Party wa Owatta | パーティーは終わった

Cela faisait un sacré moment que nous ne nous étions pas penchés sur un keitai drama par ici. Pourtant, c’est un format que j’apprécie tester car il offre une approche atypique des séries habituelles. Cette fois, mon choix s’est porté sur Party wa Owatta dont le titre peut être approximativement traduit en la partie est terminée. Sans grande surprise, il s’agit d’une production de BeeTV, le spécialiste de ces fictions pour mobiles. Composée de vingt-cinq épisodes de cinq minutes, elle fut diffusée sur les téléphones portables entre février et avril 2011. La version trouvable sur la Toile est celle issue du DVD ; autrement dit, elle a été condensée afin de proposer cinq parties égales d’une petite vingtaine de minutes. Aucun spoiler.

Toake est une mangaka assez connue malheureuse en amour. Lorsqu’un de ses proches l’invite à une fête donnée en l’honneur de l’un de ses confrères, elle accepte plus ou moins malgré elle. Elle y rencontre cinq hommes pour lesquels elle se plaît à s’imaginer vivre avec chacun d’entre eux une histoire romantique.

Pour peu que l’on ait regardé le sympathique Onnatachi wa Nido Asobu, un autre keitai drama, Party wa Owatta semble extrêmement familier. Les deux séries reposent effectivement sur un principe commun et vont en plus jusqu’à posséder une forme quasi similaire. Ce n’est pas étonnant de constater que la scénariste, Itô Chihiro, est justement la même. Ce j-drama dessine plusieurs vignettes indépendantes bien qu’ayant toutes un fil rouge analogue. En l’occurrence, il s’agit ici de l’héroïne, Toake. Incarnée par Naka Riisa (Shiawase ni Narô yo, Wild Life, Young Black Jack), légèrement trop rigide pour ce rôle, cette jeune femme détient un esprit vagabondant rapidement. La réception à laquelle elle se trouve conviée par son ami (Watabe Gôta – Saru Lock, QP) et où, visiblement, elle s’ennuie, lui permet d’alimenter ses rêves éveillés, mais aussi ses propres productions. En fait, tout au long de la soirée, son regard accroche cinq hommes séduisants. À partir d’un détail ou d’une réflexion, elle créé une sorte de fantasme qu’elle retranscrit immédiatement en dessins. Nous, en tant que téléspectateurs, nous assistons à la transposition à l’écran de son travail. Systématiquement, Toake s’intègre à ses récits et devient l’héroïne partageant des moments d’intimité avec ces mystérieux inconnus. Sa caractérisation se modifie selon les aventures. Bien que ces intermèdes n’aient au final rien à voir les uns avec les autres et que leur ambiance soit parfois radicalement opposée, il en ressort un sentiment d’homogénéité grâce à la jeune femme. Tous comportent le mot désir dans leur titre (désir de peinture, désir de rompre, etc.) et reflètent les envies de la mangaka. Le tout dernier est sensiblement différent des autres puisqu’il associe le fantasme à la réalité, rendant les frontières entre les deux extrêmement floues ; il symbolise d’ailleurs le trouble de Toake, elle qui voit son cœur quelque peu bouleversé par ses hormones.

Au cours de la première partie, la mangaka aperçoit au buffet un homme, Yûbi (Narimiya Hiroki – Bloody Monday, Hachimitsu to Clover, Orange Days, Innocent Love, Gokusen, Kaze no Shônen, Kôkô Kyôshi 2003, Sweet Room), ayant le bas de sa chemise tâché par de la peinture blanche. Il ne lui en faut pas plus pour se l’imaginer peintre maudit, passionné et passant toutes ses nuits parmi ses pinceaux. Cherchant à percer, Yûbi s’amourache de Toake et la choisit pour unique modèle. Cependant, quand une superbe femme (Ashina Sei – Barairo no Seisen, Saru Lock, Tsugunai, Bloody Monday, Stand Up!!) fait irruption dans leur vie, le couple symbiotique commence à montrer des signes de fêlures. Toake réalise alors à quel point elle ne vit qu’à travers son petit-ami. L’alchimie entre les deux acteurs est plutôt réussie et la scène de la peinture est jolie comme tout.
Lors d’un second temps, Toake erre dans les couloirs de la soirée et croise un individu, les larmes aux yeux. Dans son manga, elle est en couple avec Musashi (Nagayama Kento – Natsu no Koi wa Nijiiro ni Kagayaku, Atashinchi no Danshi), un pleurnicheur assez irritant. La jeune femme ne supportant plus son hypersensibilité constante, elle cherche en vain à rompre avec lui, mais il tend à persister et à la coller. Elle finit par lui offrir un ultime rendez-vous où ils se rendent à Hakone et commencent peut-être par réellement se découvrir.
La machine se rembobine, Toake retourne à la réalité et ne peut détacher son regard de celui d’un homme à l’allure inquiétante (Takaoka Sôsuke – Saru Lock). En le croquant, elle le transforme en potentiel criminel ayant braqué une banque et blessé des employés. Elle se retrouve avec lui dans sa voiture, il fait nuit et ils sont perdus au milieu de nulle part. La tension est à son comble et elle se demande si elle sortira vivante de cette situation a priori inextricable. Heureusement, tout ceci n’est que fiction et la voilà de nouveau parmi nous.
Histoire de se rafraîchir les idées, elle sort momentanément prendre l’air du côté du jardin où est donnée la réception. Là, soudainement, la pluie se met à tomber. Contre toute attente, un sans domicile fixe (Hayashi Kento – Arakawa Under the Bridge, QP, Shôkôjo Seira) est avachi par terre et dort comme une souche. Dans l’imagination de Toake, il devient un amnésique qu’elle décide d’emmener chez elle, de prénommer Tony – comme Tony Leung Chiu Wai – et de modeler à son goût en lui faisant croire qu’il est son petit-ami. Évidemment, rien ne se passe comme prévu ; en effet, le passé de Tony cherche progressivement à le recontacter.
Enfin, dans la cinquième partie, Toake côtoie Onigawa (Koide Keisuke – Nodame Cantabile, JIN, Byakuyakô), le mangaka à l’honneur de la fête, qui s’avère cacher son jeu étant donné qu’il serait en réalité un… vampire !

L’avantage et l’inconvénient de ce genre de séries s’approchant d’une anthologie est qu’elles peuvent justement souffler le chaud et le froid. Autant certaines histoires sont réussies, autant la suivante est susceptible d’être totalement ratée. Heureusement, ce n’est pas le cas de Party wa Owatta car dans l’ensemble, les cinq parties sont relativement homogènes, bien qu’il soit naturel d’avoir ses préférences. Malgré une superficialité relative, leur point fort est ainsi de disposer d’une atmosphère dissemblable. La première est par exemple extrêmement mélancolique et nostalgique avec cette romance que l’on pressent rapidement tourner au tragique, en dépit de fugaces instants de bonheur parfait. La troisième, dans la forêt, rappelle les fictions d’horreur où un criminel rôde et s’apprête à assassiner de sang froid une jolie et faible jeune femme. La toute dernière est extrêmement atypique puisqu’elle mélange de nombreux genres, lorgne vers le théâtral et n’hésite pas à injecter un grand soupçon fantastique avec une créature surnaturelle. D’ailleurs, elle se termine sur une danse chorégraphiée absolument hilarante et valant presque à elle seule le déplacement. Quoi qu’il en soit, quand bien même ces récits différent dans leur ambiance et soient parfois irréalistes, ils disposent à chaque fois d’un ton sensiblement décalé, presque truculent autour duquel gravite en toile de fond la romance, l’envie de plaire, la quête d’un compagnon ou, plus trivialement, le contact humain. Il en ressort une complémentarité appréciable et en mesure de concerner un vaste public. Le serveur incarné par Tsuda Kanji (Kaibutsu-kun, Keitai Sôsakan 7) se révèle également un élément truculent fort sympathique par son don de surgir quand on s’y attend le moins. De plus, ajoutons-y une musique discrète s’apparentant à une sorte de ritournelle amusante et la recette fonctionne bien. Autrement, la chanson du générique du début, Yume no Sekai de MONKEY MAJIK, est agréable. Enfin, sur une note technique, le j-drama évite habilement les écueils inhérents au format cellulaire et s’illustre par un montage fluide ne souffrant pas du fait de la durée de ses mini-épisodes ; la réalisation demeure en revanche très basique.

 

Au final, Party wa Owatta est une production relativement intéressante et partant d’un postulat de départ assez rafraîchissant. Avec cette plongée dans l’esprit vivace et fébrile de son héroïne, ces courts instantanés se rapprochant d’un court métrage ne manquent pas de rythme et se révèlent distrayants grâce à leur certaine excentricité, leur humour latent et les divers sentiments les parcourant. Si ce keitai drama n’est clairement pas indispensable en raison d’une absence de densité et d’un côté inachevé habituels dans ce type de productions, il remplit aisément son cahier des charges et se permet en outre de mettre en avant une agréable distribution.

By |2017-05-01T13:59:14+01:00août 22nd, 2013|Keitai dramas, Party wa Owatta, Séries japonaises|2 Comments

Young Black Jack | ヤング ブラック・ジャック

Oui, le billet de ce jour est encore dédié à l’un de ces tanpatsu du printemps 2011, période de diffusion m’occupant visiblement beaucoup en ce moment. Comme j’ai déjà eu l’occasion de l’expliquer dernièrement, il y a deux ans, dans le cadre d’un billet pour Critictoo, je m’étais focalisée sur les renzoku de la saison, récupérant en même temps les tanpatsu sans les regarder. Ce n’est que maintenant que je m’y mets, mes dossiers virtuels me remerciant au passage de procéder à un petit ménage. Aujourd’hui, place à Young Black Jack. Diffusé sur NTV le 23 avril 2011, il dure un peu moins de 105 minutes. Normalement, ce titre devrait être familier aux amateurs de mangas puisqu’il s’agit ni plus ni moins que d’une histoire inspirée assez librement de Black Jack, une œuvre phare de Tezuka Osamu ; composé de 17 volumes sortis entre 1973 et 1983, ce shônen à succès est disponible après quelques péripéties en France chez Kazé. Notons justement que ce scénario a été transposé sous plusieurs formats et, qu’outre Young Black Jack, il est également le point de départ d’autres récits tels que Black Jack : Kuroi Ishi (Blackjack : le médecin en noir) ou, plus connu, Black Jack ni Yoroshiku (Say Hello to Black Jack) – d’ailleurs, il y a justement une adaptation télévisée avec Tsumabuki Satoshi dans le rôle-titre. Pour l’anecdote, Young Black Jack existe depuis fin 2011 en manga puisqu’il est actuellement publié au Japon dans un seinen scénarisé par Tabata Yoshiaki et dessiné par Okuma Yûgo. En résumé, l’univers dudit personnage est particulièrement riche et semble inépuisable. Aucun spoiler.

Kuro Hazama est un jeune étudiant en médecine atypique. Ayant la moitié de son visage noire en raison d’une greffe de peau, il pratique en plus illégalement la médecine malgré son absence de diplôme. Convaincu de son bon droit et de ses capacités, il essaye de sauver des vies contre d’importantes sommes d’argent. En rencontrant la naïve et conformiste Yasaka Yûna, il embrasse sa destinée teintée de noirceur et fait par la même occasion connaissance avec son futur grand ennemi.

Comme son titre l’indique, Young Black Jack s’attarde sur la jeunesse de son antihéros en tentant de montrer de quelle manière il a rompu tout contact avec le monde réel et est devenu le médecin officiant clandestinement. N’ayant pas lu le manga ni vu l’une des adaptations animées, je serais totalement incapable de préciser si l’esprit du matériel de base est conservé. Cependant, il parait assez évident que, sans parler de ses qualités inhérentes, le tanpatsu n’a guère le temps de développer quoi que ce soit compte tenu de sa courte durée. À vrai dire, il donne l’impression de s’apparenter à une sorte de mise en bouche, de porte ouverte pour débuter un renzoku et donc, une histoire plus conséquente. S’il est toujours possible que cela se fasse, il est probablement légitime d’imaginer que cette idée a dû être laissée tomber vu que deux ans se sont déjà écoulés depuis sa diffusion. Si jamais la production revenait sur le tapis, il y a de forces chances qu’elle subisse alors de multiples modifications. En lançant cet épisode, il convient par conséquent de savoir que sa conclusion n’en est clairement pas une et qu’elle tend plutôt à glisser de nombreuses pistes d’hypothétiques développements. Finalement, Young Black Jack se termine surtout quand il aurait dû débuter !

Dans le manga de Tezuka, Black Jack est un homme vivant dans l’ombre. Avec la dualité qui le caractérise physiquement, il est entouré de zones d’ombre mystérieuses et paraît presque inapprochable. Au sein du tanpatsu, il n’est encore que Kuro Hazama, un étudiant se fondant dans la masse bien qu’il commence déjà à proposer ses services au plus offrant. Solitaire, il est profondément marqué par son tragique passé et cherche en vain à aider sa mère, plongée dans une sorte de coma depuis qu’il est jeune. La fiction débute effectivement par plusieurs flashbacks illustrant le pourquoi de cette greffe de peau noire sur son visage. Il y a de ça de nombreuses années, Hazama et sa mère, Mitsuko (Toda Naho – Shikei Kijun, Soratobu Tire), furent victimes d’un attentat à la bombe dans un centre commercial. Si le petit garçon a pu s’en sortir sans trop de séquelles grâce aux talents du chirurgien plastique Honma (Ichimura Masachika) – et d’un enfant passant par là, l’air de rien, afin d’offrir un bout de peau –, ce ne fut pas le cas de la seconde. Les années avançant, le désespoir et le sentiment de culpabilité de Hazama n’ont fait qu’aller crescendo car il se juge en partie responsable de ce qui s’est passé. Une fois adolescent, persuadé d’être davantage en mesure de s’occuper de celle qu’il aime que les employés de l’hôpital, il décide de la kidnapper et de l’installer dans son repaire, une sorte de vaste cave où il peut s’adonner à ses multiples expérimentations. Tout en menant à terme ce qu’il juge comme un sacerdoce, il suit ainsi des cours de médecine et est remarqué pour ses aptitudes hors du commun. Peu affable et ne daignant pas s’efforcer de sociabiliser, il s’attire néanmoins la sympathie de Tatsumi Katsuya (Kaku Kento – Tumbling, Asukô March!), le descendant d’un représentant pharmaceutique capable de lui fournir tous les médicaments dont il peut avoir besoin. C’est justement à cause de lui qu’il découvre Yasaka Yûna, une jeune étudiante en médecine, à son instar, mais dans une école prestigieuse. Fille du directeur d’un grand hôpital, son existence semble toute tracée d’autant plus qu’elle est en couple avec un médecin talentueux et promis à un grand destin, Kiryû Naoki (Ozawa Yukiyoshi – Shikei Kijun, Ri Kôran). Sauf qu’une maladie inopinée vient semer son grain de sable et enrayer la machine. En effet, Yûna réalise qu’elle n’est pas heureuse, elle commence à être attirée par Hazama qui, lui, replonge avec effroi dans son passé et doit prendre des mesures draconiennes vis-à-vis de sa mère. Progressivement, il se détache de la société de laquelle il était déjà en marge et emprunte un sombre chemin tandis que ses cheveux, eux, se teintent à moitié de blanc. Black Jack est né.

Young Black Jack comporte tous les défauts entachant cruellement de nombreux tanpatsu à fort potentiel aucunement effleuré. En plus d’être écrit très approximativement, il met essentiellement en avant l’incompétence des personnes ayant dirigé ce projet. Un des points dérangeants est peut-être l’absence totale d’ampleur émotionnelle alors que, visiblement, le scénario cherche à instaurer une certaine empathie pour son personnage principal. Hazama est un jeune homme froid n’inspirant rien. Beaucoup s’extasient sur son génie bien que l’on ne voie vraiment pas ce qu’il a réalisé pour mériter ces louanges. Ses propos sibyllins sur sa conception de la vie ou de la mort, son détachement pour n’importe qui exceptée sa mère et son caractère fortement présomptueux n’aident pas à l’apprécier un minimum. Okada Masaki (Otomen, Hanazakari no Kimitachi e) l’incarnant essaye de lui insuffler un minimum d’épaisseur mais il n’a pas l’opportunité d’en faire davantage. Plus que d’être un génie du scalpel, il apparaît plutôt comme un individu capricieux se prenant pour un être supérieur. Il faut ajouter que ses dialogues sont tellement pompeux et ridicules qu’il est compliqué de le prendre au sérieux. Pire, cet épisode se donne beaucoup de mal pour s’offrir une atmosphère glauque, voire sordide. Cette ambition démesurée est très malvenue et étouffe l’ensemble qui n’a pourtant pas besoin de ça. L’histoire narrée au cours de ces longues minutes n’a rien de trépidant et sonne très classique en plus d’être caricaturale à souhait. Ainsi, Hazama est l’homme de la situation, techniquement ambigu tout en gardant une bonne once d’altruisme pour ne pas choquer. Il déteste au départ Yûna, la réciproque étant forcément de mise, si ce n’est que les deux finissent régulièrement par se rencontrer par hasard et l’on sent une once romantique s’installer avec lourdeur et sans subtilité. À ce sujet, Yûna est d’une fadeur à effrayer et ce n’est pas Naka Riisa (Shiawase ni Narô yo, Wild Life) lui offrant ses traits qui va changer quoi que ce soit tant elle est inexistante. Ajoutons-y la cinquième roue du carrosse avec le médecin jaloux virant à la surenchère et la grandiloquence en deux temps trois mouvements, et l’on atteint le comble de la consternation. Le rythme va trop vite dans ce Young Black Jack et les réactions sont tellement peu naturelles que le visionnage en devient douloureux. Ne commençons surtout pas à évoquer l’interprétation désastreuse de la quasi majorité de la distribution, les incohérences, la forme très artisanale et presque kitsch, l’affreuse perruque noire et blanche, le tout aussi abominable maquillage de Hazama, ou encore l’opération finale se concluant sur une note mielleuse et, évidemment, irréaliste. Même le compositeur Ike Yoshihiro (Keitai Sôsakan 7, Magerarenai Onna, Rebound, Nobuta wo Produce) proposant habituellement des compositions solides se fourvoie ici en commettant une bande-originale intrusive, forçant l’émotion et honteux plagiat de musiques de films étasuniens. Dans tous les cas, le résultat global est navrant pour autant d’amateurisme.

Au final, Young Black Jack souhaite dépeindre les raisons ayant conduit Kuro Hazama à se transformer en médecin officiant dans la clandestinité, mais il ne convainc pas une seule seconde. Se bornant à du travail bâclé et sans envergure, ce tanpatsu poussif a en plus le culot de se donner de grands airs. Outre une accumulation de tous les écueils du genre, l’épisode est prévisible et alterne les scènes larmoyantes avec d’autres probablement supposées être riches en tension et en adrénaline, bien que ce soit la fadeur et l’ineptie qui priment. Si, dans le manga, le personnage symbolise un être déviant particulièrement ambigu, il n’est ici qu’une pâle copie orgueilleuse pleurnichant sur le fait que personne n’ait encore réussi à sauver sa mère. Nous sommes donc extrêmement loin de l’humanisme désabusé et de la critique morale multidimensionnelle vantés par les milliers d’amateurs de l’œuvre de Tezuka. Au cas où une nouvelle adaptation arrive à la télévision, croisons les doigts pour qu’elle puisse tirer parti du fort potentiel d’un récit de cette trempe et ne pas délivrer un sentiment d’échec cuisant aussi horripilant.

By |2017-05-01T13:59:16+01:00juillet 29th, 2013|Séries japonaises, Tanpatsu, Young Black Jack|3 Comments