Shinya Shokudô | 深夜食堂 (saison 1)

Kodoku no Gourmet ne vous pas suffisamment rassasié ? Alors, Shinya Shokudô devrait continuer de remplir admirablement bien votre estomac. Comme souvent dans le cas de fictions japonaises, un manga en est à l’origine. Plus particulièrement, il s’agit de l’œuvre du même nom d’Abe Yarô, toujours en cours et composée de onze volumes à l’heure à laquelle ce billet est publié ; malheureusement, aucune édition française n’est (encore ?) disponible. L’adaptation télévisée est quant à elle constituée de deux saisons, et il est fort possible qu’une suite voie le jour dans les mois ou années à venir. Quoi qu’il en soit, pour l’instant occupons-nous de la première, disposant de dix épisodes de vingt-cinq minutes diffusés sur TBS entre octobre et décembre 2009. Aucun spoiler.

Tous les jours, un restaurateur ouvre les portes de son établissement confidentiel dès minuit pour les refermer à sept heures du matin. S’il est écrit sur son menu qu’il ne sert qu’une sorte de ragoût de porc (du tonjiru), il accepte en réalité toutes les demandes de ses clients, à condition qu’elles soient réalisables. Manger délie les langues, détend et aide les habitués à se confier, se décharger, voire peut-être même, à régler quelques uns de leurs problèmes.

     

Katzina et Livia semblaient tellement enjouées face à Shinya Shokudô qu’il me paraissait évident que cette série se devait de figurer sur ma liste de réjouissances futures. Sans grande surprise, le temps a passé et ce n’est que dernièrement que je lui ai enfin donné sa chance. Il est assez amusant de comparer cette production à Kodoku no Gourmet que je viens aussi justement de tester il y a peu ; effectivement, bien que les deux aient beau s’attarder sur les plaisirs culinaires, elles possèdent une approche différente les rendant singulièrement uniques. Tandis que la première se focalise surtout sur son héros et place au centre de ses propos la nourriture, la seconde se déroule certes dans un restaurant mais a pour prisme l’être humain dans toutes ses faiblesses et ses forces. En d’autres termes, ces deux j-dramas sont complémentaires et n’empiètent absolument pas sur les plates-bandes de l’autre. Leur plus grand point commun est probablement le fait qu’ils soient atypiques et quasi incontournables.  

Les dix épisodes de cette première saison sont similaires sur la forme puisqu’ils mettent généralement en avant un client et une cuisine qu’il a choisie pour diverses raisons : par goût, nostalgie, imitation, etc. Loin de se limiter aux stricts décors du restaurant, la caméra se rend également dans le quotidien de ce personnage et illustre ce qui l’inquiète. Ce shinya shokudô – soit, littéralement en français, le restaurant de minuit – s’apparente en réalité à une sorte de catharsis pour ses clients, fidèles ou non. Déguster un bon petit plat, discuter avec le patron et les autres consommateurs, et surtout, profiter de l’atmosphère, les aident à avancer sainement, ou tout du moins, à commencer à cheminer. Loin de disposer d’une intrigue extrêmement dense, le j-drama favorise de courts instantanés s’approchant de la tranche de vie. Techniquement, il ne se passe donc rien d’exceptionnellement trépidant et les rebondissements ne sont pas là pour surprendre le spectateur. D’ailleurs, le rythme est lent, sans être pour autant monotone ou sans saveur. Bien au contraire, sa tranquillité apporte une grande sérénité à l’ensemble disposant d’une ambiance intimiste et résolument fascinante. Les sentiments et les émotions y sont décrits avec une grande finesse et le public s’implique dans ce qu’il voit. À vrai dire, même des passages anecdotiques apportent une réaction touchante. La magnifique chanson du générique de début, Omohide de Suzuki Tsunekichi, amorce justement cette immersion dans les tréfonds personnels et secrets d’une population amenée à fréquenter un restaurant de nuit. Avec la voix traînante du chanteur, la mélancolie et la nostalgie induites par cette instrumentalisation acoustique, elle donne immédiatement le ton. Le contraste avec la chanson de fin, l’entraînante et joyeuse Believe in Paradise de MAGIC PARTY, est assez saisissant et symbolise parfaitement la positive évolution intérieure des protagonistes. Les bruitages, la musique et plus particulièrement les chansons détiennent une place extrêmement importante au sein de ces photographies gustatives, et prennent parfois littéralement le pas sur le reste. Tous les éléments sont en place pour concocter une véritable atmosphère, qu’il s’agisse des décors du petit établissement fort chaleureux, de la photographie soignée, des plans nocturnes de Tôkyô mais aussi, bien évidemment, du cœur-même de Shinya Shokudô.

Incarné par un Kobayashi Kaoru (Shiawase ni Narô yo) à qui le rôle va comme un gant, le chef du restaurant est un véritable mystère. Aucune information le concernant n’est distillée tout au long de la série ; sa seule distinction est la cicatrice qu’il arbore sur le visage. Si ce parti pris peut parfois irriter et parasiter une fiction, ce n’est jamais le cas ici. Avec son regard bienveillant, son empathie et son écoute active, le master, comme tout le monde le nomme, est un homme empreint de gentillesse et de délicatesse. Il accepte toutes les suggestions de ses clients, leur prépare ce qu’ils désirent du mieux qu’il peut et les laisse savourer, en se plaçant toujours en retrait. De temps en temps, il glisse un conseil mais il n’est pas intrusif. Sa caractérisation a beau être limitée, elle n’en demeure pas moins définitivement solide. Quid de ses fidèles clients ? L’excellent point de la saison est de réussir à dépasser son format routinier. Quand bien même chaque épisode s’attarde ainsi sur une personnalité, il n’en ressort pas de schéma mécanique. La bonne idée est de faire régulièrement revenir ces protagonistes en arrière-plan, sans qu’ils ne soient forcément l’objet de l’épisode. En définitive, ces visages deviennent rapidement coutumiers bien que l’on ne retienne pas leur nom. La stripteaseuse, les yakuzas – dont un incarné par le génial Matsushige Yutaka (le héros de Kodoku no Gourmet, d’ailleurs) –, les ochazuke sisters, une chanteuse d’enka ou encore le gay efféminé sont des figures attachantes et finement croquées à partir de détails presque secondaires, mais faisant aisément mouche. Il ressort de cette galerie une profonde authenticité et un aspect presque familial. Le restaurant n’étant ouvert que la nuit, sa clientèle est sans grande surprise celle de ce monde si particulier. Les gangsters, les travailleurs du sexe ou, plus trivialement, les vendeurs de journaux s’y retrouvent, discutent et interagissent alors qu’ils n’ont, à première vue, aucun point commun. La série fait preuve d’une certaine liberté de ton, probablement en raison de son horaire tardive de diffusion, et malgré des histoires et un univers sensiblement sordides, elle arrive généralement à les retranscrire d’une jolie manière, sublimant les bons côtés de l’être humain. Que l’on se rassure, elle n’est ni consensuelle, ni sentimentale. Elle tend plutôt à se montrer mesurée et nuancée avec une tristesse toujours latente non dénuée d’une pointe humoristique et piquante. En dépit de quelques épisodes en-dessous des autres, l’homogénéité est indiscutable. Enfin, pour l’anecdote, il est possible d’y reconnaître plusieurs acteurs comme Odagiri Joe et ses phrases nébuleuses, Tanaka Kei (Soredemo, Ikite Yuku, Taiyô no Uta, Water Boys), Taguchi Tomorowo (QP) ou encore YOU (Oh! My Girl!!).

Si l’identité de la série se construit principalement autour de ses personnages et de ce qu’ils vivent au sein du restaurant, la nourriture se taille bien sûr aussi une place de choix. Son importance est capitale étant donné qu’elle s’entremêle à la mémoire et amène à se remémorer des évènements de sa vie. Qui n’a jamais eu comme un retour en arrière en sentant les effluves d’un plat, ou en goûtant une saveur presque oubliée ? Qui garde au fond de son cœur un sentiment nostalgique pour des mets parfois très simples préparés avec amour par quelqu’un de proche ? Quiconque a probablement associé, et le fera encore, cette cuisine à des faits individuels bien particuliers, liant les deux inextricablement. Cette subsistance somme toute négligeable implique une charge émotionnelle prégnante et personnelle quant à son passé. Ce j-drama joue beaucoup sur ce phénomène et l’emploie à merveille pour retranscrire ses histoires. Autrement, les épisodes prennent en plus le temps de disposer d’un petit interlude, après le clap de fin, où l’un de ces habitués explique en quelques points une astuce pour mitonner au mieux le menu du jour. Le master est derrière les fourneaux, ne pipe mot, et regarde parfois la caméra avec l’œil pétillant. Systématiquement, le petit discours se termine par une bonne nuit à l’attention du public. Shinya Shokudô propose quasi exclusivement des aliments se distinguant par un parfum typiquement japonais tels que du ramen, de l’ochazuke, des saucisses découpées en forme de poulpe, du riz au beurre, de la salade de pommes de terre, etc. Présentés sans fioriture et tout aussi simplement que tout le reste, ces plats gardent une humilité appréciable. Le cadrage est suffisamment varié pour ne pas s’apparenter à un documentaire bien que la caméra prenne aussi le temps de faire saliver avec de gros plans sur toute cette gourmandise. Comme toute série culinaire qui se respecte, celle-ci est une vraie torture lorsque l’on a le ventre vide – plein aussi, finalement.

En définitive, la première saison de Shinya Shokudô est plus qu’un voyage culinaire. Avant toute chose, elle s’avère effectivement être une aventure humaine empreinte de sentiments, d’émotions et d’une grande douceur poétique, associant la nourriture à des souvenirs et à une nostalgie ambiante. Par son humanisme, son ambiance calmement délicate et intimiste, elle invite au repos et à beaucoup de chaleur. Plus particulièrement, à travers ses vignettes douces-amères, elle dévoile discrètement et subtilement l’arôme de la culture japonaise tout en gardant une universalité fédératrice. C’est précisément là où le visionnage se révèle fascinant et presque magique. Le minimalisme et la sobriété de l’ensemble permettent de sublimer ces tranches de vie banales et plus que sincères, et de leur offrir une unicité. La tendresse y côtoie l’amertume pendant que la tristesse cathartique se tient toujours en toile de fond de cette fiction délicieusement originale.  

By |2018-07-06T18:10:22+02:00octobre 9th, 2013|Séries japonaises, Shinya Shokudô|2 Comments

Party wa Owatta | パーティーは終わった

Cela faisait un sacré moment que nous ne nous étions pas penchés sur un keitai drama par ici. Pourtant, c’est un format que j’apprécie tester car il offre une approche atypique des séries habituelles. Cette fois, mon choix s’est porté sur Party wa Owatta dont le titre peut être approximativement traduit en la partie est terminée. Sans grande surprise, il s’agit d’une production de BeeTV, le spécialiste de ces fictions pour mobiles. Composée de vingt-cinq épisodes de cinq minutes, elle fut diffusée sur les téléphones portables entre février et avril 2011. La version trouvable sur la Toile est celle issue du DVD ; autrement dit, elle a été condensée afin de proposer cinq parties égales d’une petite vingtaine de minutes. Aucun spoiler.

Toake est une mangaka assez connue malheureuse en amour. Lorsqu’un de ses proches l’invite à une fête donnée en l’honneur de l’un de ses confrères, elle accepte plus ou moins malgré elle. Elle y rencontre cinq hommes pour lesquels elle se plaît à s’imaginer vivre avec chacun d’entre eux une histoire romantique.

Pour peu que l’on ait regardé le sympathique Onnatachi wa Nido Asobu, un autre keitai drama, Party wa Owatta semble extrêmement familier. Les deux séries reposent effectivement sur un principe commun et vont en plus jusqu’à posséder une forme quasi similaire. Ce n’est pas étonnant de constater que la scénariste, Itô Chihiro, est justement la même. Ce j-drama dessine plusieurs vignettes indépendantes bien qu’ayant toutes un fil rouge analogue. En l’occurrence, il s’agit ici de l’héroïne, Toake. Incarnée par Naka Riisa (Shiawase ni Narô yo, Wild Life, Young Black Jack), légèrement trop rigide pour ce rôle, cette jeune femme détient un esprit vagabondant rapidement. La réception à laquelle elle se trouve conviée par son ami (Watabe Gôta – Saru Lock, QP) et où, visiblement, elle s’ennuie, lui permet d’alimenter ses rêves éveillés, mais aussi ses propres productions. En fait, tout au long de la soirée, son regard accroche cinq hommes séduisants. À partir d’un détail ou d’une réflexion, elle créé une sorte de fantasme qu’elle retranscrit immédiatement en dessins. Nous, en tant que téléspectateurs, nous assistons à la transposition à l’écran de son travail. Systématiquement, Toake s’intègre à ses récits et devient l’héroïne partageant des moments d’intimité avec ces mystérieux inconnus. Sa caractérisation se modifie selon les aventures. Bien que ces intermèdes n’aient au final rien à voir les uns avec les autres et que leur ambiance soit parfois radicalement opposée, il en ressort un sentiment d’homogénéité grâce à la jeune femme. Tous comportent le mot désir dans leur titre (désir de peinture, désir de rompre, etc.) et reflètent les envies de la mangaka. Le tout dernier est sensiblement différent des autres puisqu’il associe le fantasme à la réalité, rendant les frontières entre les deux extrêmement floues ; il symbolise d’ailleurs le trouble de Toake, elle qui voit son cœur quelque peu bouleversé par ses hormones.

Au cours de la première partie, la mangaka aperçoit au buffet un homme, Yûbi (Narimiya Hiroki – Bloody Monday, Hachimitsu to Clover, Orange Days, Innocent Love, Gokusen, Kaze no Shônen, Kôkô Kyôshi 2003, Sweet Room), ayant le bas de sa chemise tâché par de la peinture blanche. Il ne lui en faut pas plus pour se l’imaginer peintre maudit, passionné et passant toutes ses nuits parmi ses pinceaux. Cherchant à percer, Yûbi s’amourache de Toake et la choisit pour unique modèle. Cependant, quand une superbe femme (Ashina Sei – Barairo no Seisen, Saru Lock, Tsugunai, Bloody Monday, Stand Up!!) fait irruption dans leur vie, le couple symbiotique commence à montrer des signes de fêlures. Toake réalise alors à quel point elle ne vit qu’à travers son petit-ami. L’alchimie entre les deux acteurs est plutôt réussie et la scène de la peinture est jolie comme tout.
Lors d’un second temps, Toake erre dans les couloirs de la soirée et croise un individu, les larmes aux yeux. Dans son manga, elle est en couple avec Musashi (Nagayama Kento – Natsu no Koi wa Nijiiro ni Kagayaku, Atashinchi no Danshi), un pleurnicheur assez irritant. La jeune femme ne supportant plus son hypersensibilité constante, elle cherche en vain à rompre avec lui, mais il tend à persister et à la coller. Elle finit par lui offrir un ultime rendez-vous où ils se rendent à Hakone et commencent peut-être par réellement se découvrir.
La machine se rembobine, Toake retourne à la réalité et ne peut détacher son regard de celui d’un homme à l’allure inquiétante (Takaoka Sôsuke – Saru Lock). En le croquant, elle le transforme en potentiel criminel ayant braqué une banque et blessé des employés. Elle se retrouve avec lui dans sa voiture, il fait nuit et ils sont perdus au milieu de nulle part. La tension est à son comble et elle se demande si elle sortira vivante de cette situation a priori inextricable. Heureusement, tout ceci n’est que fiction et la voilà de nouveau parmi nous.
Histoire de se rafraîchir les idées, elle sort momentanément prendre l’air du côté du jardin où est donnée la réception. Là, soudainement, la pluie se met à tomber. Contre toute attente, un sans domicile fixe (Hayashi Kento – Arakawa Under the Bridge, QP, Shôkôjo Seira) est avachi par terre et dort comme une souche. Dans l’imagination de Toake, il devient un amnésique qu’elle décide d’emmener chez elle, de prénommer Tony – comme Tony Leung Chiu Wai – et de modeler à son goût en lui faisant croire qu’il est son petit-ami. Évidemment, rien ne se passe comme prévu ; en effet, le passé de Tony cherche progressivement à le recontacter.
Enfin, dans la cinquième partie, Toake côtoie Onigawa (Koide Keisuke – Nodame Cantabile, JIN, Byakuyakô), le mangaka à l’honneur de la fête, qui s’avère cacher son jeu étant donné qu’il serait en réalité un… vampire !

L’avantage et l’inconvénient de ce genre de séries s’approchant d’une anthologie est qu’elles peuvent justement souffler le chaud et le froid. Autant certaines histoires sont réussies, autant la suivante est susceptible d’être totalement ratée. Heureusement, ce n’est pas le cas de Party wa Owatta car dans l’ensemble, les cinq parties sont relativement homogènes, bien qu’il soit naturel d’avoir ses préférences. Malgré une superficialité relative, leur point fort est ainsi de disposer d’une atmosphère dissemblable. La première est par exemple extrêmement mélancolique et nostalgique avec cette romance que l’on pressent rapidement tourner au tragique, en dépit de fugaces instants de bonheur parfait. La troisième, dans la forêt, rappelle les fictions d’horreur où un criminel rôde et s’apprête à assassiner de sang froid une jolie et faible jeune femme. La toute dernière est extrêmement atypique puisqu’elle mélange de nombreux genres, lorgne vers le théâtral et n’hésite pas à injecter un grand soupçon fantastique avec une créature surnaturelle. D’ailleurs, elle se termine sur une danse chorégraphiée absolument hilarante et valant presque à elle seule le déplacement. Quoi qu’il en soit, quand bien même ces récits différent dans leur ambiance et soient parfois irréalistes, ils disposent à chaque fois d’un ton sensiblement décalé, presque truculent autour duquel gravite en toile de fond la romance, l’envie de plaire, la quête d’un compagnon ou, plus trivialement, le contact humain. Il en ressort une complémentarité appréciable et en mesure de concerner un vaste public. Le serveur incarné par Tsuda Kanji (Kaibutsu-kun, Keitai Sôsakan 7) se révèle également un élément truculent fort sympathique par son don de surgir quand on s’y attend le moins. De plus, ajoutons-y une musique discrète s’apparentant à une sorte de ritournelle amusante et la recette fonctionne bien. Autrement, la chanson du générique du début, Yume no Sekai de MONKEY MAJIK, est agréable. Enfin, sur une note technique, le j-drama évite habilement les écueils inhérents au format cellulaire et s’illustre par un montage fluide ne souffrant pas du fait de la durée de ses mini-épisodes ; la réalisation demeure en revanche très basique.

 

Au final, Party wa Owatta est une production relativement intéressante et partant d’un postulat de départ assez rafraîchissant. Avec cette plongée dans l’esprit vivace et fébrile de son héroïne, ces courts instantanés se rapprochant d’un court métrage ne manquent pas de rythme et se révèlent distrayants grâce à leur certaine excentricité, leur humour latent et les divers sentiments les parcourant. Si ce keitai drama n’est clairement pas indispensable en raison d’une absence de densité et d’un côté inachevé habituels dans ce type de productions, il remplit aisément son cahier des charges et se permet en outre de mettre en avant une agréable distribution.

By |2017-05-01T13:59:14+02:00août 22nd, 2013|Keitai dramas, Party wa Owatta, Séries japonaises|2 Comments