Chase | チェイス

Alors que Mother passait sur une chaîne concurrente – mais pas le même soir –, le scénariste Sakamoto Yûji s’échinait aussi sur une autre série : Chase. Les six épisodes la constituant furent diffusés sur NHK entre avril et mai 2010 ; tous durent un peu moins d’une heure. Quand on sait que les histoires sont rarement écrites longtemps en avance, il semble facile d’imaginer l’énergie que cette double tâche a dû lui demander… Vous l’aurez évidemment compris, cette production n’a rien à voir avec l’étasunienne au titre similaire de NBC sortie également en 2010. Aucun spoiler.

Haruma Sôsuke travaille avec passion et succès comme inspecteur des impôts. Il ne compte pas ses heures et néglige inévitablement son épouse et sa fille. D’ailleurs, suite à diverses circonstances, il choisit de ne pas partir en voyage comme cela était prévu et laisse sa femme s’envoler à l’étranger, seule. L’avion s’écrase sans survivant. Au-delà de la tragédie de cette catastrophe et des conséquences personnelles en découlant, Sôsuke réalise avec effroi qu’elle n’est pas due à un funeste coup du sort, mais à une manipulation orchestrée dans un unique but de fraude fiscale. Quel genre d’individu est capable d’une telle froideur pour de l’argent ? Un homme d’affaires au cœur d’airain, Murakumo Shûji, se trouve justement sur sa route, mais ce détachement ne pourrait être qu’une façade…

À l’instar de la chaîne payante WOWOW, la publique NHK apprécie généralement les fictions plus condensées et adultes, ce qui s’avère agréable parmi une offre pléthorique visant surtout une audience adolescente. Chase suit le chemin de ses excellents prédécesseurs Hagetaka, Soratobu Tire et Gaiji Keisatsu en se focalisant sur des thématiques pointues, à première vue assez arides, mais définitivement humaines. Bien qu’au demeurant plutôt classique, sa réalisation essaye de se démarquer avec un montage parfois haché et des mouvements de caméra légèrement excessifs, probablement dans le but de maximiser le rythme. La musique de Kikuchi Naruyoshi participe aussi à l’atmosphère et, quoique pas toujours heureuse, permet à l’ensemble de sortir du lot et de définitivement se créer une identité. La bande-son comporte effectivement une tonalité très jazzy, avec un saxophone prépondérant s’amusant volontiers d’un registre exotique et d’un déchirement grinçant, mais également avec un chant soprano lancinant – approche qui se veut finalement logique au vu du compositeur aux commandes. Au moyen de ses six épisodes rondement menés, Chase ne se perd pas en circonvolutions et tente d’injecter une ambiance intrigante allant crescendo, mais finissant par assez rapidement s’étioler, la faute à un basculement d’enjeux en cours de route. Les débuts de la série s’adonnant à la carte du thriller financier ne ressemblent en aucun cas à l’épilogue, beaucoup plus dramatique et marqué par une vengeance nourrie depuis plusieurs décennies. En effet, le scénario laisse d’abord croire à des jeux de dupe et à la poursuite de ces fraudeurs éhontés, tout en insufflant en filigrane une dimension critique, éthique, sur la profession du protagoniste. Que la production souhaite changer de fusil d’épaule ne gêne nullement, surtout lorsque la progression se fait adroitement, mais il est clair qu’elle aurait dû distiller des indices dès le départ. Ceux espérant un polar nerveux, intellectuellement stimulant et discutant de montages financiers risquent la déception ; en revanche, les amateurs d’histoires abordant l’intime et les obsessions de représailles finiront, eux, certainement davantage satisfaits.

Chase démarre par un épisode d’exposition mettant en avant le travail assez ingrat et chronophage d’inspecteur des impôts exercé par Haruma Sôsuke. Convaincu de l’importance de sa mission, il bataille contre l’évasion fiscale en respectant ses valeurs et la loi. Jusqu’à présent, sa carrière se déroule de manière traditionnelle, sans heurts notables. Et pourtant, il tombe des nues en constatant que des mentors qu’il tenait en haute estime ne sont pas infaillibles et que la corruption touche tous les domaines, même ceux les combattant. L’écriture a le bon goût de troubler les frontières morales, de laisser des doutes sur divers sujets épineux en lien avec l’argent. Sôsuke et son pendant négatif, l’homme d’affaires Murakumo Shûji, se ressemblent finalement assez, mais tandis que l’un reste droit dans ses bottes et refuse la tentation, l’autre part du principe que tant qu’à vivre dans un monde pétri de vices, autant en profiter. Sôsuke, incarné par Eguchi Yôsuke (Shiroi Kyotô), s’efface derrière le fin fraudeur et peine à réellement fédérer. Ce qui lui arrive n’est pas dénué d’intérêt, loin de là, mais sa caractérisation traditionnelle manque de relief et d’une véritable intensité émotionnelle. Diligent au bureau, il délaisse néanmoins sa vie de famille et le réalise trop tard, après le décès de son épouse (Kimura Tae – Coffee-ya no Hitobito). Sa fille unique (Mizuno Erina) l’en juge responsable et décide de le mépriser, voire de volontairement le blesser en flirtant avec tout ce qu’il exècre. Abattu, il choisit de se plonger encore plus dans sa lutte et continue ses affaires avec la pugnacité le définissant. Et c’est simultanément qu’il découvre que derrière maintes de ses enquêtes se cache quelqu’un tirant les ficelles à une plus grande échelle. Sa combativité se métamorphose en obsession quand il comprend que ce même homme a un rôle relatif dans le crash aérien. La série brosse ainsi la confrontation entre ces deux individus et propose une sorte de jeu du chat et de la souris.

Le premier tiers de Chase se concentre sur les malversations financières de Murakumo Shûji, surnommé à juste titre le magicien des Caraïbes. Intelligent et fin stratège, il vend ses services aux plus fortunés désirant éviter au maximum les taxes, voire s’en débarrasser totalement. Il ne recule devant rien pour arriver à ses fins, quitte à user de méthodes peu orthodoxes et amorales. Son fidèle et volubile comparse, Johnny Wong (Ôhama Naoki), se charge des basses besognes. Hiyama Kiichi (Saitô Takumi – QP), le riche président d’une grande société, l’approche, car il s’apprête à toucher un considérable héritage paternel et ne souhaite en aucun cas le voir fondre comme neige au soleil. Cette collaboration, certainement semblable à une multitude d’autres qu’il a déjà concoctées, n’est en vérité pas si banale que ça. Le crash d’avion et les sommes colossales mises sur le tapis ne sont que des rouages dans ce qu’il trame en coulisses. Si la fiction commence avec son inspecteur des finances et cherche à créer un pont émotionnel avec ses téléspectateurs, son véritable sujet phare est l’antihéros que représente Shûji. Énigmatique, calme, à l’allure très soignée, il pense à tout et maîtrise son domaine. L’interprétation habitée d’Iura Arata (Mitsu no Aji) confère au personnage une dimension grave, inquiétante et troublante. L’homme d’affaires arbore une main prothétique en plastique pour une raison inconnue et ne parle guère de son parcours, de son passé. Les retrouvailles avec une amie ne le laissant pas indifférent, Kawashima Kaori (Asô Kumiko – Kaette Kita Jikô Keisatsu), le font sortir subrepticement de sa réserve, les deux partageant bien plus de points communs que ce que les apparences amènent à croire. Bien que cette femme ne possède pas les capacités de Shûji, elle sait ce qu’elle veut et de quelle manière l’atteindre, la série ne la bornant pas du tout à un rôle superficiel. Avec le jeune Hiyama, le quatuor se lance ainsi dans une opération financière de grande envergure pendant que la brigade anticorruption les pourchasse et que l’un des leurs cherche surtout une vengeance individuelle.

Le thriller financier se mute assez rapidement en revanche amère mûrie depuis des dizaines d’années. Au départ, Chase illustre le cheminement de Sôsuke et de ses collègues dans la lutte contre l’évasion fiscale. Malheureusement, même pour une totale néophyte en la matière, les manœuvres utilisées par les fraudeurs ne comportent aucune note stupéfiante ou effervescente. L’écriture se limite à une présentation scolaire, presque ingénue et simpliste. D’une certaine manière, que la série ait alors choisi de tirer parti de l’intime de ses personnages s’avère judicieux tant elle ne paraissait pas suffisamment armée pour convaincre sur le plan du suspense. Tout au long des épisodes, Sôsuke et Shûji se tournent autour, se découvrent et essayent de sortir victorieux de cette course-poursuite plutôt stimulante à regarder. L’alchimie entre les deux acteurs ne fait nul doute, tout comme leur complémentarité. L’inspecteur des impôts se lance à corps perdu dans sa quête devenue obsessionnelle, remonte toutes les pistes à sa portée et commence un voyage l’amenant dans le passé. En dépit d’excellents moments confidentiels à l’aura tantôt bouleversante tantôt intrigante, la conclusion délivre un arrière-goût un peu amer, car au lieu de permettre à Shûji d’être l’antagoniste marmoréen dépeint initialement, elle cherche à l’excuser, expliquer et quasiment cautionner ses actes, lui qui se voit envahir par ses démons. Une fois de plus, la télévision japonaise sombre dans l’écueil de dédiaboliser ses ennemis, de leur offrir une certaine rédemption. Trop rares sont les productions à dessiner un individu agissant cruellement tout bonnement parce qu’il en a envie et non pas parce qu’il a souffert de la main d’autrui. Quel dommage !

En résumé, Chase pèche un peu par excès d’ambition en souhaitant à la fois allier un fond financier au climat exaltant à une vendetta plus intime et émotionnelle. Que ce soit l’une ou l’autre dominante, elles se révèlent finalement superficielles, la faute à un traitement inégal et à des choix scénaristiques n’allant pas jusqu’au bout des choses. Pourtant, cette série ne manque clairement pas d’idées en plus de disposer d’un personnage majeur, imperturbable, ambivalent et fascinant. Avec un tel potentiel et un intéressant duel favorisant l’ambiguïté, il devient assez légitime d’en ressortir légèrement déçu, bien que le divertissement réponde à l’appel et que l’ensemble ne commette aucune réelle erreur de route, sauf justement de trop s’éparpiller et de ne pas oser se montrer plus subversif. Malgré tout, notamment en raison de la partie choyant l’intime, le visionnage se veut plus qu’agréable et mérite le détour pour qui souhaite une fiction nippone se détachant des standards en vigueur.

By |2017-06-05T11:06:50+01:00octobre 25th, 2017|Chase, Séries japonaises|0 Comments

Tôkyô Love Story | 東京ラブストーリー

Maintenant que j’ai enfin terminé de vider tous mes dossiers de fictions japonaises, que regarder ? Le choix est tellement vaste ! Je n’ai pas tergiversé très longtemps et décidé de me lancer dans quelque chose qui me tentait depuis un moment : une exploration en bonne et due forme des travaux du scénariste Sakamoto Yûji (Soredemo, Ikite Yuku, Saikô no Rikon). Pour bien commencer, j’ai testé une de ses premières séries, la plus ancienne disponible sous-titrée, Tôkyô Love Story. À l’origine se trouve un seinen manga en quatre tomes de Saimon Fumi. Son adaptation télé se compose de onze épisodes de quarante-cinq minutes chacun passés sur Fuji TV entre janvier et mars 1991. Elle bénéficia lors de sa diffusion d’un succès plutôt considérable et doit encore demeurer dans les mémoires de plusieurs téléspectateurs. Aucun spoiler.

Nagao Kanji, vingt-quatre ans, quitte sa campagne pour Tôkyô afin d’intégrer un poste à responsabilités dans une entreprise d’équipements sportifs. En arrivant à la capitale, il retrouve avec bonheur deux grands camarades d’enfance et rencontre une de ses collègues, la sémillante Akana Rika tombant immédiatement sous son charme. Mais lui en aime une autre… Ce quatuor commençant alors à entrer réellement dans la vie active connaît ses bas, ses hauts, ses doutes et ses joies, mais toujours avec l’amitié et l’amour en toile de fond.

Tokyô Love Story représente ni plus ni moins que l’essence de la comédie romantique japonaise en vogue autour de la première moitié des années 1990. Elle a beau avoir avancé en âge, elle conserve des qualités formelles et son style suranné la rend plus attachante à sa manière. Car ne le nions pas, le kitsch ne l’épargne pas avec ses vestes à épaulettes, ses coiffures très structurées, sa musique de Hinata Toshifumi (Buzzer Beat) parfois riche en synthétiseurs et cette atmosphère d’antan si particulière – avec une propension à fumer partout et continuellement ! Malgré tout, cet aspect démodé ne gêne pas et participe au succès de cette recette transcendant facilement les générations. Si la scénographie accuse le poids des années, le scénario, lui, n’a pas pris une ride et se veut peut-être plus actuel que ceux présentement visibles dans le petit écran nippon. La série se montre effectivement assez libératrice sur certains points, notamment avec celui de la place de la femme dans la société, élément cher à Sakamoto Yûji. Le sexe n’est pas occulté ou diabolisé, mais traité de façon bien plus ouverte qu’avec les travaux d’aujourd’hui. L’ambiance alterne ainsi entre humour, drames, réflexions sur des thématiques universelles, et privilégie des histoires d’amour plutôt réalistes, sans trop verser dans le sentimentalisme ou les rebondissements capilotractés. Son rythme perd de son allant vers le dernier tiers et souffre de développements inconsistants, mais cela n’annule en rien les autres atouts. Au bout du compte, cette sorte de chronique sociale à l’atmosphère un peu nostalgique prouve qu’avec un récit finalement classique et une écriture parfois un peu inégale, il est encore possible de surprendre, de divertir, de toucher et de fédérer. Pour la petite anecdote, Last Christmas du même scénariste fourmille de références et clins d’œil à Tôkyô Love Story.

Le quotidien dans la préfecture d’Ehime, sur l’île de Shikoku, n’a rien à voir avec le tumulte tokyoïte. Forcément, à peine Kanji a-t-il mis les pieds hors de l’avion qu’il est soufflé par les vrombissements de cette ville ne s’arrêtant jamais. Il faut dire que la collègue l’accueillant à l’aéroport, Rika, ne lui laisse pas du tout l’opportunité de respirer. L’audience comprend très vite que l’histoire se focalisera autour de ces deux. La jeune femme est aussi boute-en-train et franche que son pendant masculin s’avère indécis et presque pleutre. Ayant passé plusieurs années aux États-Unis, elle ne ressemble pas totalement à ses compatriotes et se révèle bien plus directe. La perspicace Rika n’est autre que la lumière de Tôkyô Love Story, celle forçant les évènements et n’attendant pas que la roue tourne. Elle a tout de suite le coup de foudre pour Kanji, se permet de le surnommer Kanchi sans lui demander son avis, n’écoute pas les ragots la concernant au travail, trace sa route et secoue son amoureux pour qu’il réalise sa chance d’être aimé par une personne comme elle. Derrière cette assurance se cachent toutefois de nombreuses hésitations et fragilités. L’enthousiasme de Rika n’est qu’une façade pour mieux dissimuler ses faiblesses. Elle tend la main à ce naïf Kanji dans l’espoir qu’il la prenne, la soutienne, et qu’ils forment un véritable couple. L’interprétation enjouée de Suzuki Honami (Kono yo no Hate) apporte beaucoup à cette piquante et fidèle office lady. Oda Yûji (Mayonaka no Ame) campant le fameux campagnard n’est pas en reste et l’alchimie entre les deux acteurs constitue le sel de Tôkyô Love Story. Les deux héros se chamaillent et plaisent pour leur naturel, leurs petits codes truculents comme le téléphone imaginaire, et cette sensation qu’ils sont faits l’un pour l’autre. Sauf que Kanji est entiché d’une amie de jeunesse depuis plus de cinq ans. Et maintenant qu’il est à Tôkyô, il meurt d’envie de la revoir… Dommage qu’il finisse par agacer un peu en raison de sa versatilité causant plus de mal que de bien. Certaines de ses réactions laissent perplexe et le rendent difficile à cerner. La conclusion totalement inattendue risque justement de décevoir beaucoup, bien qu’elle s’arme en même temps d’un message féministe assez émancipateur, surtout au vu de la date de création de cette production.

Quelques autres personnages détiennent un rôle primordial au sein de cette série dynamique. D’Ehime viennent aussi Mikami Kenichi, le séducteur étudiant en médecine, et Sekiguchi Satomi (Arimori Narimi), la douce institutrice Satomi. Avec Kanji, ils formaient à l’époque un trio plutôt inséparable et puisqu’ils sont maintenant réunis, ils décident de se retrouver et de discuter du bon vieux temps. En vérité, ils se taisent les uns les autres leurs propres sentiments. Kanji aime Satomi qui elle aime Kenichi qui lui, eh bien, ne paraît pas trop savoir ce qu’il souhaite. Comme toute romance qui se respecte, celle-ci n’hésite pas à jouer les triangles, voire carrés amoureux. S’y ajoutent en filigrane une collègue de Kenichi, la sérieuse et pragmatique Nagasaki Naoko (Sendô Akiho), semblant condamnée à devoir suivre les directives de sa famille fortunée. Tôkyô Love Story ne bouscule absolument pas les codes du genre avec les incompréhensions, les mensonges, les trahisons et les coups du sort. Les épisodes se perdent d’ailleurs un peu en fin de parcours et auraient mérité moins de délayement. Pour autant, en dépit d’une mécanique traditionnelle, le charme des acteurs, les diverses permutations des duos et le travail apporté à une caractérisation au départ légèrement stéréotypée permettent de passer outre – du moins, si les longs cheveux d’Eguchi Yôsuke (Shiroi Kyotô) dans le rôle du fieffé don Juan n’effrayent pas ! À force de se mentir à eux-mêmes et à leurs proches, les protagonistes patinent, se retrouvent dans des situations inconfortables et nourrissent des conflits nécessitant d’éclater. Quelques figures comme Satomi et ses yeux de chien battu manquent de relief, mais Rika éclipse à merveille ces moments plus rébarbatifs, même si cela ne l’empêche pas elle aussi d’agir curieusement. Le scénario traite avec beaucoup d’émotions, de sincérité et de tact les dynamiques unissant ces héros encore en pleine maturation, eux qui viennent quasiment de quitter l’impulsivité du bel âge pour pénétrer dans les difficultés adultes. Elle aborde également des questions intéressantes sur l’amour, l’impératif ou non d’occulter ses sentiments pour quelqu’un d’autre lorsque l’on est en couple, sur la pression involontaire d’un conjoint visiblement plus infatué. Son message général privilégie le réalisme et oublie l’idéalisme souvent en vigueur au début des relations amoureuses. Somme toute, la fiction en dit long sur la jeunesse nippone de la fin des années 1980, celle jouissant de cette période dorée et insouciante, avant que le pays n’entre dans une zone de turbulences socioéconomiques.

Pour résumer, Tôkyô Love Story ne trompe pas sur ses intentions puisqu’elle dépeint avant toute chose des romances se déroulant en milieu urbain et qu’elle permet en plus de ne pas se révéler totalement prévisible. Bien qu’elle ne sorte pas vraiment des sentiers battus avec ses ingrédients déjà éprouvés ailleurs, elle les développe avec un certain talent, s’arme d’audace pour l’époque et propose une jolie comédie sentimentale conjuguant des séquences légères à d’autres plus chargées en émotions. L’énergie communicative de son héroïne moderne et fière de l’être apporte beaucoup de coffre à l’ensemble. Les amateurs du genre devraient donner sa chance à ce classique du petit écran japonais surtout que son visuel daté lui confère un charme authentique du plus bel effet. Et les hésitants pourraient aussi se laisser tenter, car malgré un cheminement approximatif et un étirement de l’intrigue, l’universalité des sujets risque bien de faire mouche, voire de séduire.

By |2017-05-25T22:06:25+01:00juillet 19th, 2017|Séries japonaises, Tôkyô Love Story|4 Comments