Natsu no Koi wa Nijiiro ni Kagayaku | 夏の恋は虹色に輝く

Histoire de bien débuter l’année, j’avais prévu de la commencer par une série japonaise paraissant douce et tranquille. Pas de chance pour moi, les premiers épisodes récupérés étaient illisibles. Zut. Après m’être rabattue sur Shôkôjo Seira, ce mauvais départ a pu être rectifié et c’est ainsi que Natsu no Koi wa Nijiiro ni Kagayaku s’est retrouvé sur mes écrans. Comme son nom à rallonge l’indique, il s’agit d’un j-drama. Il est composé de dix épisodes diffusés entre juillet et septembre 2010 sur Fuji TV. Seul le premier épisode est doté d’un quart d’heure supplémentaire au temps habituel. Grosso modo, le titre, que l’on va généralement raccourcir en NatsuNiji pour des raisons évidentes, signifie un amour d’été aux couleurs de l’arc-en-ciel. La réalisatrice n’est autre qu’Omori Mika qui est notamment à l’origine de Long Love Letter, My Boss, My Hero ou plus récemment, de Buzzer Beat. Aucun spoiler.

Kusunoki Taiga est le fils d’un acteur extrêmement populaire au Japon. Malheureusement pour lui, il ne semble en aucun cas posséder le talent de son père et passe son temps à courir les castings et les émissions de variété. Il ne peut non plus compter sur sa personnalité pour être apprécié du grand public car il est très froid et condescendant. Lorsqu’il rencontre Kitamura Shiori, une jeune femme rayonnante et décidée, c’est le coup de foudre. Sauf qu’elle, elle se fiche royalement de lui. Taiga commence alors à réaliser qu’il est peut-être nécessaire de changer quelque chose dans son existence…

   

En raison de sa jolie affiche et de la présence de Takeuchi Yûko, cette série avait déjà attiré mon attention. Malgré un scénario somme toute banal, j’espérais passer dix épisodes agréables. À vrai dire, cette série a largement dépassé mes espérances. Les premières impressions sont assez trompeuses. Le héros, Taiga, n’est en effet pas quelqu’un de particulièrement froid. C’est juste qu’il ne s’attache pas trop aux gens, n’a qu’un seul ami, vit assez dans son monde et n’aime pas les concessions. Il est extrêmement cérébral et a tendance à trop intellectualiser. C’est entre autres pour cela qu’il est un piètre acteur. Lorsqu’on lui demande de jouer une scène riche en émotions, plutôt que de laisser parler son cœur, il étudie dans des livres. Cette manie d’aller toujours chercher des réponses dans des ouvrages reflète probablement un grand manque d’assurance et d’expérience. Il a plus de vingt-cinq ans mais n’a pas vraiment vécu. Lorsqu’il rencontre Shiori, mère célibataire, il a le coup de foudre. Pourtant, elle se moque de lui dès le départ, ne désire pas l’aider alors qu’il est accroché à un arbre suite à un accident de parapente, et le rabroue beaucoup. Or, Shiori, en plus de sa grande vivacité, voit au-delà des apparences et comprend Taiga. Si elle est toujours souriante, gentille en dépit d’un caractère assez affirmé, elle a de profondes blessures liées à la perte tragique de son mari alors qu’elle attendait leur enfant, Umi. Elle s’est forgée depuis une carapace et ne vit plus qu’à travers sa fille. La rencontre de ces deux personnes sera décisive et dès lors, elles ne seront plus comme autrefois. Il est évidemment question d’une romance puisque les deux développent des sentiments amoureux mais elle n’est pas vraiment le point central de la série. En fait, il est surtout ici question de l’évolution de ce duo, ensemble comme séparément. Les deux s’apportent beaucoup mutuellement et vont pouvoir, parfois à coups de gros chagrins, évoluer et se diriger vers une sorte d’apaisement. Ces deux personnages sont nuancés et évolutifs. Leur écriture est plus que crédible et parfaitement construite. Ils sont tout simplement lumineux. Il faut aussi dire que leurs interprètes sont parfaits et ils ne les rendent que plus attachants. Taiga est incarné par le Johnny’s Matsumoto Jun (Hana Yori Dango, Gokusen 1) pour qui, décidément, j’ai de plus en plus d’affection. Il arrive parfaitement à mettre en évidence le côté un poil pompeux du héros associé à ce manque d’assurance et de reconnaissance. Quant à celle pour qui son cœur bat, Shiori, c’est Takeuchi Yûko (Pride, Bara no nai Hanaya) qui incarne ses traits. Elle a toujours le chic pour rendre ses personnages charmants. À l’inverse de Taiga, Shiori n’apprécie guère l’acteur au départ. Elle voit surtout un lui un gamin braillard attendant tout la bouche grande ouverte.
Si l’histoire d’amour n’a rien de révolutionnaire, elle n’en demeure pas moins plus qu’agréable à suivre et ne souffre pas de rebondissements vus et revus. Au contraire, elle est calme, tranquille et met en avant les problèmes qui peuvent se poser, comme notamment la différence d’âge, la présence d’enfant, le veuvage, etc. De plus, le duo a une alchimie palpable et en dépit de moments tristes, il en ressort une grande joie de vivre et d’aimer.

Du côté des personnages, plusieurs sont eux aussi de la partie, sans avoir toutefois l’importance du couple phare. Il y a toute l’équipe du manager de Taiga avec ses employés assez truculents, drôles et attendrissants. Du temps du père de Taiga, les affaires étaient florissantes mais suite à un évènement, l’agence se retrouve face à quelques soucis d’argent. Elle ne semble n’avoir que deux clients d’ailleurs ! Il y a donc Taiga mais aussi une ancienne enfant star, interprétée par Kiritani Mirei (Otomen, Hanazakari no Kimitachi e). Alors que tout laissait croire qu’elle serait la peste de service, nous dirigeant droit vers un triangle amoureux, ce n’est pas du tout le cas. Malgré son âge, elle est bien plus mature que Taiga et a un sens de la réalité presque blasé. NatsuNiji est ainsi l’occasion de se pencher sur le dur métier d’acteur au Japon. Le développement n’est pas des plus poussé mais ce bref aperçu est intéressant et semble assez pertinent. Taiga est ainsi mauvais comédien et souffre de la comparaison avec son père. Bien que MatsuJun fasse un parfait héros, il aurait été sympa d’utiliser un vrai « fils de », histoire d’être un brin ironique. (Matsuda Shôta ? ^^) Ces « fils et filles de » ont du mal à percer et sont souvent confrontés aux comparaisons ou aux propos parfois malvenus, comme ceux concernant le piston. Ils doivent eux aussi courir les castings et le drama en montre plusieurs. Dans ce petit monde, on retrouve le meilleur ami de Taiga, lui aussi fils d’un acteur connu. Incarné par Kasahara Hideyuki, il est un peu à côté de ses pompes et il partage avec son ami une relation assez fusionnelle et presque envahissante. Ils sont très drôles en fait. Tous deux sont souvent moqués par un acteur qui commence à se faire une place et qui déteste Taiga pour certaines raisons. Fait amusant, il est joué par le petit frère d’Eita, Nagayama Kento (Atashinchi no Danshi) qui est vraiment adorable. Lui aussi est un peu particulier mais diablement sympathique et le trio des trois acteurs est plus que chaleureux.

NatsuNiji est sans aucun doute une série prenant plus que le temps de parler de ses personnages. Outre le duo phare, n’oublions autrement pas la famille de Taiga avec son grand frère professeur des écoles et dragueur invétéré, incarné par Sawamura Ikki (Gokusen 1), et sa mère frivole et assez farfelue. Du côté de Shiori, impossible de ne pas faire mention de sa fille, Umi. Son interprète, Nekota Nao, est parfaite alors qu’elle a cinq-six ans. En plus d’être mignonne comme tout, elle met parfaitement en avant les doutes et les peurs d’une petite fille de son âge. La relation mère-fille est d’ailleurs touchante et attendrissante. Dans le rayon guest stars, Tsukamoto Takashi (Kisarazu Cat’s Eye, TEIÔ) qui est décidément abonné à ce genre de rôle vient le temps de quelques épisodes jouer le rôle du beau-frère de Shiori. Il y a aussi des cameos de Satô Kôichi (Pride), Fukada Kyôko (Kamisama Mô Sukoshi Dake) et de Ninomiya Kazunari (Stand Up!!, membre d’Arashi avec MatsuJun).

Ce qui marque NatsuNiji est son ton et son rythme. On suit le court de la vie, on ne se presse pas mais on ne s’ennuie jamais. Si l’histoire n’apporte rien de particulier au genre, il n’en demeure pas moins que l’écriture du scénario est fine et plutôt intelligente. Il n’y a aucune volonté de dramatisation et si certains sujets abordés sont difficiles comme la perte d’un être cher, ils sont toujours contrebalancés par la bonne humeur constante et l’humour perpétuel. La série met ainsi beaucoup de baume au cœur et prouve encore une fois que les Japonais ont un véritable talent pour savoir toucher de cette manière.

Natsu no Koi wa Nijiiro ni Kagayaku est en définitive une série qui ne sort pas des sentiers battus. Des romances de ce type ont déjà été écrites à maintes reprises et ce sera encore le cas. Cependant, son ambiance fait que l’on apprécie ces dix épisodes et que l’on passe un moment plus qu’agréable. Ses personnages globalement évolutifs, nuancés et touchants sont en plus interprétés par une solide distribution. Le drama met dès lors en avant deux personnes qui au contact de l’autre apprennent à baisser leur garde et à vivre pleinement. Si certains sujets sont sérieux, l’humour est quasi constant et allège énormément les épisodes, les rendant souvent délicieux. La chanson insérée dans chacun des épisodes, Please Stay With Me de  YUI est superbe et correspond parfaitement au drama. Elle est effectivement douce, légère, touchante, tranquille et réchauffe parfaitement l’âme. NatsuNiji n’a donc rien d’exceptionnel, substantiellement parlant, mais cela n’est pas toujours nécessaire pour proposer une série qui fait du bien.
Bonus : une vidéo promo jolie comme tout

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By |2018-07-06T17:57:43+02:00février 23rd, 2011|Natsu no Koi wa Nijiiro ni Kagayaku, Séries japonaises|6 Comments

Otomen | オトメン

Le Japon est clairement le roi des adaptations et le fait que de nombreux mangas lui fassent les yeux doux ne risque pas d’inverser la tendance avant un sacré bout de temps. Plusieurs billets ont déjà été dédiés à ces transpositions à la télévision d’un univers graphique et sans surprise, c’est encore le cas du j-drama d’aujourd’hui. Otomen, écrit par Kanno Aya, est effectivement un manga, un shôjo pour être plus précis. À l’heure où ces mots sont écrits, il comporte onze tomes et la publication est toujours en cours. À noter qu’il est édité en France chez Akata/Delcourt. Compte tenu du succès du manga, il ne fut pas très étonnant qu’une adaptation soit mise en chantier. Celle-ci fut diffusée sur Fuji TV entre août et novembre 2009. Toutefois, c’est suffisamment rare pour que ce soit noté, la série fut découpée en deux parties ; les huit premiers épisodes d’une durée de trente-six minutes sont passés d’août à septembre tandis que les quatre épisodes restants entre octobre et novembre. Ceux-ci disposent de quarante-six minutes, à l’exception du neuvième qui a le droit à six minutes supplémentaires. Ces deux parties possèdent un sous-titre différent ; dans le premier cas il s’agit de Natsu (été) et dans le second, Aki (automne). Attention, il ne s’agit pas de deux saisons comme on pourrait le croire. Aucun spoiler.

Masamune Asuka est l’adolescent le plus populaire de son lycée. Beau garçon, fort en kendo et dans de multiples arts martiaux, cool et viril, il fait craquer toutes les filles pendant que ses camarades masculins le jalousent quelque peu. Pourtant, lorsqu’il est seul, il retrouve sa vraie personnalité et peut s’adonner à ses loisirs favoris. Il adore en effet tout ce qui est mignon, ne rate jamais le dernier tome de son shôjo manga favori, cuisine avec passion et la couture n’a aucun mystère pour lui. Lorsqu’il rencontre la nouvelle élève du lycée, Miyakozuka Ryô, il a rapidement le coup de foudre mais attention, il pourrait alors exposer sa véritable nature aux yeux de tous !

   

Lorsque le manga a commencé en sortir en France, les critiques furent suffisamment bonnes pour me donner envie de tenter l’aventure. Les mois ont finalement passé et alors que je n’avais pas encore pris le temps de me lancer, la nouvelle de l’adaptation est tombée. De ce fait, j’ai préféré donner d’abord une chance à la version télévisée ce qui est assez rare me concernant. Disons que j’ai tellement de mangas de prévus à lire que si j’attends à chaque fois de m’y mettre, je ne regarderai jamais aucune adaptation… Avant toute chose, je pense qu’il est préférable de clarifier quelques petits points nécessaires à la bonne compréhension de l’univers d’Otomen. Ceux qui ne sont pas familiers au monde des mangas ne savent probablement pas ce qu’est un shôjo. Au Japon, les mangas sont classés en différents genres, les principaux sont les shônen, les shôjo et les seinen. On a tendance à les catégoriser comme étant respectivement dédiés aux jeunes garçons, aux jeunes filles et aux jeunes adultes. En réalité, c’est plus complexe que ça mais ce billet n’est pas là pour ça. Quoi qu’il en soit, ce n’est pas parce que l’on est un homme que l’on ne peut pas apprécier des shôjo. Toutefois, un otomen, au Japon, est un homme aimant toutes les choses supposées être faites pour les filles. Ça va donc du shôjo à tout ce qui est mignon (kawaii), à la cuisine, à la mode, etc. Vous voyez le genre. Le terme otomen est un jeu de mot provenant de otome (jeune femme) et de men (en anglais, hommes).

Sous ses airs virils, le héros, Asuka, est donc attiré par tout ce qui « fait fille », ce qui pose problème à la société. Les propos de la mangaka sont probablement là pour se moquer avec ironie de ces préjugés, de tout ce qui fait le sel des shôjo mais passé à l’écran, ça ne fonctionne pas du tout. J’avoue, j’espérais une certaine critique de la société japonaise qui est bien codifiée et assez réductrice sur certains points, mais il n’y rien à ce sujet. Non, à la place, Otomen tombe dans les leçons moralisatrices bien pensantes. Si au début de mon incursion dans le monde des séries japonaises je pouvais être plus facilement laxiste, ce n’est plus le cas et ça m’agace profondément lorsqu’il n’y a aucune subtilité. Il est vrai que c’est toujours sympathique de voir l’inverse des habitudes, autrement dit un garçon qui coud et cuisine à merveille face à une fille sportive et ne sachant même pas cuire du riz, mais c’est beaucoup trop léger. Otomen est en réalité une succession d’épisodes quasiment indépendants. Il est question des fêtes d’école si chères aux Japonais, de la fameuse excursion à la mer, des séances de frousse, des compétitions sportives, etc. En fait, tous les codes propres aux shôjo sont là. Si dans la version papier cela marche peut-être grâce à un détournement des poncifs du genre, ce n’est pas le cas ici. L’humour est lourd et complètement débile. En fait, Otomen ressemble assez dans le ton à Hanazakari no Kimitachi e. Par contre, dans ce dernier, l’ensemble était tellement stupide et décalé que cela fonctionnait globalement. Dans Otomen, il y a comme une sorte de flottement entre le débile assumé et une volonté ratée d’en faire plus, d’où les morales. Il est alors difficile d’être enthousiaste même en essayant de le visionner minimum au second degré. Un des rares éléments positifs se trouve être les multiples références à la culture japonaise. Par exemple, le passage où les personnages se croient dans l’univers de Crows Zero (un film de Miike Takashi) est plutôt jouissif et drôle. De même, la mention à Hana Yori Dango est elle aussi assez réussie. La bande-originale, composée par Audio High, réutilise un grand nombre de musiques en lien avec les parodies mais pas toujours puisque quelques thèmes des films Harry Potter ont été quasiment plagiés dans les derniers épisodes. La chanson du joli générique de fin, lover soul de Shibasaki Kô, est très réussie cela dit.

Alors que l’on regarde Otomen sans ne vraiment RIEN prendre au sérieux, la recette ne fonctionne que difficilement d’autant plus que les épisodes sont très répétitifs. Le scénario est éculé et il n’y aucune originalité en dépit de running gags. Les amateurs de romance ne seront en tout cas guère comblés tellement le traitement est niais et qu’il ne se passe strictement rien entre les deux héros, même pour un j-drama. Ainsi, Asuka craque rapidement pour Ryô, la toute nouvelle arrivée au lycée. Elle est tout le contraire de lui car elle, est un garçon manqué ! Les deux personnages ne sont pas foncièrement antipathique et quand bien même Okada Masaki (Hanazakari no Kimitachi e) ne soit clairement pas viril comme on veut nous le faire croire, il fait du travail plutôt correct, tout comme sa partenaire, Kaho (Sekai no Chûshin de, Ai wo Sakebu). Asuka est donc perturbé parce qu’il tient à garder secret qu’il est un otomen. Si à la rigueur révéler sa vraie nature aux autres lycéens ne le dérange pas vraiment, il ne veut pas faire de mal à sa mère qui a très mal vécu le départ de son mari parce qu’il voulait embrasser sa condition féminine… Ajoutons-y par dessus le marché le père de Ryô, macho en puissance, et toutes les scènes propices aux quiproquos sont naturellement de la partie. Malheureusement, on ne peut que très partiellement adhérer à cette romance qui manque d’alchimie et les autres personnages sont soient transparents ou ne reposent que sur de lourds stéréotypes. Comme dit plus haut, si l’ensemble pouvait donner lieu à une série caustique sur le papier, ce n’est pas du tout le cas ici tant c’est un ramassis de clichés, cela sans aucun humour appréciable. Évidemment, le surjeu est monnaie courante et là, il faut avoir les nerfs accrochés pour tout supporter d’autant plus que l’interprétation est loin d’être au diapason. Pour autant, quelques visages sont plus tolérables comme Tachibana Jûta (Sano Kazuma) – le jeune mangaka s’inspirant d’Asuka pour Love Tic, son manga -,  Tonomine (Kimura Ryô – Cat Street, Hanazakari no Kimitachi e, Yankee Bokô ni Kaeru) ne supportant pas Asuka bien qu’ils partagent tous deux de nombreux points communs ou encore le frêle Ariake Yamato (Seto Kôji – Atashinchi no Danshi, Tumbling) même si, lui, doit beaucoup à son interprète qui sait le rendre chou. En revanche, d’autres donnent envie de casser sa télévision comme la pénible prof. À côte de tout ça, on peut retrouver dans des rôles plus ou moins secondaires Kiritani Mirei (Arakawa Under the Bridge, Hananakari no Kimitachi e, Natsu no Koi wa Nijiiro ni Kagayaku), Takei Emi (Asukô March!), Ichikawa Tomohiro (Clone Baby) ou Ichikawa Yui (Muscle Girl!, H2, Kurosagi, Yankee Bokô ni Kaeru).

En définitive, c’est bien joli de vouloir jouer avec les clichés mais Otomen ne réussit que très rarement à exploiter son potentiel. Tristement, l’esprit ironiquement décalé que l’on pouvait espérer est absent. Or, mettre en avant un garçon plus occupé par tout ce qui est mignon que par ce qui est censé être viril aurait pu être propice à une satire en bonne et due forme. C’est presque tout le contraire avec le j-drama car bien qu’il multiplie les parodies et que certaines soient réussies, les épisodes sonnent réellement premier degré. Ce n’est donc pas très étonnant que l’on soit ennuyé dans le meilleur des cas, voire parfois agacé devant autant de lourdeur, de répétitions et de prévisibilité. Au moins le renzoku aura le mérite de me faire garder mon argent parce que je n’ai plus vraiment envie de tester le manga après ce désastre qui plaira peut-être à ceux qui sauront plonger dans le délire ambiant et faire fi des défauts.

By |2018-07-06T18:00:16+02:00décembre 8th, 2010|Otomen, Séries japonaises|6 Comments