Enka no Joô | 演歌の女王

Un peu comme plusieurs de ses confrères, le scénariste Yukawa Kazuhiko (Rebound, Kaseifu no Mita) semble apprécier retrouver certains acteurs. Comment pourrait-on le blâmer de vouloir travailler à l’infini avec Amami Yûki ? Direction Enka no Joô, soit la reine de l’enka, une série constituée de dix épisodes diffusés sur NTV entre janvier et mars 2007 ; seul le premier dispose de quinze minutes additionnelles. Aucun spoiler.

Du haut de ses presque quarante ans, Ôkouchi Himawari croit encore pouvoir devenir la chanteuse d’enka que tout le monde s’arrache. Elle s’accroche dur comme fer aux propos encourageants de feu son père ; alors qu’elle n’était qu’une enfant, il lui qui disait qu’elle était l’artiste numéro un. Pourtant, cela fait des années qu’elle n’a pas coudoyé le succès, que ce soit dans sa vie professionnelle comme personnelle. Quand elle tombe par hasard sur son ex-petit ami qu’elle n’a pas oublié, elle espère réussir à le reconquérir et qui sait, peut-être qu’il l’aidera aussi dans ses ambitions ? Du moins, si sa malchance perpétuelle ne vient pas tout gâcher !

Le titre de cette production amène à imaginer que l’enka occupera une place prépondérante, que l’on découvrira les coulisses de ce milieu passé de mode, que l’on verra l’héroïne gravir un à un les échelons et se transformer en célébrité. Ce n’est pas la peine d’atteindre quoi que ce soit de cet acabit, car la douche sera glacée. Qu’est-ce donc l’enka, d’ailleurs ? Il s’agit d’un genre musical ayant surtout connu la gloire dans les années 1960-1970 et proposant en grande partie des ballades sentimentales mélancoliques. Les artistes s’y adonnant n’ont plus guère la cote depuis plusieurs décennies, mais cette série aurait pu émuler des idées, créer des vocations. En dehors de quelques chansons et rares moments un peu plus éclairés, le scénario n’apporte aucune matière permettant d’en apprendre davantage ou donnant envie d’explorer ce style utilisant beaucoup d’instruments traditionnels. Seuls les superbes kimonos qu’arbore la protagoniste relèvent légèrement le niveau. À la place, les épisodes préfèrent se borner à une redondance abrutissante d’une même formule initialement guère intéressante. Pourtant, Enka no Joô n’est pas dénuée de bons éléments, dont cette critique en filigrane du credo comme quoi quand on s’y consacre corps et âme, on y arrive – preuve ici que non. L’illustration de l’inconscient de l’héroïne, lorsqu’elle se trouve à la fameuse croisée des chemins, s’avère plutôt sympathique. Himawari est souvent partagée entre deux voix, celle de la facilité qu’elle tend trop régulièrement à choisir, et celle de la raison. Celle-ci revêt justement une importance assez capitale puisqu’elle est représentée à l’écran par une Himawari adolescente (Fukuda Mayuko – Byakuyakô). Plus posée et mature que sa version adulte, elle n’hésite pas à répliquer à la plus âgée, toujours sur un registre un peu goguenard et piquant, qu’elle devrait vraiment apprendre à réfléchir. La série s’amuse aussi à réemployer ce visage en début d’épisode pour rappeler les évènements passés et elle s’y attelle de manière assez cocasse et originale : telle une speakerine de télévision, en faisant référence au polar Suna no Utsuwa, etc. Les clins d’œil à diverses fictions comme Hana Yori Dango ne manquent pas, ce qui apporte une petite touche sympathique. Sinon, Himawari s’imagine souvent plein de choses dans sa tête, rêve de déballer son sac sur un ton péremptoire, mais n’évacue en réalité jamais ce qui la travaille ; sauf que l’audience, elle, voit ce qui se trame directement dans son esprit. Car cette femme préfère éviter les conflits ; normal, elle veut rendre tout le monde heureux.

Qu’Enka no Joô choisisse un angle humoristique pour traiter son récit n’est en soi par une tare. En revanche, il aurait alors sûrement fallu soigner l’écriture qui s’avère paresseuse, voire poussive. C’est très simple, Himawari répète constamment les mêmes erreurs, perd ses paris au janken pon, n’apprend pas de ses échecs, accorde sa confiance à quiconque, se retrouve à l’hôpital blessée dans des conditions invraisemblables, se jure qu’elle ne tombera plus dans le panneau et retour à la case départ. Cette héroïne a beau être interprétée par la classieuse Amami Yûki (BOSS), elle devient vite irritante. Naïve et rêvant encore au prince charmant, elle attire tous les malheurs tel un chat noir. Difficile de faire plus malchanceuse qu’elle tant, oui, tout lui arrive. Pourtant, elle a une force de caractère plutôt incontestable puisqu’elle se relève toujours de sa disgrâce, ne s’apitoie pas trop sur son sort et persévère dans ses envies de se transformer en une chanteuse réputée. Elle a connu par le passé un grand succès et a depuis sombré dans l’oubli. Son manager farfelu (Danta Yasunori – Mukodono!) s’occupe vaguement d’elle et lui propose un peu tout et n’importe quoi. En attendant, elle vend des bentô dans un commerce géré par un guitariste indifférent (Hirayama Hiroyuki). Elle a tellement le cœur sur la main qu’elle se retrouve la majeure partie du temps sans un sou et à prendre en charge un garçonnet (Takei Akashi) et une jeune fille (Narumi Riko – Hachimitsu to Clover) abandonnés sur le bord de la route. Tant qu’à faire, la série n’hésite pas à jouer la carte sentimentale et à étouffer sous une épaisse couche de mièvrerie. Au départ, le pathos facile est toutefois assez rapidement écarté, car l’écriture multiplie les invraisemblances et noie les sujets plus sérieux dans des dialogues assez idiots et des réactions caricaturales. Mais en milieu de parcours, le drame revient sur le devant et se révèle peu concluant, la faute à une absence d’intérêt notable pour ce qui se passe. Les personnages évoluent abruptement et de façon souvent illogique, comme si l’univers entier était influencé par la gentillesse maladive et le dévouement de Himawari. Enfin, son ex-compagnon, l’affreux Tamaru Hitoshi ne paraît pas avoir envie de changer.

C’est par un hasard le plus total que la chanteuse croit croiser le chemin de son ancien petit ami. Comme à son habitude, celui-ci tient un discours mielleux et lui demande une certaine somme d’argent. Et comme à son habitude, Himawari accepte alors qu’elle se trouve encore dans une situation financière très compliquée, ce dernier l’ayant quittée à l’époque en lui laissant toutes ses dettes ! Mais, oui, elle lui fait confiance avant de se mordre les doigts, se maudissant de l’avoir cru. Et ce schéma narratif se réitère de bout en bout. Ce n’est pas drôle parce que les ressorts sont usés jusqu’à la corde et que les personnages se conduisent au mieux comme des idiots, au pire comme des êtres abjects. Hitoshi (Harada Taizô – Big Money!) est un odieux individu. Égoïste, sans gêne et paresseux, il manipule tous ses proches et essaye de noyer le poisson. Le voir parvenir à ses fins et s’en sortir toujours plus ou moins, avec une héroïne aveuglée par son amour, agace. D’ailleurs, qu’est-ce qu’elle aime chez lui ? La fiction nous dit qu’elle s’en est entichée il y a de ça plusieurs décennies, mais rien ne nous est montré à l’écran. Comme si Enka no Joô ne cumulait pas déjà les tares, elle choisit aussi d’y inclure un nombre considérable de diverses figures supposément truculentes et capables de maximiser le potentiel cocasse. Ajoutons-y l’inspecteur maladroit tentant de draguer (Nukumizu Yôichi – Tonsure), la superficielle mère couguar (Takahata Atsuko – Mother), le frère collé à son ordinateur (Kikawada Masaya), une fiancée vénale prête à tout pour atteindre son but (Sakai Wakana – Kisarazu Cat’s Eye) et une belle-mère (feue Ikeuchi Junko) souffrant de troubles cognitifs. Les maladies neurodégénératives et apparentées ne sont traitées qu’abstraitement dans les œuvres japonaises et, pour sa défense, celle-ci offre quelques scènes assez jolies, du moins quand elle arrive à créer une ambiance un peu plus émotionnelle. Or, le mélange des genres prend mal et donne l’impression que Yukawa Kazuhiko a changé de fusil d’épaule en cours de route.

Au final, Enka no Joô ne tire jamais parti de son potentiel plutôt original et préfère se satisfaire d’un comique de répétition devenant très rapidement lourd. Au lieu d’employer à bon escient l’univers de l’enka, la série se contente d’un unique canevas scénaristique où sa bonne poire d’héroïne se fait berner par son parasite d’ex et n’apprend jamais de ses erreurs. Certes, elle ne les regrette pas malgré toutes ces conséquences discutables, mais tout de même ! En raison d’un traitement caricatural, d’une morale débordante de niaiserie et de réactions surréalistes, les personnages n’attirent aucune sympathie et rendent le visionnage d’autant plus désagréable que l’humour montre vite ses limites avec ses gags d’une prévisibilité effarante. Bref, à moins d’être un indécrottable fan d’Amami Yûki, le plus simple est de passer son chemin et d’oublier l’existence de cette fiction confondant stupidité et comédie.

By |2018-01-01T09:46:25+02:00janvier 3rd, 2018|Enka no Joô, Séries japonaises|0 Comments

Woman | ウーマン

Parce que chassez le naturel et il revient au galop, le scénariste Sakamoto Yûji ne pouvait se contenter de Mother et de Soredemo, Ikite Yuku. Non il lui fallait poursuivre son long périple émotionnellement intense et pour cela, il a choisi Woman. Cette série comporte onze épisodes diffusés sur NTV entre juillet et septembre 2013, soit quelques mois seulement après la rafraîchissante Saikô no Rikon ; le premier et le dernier disposent de quinze minutes additionnelles. Aucun spoiler.

Depuis la brutale mort accidentelle de son mari, Shin, Aoyagi Koharu élève seule ses deux enfants. Elle cumule les emplois à temps partiel et aux horaires compliqués, ne bénéficie pas d’une quelconque aide sociale et est d’autant plus qu’isolée qu’elle n’a aucun contact avec sa mère et que son père est décédé des années auparavant. Malgré la dureté de ce contexte, elle s’accroche de son mieux, mais elle est humaine et, elle aussi, elle a ses propres limites qu’elle risque de dépasser un jour ou l’autre. C’est pourquoi, même si cela lui coûte, pour le salut des siens, elle est prête à ravaler sa fierté, sa colère et tout ce qui lui sera nécessaire.

La lecture du synopsis a probablement de quoi inquiéter les réfractaires au misérabilisme et au pathos gratuit. Sauf que l’écriture de cette série n’a pas été confiée à n’importe qui, mais à Sakamoto Yûji, un habitué du genre capable de justesse, de retenue et d’une grande sensibilité. Jamais Woman ne sombre dans le racolage ou le mélodrame poussif. Bien qu’elle illustre maintes adversités, qu’elle place son héroïne et ses proches dans des situations compliquées, elle n’y ajoute pas de terribles coups du sort, comme si le destin s’acharnait sur tous avec une certaine perversité. Au contraire, le récit favorise le quotidien trivial de cette mère célibataire vaillante. Les épisodes se limitent souvent à des tranches de vie magnifiques dans leur banalité et leur simplicité. L’idée n’est pas de hisser Koharu sur un piédestal telle une martyre, mais de dessiner ses journées avec authenticité et naturel. Elle s’échine au travail, s’occupe de ses enfants, essaye de passer un peu de temps de loisir avec eux, gère l’intendance de son petit logement, souffre dans les transports bondés et subit perpétuellement le regard méprisant des autres. Car derrière ces instantanés au demeurant presque anecdotiques, Woman en profite pour injecter une critique sociale, dont celui du statut de la mère célibataire au Japon. Une fois de plus, et comme le titre de la fiction l’annonce d’emblée, le scénariste met à l’honneur les femmes, mais plus particulièrement celles se voyant isolées comme Koharu. Malgré son courage et son abnégation, l’héroïne se retrouve dans une situation sociofinancière assez désespérée. Elle ne parvient plus à tout mener de front et c’est pour cela qu’elle part demander l’aide de l’État, qui la lui refuse. La série pointe du doigt les travers du système et la grande détresse de ces mamans d’autant que tous se permettent de les juger, de les conseiller, de leur expliquer à quel point elles s’y prennent mal, de les exclure. À travers les relations que la production dessine et les réactions moralisatrices et paternalistes de plusieurs figures tertiaires, elle aborde également la question de la maternité, de ce que cela implique et du fait que non, toute femme n’est pas vouée à être mère, que toutes ne le désirent pas dès leur prime jeunesse et que certaines ne sont pas faites pour l’être. Mine de rien, Woman apporte ainsi un vent de modernité salvateur, rafraîchissant et bienveillant, à l’image de son message alliant à la fois l’émotion brute et, en filigrane, une fine analyse sociofamiliale.

Alors qu’elle l’attendait à la maison, Shin (Oguri Shun) n’est jamais revenu, percuté par un train. Depuis, Koharu élève sa fille, Nozomi (l’excellente Suzuki Rio), et son fils, Riku (Takahashi Rai). Les années s’égrainent et sa situation se complexifie. Parce qu’elle n’a pas le choix, elle doit reprendre contact avec sa mère, Uesugi Sachi, qu’elle n’a pas vue depuis près de vingt ans. Elle n’a aucune envie de la rencontrer, pour des raisons compréhensibles. Celle-ci l’a abandonnée à l’époque et laissée à la charge de son père maintenant décédé. Mais Koharu le sait, si elle souhaite pouvoir rester debout, dynamique et offrir à ses enfants un cadre de vie décent, elle n’a que cette solution inconfortable. Le succès de Woman, outre sa capacité à dépeindre le quotidien de cette mère célibataire, repose aussi sur la confrontation entre Koharu et Sachi. La jeune femme paraît physiquement fragile, frêle, mais s’avère d’une grande force de caractère et de résilience. Mitsushima Hikari (Soredemo, Ikite Yuku) l’interprétant continue de démontrer son talent assez stupéfiant et subjugue par sa luminosité, sa posture et son naturel désarmant. La mise en scène apporte d’ailleurs beaucoup de profondeur à plusieurs moments émotionnellement intenses, entremêlant dureté, amertume, culpabilité et amour. L’histoire avance progressivement, à son rythme, crève des non-dits, et permet de comprendre ce qui s’est jadis passé et pourquoi les personnages sont arrivés au point où ils en sont. Encore une fois, les révélations ne sont ni fracassantes ni hors du commun, mais ordinaires, réalistes. La photographie jouant sur les teintes chatoyantes et feutrées amplifie la chaleur de l’été, période où prennent place les évènements racontés, et donne parfois l’impression d’évoluer hors du temps, comme si l’époque ou le lieu ne comptaient pas, symbole de l’universalité des sentiments convoyés. De même, la musique tout en douceur de Miyake Kazunori et surtout le soin accordé aux bruitages, avec le chant des cigales et les tintements du fûrin, insufflent beaucoup de poésie à cet ensemble tour à tour mélancolique, relaxant et résolument cathartique. Au-delà de la précarité de la mère célibataire, Woman travaille également le sens de la famille, qu’elle soit unie ou, au contraire, séparée.

Bien que Shin soit décédé au moment où la fiction commence, il apparaît régulièrement à travers des flashbacks correctement intégrés au reste. Aimable, calme et aimant, il a disparu trop tôt et sa mort revêt un caractère ayant son importance au fil des épisodes. Avec les caramels et les nashi, la série joue souvent sur des symboles triviaux agissant telles des réminiscences de sa présence, comme s’il veillait sur les siens. Et c’est qu’il est finalement au cœur de tout, mais ça, l’audience ne le réalise qu’en bout de course, une fois tous les éléments en sa possession. Les protagonistes portent pour la plupart beaucoup de tristesse, de doutes et de remords qu’ils doivent évacuer pour avancer. En retrouvant Sachi (Tanaka Yûko – Oshin), Koharu conserve pour le bien de ses enfants une attitude assez cordiale. Sa mère, elle, se montre froide en dépit de quelques fulgurances témoignant de son intérêt, de sa réserve et de sa crainte de ce qu’elle peut faire ou dire. Elle a peur de heurter sa fille qu’elle a déjà brisée, peur de finir elle-même blessée, peur d’éprouver son autre fille, Shiori (Nikaidô Fumi – Frankenstein no Koi), qu’elle a eue avec son second mari, le charmant et procrastinateur Kentarô (Kobayashi Kaoru – Shinya Shokudô). Cet homme profondément affable et cocasse est le soleil éclatant de la fiction. C’est lui qui cherche à recoller les morceaux, à forcer le destin et à tout faire pour réunir cette famille endommagée. Véritable boute-en-train, l’air de rien, il pousse les personnages dans leurs retranchements et amuse autant qu’il touche. Koharu souffre de voir sa mère mener une vie plutôt satisfaisante et entretenir un lien assez fusionnel avec sa demi-sœur. Pourquoi, elle, elle n’a pas eu le droit à tout ça ? Pourquoi sa maman s’en est-elle allée ? Et Shiori, elle, n’apprécie pas que cette Koharu surgisse de nulle part, surtout qu’en réalité, elle regrette plusieurs de ses actions qu’elle tait honteusement, dans le vain espoir de les oublier à jamais. La série fait ainsi se succéder des scènes mettant en avant ces protagonistes complexes, et plaît pour son émotion à fleur de peau. Elle trouve une juste mesure et la lourdeur de ses thématiques n’en devient pas étouffante, mais belle à en pleurer en raison de toutes ces nombreuses qualités et de son caractère finalement positif. La fiction n’est pas dénuée de défauts, amène à craindre le pire avec un évènement médical et perd quelque peu de sa force avec les déboires de l’amie de Koharu (Usuda Asami) et le couple dysfonctionnel que forment le travailleur social (Miura Takahiro) et la médecin (Tanimura Mitsuki – Cat Street), mais ce ne sont que de légers détails n’entachant presque en rien la quasi-solennité générale.

Pour conclure, en retraçant le quotidien d’une jeune mère célibataire dans sa simplicité la plus désarmante, Woman traite par la même occasion de sujets importants avec finesse et sensibilité. En plus de critiquer en arrière-plan le système social japonais et d’illustrer la précarité de ces femmes se retrouvant trop souvent démunies, elle aborde avec beaucoup de pudeur, d’humilité, d’émotions et de spontanéité la richesse de ces liens familiaux pétris de contradictions. La modestie et la tendresse de son ton toujours authentique, la relation maîtresse soutenue par une incroyable tension, l’interprétation de haute volée de son actrice principale ainsi que l’atmosphère délicate et poétique rendent le visionnage parfois très éprouvant, mais parce que la série évite le mélodrame facile, elle rappelle surtout la pureté d’une triste beauté où le temps n’est pas mesurable.

By |2018-07-06T17:48:05+02:00novembre 22nd, 2017|Séries japonaises, Woman|8 Comments