ou des jeunes adultes, ils sont plus vieux. Ca fait du bien. De ce fait, ce j-drama est réaliste, il n’y a pas d’exagération. Ce constat est autant valable dans les intrigues que dans le caractère des personnages. Ces derniers doutent, n’agissent pas toujours comme ils le devraient ou comme ils le voudraient et n’en demeurent pas moins tout à fait crédibles. Bara no nai Hanaya repose à 100% sur ses personnages. Ce sont eux qui font vivre la série. A vrai dire, je crois les avoir tous appréciés, même ceux qui paraissaient antipathiques comme le Dr Anzai ou Shun (interprété par Tamayama Tetsuji).
Du côté de la distribution, on retrouve encore une fois de nombreux visages familiers. Les connaisseurs de Johnny’s auront de suite repéré Katori Shingo (membre de SMAP avec entre autre Kimura Takuya) dans le rôle d’Eiji. Son personnage peut agacer car il n’agit pas toujours et reste sans ne rien dire. Cela dit, sous ses airs de perfection, il cache une grande douleur. Sinon, l’héroïne est jouée par Takeuchi Yuko (Pride) qui est on ne peut plus convaincante. J’ai beaucoup apprécié cette femme douce mais en même temps très dure. Sinon, comme je l’ai dit plus haut, Matsuda Shota est là. Il incarne Naoya, un jeune homme qui a quelques problèmes et qui sera aidé par Eiji. J’ai beaucoup apprécié ce personnage, il évolue énormément au fil des épisodes et est en plus assez drôle. Mention spéciale à l’absolument extraordinaire Yagi Yuki qui incarne la petite Shizuku. Lors du tournage elle n’avait que 7-8 ans mais elle est juste parfaite. C’est tellement rare chez les enfants acteurs qu’il faut le souligner. En plus d’être très mignonne, elle sonne vraie. Par ailleurs, Shizuku est une petite fille adorable. Autrement, il y a quelques personnages secondaires mais qui ont le droit à des intrigues et à un développement. On peut citer la jolie institutrice (Shaku Yumiko | Stand Up!!) ou le gérant du bar franchement délicieux tant il est amusant.
Bara no nai Hanaya est un drama doux et reposant. La superbe musique, composée par Yoshimata Ryo (Pride, Long Love Letter), accentue cette impression. Il est vrai qu’il ne plaira pas à tout le monde car il ne s’y passe pas forcément grand chose. Toutefois, il y a un fil rouge qui peut être vu comme une sorte de mystère. Mais là n’est pas nécéssairement le plus important. Les personnages sont la force de la série et eux, sont creusés, tout comme les relations qui existent entre eux. Les dialogues sont souvent savoureux et savent toucher le téléspectateur. De nombreux thèmes, parfois difficiles (maltraitance, exclusion…), sont traités mais cela sans aspect moralisateur. C’est réaliste et touchant, voilà tout. Une bien jolie découverte en somme.
    
3 commentaires » Après avoir regardé et bien apprécié Engine, j’ai eu envie de tester un autre j-drama avec Kimura Takuya. C’est ainsi que mon choix s’est porté sur Pride. Comme son nom ne l’indique pas, il s’agit là d’une série japonaise de 11 épisodes, diffusée en 2004 sur Fuji TV. Vous devez commencer à le savoir, les premiers et derniers épisodes sont rallongés d’un quart d’heure. Halu est le célèbre capitaine d’une équipe de hockey. Il est très respecté par son équipe. Pour lui, le hockey représente sa vie. Et au contraire, les histoires de coeur ne sont qu’un jeu. Aki est une businesswoman qui attend depuis plusieurs années le retour de son fiancé. Hélas, celui-ci ne donne plus signe de vie depuis longtemps. Un jour, les amies d’Aki l’emmènent voir un match de hockey. C’est là qu’elle rencontre Halu… Source : Newsasia
Encore du sport ?! Oui, encore. Ce n’est pas de ma faute si dans les dramas avec Kimura Takuya que je regarde le sport est en avant. Néanmoins, à l’instar d’Engine, ce n’est qu’un moyen comme un autre de raconter la vie des personnages. Le hockey est juste là en toile de fond. Ayant seulement vu un match de hockey de ma vie en vrai, je serai incapable de vous dire si c’est réaliste ou pas. Là n’est pas forcément le but de toute manière. De ce fait, ne mettez pas forcément de côté le j-drama parce qu’il parle de hockey, c’est tout à fait supportable même s’il on n’aime pas le sport (du moins j’imagine). Comme dit plus haut, Kimura Takuya joue donc dedans. Il est évidemment le héros, Halu Satonaka, joueur de hockey qui ne pense et ne vit qu’à travers le sport. Il a des amis auxquels il tient mais côté amour, niet, nada. Si vous ne connaissez pas KimuTaku, il est bon de savoir qu’il est extrêmement populaire au Japon. C’est un Johnny’s et fait parti du groupe SMAP. En le voyant jouer, difficile de ne pas tomber sous le charme tellement il en a à revendre. C’était déjà le cas dans Engine et j’ai trouvé ça encore plus évident dans Pride. Il interprète très bien son rôle et paraît extrêmement naturel. Il n’y a pas à dire, il est charismatique au possible. L’héroïne, Aki, est incarnée par Takeuchi Yuko qui en plus d’être jolie dégage une grande classe. Son personnage est « du siècle dernier » comme le dit Halu. Autrement dit, elle n’agit pas comme les jeunes femmes de son âge, elle a des principes moraux parfois stricts et s’y tient. Attention, elle n’est pas coincée ou quelque chose de ce genre, elle est juste du siècle dernier, voilà tout. Cela ne l’empêche pas d’avoir du caractère. Puisque l’on parle de la distribution, autant continuer. Le meilleur ami de Halu est joué par Sakaguchi Kenji. Je croyais ne pas le connaître mais en regardant un peu ce qu’il avait fait, je me suis rendue compte que c’était lui Yamai. Mais si, le blond décoloré avec la chaîne dans Ikebukuro West Gate Park (si vous n’avez pas encore regardez la série, faites-donc), ça vous revient ? Ouaw, le choc. Dans Pride, il n’est autre que Yamato, le shipper du couple Aki / Halu. J’ai rarement vu un personnage autant à fond dans un couple et c’était amusant. Pas très riche, il tombe vite amoureux d’une amie d’Aki qui elle, ne jure que par des petits-amis richissismes. N’oublions pas de citer Sato Ryuta (IWGP aussi), toujours aussi adorable. Plus je le vois, plus je fonds. Il a souvent un peu les mêmes rôles, de ce que j’ai vu en tout cas, mais faut dire qu’il est parfait dans ce registre. Son personnage, joueur de hockey, est un brin stupide mais diablement attachant. En vrac, on retrouve comme d’habitude plein d’acteurs plutôt connus comme Takizawa Saori (Jôtei), Tanihara Shosuke (Gokusen 2) ou encore Arai Hirofumi.

Les personnages sont la pièce maîtresse de Pride. On s’attarde plus longuement sur les héros mais les personnages secondaires ont un temps d’antenne tout à fait suffisant. La série brosse justement une galerie de protagonistes extrêmement intéressants et quasiment tous agréables à suivre. Evidemment, on regarde là une série japonaise donc les thèmes habituels sont de la partie. Par exemple, on retrouve toutes les valeurs de l’importance du groupe, de l’amitié et de la motivation perpétuelle, mais on ne peut pas dire que ce soit lourd ou moralisateur. La série parvient à trouver un juste milieu entre tout ce qui repose sur le dépassement de soi, l’esprit d’équipe et l’aspect plus romantique avec les relations entre les personnages. 
Avec des dialogues souvent savoureux et parfois très rapides, Pride est une série plus que sympathique à regarder. Réaliste, elle suit la vie de quelques personnages tentant pour certains de se faire une place, de trouver ce qu’il leur manque, de se construire la vie de leurs rêves, etc. Ils évoluent tous au fur et à mesure et changent grâce à l’influence des uns et des autres. L’interprétation est tout à fait correcte et est littéralement portée par Kimura Takuya qui est d’un charisme à toute épreuve. Même si par moment certains passages sont assez sérieux, il n’en demeure pas moins une bonne dose d’humour très appréciable. Côté musique, les amateurs de Queen (dont je ne fais pas partie mais bon) seront ravis puisqu’on entend plusieurs chansons d’eux, ne serait-ce que dans le générique. Sinon, c’est Yoshimata Ryo (Long Love Letter) aux commandes et comme d’habitude, il a composé là une superbe bande originale. Ce qu’il y a de bien dans Pride c’est que l’on a tout à fait l’impression de voir interagir des personnages de la vie de tous les jours. Ils pourraient très bien être nos voisins de pallier. C’est en partie pour cela qu’il n’est pas difficile de se sentir concerné et de rapidement entrer dans l’histoire. Par ailleurs, le couple phare de la série est un des plus jolis couples des séries japonaises que j’ai pu voir pour le moment. L’alchimie entre les deux est palpable. En bref, Pride fut une excellente découverte, difficile de ne pas la conseiller.     
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