Posts Tagged “My Boss My Hero” Publié par Tite Souris dans Buzzer Beat, Séries japonaises, tags: Buzzer Beat, Hanazakari no Kimitachi e, Ikebukuro West Gate Park, Long Love Letter, Love Shuffle, My Boss My Hero, Nobuta wo Produce, Pride, Zettai Kareshi 
S’il y a bien une série japonaise qui aura fait parler les fangirls en délire en 2009, c’est Buzzer Beat, un des derniers dramas en date de Yamashita ‘Yamapi’ Tomohisa. Diffusé sur Fuji TV durant l’été, il est composé de onze épisodes. Le scénariste n’est autre qu’Omoro Mika, celui-même à l’origine de My Boss, My Hero ou encore Long Love Letter. Le titre vient de l’expression buzzer beater qui exprime un shoot lancé juste avant que le buzzer ne sonne et qui rentre dans le panier. Aucun spoiler. Naoki Kamiya a tout pour lui : basketteur professionnel, il a une petite amie parfaite et fait partie du cinq majeur de son équipe. Talentueux, il pourrait être l’une des nouvelles étoiles du basket professionnel japonais s’il n’était pas incapable de répondre présent au moment clef d’un match. Sa route va croiser celle d’une jeune violoniste, sympathique et enthousiaste, qui comme lui est en plein doute sur sa carrière. Source : NewsAsia
Ce qu’il y a de sûr lorsqu’un nouveau drama sort avec un Johnny’s tel que Yamapi, c’est qu’il ne mettra pas long à être traduit en anglais, et en français aussi d’ailleurs. C’est agréable d’un côté lorsqu’on est fan mais de l’autre, à quoi ça sert que douze teams s’en occupent alors que d’autres séries, qui semblent tout aussi intéressantes voire davantage, se retrouvent sur le carreau ? Enfin bon, ce sont les règles du jeu on va dire. Buzzer Beat est un drama sur le basket mais à l’instar de Pride avec KimuTaku qui est sur le hockey, il est surtout ici question de relations humaines, d’interrogations sur la vie et son propre futur. Le sport n’est qu’un moyen d’y parvenir. Personnellement, j’aime bien le basket donc les quelques matchs que l’on voit ne m’ont pas du tout dérangée, même si côté crédibilité, ce n’est pas forcément ça… ^^; Ceux qui sont toutefois rebutés dès qu’il est question du mot en S auront peut-être du mal parce que ça en parle assez. Et pour être honnête, la qualité de la série n’est pas non plus des plus mirobolantes ce qui fait que ça ne sauve pas l’aspect sportif. Buzzer Beat est dans le fond plutôt traditionnel. Le héros, assez niais et mièvre, est gentil, attachant et altruiste. Il tombe amoureux d’une jolie fille, violoniste, et tous deux tentent de percer dans leur carrière respective. Si ça sonne cliché, c’est normal, ça l’est. Néanmoins, aussi étrange que cela puisse paraître, ça passe assez bien. Les dialogues sont plutôt corrects ce qui aide énormément. Et surtout, les personnages sont globalement nuancés et intéressants. C’est essentiellement ça qui sauve le drama et qui le différencie un peu des multitudes d’histoires de ce genre. Cela ne veut en aucun dire que Buzzer Beat est une série indispensable mais cela lui permet de se laisser regarder sans déplaisir. Toutefois, la série souffre d’un ventre mou, vers le milieu des épisodes, et le rythme va decrescendo assez subitement.

Niveau personnages, il y a donc le héros, Naoki, interprété par Yamapi (IWGP, Long Love Letter, Nobuta wo Produce…). Il est bien mignon ce Johnny’s mais bon… il ne joue pas toujours très bien et a toujours un peu les mêmes rôles. Cela n’empêche absolument pas Naoki d’être attachant et sympathique comme tout, quoiqu’un peu trop naïf sur les bords. Au début du drama il est en couple avec Natsuki, une jeune femme froide et assez manipulatrice. C’est la jolie Aibu Saki (Zettai Kareshi) qui porte ses traits et elle le fait avec brio. Elle est plutôt classe et réaliste. C’est certainement le personnage que j’ai préféré dans la série. Elle sera vite attirée par le nouveau membre de l’équipe, bad-guy et ennemi de Naoki, Yoyogi, joué par Kaneko Nobuaki (Crows Zero II). Si au début je les aimais bien tous les deux, ensemble, le soufflet retombe malheureusement et leur relation ambigüe se révèle au final peut intéressante. Dommage. 
Dans les membres de l’équipe de basket, habillés tous de rose, on retrouve quelques membres plutôt agréables comme Shuji, incarné par Mizobata Junpei (HanaKimi). Un peu stupide sur les bords, il n’en demeure pas moins plus intelligent qu’il n’en à l’air et est vraiment choupi. Oui c’est le seul mot qui me vient à l’esprit ! Le coach (Ito Hideaki) a un semblant de développement mais rien de bien folichon. En dehors du basket, la famille de Naoki est assez présente et c’est avec une grande joie que l’on retrouve sa mère sous les traits de la fabuleuse Maya Miki, toujours aussi charismatique. Au fur des épisodes, Naoki découvre des sentiments amoureux pour une jeune femme violoniste, Riko, interprétée par Kitagawa Keiko. Assez franche, elle est découragée car elle se demande si elle pourra faire carrière un jour. Elle vit en colocation avec sa grande amie, Mai (Kanjiya Shihori – Love Shuffle), véritable bout-en-train, dynamique, drôle et fraîche. C’est un vrai rayon de soleil. 
Buzzer Beat met avant toute chose en avant plusieurs histoires d’amour, certaines plus intéressantes que d’autres. La principale, celle entre Naoki et Riko, est mignonne et assez juste. Elle tourne un petit peu en rond au bout d’un moment et ne sort quand même pas des sentiers battus. Néanmoins, elle permet de mettre en avant des thèmes fédérateurs qui parleront assurément aux jeunes adultes. Forcément, ça parle aussi d’amitié, de dépassement de soi, d’esprit d’équipe et d’entraide. En définitive, Buzzer Beat est un j-drama qui n’est pas désagréable et qui passe correctement le temps. L’été est là, il colle bien à cette période. Assez frais, il ne ne prend pas la tête et divertit. C’est déjà pas mal. Il manque assurément d’originalité et comporte un peu trop de clichés mais la bonne humeur des personnages et l’humour compensent ces difficultés. Les fans de Yamapi le monolitique seront forcément aux anges car on le voit régulièrement torse nu mais il arbore une coupe de cheveux absolument immonde. On ne peut pas tout avoir. Bref, c’est mignon, pas trop mal fichu. On a vu mieux mais on a vu largement pire.     
2 commentaires » Publié par Tite Souris dans Séries japonaises, Water Boys, tags: Binbo Danshi, Byakuyakou, Gokusen, Hanazakari no Kimitachi e, My Boss My Hero, Nodame Cantabile, Orange Days, Water Boys, Zettai Kareshi 
Comme je l’ai dit précédemment, je suis assez en retard dans les bilans de j-dramas vus en 2009 donc avant de commencer ceux de 2010, il va falloir un petit peu patienter. Ceci dit, ça ne change rien pour vous ^^; Retour sur la première saison de Water Boys que j’ai regardée en DVD. Eh oui, c’est mon premier coffret de série tv japonaise acheté ! Le boîtier est très joli d’ailleurs, il est tout bleu avec quelques effets pailletés. Water Boys est donc une série japonaise. Elle comporte deux saisons et un spécial en deux épisodes. De plus, à la base, il y a un film avec, entre autre, Tsumabuki Satoshi (Orange Days), Tamaki Hiroshi et Takenaka Naoto (Nodame Cantabile). Les évènements en lien avec l’équipe de natation ont vraiment eu lieu en 1999 dans un lycée au Japon. La seconde saison du j-drama n’est pas vraiment une suite de la première, les personnages sont d’ailleurs totalement différents. Aujourd’hui, il ne sera question de la première saison, composée de onze épisodes et diffusée sur Fuji TV durant l’été 2003. Aucun spoiler. Il y a deux ans, cinq élèves firent retentir leur nom dans une petite ville du Japon. Il était vraiment exceptionnel de former un club de natation synchronisée. Leur volonté et leur motivation pour ce sport, habituellement pratiqué par les filles, attire beaucoup l’attention de leur école et de la ville. Aujourd’hui, le club du lycée Tadamo est toujours debout. Water Boys montre l’engagement de ces jeunes se battant pour apprendre la nage synchronisée, tout en vivant pleinement leur jeunesse… Source : Drama Jinso
Water Boys -le drama- reprend ainsi deux ans après la fin du film Water Boys, avec de nouveaux lycéens. L’ayant regardé, je peux dire qu’il s’agit là d’un film extrêmement sympathique. C’est très drôle, bien déjanté comme il faut, à 100% japonais et absolument attachant. En tout cas, après l’avoir regardé j’étais d’excellente humeur. Le drama reprend les mêmes ingrédients, l’histoire est elle aussi sensiblement la même si ce n’est qu’elle est sacrément allongée vu qu’on passe de 90 minutes à onze épisodes. Dans le film, Tsumabuki Satoshi est le héros. Dans le drama ce n’est autre que Yamada Takayuki (Byakuyakou). Je suis tellement habituée à le voir dans des films et séries tristes à en mourir que ça m’a fait un peu bizarre de le voir si drôle et en enjoué. Ce que ça change ! Sinon, niveau distribution il y a plein de têtes connues. Chez les garçons on retrouve ainsi Eita (Nodame Cantabile), Ishigaki Yuma (Gokusen 1), Yashima Norito (Binbo Danshi). Tamaki Hiroshi et Takenaka Naoto viennent dire coucou de temps en temps pour notre plus grand plaisir. Quant aux filles, il y a Kashii Yu (My Boss, My Hero) ou encore Aibu Saki (Zettai Kareshi). 
Les personnages sont tous plutôt attachants, même certains comme Tanaka, joué par Eita, qui paraît au départ froid et qui se révèle extrêmement agréable. Finalement, il s’est révélé être mon personnage favori de la saison. Les protagonistes principaux vont ainsi tenter de mettre en place une équipe de natation synchronisée masculine et se battent contre les préjugés. Ils sont loin d’être doués, un a même une peur bleue de l’eau (!) mais cela ne les empêche pas de se donner à fond et de tout faire pour aller jusqu’au bout de leurs rêves. Malgré les difficultés de la vie adolescente, le petit groupe est de plus en plus soudé et résiste toujours aux épreuves. Du coup, oui, on n’évite pas les clichés du genre. Etant un drama de sport, il y a forcément l’esprit d’équipe qui est mis en avant avec tout ce qui en découle ainsi que le côté « si on travaille on réussira ». Ca peut déplaire, c’est tout à fait compréhensible. Ceci dit, ce n’est pas aussi prégnant qu’on aurait pu le penser. Effectivement, la série s’axe beaucoup sur les petites histoires d’amour qui font ce que l’adolescence est. C’est parfois niais mais c’est plutôt mignon dans l’ensemble. Quand bien même le sport est là, je pense que ça déplaira moins au non-adepte car il s’agit d’un sport peu conventionnel, à savoir la natation synchronisée. Ca change beaucoup de ce qui se fait d’habitude. Et puis on voit les acteurs en mini maillot de bain se trémousser ^^; Water Boys n’est en rien révolutionnaire. Le scénario est prévisible et tous les codes du genre sont présents. De plus, il y a quelques longueurs et c’est parfois un poil trop lisse. Cela ne l’empêche quand même pas d’être agréable et divertissant. C’est souvent très drôle, mignon et frais. En plus, les scènes de nage synchronisée sont époustouflantes. Sans parler de la musique de ces séquences qui est à ranger dans le rayon culte ^^ . J’aurais plutôt tendance à conseiller le film et uniquement lui mais je pense que si on le zappe totalement, Water Boys doit être plus agréable. La saison deux me laisse assez dubitative car il semble s’agir là d’une sorte de copier-coller de la première et du film, donc ça risque d’être assez imbuvable. A voir.     
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Dès fois ce n’est ni l’histoire, ni la distribution, ni l’équipe s’occupant de la création qui font que l’on s’intéresse à une série. Ca peut être tout simplement grâce à une photo ou une affiche promotionnelle. C’est en tout cas uniquement pour cela que j’ai voulu regarder Innocent Love. Parce que l’affiche que vous voyez tout en haut est belle et m’a donné envie de tester, même si la série ne paraît pas forcément joyeuse à première vue. Innocent Love est un j-drama datant de l’année dernière (2008 donc). Il fut diffusé le temps de dix épisodes sur Fuji TV. Seul le premier est plus long que les autres. Le scénario a été écrit par Asano Taeko, à qui l’on doit déjà Kamisama Mou Sukoshi Dake mais aussi plus récemment Last Friends. D’ailleurs, l’affiche ressemble un petit peu à celle de cette série au niveau du lien entre les personnages. Pas de spoilers. Il y a sept ans, Akiyama Kanon perd tout dans un incendie d’origine criminel. Ses parents y ont péri, son frère est arrêté comme suspect principal et sa vie insouciante disparaît dans l’instant. Elle est rejetée par les autres, étant une soeur de meurtrier, mais elle croit pourtant en l’innocence de son frère et lui rend souvent visite pour l’aider à tenir. Alors que la vie devient encore plus difficile et que personne ne veut lui donner un travail, Kanon décide d’aller en ville et rencontre alors l’homme de sa destinée… Source : NewsAsia
Cela faisait un petit moment que je voulais tester un drama avec Horikita Maki où elle a un rôle principal. Après l’avoir vue dans Nobuta wo Produce, j’étais curieuse de savoir comment elle se débrouillait. Eh bien… je vais être assez critique parce que je l’ai trouvée mauvaise dans Innocent Love. Je ne sais pas si c’est dû à son personnage ou pas mais elle m’a pas mal agacée. Son problème est de n’avoir qu’une seule expression faciale qui est la neutralité. Elle sourit de temps en temps mais ça sonne faux. Il est vrai que l’héroïne, Kanon, n’est pas attachante pour un sou. Tout simplement parce qu’elle est mademoiselle parfaite. Elle accepte tout, ne râle jamais, écoute tout le monde, n’est pas jalouse et encore moins égoïste. Cerise sur le gâteau, elle a le sens du sacrifice. De quoi filer des boutons parce qu’une fille comme ça, ça n’existe pas, il y a toujours un vice caché. Ou alors cette fille est une gourde. A vrai dire, le problème d’Innocent Love est qu’on ne se sent pas du tout impliqué par ce qu’il se passe. Pourtant il y aurait eu moyen, c’est juste qu’une telle froideur se dégage des épisodes qu’on n’en a à rien à faire. Certains vont peut-être trouver le drama triste, ce ne fut pas du tout mon cas. C’est sûr que les personnages n’ont pas de chance mais j’avais juste envie de dire « ok… et alors ? ».
Par ailleurs, Innocent Love n’est pas du tout réaliste en plus d’être ultra prévisible. La série joue pourtant à fond la carte « haha, vous allez voir il y aura des révélations de fou ! », sauf que pas besoin d’être Nostradamus pour tout comprendre dès le premier épisode. En tout cas, pour ma part, j’étais persuadée de ce qu’il s’était vraiment passé avec Kanon et le reste de sa famille et je ne me suis pas du tout trompée. Une série peut être prévisible, ce n’est pas toujours dérangeant, mais dans ce cas si parce qu’elle repose beaucoup sur la vérité qu’on découvre peu à peu. Quant au côté irréaliste, sachant que je ne veux pas spoiler je ne peux pas trop m’étendre. Néanmoins, voir des personnages à la personnalité changeante comme des chaussettes ou des problèmes de santé fondre comme neige au soleil, ne plaident pas du tout en la cause du crédible. Le pire je crois c’est lors du dernier épisode. A vrai dire, si la série s’était arrêtée à l’épisode neuf, j’aurais été beaucoup plus indulgente. La fin est ratée. On va de rebondissement débile en rebondissement débile, ça sombre dans le soap et encore plus dans le pathos. C’est juste insupportable. Et prévisible encore une fois.
Pourtant, il y a quelques pointures derrière ce drama. On peut commencer par la chanson du générique qui n’est autre qu’Eternally-Drama Mix d’Utada Hikaru. Sinon, en plus d’Horikita Maki on retrouve Narimiya Hiroki (Orange Days) qui interprète ici Subaru, un jeune homme amoureux d’un autre. Fukushi Seiji (Long Love Letter) est le frère de Kanon et Hirata Mitsuru (Kamisama Mou Sukoshi Dake) son père, Kashii Yu (My Boss, My Hero) est la garce de service et Toyohara Kosuke (Densha Otoko) n’est autre qu’un reporter apparemment sans scrupules. Quant au héros, Junya, il est interprété par Kitagawa Yujin que je ne connaissais pas du tout. Il a un de ses sourires, j’ai rarement vu ça. Dès qu’il sourit, on a de suite envie de l’imiter. 
Au final, Innocent Love est un drama largement dispensable. L’interprétation n’est pas toujours très heureuse malgré quelques bons acteurs (Narimiya et Toyohara en tête). La relation entre Junya et Subaru est intéressante mais elle est tellement sous-exploitée qu’on ne peut pas en tirer grand chose. Lenteur exacerbée, mélodramatique, irréaliste, prévisible, les critiques négatives concernant cette série peuvent fuser. Je ne peux pas non plus dire avoir été vraiment énervée en la regardant mais je fus très loin de l’intérêt. Pour faire clair, Innocent Love est à éviter, il y a largement mieux. Cela dit, point positif pour le générique, fort réussi, mais on en reparlera très bientôt. Et n’oublions pas le sourire de Junya / Kitagawa Yujin ^^     
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Pour le premier j-drama de l’année, j’ai décidé d’en choisir un avec un acteur que j’aime beaucoup, à savoir Kubozuka Yosuke (Ikebukuro West Gate Park). Malheureusement pour nous (pour lui ?), il n’a pas grand chose à son actif donc le tour de ses apparitions côté série sera assez rapide. Comme je l’ai dit dans le bilan 2008, cette année sera probablement marquée par mes visites filmographiques chez mes chouchous japonais ^^ C’est ainsi qu’il est aujourd’hui question de Long Love Letter. Comme souvent, le drama est une adaptation d’un manga, en l’occurrence ici Hyouryuu Kyoushitsu de Umezu Kazuo. Et je viens de me rendre compte à l’instant qu’il est disponible en France et que je connais le titre, L’Ecole Emportée. Ah bah tiens, je sens que je ne vais pas tarder à me pencher dessus. Par contre, il semble qu’il y ait eu pas mal de modification dans la série, notamment au niveau de l’âge des personnages. Long Love Letter fut diffusé en 2002 sur Fuji TV durant onze épisodes. Vous connaissez maintenant le truc, les premier et dernier épisode sont plus longs et durent une heure alors que les autres 45-50 minutes environ. L’article qui suit est sans spoiler mais il faut préciser que le mieux est de commencer le drama sans rien connaître de l’histoire. Vraiment. Du coup, je vais rester assez vague sur certains sujets. Yuka et Akio sont deux étudiants qui sortent ensemble presque par hasard, mais finissent par tomber amoureux l’un de l’autre. À la suite d’un accident, ils sont amenés à se séparer et ne se revoient qu’un an plus tard, alors que Yuka travaille dans la boutique de fleurs familiale et qu’Akio est enseignant dans un établissement voisin. L’histoire commence lors des vacances : les élèves ayant loupé leurs examens sont là pour participer à des cours de rattrapage. Parmi eux, l’élève populaire Tadashi et le rebelle Sho qui travaillent sous la houlette de Noriko, jeune enseignante qui croule sous les dettes qu’elle a contractées pour s’acheter tous ses vêtements et accessoires de marque. Yuka se rend au lycée pour réclamer à Yuriko l’argent qu’elle lui doit et y rencontre Akio : orage, électricité et plus si affinités… Source : Manga Arigatou
Dire que ce j-drama est un OVNI est un euphémisme. Il ne ressemble clairement en rien à ce que l’on peut trouver au Japon à l’heure d’aujourd’hui. On est très, très loin des comédies sentimentales ou de la bonne tranche de rigolade. En fait, il m’a fait le même effet qu’Ikebukuro West Gate Park, autrement dit un dépaysement total. Le titre, Long Love Letter, ne prend sa signification que lors des toutes dernières minutes de la série. On comprend dès lors ce qu’il en est vraiment. Eh oui, le drama n’est pas une simple et banale histoire d’amour. Oui il y en a une, plusieurs même, mais là n’est pas du tout le thème principal. La série plonge dans un tout autre univers lors de la fin du premier épisode. Sans dévoiler ce qu’il se passe, je me permets de dire qu’on débarque en pleine science-fiction. Rien que pour cela, le drama n’est pas ordinaire car il me semble qu’il est un des très rares à mettre ce genre en avant et de manière on ne peut plus sérieuse. En tout cas je n’en ai aucun autre en tête. 
Long Love Letter ressort aussi du lot par ses thèmes abordés. L’histoire se déroulant dans une école on retrouve les sujets typiques des adolescents mais la réflexion est surtout axée sur notre chère planète. Loin de nous marteller toutes les dix secondes qu’il faut absolument arrêter de polluer, de faire n’importe quoi n’importe comment, le drama distille tout au long de ses épisodes des petits éléments qui finissent par faire mouche. Cette morale comme quoi il est plus que temps de protéger la Terre n’est pas du tout lourde, bien au contraire. Elle permet par ailleurs d’offrir des scènes assez édifiantes et vraiment émouvantes. La société actuelle en prend pour son grade, tout comme l’Homme en fait. Pas besoin d’y réfléchir plus de dix secondes pour savoir que c’est mérité. Que l’on soit à tendance écologique ou pas on sait qu’un jour il faudra payer les pots cassés et il serait peut-être temps de se bouger. Si ce n’est pas déjà trop tard. Long Love Letter nous confronte donc à la nécessité de respect de la nature, sans volonté aucune de nous terroriser non plus. Même s’il faut avouer qu’à certains moments il est difficile de ne pas se sentir limite angoissé. L’évènement qui se déroule à la fin du premier épisode et qui marque les personnages tout au long de la série montre les humains tels qu’ils sont. Lorsque quelque chose qui sort de l’ordinaire se passe, quelque chose qui trouble sa vie de bout en bout, certains deviennent fous. Ce n’est pas parce que l’on se dit adulte et responsable que cela signifie que l’on est plus à même de gérer la situation. Par ailleurs, il est nécessaire de s’entraider, d’échafauder des plans, de trouver une raison ou au moins se faire une raison à ce qu’il vient de se passer. Sans en faire des tonnes ou exagérer, la série met en avant cette dimension psychologique et sociologique de manière pertinente. Même si ce qu’il se déroule est sombre et assez pessimiste, Long Love Letter dégage un véritable message d’espoir, d’amour et d’amitié. En cela, la série est touchante et sincère. La distribution est plus qu’impeccable. Certains sont en-dessous du lot, comme d’habitude si j’ose dire, mais globalement le niveau est dans la norme supérieure. En grande partie grâce aux deux héros qui sont parfaits. Commençons par Kubozuka Yosuke qui est assurément un acteur extraordinaire. Déjà qu’en regardant IWGP j’avais envie d’élever un autel à sa gloire c’est encore pire maintenant. Tokiwa Takako incarne l’héroïne avec conviction et la rend attachante. Autrement, les fans très nombreux (ses :P) de Yamashita Tomohisa (Nobuta wo Produce) seront ravies car lui aussi est là et a un rôle assez important. Par contre son personnage est plutôt désagréable même s’il a quelques moments sympathiques. Révélation pour ma part pour Yamada Takayuki que je connaissais uniquement via Crows Zero et qui ici est bien plus jeune. Très bon, son personnage est attendrissant et il est facile de se prendre d’affection pour lui dès les premières minutes. En vrac on peut en plus noter la présence plus qu’agréable de Tsumabuki Satoshi (Orange Days) qui est toujours aussi charmant, d’Osugi Ren (My Boss, My Hero) ou de Mizukawa Asami (Nodame Cantabile). Bref, vous l’aurez compris, comme d’habitude on retrouve avec plaisir des têtes connues de la télévision japonaise. 
Sans aucun doute, Long Love Letter est un drama à voir. Cependant, ce n’est pas sûr qu’il plaise à tout le monde car il est atypique. Il ne faut pas surtout pas s’attarder au titre qui laisse suggérer une simple histoire d’amour, c’est tellement plus que cela. A vrai dire, il est difficile de parler de cette série sans en dévoiler l’élément clé, ce qui fait que l’article est un peu flou. Il ne parlera peut-être qu’à ceux qui ont justement déjà vu la série. Mais je pense qu’il vaut mieux de ne pas savoir quel est l’évènement en question avant d’arriver à la fin de l’épisode un. Profond, émouvant, parfois terrifiant (pas dans le sens horrifique mais plus dans une certaine prise de conscience), le drama se savoure avec grand plaisir. La fin a l’air d’avoir agacé certains, perturbé d’autres. Personnellement, je l’aime beaucoup car elle est ouverte et laisse à chacun le soin d’imaginer ce qu’il veut croire. Même si Long Love Letter est souvent triste et intense, des touches d’humour sont là et surtout, l’espoir d’un monde meilleur est plus que présent. Pour ma première série terminée en 2009 je ne pouvais décidément pas espérer mieux.     
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