Nodame Cantabile Shinshun Special in Europe | のだめカンタービレ 新春スペシャル IN ヨーロッパ (SP – Épisodes Spéciaux)

 

 

Après avoir suivi onze petits épisodes de pur bonheur avec Nodame, Chiaki et tous les autres, il était évident que je n’allais pas passer à travers les deux épisodes spéciaux de Nodame Cantabile, à savoir Nodame Cantabile en Europe. Diffusés les 4 et 5 janvier 2008 sur Fuji TV et d’une durée d’environ deux heures chacun, ils font suite au drama. Par conséquent, il faut les regarder uniquement après les onze épisodes. Ça n’a aucun sens autrement. Aucun spoiler.

Pour résumer, les deux Special Lessons reprennent la même recette que le renzoku sauf que l’on se focalise sur les deux héros, Nodame et Chiaki. Le gros changement est opéré dans l’espace puisque que comme le titre l’indique, on part pour l’Europe. Petits chanceux que nous sommes, la majeure partie des épisodes se déroule à Paris. Effectivement, les deux zigotos étudient dans notre bonne vieille capitale. Au programme, du français, plusieurs clichés, un tournage sur place donc pour peu que l’on connaisse la ville, on reconnaît… Et c’est toujours très plaisant. Concernant la langue à proprement parler, très rapidement tout le monde parle japonais. Il y a même un petit interlude histoire de faire comprendre que non, tout le monde ne parle pas japonais en France mais que c’est doublé histoire de ne pas embêter les Japonais à lire les sous-titres. Bon, d’un côté c’est pas plus mal parce qu’entendre notre jolie langue se faire autant massacrer, même par des soi-disant Français dans la série, ça fait très mal. Je précise tout de même que Ueno Juri se débrouille très bien. Mais d’un autre côté, le doublage est mauvais car pas du tout en raccord avec les mouvements des lèvres.

Le format, deux épisodes de deux heures, n’est pas très heureux. Même si on adore comme moi Nodame Cantabile, c’est un peu long. On ne traite pas un épisode de la même manière lorsqu’il fait quarante-cinq minutes ou deux heures. Dans ce cas-là, il aurait été bien plus judicieux de rajouter quatre épisodes au renzoku alors… En fait, chacun des épisodes s’attarde sur un des personnages. Tout d’abord il est question de Chiaki et de sa tentative de devenir un chef d’orchestre émérite. Puis c’est au tour de Nodame qui se remet en question ainsi que la musique.
L’intrigue étant déplacée en Europe, tous les personnages secondaires sont restés au Japon. On les voit de temps en temps mais pas très souvent et c’est dommage. Effectivement, on s’est fortement attaché à eux, on aimerait aussi connaître leur vie actuelle et même si Nodame et Chiaki sont adorables, la force de Nodame Cantabile réside dans la totalité de ses protagonistes. Les nouveaux arrivants dans le casting, totalement délurés, sont sympathiques mais ne valent pas des Mine ou Masumi.

 

Au final, voilà deux épisodes sympathiques qui ne sont pas du niveau du renzoku mais qui demeurent toutefois d’excellente facture. Toutes les qualités dont on a déjà pu parler sont encore là. C’est drôle et frais, on s’amuse et la musique est toujours aussi magnifique. Avec Nodame Cantabile, on passe par toutes sortes d’émotions et il est souvent ardu de s’extraire de la série. Difficile de faire un classement car je suis encore novice du côté des j-dramas mais je crois bien qu’il s’agit là d’un de mes préférés.