New Worlds | Les Nouveaux mondes (mini-série)

Alors que probablement personne n’attendait une suite, surtout au bout de six ans, la mini-série britannique The Devil’s Whore s’est vue octroyer de nouvelles aventures avec New Worlds, nommée en France Les Nouveaux mondes. Pour le coup, cette production inédite réalisée par une équipe plus ou moins similaire se constitue de quatre épisodes d’un peu moins d’une heure chacun qui furent diffusés sur Channel 4 en avril 2014. Aucun spoiler.

Angleterre, 1680. Vingt ans se sont écoulés depuis la restauration de la monarchie. Charles II siège dorénavant sur le trône et œuvre pour retrouver le pouvoir absolu, au détriment d’un Parlement de plus en plus affaibli. L’époque où Angelica Fanshawe luttait avec ses camarades est révolue, mais d’autres générations prennent la relève. Sa fille, Beth, un hors-la-loi et deux amis d’enfance évoluant dans la colonie américaine du Massachusetts décident de se battre corps et âme pour sauver le peuple de cette politique liberticide. Mais même les batailles les plus nobles imposent de cruels sacrifices.

Sans être dénuée de défauts, la fresque The Devil’s Whore possède de solides atouts, dont une scénographie tourmentée, des figures attachantes et une prestigieuse distribution. Plutôt que d’offrir une peinture historique précise, elle opte pour une approche plus intime, romantique et férocement tragique. Une suite ne paraissait à première vue pas nécessaire, mais après tout, pourquoi pas ? En réalité, New Worlds n’a pas grand-chose à voir avec celle lui ayant donné vie en dehors de similarités contextuelles et du personnage d’Angelica Fanshawe, références qui à l’arrivée se révèlent très mineures, voire handicapantes. L’ancienne héroïne ne dispose ici que d’un rôle tertiaire et ne ressemble en rien à la passionnée d’antan à la verve enlevée. Ce n’est pas tant qu’elle ait deux décennies de plus ou que son actrice (Eve Best – Nurse Jackie) ait changé qui posent problème, mais uniquement un souci de cohérence globale. Sans évoquer les éventuelles qualités propres de cette nouvelle mini-série, son héritage l’étouffe, car le téléspectateur en attend plus et ne peut que comparer avec ce qu’il a connu et qui l’a fait vibrer. Parce que là, difficile de retrouver un quelconque souffle dans cette histoire convenue ne s’embarrassant pas des clichés et de mélodrame. Le visuel s’est aussi éteint au passage puisque si la photographie demeure correcte, les plans naturels ne dégagent plus aucun lyrisme et la musique de Harry Escott, non désagréable mais très classique pour le genre, ne tient pas la barre face à celle envoûtante de Murray Gold. La recette ne fonctionne donc que cahin-caha, les épisodes se montrant plus convaincants vers la fin malgré un sens du rythme aléatoire et un sentiment de toujours tout esquisser. La série rend d’ailleurs très mal le temps qui s’écoule, des semaines ressemblant à des mois et des années à des jours. Ce n’est pas la peine d’y attendre une exploration pointue de cette période anglaise troublée d’autant que les néophytes en la matière tels que ma modeste personne risquent de s’y perdre parfois tant rien n’est explicité ou développé. Les protagonistes se contentent de grandes envolées idéalistes verbeuses déclamées dans un monde manichéen.

Beth Fanshawe (Freya Mavor – Skins) vit dans une belle cage dorée et ne se doute nullement de ce qui se trame dehors. Elle ne sait pas non plus que son père est le révolutionnaire Edward Sexby, décédé pour ses actions rebelles. Sa rencontre avec le révolté Abe (Jamie Dornan – The Fall) la bouleverse, comme ce fut le cas tantôt avec sa mère, Angelica. Le coup de foudre est total et réciproque, mais le jeune homme est dédié à sa cause, celle de soulager un peuple opprimé. La situation géopolitique ne fait que précipiter les envies de la jolie blonde aux yeux bleus. Le roi Charles II (Jeremy Northam – The Tudors) pourchasse ceux qu’il estime responsables de l’exécution de son père, Charles Ier, ne fait preuve d’aucune pitié et peut compter sur l’aide du machiavélique juge Jeffreys (Pip Carter) n’hésitant pas à torturer et tordre la vérité pour atteindre ses objectifs. Comme dans toute lutte de pouvoir, les complots sont légion, beaucoup ne jouent pas franc-jeu et plusieurs agissent sous couverture dans l’espoir de renverser ce monarque qu’ils ne reconnaissent pas pour mettre sur le trône, par exemple, le duc de Monmouth (Tom Payne – The Walking Dead). Les protestants combattent les catholiques, la religion ajoutant de l’huile sur le feu et cristallisant les rancœurs. New Worlds balaye d’un revers de main cette conjoncture complexe et n’a clairement ni la volonté ni la capacité de l’explorer convenablement avec ses quatre épisodes. The Devil’s Whore a confirmé que privilégier une tendance plus personnelle ne nuisait pas au divertissement sauf que là, outre toutes ces figures historiques traitées sans finesse, puisque les méchants le sont totalement, le message ne passe guère à travers deux fictionnels parcours romantiques. Beth et Abe s’aiment, mais ce vil univers les empêche de coexister. L’alchimie manque à ce couple plombé par une tonalité adolescente et sombrant dans tous les poncifs. La caractérisation plutôt binaire ne leur offre ainsi qu’une profondeur partielle. Le jeune homme se borne à exposer la situation et les rares actions qu’il paraît mener ne sont même pas illustrées devant la caméra. Les deux ne sont pas les seuls à truster l’antenne, car un autre duo s’agite en Amérique.

Son titre l’indique d’emblée, cette mini-série parle du Nouveau Monde, l’Amérique. L’Angleterre entreprend à l’époque une extension de son empire colonial. En dépit de l’océan les séparant qu’ils traversent en deux secondes, ces immigrés doivent normalement respecter les demandes de leur souverain. Les Amérindiens se sont voler leurs terres, massacrer. Bien que tombant comme un cheveu sur la soupe, la production en profite pour y appuyer son message égalitaire avec l’intrigue romanesque tournant autour d’un autochtone, Masca (Alex Meraz), rêvant de voir son peuple retrouver sa gloire d’antan. Outre-Atlantique, l’accent est surtout mis sur Ned (Joe Dempsie – Skins) et Hope (Alice Englert – Jonathan Strange & Mr Norrell), eux aussi voués à des malheurs résultant de la fureur d’individus cupides et ambitieux. À l’instar de Beth et Abe, ils alimentent la rébellion à leurs manières, dans l’espoir sûrement vain de renverser cette monarchie despotique. Si tous finissent par se rencontrer à un moment ou à un autre, les points de vue et les lieux se multiplient trop au sein des épisodes. Ce découpage rompt régulièrement le semblant d’homogénéité et empêche d’adhérer autant au récit d’ensemble qu’à ces personnages presque similaires à des coquilles vides. Les femmes sont d’ailleurs les moins bien traitées, Beth agissant la plupart du temps de façon improbable. Heureusement, l’interprétation d’une grande partie de la distribution demeure correcte et les amateurs de Game of Thrones y repéreront avec un certain amusement maints visages familiers. Jamais la fiction ne cherche à nuancer ses propos. Elle préfère répéter à l’infini son message de liberté et de démocratie, Cromwell et sa république méritant toutes les louanges pendant que les Stuart sont assimilés à des assoiffés de pouvoir. La mini-série aurait gagné à critiquer le système en place et non diaboliser ses principaux acteurs.

Pour conclure, à travers cette plongée dans les agitations anglaises du XVIIIè siècle, New Worlds échoue à la fois comme suite de l’exaltante The Devil’s Whore et comme production indépendante. Malgré sa volonté de dessiner les tourments d’une époque, elle privilégie un angle sociopolitique manichéen, simpliste et décidément falot. Mais surtout, jamais ses personnages aux ambitions pourtant fédératrices n’inspirent une vague de sympathie ou d’émotions. Ces épisodes ont beau traiter de thématiques importantes, ils s’embarrassent de romances insipides, mièvres et mal construites. Ajoutons à ces intrigues historiques touffues une tendance à la dispersion et le divertissement peine à la tâche, ce qui s’avère d’autant plus ennuyant quand on ne peut s’empêcher de comparer avec la dramaturgie narrée six ans plus tôt sur la chaîne. Finalement, si la seconde moitié relève le niveau, prime une fadeur patente.

Par |2017-06-16T17:44:45+02:00juin 14th, 2017|Mini-séries, New Worlds, Séries britanniques|0 commentaire

The White Queen (mini-série)

Une période historique trouble, des costumes, trois portraits de femmes ayant laissé leurs empreintes, il va de soi qu’il n’en fallait pas davantage pour me donner envie de regarder The White Queen. Composée de dix épisodes d’une heure, cette série britannique fut diffusée sur BBC One entre juin et août 2013. Ajoutons qu’elle est passée aux États-Unis sur Starz dans une version libérée – comprendre, avec plus de scènes de sexe. Il s’agit dans tous les cas d’une adaptation de trois des multiples romans du cycle en cours The Cousins’ War de Philippa Gregory, à savoir The White Queen, The Red Queen et The Kingmaker’s Daughter ; pour l’heure, ceux-ci sont partiellement disponibles en français. Cette auteure est également connue pour son travail sur les Tudor, notamment déjà transposé à l’écran en 2008 à travers le médiocre film The Other Boleyn Girl (Deux sœurs pour un roi). Pour en revenir à The White Queen, la fiction télévisée, il n’a jamais été question d’une quelconque suite, mais il semblerait que la production ait dans l’idée de s’attaquer à The White Princess explorant la vie d’Elizabeth d’York. Aucun spoiler.

Au XVè siècle, l’Angleterre est en guerre depuis plusieurs années et oppose principalement deux maisons de la dynastie Plantagenêt, les York et les Lancaster. Dans cette lutte de pouvoir où les alliances se font comme se défont, chacun souhaite s’emparer du trône. Malgré leur condition de femme souvent condamnée à officier en simple pion sur un gigantesque échiquier, Elizabeth Woodville, Margaret Beaufort et Anne Neville traversent ce tumulte en tentant elles aussi de marquer leur passage.

D’aucuns diraient qu’ils avaient prévenu que The White Queen ne méritait aucunement un quelconque investissement. Les billets de Carole et de Livia le prouvent. Toutefois, en bonne têtue que je suis, et partant du principe que la suite pouvait s’avérer plus engageante que le premier épisode décrié, j’ai décidé de me lancer dans l’aventure. Quelques lecteurs de Luminophore connaissent probablement ma grande affection pour les fictions historiques et pour la dynastie Tudor. Certes, cette série ne met guère ces derniers à l’honneur, mais elle amorce les fondations avec le futur Henry VII. Quoi qu’il en soit, le contexte de l’époque est fantastique pour qui apprécie les situations cornéliennes, les conflits intestins, les ambiances létales, les manipulations et les têtes tranchées sur le billot pour des raisons parfois hautement fallacieuses. La guerre des Deux-Roses possède moult ingrédients susceptibles de pimenter n’importe quel scénario. Du moins, c’est ce que l’on pourrait légitimement s’imaginer. The White Queen prouve que, finalement, si, certains sont en mesure de ne pas exploiter comme il se doit les caractéristiques d’une si riche période en s’avérant artificiel, approximativement mené et ennuyant. Un comble lorsque l’on constate les ambitions affichées d’emblée ! Justement, sur la forme, les moyens sont assez satisfaisants comme l’établissent les costumes, les jolis décors sensiblement redondants, quelques paysages, et la photographie léchée. Néanmoins, cette sublimation prolonge l’impression d’assister à une version édulcorée de l’Histoire, et non pas à un reflet réaliste. Le cadrage très rapproché sur les visages et cette envie impérieuse que de filmer des passages glauques – quelle est cette idée saugrenue de montrer aussi crûment la naissance d’un bébé ?! – perturbent également. Sinon, la musique de John Lunn (Downton Abbey), certes correcte, mais dispensable et intrusive, ne comble pas les lacunes émotionnelles.

Cela fait déjà neuf ans que l’Angleterre souffre d’un conflit civil quand le jeune roi issu de la maison d’York, Edward VII, traverse les terres d’Elizabeth Woodville, une veuve liée aux Lancaster. Le coup de foudre est immédiat et le souverain décide d’épouser cette femme malgré les remarques acerbes de Richard Neville, le comte de Warwick, dont il est très proche. Elizabeth quitte alors sa campagne pour la cour londonienne et comprend rapidement qu’elle n’y est pas la bienvenue. Entre sa belle-famille toxique, les rumeurs sur sa supposée sorcellerie, sa condition plutôt moyenne et son ancienne obédience aux Lancaster, elle a tout d’un paria et doit subir une franche hostilité. Elle n’est toutefois pas livrée à elle-même, car elle est en mesure de compter sur le soutien indéfectible d’Edward, et de celui de sa mère, Jacquetta de Luxembourg – jouée par la classieuse Janet McTeer. Tous ses proches déménagent avec elle et obtiennent une place dorée. Le souhait d’Elizabeth est simple : conserver sa position et assurer la sécurité de sa famille. Pour cela, elle semble prête à tout. Gouvernée par la vanité, la vengeance, l’orgueil et la cupidité, elle ressemble à maintes autres figures de cette période où les conspirations ne s’arrêtent jamais, même si cela signifie renier son propre sang. Deux de ses comparses également vouées à une grande destinée, Anne Neville et Margaret Beaufort, suivent ses traces et persévèrent dans un affrontement irradiant l’intégralité de l’Europe. Rose rouge, rose blanche, la succession fait rage. Les bases de ce scénario éveillent probablement des souvenirs à certains tant, de toute manière, la quête du pouvoir a toujours existé, mais aussi parce que George R. R. Martin s’est inspiré de ce conflit pour son cycle littéraire actuellement adapté dans Game of Thrones.

Approcher la guerre des Deux-Roses via ces trois femmes que tout oppose, en dépit d’un parcours inextricablement lié, dispose de solides atouts pour fasciner et passionner. Malheureusement, la psychologie de ces héroïnes ne leur donne jamais l’opportunité de convaincre et d’injecter un soupçon d’empathie. Cet écueil est d’ailleurs valable pour l’ensemble de la galerie de personnages puisque pas un n’est exploré convenablement. Pire, la majorité se veut surtout irritante et antipathique. Le constat est très simple, chacun se limite à un ou deux traits de caractère et s’apparente par la même occasion à une poupée sans âme. Les dynamiques entre eux se montrent tout aussi superficielles et ne dégagent ni alchimie ni intérêt. Les débuts de The White Queen reflètent les lacunes de l’ensemble et ne mentent pas sur le reste. Effectivement, Elizabeth et Edward, le couple royal, ne convainquent pas. En quelques minutes, après avoir failli être violée par ce coureur de jupons, l’héroïne décide de l’épouser et se dit éperdument amoureuse de lui. Les incohérences et raccourcis sont pléthores et ajoutent au cruel manque d’épaisseur latent ainsi qu’à ce sentiment que la situation est banale et sommaire. De même, les motivations ne sont pas dessinées, les tenants et aboutissants guère explicités, et le téléspectateur ne détient pas les principales clés pour comprendre pourquoi untel agit de la sorte ou quel est son rôle. Et, forcément, en sachant que la période est la reine des intrigues, des individus changeant de camp et portant souvent un prénom analogue, il y a de quoi s’y perdre si l’on n’est pas un minimum au fait de l’Histoire. L’intimiste est oublié au profit d’un rapport académique de dates et d’épisodes relatés dans les livres. S’arroger le temps d’installer ses protagonistes aurait amélioré la série et atténué cette désagréable sensation que de regarder un documentaire fastidieux tentant impérativement de tout passer en revue à vitesse intersidérale. Bien sûr, la tension supposée gouverner les lieux est inexistante en dépit de maints complots représentés grotesquement et avec précipitation. Sans évoquer les raccourcis, la géopolitique balayée comme si de rien n’était et les autres prises de position discutables, les épisodes narrent une vingtaine d’années en deux trois mouvements, multiplient les ellipses et ont tout pour étourdir le public. Étrangement, les personnages ne changent que peu physiquement, qu’ils aient vingt ou quarante ans. À ce sujet, seule la huitième heure amorce quelques modifications corporelles qui s’avèrent profondément ridicules. Ajoutons-y un soupçon fantastique à travers une dimension magique, des visions sorties de nulle part, et la coupe a de quoi être pleine. Heureusement, cette atmosphère ésotérique se fait plus ténue vers la fin, mais elle laisse perplexe.

Tout au long de sa courte durée de vie, The White Queen illustre le destin de ces trois femmes prises dans un maelström fratricide. Celle portant le titre de la série, Elizabeth Woodville, est interprétée à l’écran par la Suédoise Rebecca Ferguson et n’a de cesse que d’accumuler les regards vides. Le souverain Edward IV, campé par Max Irons (le fils de Jeremy, oui), est un tantinet fade et n’est de toute façon pas aidé par les dialogues empruntés et niais lorsqu’il s’adresse à sa femme. Ce sont plutôt les personnages secondaires leur gravitant autour qui s’en sortent le mieux, probablement parce qu’ils possèdent les traits d’acteurs aux épaules plus solides. Par exemple, c’est avec grand plaisir que l’on retrouve le toujours aussi sympathique James Frain (The Tudors, The Cape) en faiseur de rois. La fille de ce dernier, Anne Neville, souffre du jeu moyennement inspiré de Faye Marsay, et rêve d’une union d’amour tout en suivant les directives familiales inflexibles. Sa sœur aînée (Eleanor Tomlinson) veille également à survivre dans cette époque trouble. Edward est entouré de deux de ses frères, le jaloux George (David Oakes – The Borgias) et le fameux Richard à l’origine d’une des illustres tragédies de William Shakespeare ; Aneurin Barnard l’incarnant est excellent et le voir devoir se contenter d’une telle écriture peine grandement. L’illustration de ces deux hommes se révèle somme toute correcte si l’on compare au reste détenant bien moins de profondeur. Il n’empêche que ce trio de York engoncé dans des sentiments ambigus était en mesure d’accentuer le drame et les dilemmes moraux, mais là aussi, The White Queen préfère le surfait, le manichéisme, la romance facile et oublie qu’un scénario doit se vivre et non pas ressembler à une succession de faits, au risque d’offrir une figure lisse et glacée. Les décors claustrophobiques soulignent la torpeur ambiante, d’autant plus que très rares sont les pourtant maintes batailles à être dépeintes. La Lancaster Margaret Beaufort (Amanda Hale), mère rigide de Henry VII, finit également par sensiblement agacer en raison de sa foi religieuse exacerbée et d’une certaine absence de nuances en fin de parcours. Pour l’anecdote, notons l’apparition de très nombreux visages plus ou moins connus comme Arthur Darvill (Doctor Who), Rupert Graves (Sherlock), Freya Mavor (Skins), Shaun Dooley (Misfits), Rupert Young (Merlin), etc.

En définitive, The White Queen délivre un désagréable sentiment de déception. Pour une fois qu’une série historique s’attarde sur une vision féminine, elle n’en jouit pas une seule seconde et se montre factice, sans aucune saveur, simpliste et passant littéralement à côté de son sujet. Outre la piètre reconstitution, le principal écueil de cette fiction est de ne pas tirer profit de ses personnages et de les faire parader telles des coquilles vides, comme s’ils étaient uniquement présents pour attester un minimum de la véracité factuelle de l’ensemble. Les épisodes défilent, les années s’écoulent à un rythme effréné, les évènements se succèdent tout autant artificiellement, et l’écriture persiste dans la grossière caricature où les émotions n’ont pas le droit de régner. Ce n’est pas tant que cette production soit profondément mauvaise, c’est plutôt qu’elle ne dégage rien et se révèle froidement impersonnelle.

Par |2017-05-01T13:58:46+02:00décembre 27th, 2014|Mini-séries, Séries britanniques, The White Queen|6 Commentaires