Engine | エンジン

Après avoir principalement regardé des séries japonaises où l’humour est très présent, j’ai décidé d’essayer autre chose. Histoire de voir si les dramas marchent bien dans un autre genre. C’est ainsi que j’ai testé Engine. Je n’ai aucune idée de pourquoi j’ai choisi cette série vu que l’histoire ne me tentait pas plus que ça à la lecture mais bon, là n’est pas la question. Composée de onze épisodes, elle fut diffusée sur Fuji TV en 2005. Aucun spoiler.

Kanzaki Jirô est un pilote de F3000 détenant des techniques de conduite stupéfiantes. C’est un casse-cou qui ne ressent aucune peur. Mais un accident fait que Jirô se fait renvoyer de son écurie italienne et décide de retourner au Japon. Jusqu’à ce qu’il trouve un nouveau travail en tant que pilote, Jirô décide de rester avec ses parents. Ce que Jirô ne sait pas, c’est que son père à transformé sa maison en orphelinat. Et ce que Jirô ne supporte vraiment pas, ce sont les enfants…
Source : Mononoke BT

Côté casting, j’ai retrouvé quelques têtes connues. Tout d’abord, pour mon grand plaisir il y a Ueno Juri (Nodame dans Nodame Cantabile). Je crois qu’elle est mon actrice japonaise préférée, elle peut tout simplement tout interpréter et elle est tellement attachante. Autrement, de Nobuta wo Produce on reconnaît Toda Erika et Nakajima Yûto. Tous les trois jouent des enfants de l’orphelinat. Ceci dit, il y a aussi Kimura Takuya et Koyuki qui ont l’air assez connu dans le monde des dramas. Le premier n’est autre que le personnage principal, Jirô et la seconde est une des personnes s’occupant des enfants. Ce qui pose souvent problème aux Occidentaux, c’est qu’ils trouvent que les Japonais surjouent. Honnêtement, ce n’est pas quelque chose qui me dérange plus que ça, d’où le fait que je n’ai pas de problème à regarder des dramas. Cela dit, dans Engine c’est beaucoup plus soft que dans d’autres. Les acteurs sont plutôt bons dans l’ensemble. Même du côté des enfants. C’est toujours bon à noter car les plus jeunes sont souvent très mauvais. Là ça va. Ils sont même très attendrissants, et je peux vous dire que je n’aime pas les enfants donc pour qu’ils me plaisent c’est que ça doit être du haut niveau. Par contre, j’ai eu du mal avec Koyuki que je trouve fade et un peu ennuyante. Fort heureusement, Kimura Takuya remonte le tout et est absolument génial.

Les premiers épisodes d’Engine sont très classiques et reposent sur le même schéma. De ce fait, j’ai eu un peu peur mais après l’histoire décolle et c’est bien plus subtil. Disons qu’au départ, chaque épisode traite le cas d’un enfant et d’un problème qu’il peut avoir. Jirô réagit à sa manière et tente en même temps de retourner dans le monde de la F3000. Comme je le disais, c’est bien meilleur par la suite. Il arrive que certains personnages soient plus mis en avant sauf que cela fait moins schématique.
Les protagonistes évoluent tous, à commencer par le héros, cela grâce aux interactions entre eux. Peu à peu, on se prend d’affection pour presque tous ces personnages et il est difficile de les laisser partir à la fin de la série.
En voyant le sujet, on pourrait craindre de voir énormément de courses automobiles si l’on n’apprécie pas ça du tout. Eh bien, c’est tout à fait supportable. Il n’y a pas grand chose mais suffisamment quand même je pense pour plaire aux amateurs.
Les thèmes sont assez similaires à ce que les Japonais apprécient, autrement dit le surpassement de soi, l’amitié, le fait de ne pas se décourager trop vite, l’entraide, la réalisation de ses rêves… Mais alors que ça pourrait être ultra moralisateur, ça passe comme une lettre à la Poste. Les dramas (que j’ai regardés en tout cas) arrivent à bien faire la part de chose et toucher le téléspectateur de la bonne manière.

Engine est un drama très sympathique, notamment grâce à des personnages touchants et une interprétation convaincante. Le héros est craquant au possible, cool et charismatique, malgré une coupe de cheveux très années 1980. Il ne s’agit pas d’une série de sport comme on pourrait le croire mais d’une série sur les relations entre les gens, elle est plutôt familiale à vrai dire. Elle met de bonne humeur, tout en faisant un petit peu transpirer les yeux quand même. A noter que pour une fois, les musiques du générique de début et de fin ne sont pas japonaises puisque c’est Aerosmith et Jimmy Cliff qui s’en chargent. Bref, un drama plus qu’agréable.

Par |2018-07-06T17:47:47+02:00octobre 11th, 2008|Engine, Séries japonaises|4 Commentaires

Nodame Cantabile | のだめカンタービレ

Après être tombée sous le charme des j-dramas Nobuta wo Produce, LIFE et Zettai Kareshi, je continue ma découverte des séries japonaises avec Nodame Cantabile. La qualité est-elle encore une fois au rendez-vous ?
Comme la plupart des séries japonaises, Nodame Cantabile est une puisqu’elle ne contient que onze épisodes mais il existe deux épisodes spéciaux qui suivent et deux films devraient conclure l’aventure. La série est une adaptation du manga éponyme de Ninomiya Tomoko qui comporte vingt-trois volumes et est disponible en France chez Pika. À noter qu’il existe un anime mais il est postérieur au drama. N’ayant vu que le renzoku, diffusé entre octobre et décembre 2006 sur Fuji TV, c’est de lui dont nous allons parler aujourd’hui. Aucun spoiler.

 

Noda Megumi, appelée Nodame (Ueno Juri), et Chiaki Shinichi (Tamaki Hiroshi) sont deux élèves de l’école de musique Momogaoka. Alors que la première est assez farfelue, ne se lave jamais et mange tout le temps la nourriture des autres, le second est hautain, froid et se moque des mauvais musiciens. Il est un pianiste talentueux mais rêve de devenir chef d’orchestre. Nodame joue aussi du piano, cependant si elle sait mettre de l’âme dans ses interprétations, elle ne parvient absolument pas à lire une partition. Le j-drama suit leur train-train quotidien, la création d’un orchestre, les concours et les relations qui se tissent petit à petit entre les personnages.

 

En regardant le premier épisode, je me suis sincèrement demandée ce qu’était que cette série. Je m’attendais à quelque chose d’hilarant et les quinze premières minutes sont plutôt sérieuses. Néanmoins, plus ça avançait, plus il y avait des scènes très exagérées. Mais vers la fin ça allait beaucoup mieux et dès le second épisode j’étais totalement sous le charme. À tel point qu’arrivée au onzième épisode, j’étais dégoûtée que ça se termine déjà, jusqu’à ce que j’apprenne qu’il y avait une suite !
Un des grands atouts de Nodame Cantabile est d’ajouter des scènes très manga-esques. Par exemple, Chiaki frappe souvent Nodame qui valdingue dans tous les sens, avec une larme qui sort de l’œil. C’est typique d’un manga mais certainement pas d’une série puisque là le réalisme est généralement davantage de mise. Toutefois, si cet aspect est dans un premier temps bizarre, il passe après comme sur des roulettes car si les scènes sont parfois exagérées et si les acteurs surjouent souvent à mort, cela reste quand même tout à fait crédible. Les Japonais sont très doués lorsqu’il est question de surjouer sans trop en faire et c’est pour cette raison qu’on ne trouve ça ni ridicule, ni complètement à côté de la plaque. Ils arrivent tout simplement à trouver un juste-milieu. Il y a donc beaucoup de mimiques ou d’ajouts dignes d’un manga et c’est souvent très drôle. On retrouve ainsi des personnages qui tombent dans les pommes (enfin, façon de parler) avec les yeux tout blancs (Comment font-ils ??? J’ai essayé, je n’y arrive pas xD. C’est limite flippant leur truc en plus !), des petits cœurs, etc. Bref, tout cela donne une autre dimension à Nodame Cantabile et qui diffère donc des séries en général.

 

 

Même si les acteurs surjouent, ils sont tout à fait justes. Mention spéciale à Ueno Juri (Nodame), à Tamaki Hiroshi (Chiaki) et à Eita (Mine) qui excellent ici. Nodame Cantabile dresse un panel de personnages tous plus attachants les uns que les autres. Certains sont très hauts en couleur, presque tous en fait. C’est un véritable plaisir que de les voir bouger et interagir. Le concept d’amitié et de groupe, qui est quelque chose de très fort au Japon, est encore une fois mis en avant et cela, avec succès. Ce qui est intéressant c’est que les personnages sont assez âgés, ils sont pour la plupart en fin d’études et vont entrer dans la vie active.

 

Le thème principal du j-drama n’est autre que la musique classique. Tout tourne autour d’elle. Ce qui montre que la série a fait preuve d’un réel travail c’est que tous les personnages jouent et donnent vraiment l’impression de jouer. Peut-être que les acteurs sont musiciens mais si ce n’est pas le cas, c’est on ne peut plus réaliste. La bande-son est perpétuellement irriguée d’œuvres de compositeurs tels que Beethoven, Chopin, Debussy, Mozart… Elles s’insèrent à merveille dans les épisodes et nous font vibrer au fur et à mesure des minutes qui passent. Même si le téléspectateur n’aime pas ce de genre de musique il devrait tout de même apprécier, voire même en redemander. Personnellement, ayant déjà fait partie d’un orchestre, de très bons souvenirs sont remontés à la surface, d’autant plus que j’ai déjà eu l’occasion d’interpréter quelques morceaux entendus.

 

 

Nodame Cantabile est assurément un excellent j-drama, il a remporté de nombreux prix au Japon et cela se comprend tout à fait. Les personnages sont adorables, souvent truculents comme le professeur Strezemann et sa géniale manière de parler qui a plus l’air d’une ganguro qu’autre chose. Avec un univers déjanté et un style unique, la série parvient quand même à être un minimum sérieuse et touche ainsi le téléspectateur. L’histoire d’amour entre les deux personnages se fait tout en douceur et ne phagocyte pas le reste de la série. C’est onze épisodes de bonheur, de rigolade assurée, d’œil humide, etc.. En somme, c’est un petit bijou. Vite vite, les épisodes spéciaux !!

Par |2018-07-06T17:47:51+02:00juillet 2nd, 2008|Nodame Cantabile, Séries japonaises|7 Commentaires