Bloody Monday | ブラッディ・マンデイ (saison 2)

Lorsque je n’aime pas une série, j’essaye généralement d’en venir rapidement à bout afin de passer à autre chose. C’est pour cela qu’après avoir testé la première saison de Bloody Monday fin 2011, j’ai lancé début 2012 la seconde. Elle fut diffusée entre janvier et mars 2010 sur TBS et comporte neuf épisodes durant encore une fois tous cinquante minutes, sauf le premier jouissant de cinquante additionnelles. Aucun spoiler.

Rappelons-nous, dans la saison une, Takagi Fujimaru pourchassait des terroristes dont le but était d’infecter la population japonaise. À ses côtés se plaçait THIRD-i, l’agence gouvernementale d’investigation de la sécurité publique qui ne servait à rien – si ce n’est se ridiculiser –, ainsi que trois de ses amis. Le résultat fut non proportionnel à la durée de batterie de l’ordinateur de Fujimaru puisque les épisodes furent tout simplement idiots, car incohérents, bourrés d’inepties et de facilités. La seconde saison commence deux ans plus tard. Fujimaru, Otoya et Aoi ne sont désormais plus au lycée. Tandis qu’Otoya étudie les sciences physiques et se spécialise dans le nucléaire, Fujimaru travaille dans une supérette et dit ne plus toucher à l’informatique depuis la mort de son père. La vie suit son cours tranquille, chacun vacant à ses occupations. Or, un nouveau groupe de terroristes apparaît, Der Freischütz, et ils sont bien décidés à faire exploser le pays afin de le remodeler. J et Orihara Maya sont de la partie et ne sont pas forcément de mèche avec ces criminels… Fujimaru doit par conséquent de nouveau s’associer à THIRD-i, tout en protégeant les gens qu’il aime.

Ce qu’il y a d’assez amusant, c’est que beaucoup semblent avoir apprécié la première saison de Bloody Monday. C’est d’ailleurs en raison des critiques satisfaisantes que j’attendais d’y voir un thriller sympathique. Quelle belle erreur. Et là, alors que de nombreux téléspectateurs auraient été déçus par ces épisodes, ce n’est pas mon cas. Que l’on se rassure de suite, cet ensemble inédit ne change pas la donne et la série se révèle toujours aussi médiocre. Si les raccourcis et les facilités scénaristiques sont un peu trop monnaie courante, ils sont bien moins présents et les personnages agissent plus avec leur tête – enfin, un peu plus. De même, THIRD-i, qui ne servait pas à grand-chose si ce n’est à brasser du vent, est légèrement plus compétent et a désormais compris que lorsqu’il y a un attentat qui se prépare, on ne vient pas à deux ; non, avec une armée, c’est mieux. Certes, de nombreuses décisions sont stupides et voir de supposés agents gouvernementaux agirent de cette manière fait peur, mais l’on dénote un progrès. Par ailleurs, le méli-mélo des intrigues et le faux brouillard souhaité par le scénario pour se donner un genre dans la précédente saison sont dorénavant beaucoup plus subtils. La caméra essaye encore de mettre en erreur le spectateur néanmoins. Il faut toutefois avouer que si l’on part avec des a priori et que l’on s’attend à une atrocité sans nom, on peut difficilement être déçu. Au contraire, on peut même être assez surpris du rythme de plusieurs épisodes, du suspense et de l’intensité dramatique atteignant parfois son but, chose qui était très précaire auparavant. Les personnages tombent effectivement assez facilement comme des mouches. Quelques-uns que l’on jugeait intouchables sont tués et leur décès fait bouger les situations de manière positive. D’un point de vue esthétique, en dépit d’une caméra encore tremblotante, la réalisation est assez soignée, certains plans étant sympathiques par exemple. La bande originale d’Izutsu Akio est, quant à elle, encore une fois très bonne et se révèle probablement supérieure à la précédente. C’est également flumpool qui s’occupe avec succès de la chanson de fin, ici, Zanzô.

Fujimaru est donc ainsi confronté à un nouveau groupe de terroristes. Malheureusement, on ne comprend pas réellement leurs motivations et leurs membres sont bien creux à l’exception de celui qui orchestre tout ce beau monde en secret. Der Freischütz est surtout assimilable à des fanatiques bien organisés. Il faut aussi ajouter que l’interprétation est très fluctuante, voire mauvaise. Celle arborant un tatouage, Ladybird, est usante avec cette manie d’écarquiller les yeux, et le constat se veut similaire pour Beast qui en devient ridicule à force de surjouer autant. Les membres cachés, Brutus et Spider, représentent sûrement les seuls intéressants du lot, malgré un manque de substance et de caractérisation évident. Quelques terroristes de la première saison, à savoir J, en mode blond cendré et Orihara Maya, retournent dans les parages et leurs personnages, ainsi que ceux qui leur offrent leurs traits, demeurent tout à fait corrects. C’est d’ailleurs très agréable de voir Kichise Michiko davantage dans son rôle qu’en 2008. À vrai dire, l’amélioration de l’interprétation est une dominante générale. Même Miura Haruma a fait des progrès notables en deux ans ! Immédiatement, les épisodes deviennent moins pénibles à visionner.

Un des points positifs de cette saison, outre une écriture un peu moins approximative, est le fait que Falcon subisse de nombreux revers. Souvent battu par Hornet, un autre hacker de génie, il fait des erreurs, dont certaines ont de graves conséquences. Il doute alors de lui et de ses compétences. Ce n’est pas dévoiler l’intrigue que de spécifier qu’il réussit là où autrui échouerait, mais au passage, il y laisse quelques plumes. Il est toutefois consternant que tout le monde compte à ce point sur lui. N’y a-t-il pas de spécialistes en informatique au Japon ? Non, aucun ?! Les représentants japonais n’ont-ils donc pas honte de toujours se reposer sur Falcon ? Durant ces deux années, il est sinon passé de chez HP à Apple, à l’instar de THIRD-i ; des placements de produits se sont déjà montrés plus subtils… Otoya, maintenant qu’il étudie le nucléaire, semble être devenu l’as des as sur le sujet. Ouaw, deux ans à la fac et l’on maîtrise tout, et le gouvernement se tourne vers nous lorsque le pays s’apprête à exploser. Pfiou, quelles responsabilités. Il convient de préciser qu’il se lave désormais les cheveux, ça change sûrement tout un monde. Les autres personnages ne sont pas des plus passionnants, mais Matsushige Yutaka permet de rendre celui qu’il interprète, Kanô, toujours aussi cool et charismatique, et Ashina Sei est encore une fois très jolie. Le nouveau patron de l’agence est passable et l’arrivée de Mikami Kensei (Guilty, Muscle Girl!, Tôkyô DOGS) n’apporte rien. Ne nous attardons pas sur la sœur de Fujimaru à qui il faut bien donner une intrigue et qui s’avère plus navrante qu’autre chose. Pour l’anecdote, notons la présence de Kamiki Ryûnosuke (Kôkôsei Restaurant), de Mitsushima Hikari et de Kurokawa Tomoka (Shôkôjo Seira).

Au final, la seconde saison de Bloody Monday est, sans surprise, ratée. Pour peu que l’on se soit accroché lors de la première et que l’on sache dans quoi l’on met les pieds, elle ne se regarde pas trop désagréablement. Seul le premier épisode est vraiment très usant, car trop long. Évidemment, les raccourcis, les incohérences, les stupidités et tout ce qui fait le sel de la série sont présents. Si l’on occulte tout cela, il reste une certaine dose de suspense, J en blond cendré qui est très sympathique, Kanô et sa cool attitude et pas mal de rythme. Ce n’est pas génial, mais l’on pouvait craindre largement pire.

Par |2017-05-01T14:00:15+02:00mars 6th, 2012|Bloody Monday, Séries japonaises|6 Commentaires

Guilty ~ Akuma to Keiyakushita Onna | ギルティ ~ 悪魔と契約した女

Nous sommes encore repartis sur les traces des séries japonaises avec le choix de Gatien pour cette animation spéciale Noël.

Déjà repérée lors de ma sélection des j-dramas de l’automne 2010, Guilty ~ Akuma to Keiyakushita Onna me donnait tout particulièrement envie car les quelques critiques lues, dont celle de Gatien, étaient plutôt positives à son sujet. Or, dernièrement j’ai surtout essayé de vider mes cartons donc celui-ci n’était pas au programme. Pas de culpabilisation en vue puisque ce fut une des séries choisies pour cette animation spéciale Noël. Les choses sont parfois bien faites, n’est-ce pas ? Derrière ce titre se cache une série japonaise de onze épisodes diffusés entre octobre et décembre 2010 sur Fuji TV. Seul le premier épisode comporte quinze minutes de plus que les quarante-cinq habituelles. Guilty provient évidemment de l’anglais et signifie coupable. Quant au sous-titre akuma to keiyakushita onna, il est traduisible en la femme qui a pactisé avec le diable. Aucun spoiler.

Coupable comme être coupable après avoir perpétré un crime. Coupable comme le fait de se sentir coupable après avoir effectué une action répréhensible. Guilty joue avec une certaine subtilité sur sur les deux tableaux. Nogami Meiko est sortie de prison après y avoir passé quatorze ans pour le meurtre de son beau-frère et de son neveu (Kabe Amon – Good Life). Sa sœur (Konno Mahiru – Shiroi Haru) s’est suicidée après son incarcération et leur mère a tenté de la suivre mais a échoué, elle vit depuis lors dans une institution spécialisée. Meiko étant désormais libre, elle travaille dans un salon de toilettage canin et semble ne pas réellement profiter de son existence. Sa patronne se montre bienveillante et accepte de manière totalement ouverte le passé de Meiko, quitte à perdre des clients. Après sa sortie de prison, plusieurs hommes se sont apparemment suicidés bien que leurs derniers gestes paraissent assez étranges. Fait d’autant plus curieux que tous semblent avoir un lien plus ou moins direct avec l’affaire qui l’a envoyée derrière les barreaux. Serait-ce elle qui se cache derrière tout ça ? La réponse ne se fait pas tarder, oui, c’est elle qui se venge en forçant ces personnes à se donner la mort. Ayant clamé son innocence depuis le départ, il semblerait qu’elle n’ait effectivement jamais empoisonné ces gâteaux ayant tué sa belle-famille. Progressivement, elle remonte jusqu’à celui qui a organisé cette affaire et est bien décidée à lui faire payer le prix fort.

Les histoires de vengeance ont toujours eu un attrait particulier à mes yeux. Elles sont d’autant plus jouissives lorsqu’elles sont froides comme il faut et réalisées via des moyens réfléchis et implacables. Les frontières de Guilty entre le bien et le mal sont floues. Si Meiko est innocente, n’a-t-elle pas raison de faire souffrir ceux qui ont détruit sa vie et celle de sa famille ? En plus, si ces mêmes personnes n’éprouvent aucun remord, ne méritent-elles pas ce qui leur arrive ? La justice est parfois bien plus laxiste avec les riches et les puissants, eux qui réussissent à échapper au couperet fatidique alors pourquoi pas… Évitant le manichéisme, la série joue habilement avec la conscience collective et sociale afin de nous faire réfléchir sur notre propre notion de la justice. Si, au vu de l’excellente fin, elle prend le parti de ne pas répondre totalement à sa propre question, il n’en demeure pas moins qu’elle pousse la réflexion tout en ne se révélant pas trop consensuelle. Meiko a beau ne pas avoir tué qui que ce soit quinze auparavant, il n’empêche pas moins qu’elle pousse des personnes au suicide. Sa méthode pourrait se montrer infaillible mais elle semble vouloir payer ses crimes lorsqu’elle en sera arrivée à bout. L’anti-héroïne est plutôt nuancée et l’interprétation sans failles de la toujours aussi agréable Kanno Miho (Magerarenai Onna, Churasan) aide probablement à la rendre aussi complexe. D’apparence fragile, marquée par son passé et s’étant refermée comme une huître sur elle, Meiko est en apparence d’une nature serviable et gentille. Si le début de la série laisse penser que tout ceci n’est que façade et que son véritable visage est celui d’une manipulatrice froide et dangereuse, il n’en est rien. Ayant fait de sa vengeance sa nourriture pendant quinze ans, elle montre toute sa force et sa volonté lorsqu’il en est question et qu’elle échafaude ses plans. Preuve est qu’elle n’est pas foncièrement mauvaise, elle veille toujours à ne pas faire souffrir ou mettre en danger des innocents. Durant son incarcération, elle a probablement dû ruminer ses idées de vengeance, les faisant tourner en boucle dans sa tête. Elles sont ainsi devenu sa devise et elle n’a plus d’autres objectifs. Là où la série réussit son pari c’est en faisant dès le départ douter de la sincérité de Meiko jusqu’à arriver à un point où l’on cautionne ses actes, quand bien même on sache pertinemment que non, on ne fait pas sa propre justice. Alors qu’elle touche au but, on en vient à penser qu’elle ne mérite pas de retourner en prison et qu’elle devrait avoir le droit de vivre sa vie. Si le personnage manque un tant soit peu de subtilité et de profondeur, les fameux sourires narquois étant par exemple dispensables, il paraît tout de même indubitable qu’il s’agit là d’un beau portrait né dans la tragédie.

Les épisodes cheminent vers le chef d’orchestre de l’affaire des gâteaux en chocolat empoisonnés. Qui est-ce et pourquoi Meiko ? Pourquoi sa famille est-elle décédée ? Avait-il une inimitié contre eux ? Est-ce le fruit du simple hasard ? Le rythme est soutenu, de nombreux rebondissements venant régulièrement alimenter l’intrigue, et le suspense est haletant. Presque immédiatement après avoir débuté Guilty, on se prend au jeu et il est difficile de s’en détacher avant d’être arrivé à son terme. Il est vrai que le scénario comporte quelques lacunes, certains raccourcis n’étant pas évités et plusieurs incohérences ou approximations étant de la partie. Toutefois, l’ambiance, l’aspect symbolique avec notamment ces corbeaux et la photographie travaillée compensent ces difficultés. La série est au final tellement prenante que les quelques ficelles plus grossières sont facilement laissées de côté et ne gâchent aucunement le plaisir procuré. La musique participe en outre à cette orchestration. Sumitomo Norihito propose effectivement une superbe bande-son tour à tour effrénée, prenante, envoûtante ou encore mélancolique. Il en est de même pour les deux chansons que l’on entend régulièrement, à savoir celle du générique de fin, Kono Yoru wo Tomete de JUJU mais aussi celle aux sonorités plus rap, Guilty de The New Classics.

Sur son chemin vengeur, Meiko rencontre plusieurs personnes. Certaines lui mettront des bâtons dans les roues, d’autres lui tendront la main et d’autres encore navigueront en eaux troubles. C’est d’abord par pure coïncidence qu’elle fait la connaissance d’un policier désabusé et à la dérive après le meurtre de son jeune apprenti. Mashima Takurô, incarné par Tamaki Hiroshi (Nodame Cantabile, Love Shuffle, Last Christmas), se fait mal voir de tous ses collègues et passe plus de temps au fond d’une cellule à cuver son alcool qu’à courir après les malfaiteurs. Il se rapproche dans un premier temps de Meiko car il note des coïncidences étranges entre les suicides, le passé de cette femme et la disparition de son mentor. Ce qu’il ne réalise pas c’est que sa propre conception du bien et du mal sera mise à rude épreuve. Entre les deux se tisse une relation extrêmement ambiguë mêlant de nombreux sentiments presque inextricables. Meiko ne sait pas qu’il est inspecteur de police et croit ne voir qu’un homme s’occupant d’un chien. Étant farouche, elle se laisse peu approcher d’autant plus qu’elle est seule depuis ses 19 ans et qu’elle n’a jamais pu construire une réelle relation avec qui que ce soit d’extérieur à sa famille. Sa détresse touche Mashima plus qu’il ne le voudrait, lui qui aussi navigue à vue. Honnêtement, j’ai eu un énorme coup de cœur pour cette dynamique discrète mais qui possède quelques scènes très fortes et significatives. Cette romance impossible et avortée est légère et ne devrait absolument pas déranger ceux qui sont réfractaires au genre.

Une des collègues et ex petit-amie de Mashima, Enomoto Mari, est jouée par la toujours aussi belle Kichise Michiko (Bloody Monday, BOSS, LIAR GAME, Nodame Cantabile). D’abord de nature antipathique, elle se montre plus intéressante en fin de série mais demeure tout de même assez fade. A contrario, Dôjima, le journaliste donnant l’impression de n’avoir aucun scrupule est bien plus agréable. S’il est vrai que la prestation de Karasawa Toshiaki gênera ceux qui n’apprécient pas le surjeu typique, cela n’empêche pas que ce personnage est une réussite car drôle tout en gardant une certaine dimension tragique et touchante. D’autres comme le chef de l’unité de police, Ukita, se veulent davantage unilatéraux. Le probable psychopathe et pyromane Mizoguchi, interprété par un sympathique Kanai Yûta (Asukô March!, TROUBLEMAN) mais qui en fait trop, est un autre exemple. L’interprétation est tout de même de bonne qualité dans son ensemble. Comme souvent, la série est l’occasion de voir de nombreux visages connus. Nous n’allons pas trop nous attarder sur eux tant cela pourrait dévoiler leurs rôles et motivations dans cette affaire ayant coûté quinze ans de la vie de Meiko. C’est avec grand plaisir (le mien en tout cas !) que l’on retrouve Kashiwabara Shûji (Yume wo Kanaeru Zô) dans un registre différent de ses habitudes, Namioka Kazuki (Crows Zero), Harada Kana (Bloody Monday), Mikami Kensei (Tôkyô DOGS, Muscle Girl!), la superbe Takizawa Saori (Hachimitsu to Clover, Marumo no Okite, Jotei) ou encore Ishimaru Kenjirô (Kamen Rider Den-Ô).

S’il est indubitable que Guilty manque quelque peu de profondeur et de rigueur, il n’empêche pas moins qu’elle se montre réussie sur de nombreux points. Avec une jolie photographie, un rythme soutenu, une bande-son agréable, une interprétation plutôt satisfaisante ainsi que plusieurs personnages intéressants, on se laisse envahir par la froide vengeance guidant l’héroïne. L’ambiance mystérieuse et parfois morose, la fine romance, le scénario intrigant et le suspense font tout le reste. Par ailleurs, la remise en question de la moralité de Meiko mais aussi de celle qui nous gouverne est stimulante et fait plaisir. Au final, cette femme est-elle une victime ou une coupable ? Pour peu que l’on accepte ses défauts, le visionnage se révèle alors être tout particulièrement distrayant et extrêmement agréable. Pour ma part, c’est en tout cas un coup de cœur.

Par |2017-05-01T14:00:31+02:00décembre 20th, 2011|Guilty, Semaine spéciale Noël, Séries japonaises|4 Commentaires