Kaseifu no Mita | 家政婦のミタ

Aussi incroyable que cela puisse paraître, j’ai certes déjà regardé maintes séries japonaises et plusieurs écrites par Yukawa Kazuhiko (GTO, Rebound), je n’avais pourtant encore jamais testé l’un des derniers très grands succès d’audience : Kaseifu no Mita. La gouvernante Mita fut diffusée sur NTV entre octobre et décembre 2011 le temps de onze épisodes ; plusieurs d’entre eux durent une heure au lieu des quarante-cinq minutes habituelles. Divers remakes dans différents pays, dont la Corée du Sud, ont depuis été réalisés. Aucun spoiler.

Dépassé par la situation depuis le décès brutal de son épouse, Asuda Keiichi décide d’engager une gouvernante pour s’occuper de l’intendance du logement et de ses quatre enfants. Cette femme a beau se montrer terriblement efficace, elle laisse une curieuse et presque dérangeante impression. Elle arbore constamment un masque impassible, ne dévoile jamais le fond de ses pensées et ne remet pas en question les requêtes lui étant adressées. C’est pourquoi sa supérieure conseille vivement au père de famille de faire attention, car rien ne dit que cette employée n’irait pas jusqu’à tuer quelqu’un si cela lui était demandé…

Le risque lorsque l’on entend parler d’une fiction en termes plutôt dithyrambiques est de voir ses attentes s’élever et, arrivé devant, de finir déçu. Malheureusement, c’est exactement ce qui s’est passé pour moi avec Kaseifu no Mita parce que, pour être honnête, je ne comprends pas du tout en quoi elle mérite autant d’éloges. Elle n’est pas dénuée de qualités, je ne le nie pas, mais elle ne sort finalement que peu du schéma nippon classique et verse par moments dans la caricature en raison d’une écriture grossière et forcée. Une fois de plus, Yukawa Kazuhiko distille de jolies et pertinentes idées sans réussir à les mettre en pratique de bout en bout. Cette absence de subtilité nuit à l’appréciation générale d’autant que le rythme laborieux fait traîner les choses en longueur, avec une mécanique répétitive. Quasiment à chaque épisode, un des membres de la famille requiert l’aide de Mita alors qu’il ne le devrait pas, celle-ci s’en charge et induit un environnement explosif, les regrets arrivent et des scènes de pleurs et de réconciliation concluent le chapitre. Et ainsi de suite. Au-delà de la redondance du canevas narratif, le récit ne paraît surtout pas vraisemblable. Comment peut-on prendre au sérieux ce qui s’y déroule tant beaucoup trop de réactions manquent de crédibilité et les dialogues de conviction ? Trop de situations s’avèrent excessives et mélodramatiques à souhait, tout comme les longs discours explicatifs supposés maximiser une empathie très aléatoire. Car les personnages ne sont aucunement attachants malgré une interprétation générale de qualité. Comme l’illustre sa réalisation plutôt conventionnelle, bien que très satisfaisante, et la sympathique musique du fidèle compositeur du scénariste, Ike Yoshihiro (Nobuta wo Produce), jouant sur plusieurs tableaux, la série essaye surtout d’associer une tonalité dramatique à une plus riche en suspense.

Kaseifu no Mita travaille beaucoup sa dimension émotionnelle, ne serait-ce qu’avec la famille Asuda, en déliquescence depuis la mort de la maman. Celle-ci faisait le lien entre chacun de ces membres et sa disparition entraîne un grand vide, réveille des rancœurs et conduit à l’éclatement de cette unité finalement factice. L’audience constate en plus rapidement que ce décès n’est pas si accidentel que ce que le père laisse croire à ses enfants et qu’il porte lui-même le poids d’une culpabilité écrasante. Et pour cause, il envisageait de divorcer et la trompait avec une collègue de bureau. Cet homme (Hasegawa Hiroki – Suzuki Sensei) n’inspire que peu de sympathie à cause de son égoïsme et de son malaise contagieux, quand bien même l’écriture souligne à bon escient ce qui le ronge de l’intérieur, avec une réflexion intéressante sur les difficultés du supposé sens parental, de la pression sociale obligeant à épouser une femme enceinte. Il n’empêche qu’il se veut plus souvent pathétique et ambivalent qu’autre chose. À travers l’implosion insidieuse et d’une rare violence sourde des Asuda, la fiction a pour elle de questionner les liens familiaux et de montrer que tout n’est pas inné, logique, que les relations ne sont pas dues, mais en perpétuel travail. Dommage toutefois, une fois de plus, que le traitement reste aussi stéréotypé, avec des rebondissements plutôt prévisibles et une architecture apparente. En raison de clichés, ces enfants peinent également à se rendre attachants bien que plusieurs scènes de confrontation fassent mouche et atteignent en plein cœur les téléspectateurs. L’aînée, Yui (Kutsuna Shiori – Meitantei Conan), tente de pallier l’absence de sa mère, blâme son père et ne réussit plus à se comporter en l’adolescente insouciante qu’elle devrait être ; Kakeru (Nakagawa Taishi – Minami-kun no Koibito) et Kaito (Ayabe Shûto), les garçons du milieu, suivent le mouvement ; la petite dernière (Honda Miyu) ne comprend pas trop ce qui se passe, mais sa maman lui manque terriblement. L’irruption de Mita s’apparente à l’effet d’une bombe et les place devant leurs responsabilités qu’ils tendent tous à transférer à autrui, pour plus de facilité personnelle.

Parce qu’il n’arrive plus à gérer quoi que ce soit et ne sait comment réagir, Keiichi a l’idée de recruter une gouvernante. Un beau matin, à sept heures tapantes, une femme sonne à la porte d’entrée : Mita. D’un point de vue purement professionnel, elle symbolise l’employée modèle. D’une efficacité redoutable, elle réussit de manière presque incroyable à résoudre la plupart des problèmes, à concocter de bons plats ressemblant à ceux de feu la maman, à répondre au bout du compte à toutes les attentes des Asuda. La famille a le pouvoir de lui demander tout ce qu’elle désire avec l’assurance que Mita s’en chargera, si cela reste dans ses capacités. Encore mieux, elle ne juge jamais les requêtes aussi saugrenues qu’elles puissent être. Encore mieux, vraiment ? N’est-ce pas plutôt préoccupant de voir quelqu’un agir tel un automate, comme s’il n’était pas animé par un souffle d’humanité ? Les enfants, tout comme le papa, sont alors tentés, sans forcément toujours le réaliser consciemment, de multiplier les réclamations outrageuses, amorales. L’air de rien, Mita démasque les tourments et défauts de ces personnages préférant critiquer les autres et se voiler la face au lieu de se remettre eux-mêmes en question. Kaseifu no Mita part donc d’une situation où les protagonistes sont à la dérive et se déchirent avant de finir par les faire avancer, panser leurs blessures parfois vivaces et apprendre à se rapprocher. Les ficelles demeurent convenues, mais l’impact émotionnel réussit heureusement à tempérer dans l’ensemble ces lourdeurs et cette absence de franche spontanéité. Les figures secondaires appuient d’ailleurs ce côté affecté, dont la simplette et très maladroite belle-sœur euphorique, Yûki Urara (Aibu Saki), qui, à trop souhaiter être serviable, ajoute de l’huile sur le feu et un humour se voulant probablement cocasse. La série ne doit pas son succès qu’à sa dominante mélodramatique catalysée par la notion de perte et de deuil, mais aussi très certainement à son ambiance plus mystérieuse et troublante portée par une héroïne stoïque.

Le scénario joue beaucoup sur l’aura énigmatique entourant Mita. Qui est cette femme ? Comment est-elle devenue comme ça ? La gouvernante ne se sépare jamais de son uniforme et de son masque impassible, austère. Impossible de savoir ce qu’elle pense ou, plus prosaïquement, si elle pense. Elle abat les tâches qui lui sont imposées à la chaîne, sans poser de question. Elle obéit, ni plus ni moins. Bien sûr, le public se doute que cette posture insondable cache un passé douloureux, que ce personnage n’a pas toujours été comme ça. Tout du moins, c’est peut-être ce que l’on préfère croire tant ce tempérament s’avère dérangeant. Le scénario distille progressivement des indices sur Mita favorisant le suspense et laissant imaginer toutes les éventualités. L’absence de limites de cette femme injecte effectivement une atmosphère inquiétante amplifiée par l’interprétation en sobriété de Matsushima Nanako (Yamato Nadeshiko), cela en dépit des difficultés liées à un rôle de cette trempe. Les Asuda se reposent trop sur elle parce qu’ils ne savent que faire, comment réagir. Ils ont besoin d’un modèle, d’un phare, sauf que Mita n’est pas là pour ça. Ce n’est pas sa fonction. C’est à eux de se prendre en charge, de ne pas attendre que quelqu’un règle leur situation d’un coup de baguette magique. Le récit joue assez bien sur l’ambivalence de cette figure, elle qui provoque au long cours des sentiments divers, allant de la répulsion à la fascination et à la pitié. Elle ressemble parfois presque à une Mary Poppins atypique par sa capacité à se rapprocher aisément des enfants et grâce à son sac paraissant sans fin et rempli de choses utiles au moment opportun, mais simultanément, son quasi-mutisme et ce détachement extrême mettent mal à l’aise.

Pour conclure, Kaseifu no Mita plonge au sein d’une famille perdue vivant une véritable crise sommeillant probablement depuis plusieurs années, mais implosant après le décès brutal de la maman, dernier élément de cette unité artificielle. L’irruption parmi eux d’une impassible gouvernante à l’aura mystérieusement inquiétante leur permet de commencer un éprouvant cheminement intime. Cette femme apporte également des réflexions pertinentes sur les relations familiales, sur les fondements de cette cellule si particulière et sur la question des choix, des responsabilités. Malgré toutes les qualités d’ensemble, cette série souffre de plusieurs écueils assez handicapants, dont son écriture mécanique et répétitive forçant les situations et les émotions. Ce manque de naturel et d’authenticité amplifié par des personnages guère attachants nuit justement à l’appréciation et amène à se demander pourquoi une fiction aussi classique a autant suscité l’intérêt général. Finalement, peut-être que Mita et ce qui l’entoure ne sont qu’une métaphore de tout ce qui fonctionne mal dans la société japonaise actuelle et ont ainsi réussi à créer avec le public un sentiment d’identité ?

Par |2018-07-06T17:48:14+02:00février 28th, 2018|Kaseifu no Mita, Séries japonaises|0 commentaire

Enka no Joô | 演歌の女王

Un peu comme plusieurs de ses confrères, le scénariste Yukawa Kazuhiko (Rebound, Kaseifu no Mita) semble apprécier retrouver certains acteurs. Comment pourrait-on le blâmer de vouloir travailler à l’infini avec Amami Yûki ? Direction Enka no Joô, soit la reine de l’enka, une série constituée de dix épisodes diffusés sur NTV entre janvier et mars 2007 ; seul le premier dispose de quinze minutes additionnelles. Aucun spoiler.

Du haut de ses presque quarante ans, Ôkouchi Himawari croit encore pouvoir devenir la chanteuse d’enka que tout le monde s’arrache. Elle s’accroche dur comme fer aux propos encourageants de feu son père ; alors qu’elle n’était qu’une enfant, il lui qui disait qu’elle était l’artiste numéro un. Pourtant, cela fait des années qu’elle n’a pas coudoyé le succès, que ce soit dans sa vie professionnelle comme personnelle. Quand elle tombe par hasard sur son ex-petit ami qu’elle n’a pas oublié, elle espère réussir à le reconquérir et qui sait, peut-être qu’il l’aidera aussi dans ses ambitions ? Du moins, si sa malchance perpétuelle ne vient pas tout gâcher !

Le titre de cette production amène à imaginer que l’enka occupera une place prépondérante, que l’on découvrira les coulisses de ce milieu passé de mode, que l’on verra l’héroïne gravir un à un les échelons et se transformer en célébrité. Ce n’est pas la peine d’atteindre quoi que ce soit de cet acabit, car la douche sera glacée. Qu’est-ce donc l’enka, d’ailleurs ? Il s’agit d’un genre musical ayant surtout connu la gloire dans les années 1960-1970 et proposant en grande partie des ballades sentimentales mélancoliques. Les artistes s’y adonnant n’ont plus guère la cote depuis plusieurs décennies, mais cette série aurait pu émuler des idées, créer des vocations. En dehors de quelques chansons et rares moments un peu plus éclairés, le scénario n’apporte aucune matière permettant d’en apprendre davantage ou donnant envie d’explorer ce style utilisant beaucoup d’instruments traditionnels. Seuls les superbes kimonos qu’arbore la protagoniste relèvent légèrement le niveau. À la place, les épisodes préfèrent se borner à une redondance abrutissante d’une même formule initialement guère intéressante. Pourtant, Enka no Joô n’est pas dénuée de bons éléments, dont cette critique en filigrane du credo comme quoi quand on s’y consacre corps et âme, on y arrive – preuve ici que non. L’illustration de l’inconscient de l’héroïne, lorsqu’elle se trouve à la fameuse croisée des chemins, s’avère plutôt sympathique. Himawari est souvent partagée entre deux voix, celle de la facilité qu’elle tend trop régulièrement à choisir, et celle de la raison. Celle-ci revêt justement une importance assez capitale puisqu’elle est représentée à l’écran par une Himawari adolescente (Fukuda Mayuko – Byakuyakô). Plus posée et mature que sa version adulte, elle n’hésite pas à répliquer à la plus âgée, toujours sur un registre un peu goguenard et piquant, qu’elle devrait vraiment apprendre à réfléchir. La série s’amuse aussi à réemployer ce visage en début d’épisode pour rappeler les évènements passés et elle s’y attelle de manière assez cocasse et originale : telle une speakerine de télévision, en faisant référence au polar Suna no Utsuwa, etc. Les clins d’œil à diverses fictions comme Hana Yori Dango ne manquent pas, ce qui apporte une petite touche sympathique. Sinon, Himawari s’imagine souvent plein de choses dans sa tête, rêve de déballer son sac sur un ton péremptoire, mais n’évacue en réalité jamais ce qui la travaille ; sauf que l’audience, elle, voit ce qui se trame directement dans son esprit. Car cette femme préfère éviter les conflits ; normal, elle veut rendre tout le monde heureux.

Qu’Enka no Joô choisisse un angle humoristique pour traiter son récit n’est en soi par une tare. En revanche, il aurait alors sûrement fallu soigner l’écriture qui s’avère paresseuse, voire poussive. C’est très simple, Himawari répète constamment les mêmes erreurs, perd ses paris au janken pon, n’apprend pas de ses échecs, accorde sa confiance à quiconque, se retrouve à l’hôpital blessée dans des conditions invraisemblables, se jure qu’elle ne tombera plus dans le panneau et retour à la case départ. Cette héroïne a beau être interprétée par la classieuse Amami Yûki (BOSS), elle devient vite irritante. Naïve et rêvant encore au prince charmant, elle attire tous les malheurs tel un chat noir. Difficile de faire plus malchanceuse qu’elle tant, oui, tout lui arrive. Pourtant, elle a une force de caractère plutôt incontestable puisqu’elle se relève toujours de sa disgrâce, ne s’apitoie pas trop sur son sort et persévère dans ses envies de se transformer en une chanteuse réputée. Elle a connu par le passé un grand succès et a depuis sombré dans l’oubli. Son manager farfelu (Danta Yasunori – Mukodono!) s’occupe vaguement d’elle et lui propose un peu tout et n’importe quoi. En attendant, elle vend des bentô dans un commerce géré par un guitariste indifférent (Hirayama Hiroyuki). Elle a tellement le cœur sur la main qu’elle se retrouve la majeure partie du temps sans un sou et à prendre en charge un garçonnet (Takei Akashi) et une jeune fille (Narumi Riko – Hachimitsu to Clover) abandonnés sur le bord de la route. Tant qu’à faire, la série n’hésite pas à jouer la carte sentimentale et à étouffer sous une épaisse couche de mièvrerie. Au départ, le pathos facile est toutefois assez rapidement écarté, car l’écriture multiplie les invraisemblances et noie les sujets plus sérieux dans des dialogues assez idiots et des réactions caricaturales. Mais en milieu de parcours, le drame revient sur le devant et se révèle peu concluant, la faute à une absence d’intérêt notable pour ce qui se passe. Les personnages évoluent abruptement et de façon souvent illogique, comme si l’univers entier était influencé par la gentillesse maladive et le dévouement de Himawari. Enfin, son ex-compagnon, l’affreux Tamaru Hitoshi ne paraît pas avoir envie de changer.

C’est par un hasard le plus total que la chanteuse croit croiser le chemin de son ancien petit ami. Comme à son habitude, celui-ci tient un discours mielleux et lui demande une certaine somme d’argent. Et comme à son habitude, Himawari accepte alors qu’elle se trouve encore dans une situation financière très compliquée, ce dernier l’ayant quittée à l’époque en lui laissant toutes ses dettes ! Mais, oui, elle lui fait confiance avant de se mordre les doigts, se maudissant de l’avoir cru. Et ce schéma narratif se réitère de bout en bout. Ce n’est pas drôle parce que les ressorts sont usés jusqu’à la corde et que les personnages se conduisent au mieux comme des idiots, au pire comme des êtres abjects. Hitoshi (Harada Taizô – Big Money!) est un odieux individu. Égoïste, sans gêne et paresseux, il manipule tous ses proches et essaye de noyer le poisson. Le voir parvenir à ses fins et s’en sortir toujours plus ou moins, avec une héroïne aveuglée par son amour, agace. D’ailleurs, qu’est-ce qu’elle aime chez lui ? La fiction nous dit qu’elle s’en est entichée il y a de ça plusieurs décennies, mais rien ne nous est montré à l’écran. Comme si Enka no Joô ne cumulait pas déjà les tares, elle choisit aussi d’y inclure un nombre considérable de diverses figures supposément truculentes et capables de maximiser le potentiel cocasse. Ajoutons-y l’inspecteur maladroit tentant de draguer (Nukumizu Yôichi – Tonsure), la superficielle mère couguar (Takahata Atsuko – Mother), le frère collé à son ordinateur (Kikawada Masaya), une fiancée vénale prête à tout pour atteindre son but (Sakai Wakana – Kisarazu Cat’s Eye) et une belle-mère (feue Ikeuchi Junko) souffrant de troubles cognitifs. Les maladies neurodégénératives et apparentées ne sont traitées qu’abstraitement dans les œuvres japonaises et, pour sa défense, celle-ci offre quelques scènes assez jolies, du moins quand elle arrive à créer une ambiance un peu plus émotionnelle. Or, le mélange des genres prend mal et donne l’impression que Yukawa Kazuhiko a changé de fusil d’épaule en cours de route.

Au final, Enka no Joô ne tire jamais parti de son potentiel plutôt original et préfère se satisfaire d’un comique de répétition devenant très rapidement lourd. Au lieu d’employer à bon escient l’univers de l’enka, la série se contente d’un unique canevas scénaristique où sa bonne poire d’héroïne se fait berner par son parasite d’ex et n’apprend jamais de ses erreurs. Certes, elle ne les regrette pas malgré toutes ces conséquences discutables, mais tout de même ! En raison d’un traitement caricatural, d’une morale débordante de niaiserie et de réactions surréalistes, les personnages n’attirent aucune sympathie et rendent le visionnage d’autant plus désagréable que l’humour montre vite ses limites avec ses gags d’une prévisibilité effarante. Bref, à moins d’être un indécrottable fan d’Amami Yûki, le plus simple est de passer son chemin et d’oublier l’existence de cette fiction confondant stupidité et comédie.

Par |2018-01-01T09:46:25+01:00janvier 3rd, 2018|Enka no Joô, Séries japonaises|0 commentaire