The Riches (saison 2)

Après l’avoir laissée traîner dans mes placards avant d’entamer sa première saison, j’ai encore traîné avant de lancer la seconde et dernière saison de The Riches. Composée de seulement sept épisodes -au lieu de treize- en raison de la grève, elle fut diffusée sur FX entre mars et avril 2008. C’est plusieurs mois après la fin de la saison que l’annonce de l’annulation est tombée. Il n’existe donc pas de fin à proprement parler. Aucun spoiler.

Sans être renversante, la première saison de The Riches fut treize épisodes agréables car réussissant à mélanger habilement le drame et la satire des classes américaines aisées. Le season premiere reprend immédiatement là où on s’était arrêté, c’est-à-dire en mauvaise posture. Les Malloy se retrouvent effectivement au pied du mur, le meilleur ami des Rich les ayant démasqués et Dale étant également dans les parages, bien décidé à profiter de cette gigantesque arnaque. La résolution de ce souci s’effectue assez rapidement mais ses conséquences influeront sur l’ensemble des personnages tout au long de la saison. Il est surtout question de l’éloignement des Malloy. La famille de Travellers se perd effectivement en cours de route. Ses membres s’éloignent les uns des autres et ils ne savent plus très bien à quoi ou à qui se rattacher. Et c’est évidemment toujours dans ce genre de situation que l’on fait des bêtises.

Ce que l’on peut déplorer est que si la première saison savait être drôle, caustique et moqueuse, celle-ci l’est beaucoup moins. Le drame est presque perpétuel et si quelques blagues ou dialogues piquants parviennent à faire sourire, c’est assez rare. De même, l’aspect satirique a quelque peu disparu. La saison se focalise véritablement sur ses personnages et sur ce qui leur arrive. Ils évoluent tous, se cherchent et le résultat est parfois désastreux pour eux. Les évènement sont vraiment sombres et on sent une certaine différence de ton par rapport à l’année passée. Toutefois, cela n’empêche pas qu’il existe une sorte de suite logique mais un juste milieu aurait été plus appréciable.
Concernant la fin, en dépit d’avoir été tronquée, la saison se termine convenablement. Nous sommes a contrario d’accord quant au fait que non, ce season finale ne peut faire office de series finale tant de nombreuses questions restent en suspens.
Sur une note plus triviale, on reconnaîtra Michael Trevino (The Vampire Diaries) qui devait déjà être là lors de la saison une d’ailleurs.

Wayne continue son petit bonhomme de chemin et parvient toujours avec succès à rester sur ses deux solides jambes mais à quoi bon ? Il a désormais une situation et espère pouvoir aller jusqu’au bout d’un gros coup avant de tout quitter. Pour cela, il doit encore et toujours faire du mieux qu’il peut pour supporter son patron, Hugh Panetta. C’est d’ailleurs l’occasion de rencontrer des Russes prêts à tout pour se faire de l’argent et qui vont proposer à Wayne une association qui pourrait très mal se terminer. Association que nous nous verrons pas puisque la série est annulée. Eh oui. Le chef de famille incarné par le toujours aussi génial Eddie Izzard garde un aspect sympathique mais devient peu à peu cupide et ne semble plus courir qu’après l’argent. Il ne fait pas grand chose pour ressouder sa famille qui se décompose. De plus, s’il a toujours été un escroc, cela ne signifie pas pour autant qu’il était mauvais au sens strict du terme. Or, certaines de ses réactions et prises de décision laissent penser que peu à peu, il se dirige sur un chemin dangereux.
Cael est le premier à dire stop. Il n’a jamais accepté cette nouvelle condition et ce n’est donc pas ce retour à cette vie richissime comme si de rien n’était qui le ravit. Il décide alors de couper les ponts avec presque tout le monde et se retrouve entouré d’un nouveau personnage ambigu provoquant une peur bleue à Dale, Eamon Quinn. Fraîchement sorti de  prison, ce dernier est intelligent et ses ambitions sont bien brumeuses et pourraient coûter très cher à Wayne. Du côté des autres enfants Malloy, Di Di, continue sur sa lancée et profite de cette nouvelle vie qu’elle apprécie, bien que cela lui coûte de l’admettre. La scène sur le banc, entre Cael et Di Di, est particulièrement jolie et montre que les deux frères et sœurs ne partagent plus le même mode de vie mais demeurent tout de même profondément liés. Il est cependant dommage que le dernier d’entre eux, Sam, soit aussi peu approfondi au cours de la saison. Il aurait mérité davantage de temps d’antenne car lui aussi à des choses à dire et à montrer.
Quant à Dahlia, elle ne supporte plus grand chose et on la comprend. Ses enfants lui tournent plus ou moins le dos, Wayne lui cache beaucoup de choses et elle, elle souhaite juste retrouver un semblant de stabilité. Elle est tellement habituée à mentir qu’elle ne s’en rend même plus vraiment compte lorsqu’elle le fait. C’est sa relation avec la sympathique Nina qui lui fait en grande partie prendre conscience que quelque chose ne tourne pas rond.

La dernière saison de The Riches se laisse facilement regarder notamment parce qu’elle comporte seulement sept épisodes et qu’elle ne se perd pas en facilité ou en longueur. Son subtil mélange entre comédie satirique et drame est bien moins dosé que lors de la première saison mais les personnages gardent toutefois en fraîcheur, quand bien même ils ne soient pas toujours sympathiques. La saison est réellement celle où ces derniers s’égarent, se disputent mais peut-être pour mieux se rapprocher ? Si Dale ne faisait aucunement penser au grand bad guy, Quinn avait tout pour se distinguer mais malheureusement, on ne saura pas ce qu’il cachait véritablement et qu’elles étaient ses motivations. The Riches rejoint ainsi le rayon bien trop grand des séries sans fin…

By |2017-05-01T14:00:43+01:00septembre 26th, 2011|Séries étasuniennes, The Riches|0 Comments

The Riches (saison 1) – The American dream. We’re gonna steal it.

C’est toujours lorsque l’on possède les DVD’s que l’on met plus de temps à regarder quelque chose. En tout cas, pour ma part c’est à chaque fois pareil. En 2008, si mes souvenirs sont bons, j’ai eu la chance de gagner la première saison de The Riches. Ce n’est que fin 2009 que j’ai enfin pris le temps de la regarder. Il s’agit là d’une série américaine, annulée au bout de deux saisons. Elle fut diffusée entre 2007 et 2008 sur FX et en France sur Jimmy. La première saison, dont nous allons donc parler aujourd’hui, comporte treize épisodes alors que la seconde seulement sept. Elle a été créée par Dmitry Lipkin qui est aussi à l’origine de Hung. Cela va peut-être faire fuir certains car j’ai cru comprendre que cette série était plutôt mauvaise. Aucun spoiler.

Les Malloy sont une famille issue de la communauté des Travellers irlandais. Ils vivent de petites arnaques, ce qui les oblige à être tout le temps sur les routes avec leurs trois enfants.
Mais un jour, ils ont l’occasion de changer de vie lorsqu’ils sont indirectement mêlés à un accident de la route, qui tue les occupants d’une voiture. C’est alors qu’ils décident de camoufler l’accident et de prendre les identités des victimes de l’autre voiture.
Les arnaqueurs vont devoir affronter les milliardaires fourbes et leurs ex-compagnons de voyages.
Source : Wikipédia

Comme le laisse supposer le synopsis et les séries habituelles de FX, The Riches n’est pas une série comme les autres. Elle bouscule assez les codes du genre et n’hésite pas à se moquer de la société américaine aisée, de la richesse et autres valeurs que l’on pourrait parfois juger superflues. Le ton est satirique et caustique ce qui amène forcément son lot de scènes croustillantes et plutôt jouissives. La famille Malloy intègre le banc des riches, des très riches même, mais cela ne veut pas dire qu’elle change du tout au tout. Ce n’est pas parce que le compte en banque contient de nombreux zéros et qu’ils possèdent désormais une sacrée maison qu’ils ne sont plus des gens du voyage. En effet, c’est suite à la mort accidentelle d’un couple, les Riches, qu’ils décident de se faire passer pour eux. On est loin d’une lubie, les Malloy ont de gros problèmes avec leur famille nomade ce qui fait qu’ils doivent trouver une solution, même si cela veut dire se sédentariser un petit peu. La première partie de la saison repose ainsi surtout sur le règlement des problèmes avec leurs origines alors que dans la seconde partie, il est plus question de l’adaptation à ce nouveau monde embourgeoisé. Ceci dit, on est toujours rattrapé par son passé… même si des fois on essaye de l’oublier. Forcément, la saison est marquée par de nombreuses péripéties, on se s’improvise par riche du jour au lendemain. D’autant plus lorsque l’on n’a jamais été à l’école de sa vie et/ou qu’on ne connaît rien aux convenances sociales.

La famille Malloy est composée de Wayne, le père, sa femme Dalhia et leurs trois enfants : Cael, Didi et Sam. Ils sont tous plutôt bien développés, même si l’on s’attarde surtout sur les parents. Wayne est interprété par Eddie Izzard qui est vraiment très bon dans le rôle de ce père, as de l’escroquerie et qui désire une « vraie vie » pour ses enfants. Dalhia est incarnée par Minnie Driver, elle sort tout juste de prison, est assez instable, a des problèmes avec la drogue et si elle ne le montre pas forcément, en veut beaucoup à son mari. Quant aux enfants, Cael est celui qui est le plus attaché aux valeurs traditionnelles de la famille, Di Di est celle qui s’adaptera au mieux et Sam a tendance à s’habiller en fille. Les cinq sont souvent en conflit mais on sent tout de même une très grande complicité et de forts liens entre eux. A vrai dire, il ne doit pas se passer un seul épisode où il n’y a pas une engueulade mais ils finissent quasiment tout le temps par se rabibocher, même si ça ne passe pas toujours par les mots.
Leur grande famille irlandaise est elle aussi dotée de membres bien hauts en couleur et souvent déjantés. La palme revient probablement à Dale, joué par Todd Stashwick, le cousin de Dahlia qui se meurt d’amour pour elle. Il est bien décidé à supprimer Wayne de la planète. Sinon, chez les riches, on retrouve quelques personnages truculents dont le patron d’une grande entreprise sous les traits de Gregg Henry (Gilmore Girls).

La première saison de The Riches pose un univers intéressant, à l’humour caustique et décalé. La série prend le temps de démarrer, elle commence à être réellement sympathique dès le milieu. A partir de ce moment, on se prend facilement au jeu et on suit avec amusement la famille et leurs aventures. La question est de savoir si les Malloy arriveront à se dépêtrer de leurs affaires avec leurs compagnons de voyage et si oui ou non, ils se feront démasquer par leurs nouveaux voisins richissimes. La série se targue par ailleurs de se moquer de cette société bourgeoise et individualiste, montrant qu’en dépit de cet argent qui coule à flot, les problèmes sont résolument les mêmes. Le ton alterne entre comédie et dramatique ce qui fait que la série parvient à trouver une ambiance bien à elle et plutôt originale.

By |2017-05-01T14:01:49+01:00février 27th, 2010|Séries étasuniennes, The Riches|4 Comments