The Vampire Diaries (saison 4)

Retournons à Mystic Falls avec la quatrième année de The Vampire Diaries, composée de vingt-trois épisodes diffusés sur The CW entre octobre 2012 et mai 2013. Le succès de la série est tel qu’une suite est d’ores et déjà prévue pour la rentrée prochaine ; mais aussi, elle permet à une autre production d’arriver à l’antenne : The Originals. Celle-ci se focalisera sur les aventures de Klaus et de sa famille évoluant alors du côté de La Nouvelle-Orléans ; précisons que seule Julie Plec en sera aux commandes. Aucun spoiler.

La saison trois, sans être forcément extraordinaire, réussissait globalement à divertir grâce à l’enchaînement toujours rapide de ses intrigues et son univers somme toute sympathique. De plus, elle se terminait sur une note assez enthousiasmante puisque contre toute attente, Elena mourait et revenait à la vie sous la forme d’un vampire. Sans grande surprise, le season premiere commence exactement là où la caméra nous avait laissés et relate par conséquent les débuts chaotiques de la jeune femme en tant que créature aux dents pointues. Heureusement, les scénaristes n’ont pas cherché à faire machine arrière en autorisant Elena à finalement demeurer humaine, même si l’un des fils rouges s’axe quelque peu sur cette voie. En revanche, comme on pouvait s’en douter, la transformation de l’aînée des Gilbert ne se fait pas sans heurts et ne ressemble en rien à celle bien plus tranquille et mesurée de Caroline. L’intrigue occupant le devant de la scène de la première partie de la saison s’attarde dès lors sur les conséquences de cette nouvelle vie. Elena souffre d’être un vampire, car elle ne supporte pas sa condition. Si celle-ci lui permet d’être forte, vive, agile et puissante, l’héroïne voit par la même occasion ses émotions être multipliées et elle ne peut que rarement les canaliser. En outre, sa personnalité se modifie sensiblement et elle ne parvient guère à se nourrir de façon adaptée. Sa relation avec Stefan tend à se désagréger simultanément, offrant une voie royale à Damon qui, progressivement, prend de l’importance dans le cœur d’Elena. Naturellement, puisque The Vampire Diaries aime toujours brouiller les pistes quitte à en devenir confuse, cette situation se complexifie, et le triangle amoureux sans queue ni tête – que l’on espérait bel et bien mis de côté pour un moment en raison du choix opéré précédemment – revient sur le tapis avec lourdeur. Effectivement, le trio infernal que forment les frères Salvatore et Elena n’est clairement pas oublié et tous les épisodes n’hésitent pas à cumuler les séquences sirupeuses, maladroites et franchement barbantes. La coupable se trouve en la personne de Julie Plec qui commet des scénarios s’approchant surtout d’un soap opera pour adolescents dont le seul but est de plaire aux fans du couple Damon/Elena. Quand bien même on a pu apprécier cette relation par le passé, il s’avère désormais compliqué de se sentir réellement impliqué tant tout sonne faux, est parasité par un rebondissement mal illustré en dépit d’une idée assez brillante, et manque cruellement d’impact et d’une véritable alchimie. Un comble ! Elena n’a jamais été foncièrement passionnante et cette saison force le trait en la rendant antipathique par ses doutes, ses choix discutables et sa torpeur. Il semble quand même dommage d’abrutir de cette façon le personnage principal d’une fiction. L’amour se voit propulsé au premier rang et la subtilité ne figure pas sur le cahier des charges, ce qui phagocyte totalement l’ensemble déjà empêtré dans de trop nombreuses autres déficiences.

Accompagnant la transformation d’Elena en assoiffée de sang, deux arcs majeurs occupent la saison et sont inextricablement liés à la recherche d’un remède susceptible de pouvoir humaniser n’importe quel vampire. Cette quête du Graal essaye de se muter en lutte sans merci : elle implique des chasseurs de créatures surnaturelles, les Five – dont un joué par Paul Telfer (Hercules) –, et Silas, un individu insaisissable effrayant par la simple évocation de son nom des êtres pourtant immortels du style de l’imprévisible et distrayant Kol. Tandis que plusieurs désirent obtenir ce qui pourrait leur offrir une existence la plus normale possible et retrouver la capacité de décéder de vieillesse, d’autres n’ont aucune envie d’en profiter, mais souhaitent aider ceux qu’ils aiment à atteindre ce but a priori utopique. C’est l’occasion d’illustrer la grandeur d’âme de Stefan, le goût de Damon pour sa vie libérée et sans contrainte, la mélancolie et le désespoir de Rebekah ou bien toutes les faiblesses d’Elena. Cet arc a techniquement toutes les cartes en main pour insuffler à la fois de l’adrénaline, du suspense ou encore une certaine dose épique à la saison. Avec des rivalités entre les personnages, des chemins différents et un objectif commun, tous les coups semblent permis. Or, le traitement de cette vaste chasse au trésor est mal mené et brouillon. Au-delà des lacunes induites par une écriture approximative et proche de celle d’un amateur, l’intrigue au long cours souffre bien trop de la mise en place poussive de la série dérivée The Originals. Pire, la moitié de la saison est régulièrement à la peine, car le scénario s’enlise pour ne pas avancer trop vite et dévoiler les clés de décryptage. Au final, il ne se passe par moments rien de probant dans plusieurs épisodes et l’histoire injecte uniquement quelques éléments nécessaires pour installer les aventures de Klaus en Louisiane. Sans évoquer son manque de naturel, cette méthode est d’autant plus regrettable que le backdoor pilot – l’épisode à mi-chemin entre un vrai pilote et un lambda –, le 4×20 intitulé sobrement The Originals, n’a rien de palpitant si ce n’est la présence d’Elijah. Malgré des idées prometteuses, il ne favorise pas la curiosité ou rend l’attente jusqu’à la rentrée insupportable. D’ailleurs, il est assez amusant – ou agaçant, c’est selon – de constater que les parallèles avec Angel et Buffy the Vampire Slayer paraissent encore plus nombreux que jadis. Avec des chasseurs de créatures surnaturelles, ceux en herbe ressemblant à des potentielles, un bébé miraculeux et d’autres faits, les deux fictions de Joss Whedon reviennent régulièrement en mémoire et donnent envie de s’y replonger avec délice. Le contraste est désavantageux pour The Vampire Diaries qui sombre progressivement dans tous les défauts d’une production vivant probablement depuis trop longtemps et peinant à se renouveler.

En réalité, la saison quatre s’apparente à du vent puisque les épisodes ont beau s’accumuler, la série ne gagne jamais en densité et ne se permet que de s’empêtrer dans sa redondance avec des enjeux peu enthousiasmants et mal amenés. Les menaces n’ont de menaçant que leur nom, la tension n’existe plus et les supposés rebondissements sont prévisibles. Ne le nions pas, quelques ultimes retournements de situation du season finale surprennent grandement, peut-être parce que le tout dernier sort totalement de nulle part et semble juste ridiculement stupide. Quoi qu’il en soit, entre un triangle amoureux pénible, des protagonistes n’évoluant pas d’un iota se perdant trop souvent dans des jérémiades ou n’ayant aucunement la possibilité de rayonner – en dépit d’un franc potentiel –, il va de soi que le divertissement est très limité. Pour la petite anecdote, notons la présence de Cynthia Addai-Robinson (Spartacus) dans le rôle d’une sorcière tertiaire. La tare la plus dommageable est probablement le détachement que la saison suscite face à ces personnages dont on s’éloigne étant donné qu’ils n’inspirent plus grand-chose. Les caractéristiques de la série que l’on estimait jusque-là positives, telles que cette propension à tuer et à filer tambour battant, se transforment finalement en faiblesses. En effet, de nombreuses figures ont beau tomber comme des mouches, elles finissent régulièrement par revenir sur le devant de la scène sous une forme surnaturelle. Ces disparitions ne sont par conséquent pas définitives et il est difficile de se sentir impliqué par ce à quoi l’on assiste tant rien n’apparaît irrévocable. Résultat, tout glisse sur le téléspectateur et le vase déborde avec les chansons à la mode dont on nous abreuve à tour de bras pour forcer le trouble. D’autres émotions supposément en vigueur dans une série fantastique ne trouvent également plus leur chemin jusqu’à The Vampire Diaries. Ainsi, le présumé grand méchant Silas ne possède aucun panache et ne se montre pas effrayant, voire intéressant ou compréhensible. Quant à d’autres ayant techniquement fait trembler les fondations de Mystic Falls, ils sont dorénavant bien trop domestiqués pour insuffler une quelconque once d’angoisse. Certes, Klaus, par exemple, est assez amusant sur certains points nonobstant un cabotinage de Joseph Morgan, si ce n’est qu’il aurait mérité de gagner en ampleur. Sa dynamique avec l’agréable Caroline est globalement réussie et permet de contrebalancer celle avec Tyler devenue plus que poussive. À ce sujet, concernant la jolie blonde, elle est vraiment l’un des rares éléments rafraîchissants de la saison. Que ce soient Bonnie dont on se fiche toujours aussi royalement, Jeremy bien fade en dépit d’une certaine cote de sympathie ou des nouveaux arrivés tels que Hayley (Phoebe Tonkin – The Secret Circle) ou, pire, April (Grace Phipps), pour lesquels on se pose des questions sur leur utilité, on ne peut pas dire que l’on soit gâtés ! Matt ou Rebekah ont beau être plutôt plaisants, eux n’ont plus ne peuvent briller et s’apparentent surtout à combler le vide en attendant d’axer la caméra sur les atermoiements d’Elena, Stefan et Damon. L’absence d’Alaric se ressent cruellement et son retour partiel n’accentue davantage que la place vacante que son décès a laissée. Mine de rien, sa relation avec Damon injectait du piquant et de l’humour à cet ensemble bien trop sérieux.

Pour résumer, la quatrième saison de The Vampire Diaries est sans conteste la plus médiocre de la série depuis son existence, notamment en raison d’une héroïne pénible et de la préparation d’une petite sœur influençant grandement le reste. Mal exécutée, laborieuse, répétitive et parasitée par des éléments superflus n’apportant rien à l’intrigue globale, cette année a en plus le malheur de favoriser l’aspect sentimental avec lourdeur et mièvrerie consternante. Le jugement est alors sans appel puisque les épisodes se succèdent et s’oublient très rapidement du fait de leur vide et de l’ennui profond fort désagréable qu’ils inspirent. Le rythme trépidant d’antan n’est guère présent et si les morts ou autres évènements tragiques perdurent, ils perdent de leur impact parce qu’ils finissent généralement par s’inverser quelque temps plus tard. En bref, il est dorénavant très compliqué de se sentir impliqué par les aventures de ce microcosme se révélant progressivement de moins en moins attachant. Si, comme d’habitude, de rares amorces lancées en fin de parcours sont assez stimulantes, le public a sans aucun doute doute compris que cela ne signifiait pas que la suite serait de meilleure qualité…

Par |2018-01-06T12:10:46+01:00juin 26th, 2013|Séries étasuniennes, The Vampire Diaries|7 Commentaires

The Vampire Diaries (saison 3)

Si les vampires de Bon Temps sont actuellement en train de s’amuser sur HBO, il demeure important de ne pas oublier ceux de Mystic Falls que l’on vient de quitter il y a quelques semaines. Place à The Vampire Diaries et à sa troisième saison, composée comme d’habitude de vingt-deux épisodes diffusés entre septembre 2011 et mai 2012 sur The CW. Aucun spoiler.

Malgré sa tendance à s’éparpiller et à ne pas être suffisamment homogène, la saison deux de The Vampire Diaries fut agréable à regarder. Elle avait au moins le mérite de se terminer sur le lancement de l’intrigue principale de la nouvelle et de donner envie d’être présent en septembre 2011. Stefan a donc sombré du côté obscur de la Force, boit de nouveau du sang humain, démembre les corps en bon psychopathe qu’il est redevenu, et suit Klaus comme un toutou. Ou tout du moins, c’est ce qu’il essaye de faire croire à tout le monde depuis deux mois. Techniquement, oui, il massacre tout ce qui bouge possédant un cœur qui bat. En réalité, sa conscience est bel et bien là, mais elle est sacrément enfouie. Un des premiers arcs de la saison concerne dès lors le cadet des Salvatore et la quête des hybrides, les créatures de Klaus. Pour la petite anecdote, un des loups-garous convoités est joué par David Gallagher (7th Heaven). Stefan doit aider son copain l’égocentrique à développer une nouvelle race. Forcément, tout ne se passe pas comme prévu puisque les conditions requises pour multiplier les semblables du vampire-garou ne sont pas toutes présentes. Eh oui, Elena est toujours vivante, cachée à Mystic Falls. Dans la première partie de la saison, une autre intrigue tire la couverture sur elle et est en lien direct avec Jeremy. Comme le season finale de 2011 l’avait déjà montré, il voit le fantôme de ses petites amies depuis qu’il a été ressuscité par Bonnie. Ce don inédit a le mérite de faire revenir certains personnages que l’on avait bien appréciés et qui n’avaient pas beaucoup eu le temps d’être explorés. Cependant, ce n’est pas cette fois que l’on aura tout ce que l’on veut, mais au moins, c’est chouette de retrouver certains visages. Dans le même registre, bien que Jeremy possède désormais une faculté intéressante pour la fine équipe de Mystic Falls, il est peu mis en avant et son potentiel semble loin d’être exploité. Il s’avère toutefois bon de préciser que la nouvelle dynamique entre Matt et lui est excellente d’autant plus qu’elle repose sur des êtres humains sans réel pouvoir. Espérons que la prochaine saison continuera d’approfondir leur amitié plus ou moins virile. Toujours dans la première partie, il est question de Caroline qui tente de montrer à un personnage joué par Jack Coleman (Heroes) qu’elle n’est pas fondamentalement mauvaise, ou encore de Tyler qui… bah, ne fait pas grand-chose. Dans un second temps, Alaric prend le devant de la scène avec une histoire liée à la fameuse bague régénératrice. Si le traitement est parfois laborieux, le moins que l’on puisse dire, c’est que le dénouement se révèle sincèrement émouvant. Ce n’est pas du tout le cas de tout ce qui concerne Bonnie et sa mère dont on se fiche royalement. Bref, en d’autres termes il y a beaucoup de mini-arcs lancés en même temps, certains sont jetés aux oubliettes alors que l’on pensait les voir s’étaler dans le temps (les hybrides, par exemple) et cette année possède en réalité un grand fil rouge qui se dévoile progressivement : les vampires originaux.

Déjà quelque peu amorcée précédemment, l’intrigue sur les vampires créateurs – ceux à l’origine de tous les autres – est davantage exploitée cette année. On découvre leur naissance tragique, avec notamment l’importance prépondérante des liens du sang. La saison est celle de la famille et de l’unité, dont les thématiques reviennent régulièrement titiller certains protagonistes. Si Klaus n’avait pas été particulièrement enthousiasmant jusque-là, il devient bien plus supportable quand bien même Joseph Morgan en fait toujours un peu trop du côté de l’interprétation. Heureusement, pour alléger cela, Klaus est plutôt drôle et ses défauts, comme son aspect grandiloquent et théâtral, sont plus ou moins tournés en dérision. Sa relation atypique et bizarrement décalée avec Caroline est une réussite et mérite d’ailleurs quelques scènes supplémentaires. Elijah, quant à lui, étant retourné dans un cercueil, il n’est pas disponible immédiatement et se montre malheureusement assez peu présent au fil des épisodes. Cela ne l’empêche pas d’être aussi ambigu et difficile à cerner. D’autres Originaux sont dès lors découverts. Honnêtement, sur les six que l’on connaît progressivement, peu tirent leur épingle du jeu. Parmi les nouveaux, Rebekah, incarnée par Claire Holt, est probablement la plus intéressante. Enfermée durant de nombreuses décennies, elle a passé des siècles à fuir et n’a jamais eu de véritable vie. Maintenant qu’elle a une existence légèrement plus stable, elle prend le temps de se poser et de profiter de certains bienfaits humains. Elle en devient assez attachante. Ce n’est pas du tout le cas de Kol qui, en plus d’être interprété comme un pied par Nathaniel Buzolic, n’apporte rien. Finn (Casper Zafer) a au moins le mérite de ne pas irriter et de faire venir la charmante Cassidy Freeman (Smallville) en tant que Sage, une délicieuse créature capable d’attendre neuf cents ans l’homme qu’elle aime. Pour chapeauter tout ça, le second quart de la saison fait la part belle à un chasseur de vampires porté par le toujours aussi plaisant Sebastian Roché (Supernatural), mais qui, encore une fois, est rapidement expédié. Quoi qu’il en soit, la totalité de la saison est dédiée à l’éradication – ou plutôt, à la tentative d’éradication – des vampires originaux. Les opportunités sont présentes si ce n’est qu’évidemment, Elena et ses amis sont confrontés à de nombreux obstacles. Malheureusement, malgré de bons éléments, cet arc est un peu approximatif et brouillon et aurait gagné à être raccourci. Il laisse également un léger arrière-goût de trop peu, car il ne réussit pas pleinement à tirer parti de son potentiel tant seuls deux Originaux sont réellement fouillés.

Parmi tout ce méli-mélo d’histoires subsiste une phagocytant The Vampire Diaries depuis presque ses premiers pas. Il s’agit bien sûr du triangle amoureux. Elena est désespérée de voir Stefan devenir méchant et cruel. Damon traînant dans les parages et étant en plus gentil et attentif comme il faut, elle commence à avoir du mal à démêler ses sentiments. Il est dommage que ce triangle tourne autant en rond durant la totalité de ces aventures inédites. La saison tente de faire plaisir aux shippers, qu’ils soient plus versés sur le Elena/Stefan ou vers le Elena/Damon. Les deux hypothétiques couples ont leurs qualités comme leurs défauts et les épisodes possèdent quelques jolies scènes leur étant dédiées. En résumé, les scénaristes semblent ne pas savoir se décider. Cela dit, si la jeune femme fait son choix dans le season finale, il lui en aura nécessité du temps pour y arriver et elle a perdu de la sympathie au passage. En raison de l’excellent cliffhanger, il paraît évident que rien n’est en plus acquis. À ce sujet, la seconde moitié de l’ultime épisode est parfaitement gérée et donne encore une fois envie de se projeter en septembre pour découvrir la suite. Une chose est certaine, Elena ne pourra plus vivre comme autrefois et il devrait y avoir un important renouvellement des dynamiques en place. Bien que le trio soit un peu usant, les deux vampires sont nettement plus avenants que l’année passée. Stefan devient drôle avec son côté désabusé qui se fiche de tout ; Damon laisse tomber ses jérémiades sur le fait qu’il faut absolument oublier sa partie humaine, et est toujours présent pour des répliques d’enfer. En développant leur relation, la saison gagne également en intérêt et en justesse. Bon, en revanche il convient encore de composer avec les yeux écarquillés d’Ian Somerhalder.

Pour faire simple, à l’instar de la dernière saison – le constat étant peut-être même ici davantage véridique –, celle-ci est un fouillis incommensurable. Les épisodes s’éparpillent beaucoup trop afin de garder un rythme effréné. Bien sûr, on apprécie que l’intrigue ne fasse pas du surplace et que l’ennui ne pointe pas le bout de son nez, mais parfois, on aimerait que la série n’hésite pas à se poser et à se stabiliser. C’est d’autant plus clair que les obstacles, twists et maints éléments du genre sont présents à un niveau assez incroyable. Alors que l’on voit en venir un, il y en a en fait un autre par derrière, puis encore un pour la route ! Oui, c’est amusant, mais quelque peu exagéré. Le résultat en devient au final presque risible. Néanmoins, tous ces retournements de situation permettent à la totalité des protagonistes d’évoluer et de renouveler constamment le scénario. En ça, The Vampire Diaries est perpétuellement rafraîchissante.

En définitive, bien qu’encore une fois cette troisième saison n’évite pas les mêmes écueils que la seconde, elle demeure on ne peut plus divertissante et relativement agréable à suivre. La série devrait toutefois essayer de ralentir les rebondissements et de recentrer son intrigue parce que l’ensemble manque de solidité et d’homogénéité. Cela ne sert à rien de lancer des idées dans tous les sens et de donner l’eau à la bouche si ce n’est pour aller au bout de quoi que ce soit. Ne boudons pas notre plaisir, car les cliffhangers sont très bien maîtrisés et illustrent la grande inventivité générale. Évidemment, certains personnages paraissent dispensables, mais les scénaristes ont globalement réussi à les rendre supportables ou à diminuer leur temps de présence à l’antenne. Si le triangle amoureux commence à sérieusement montrer des signes d’usure, il est clair qu’avec le cliffhanger de fin de saison, toutes les cartes seront redistribuées, et The Vampire Diaries devrait alors repartir sur de nouvelles bases plutôt stimulantes. Espérons cette fois-ci que la série saura capitaliser son potentiel et devenir plus aboutie.

Par |2018-01-06T11:58:20+01:00juillet 1st, 2012|Séries étasuniennes, The Vampire Diaries|8 Commentaires