Le sexe dans Torchwood

Place au dernier billet faisant office de cadeau lors de cette animation de Noël. Compte tenu du thème assez osé, nous pouvons affirmer qu’il s’agit d’un très joli pied de nez à un certain nouveau-né. Bref, nous allons parler du sexe dans Torchwood, et ce fut demandé par Nakayomi.

J’avoue avoir ri jaune lorsque Nakayomi a proposé ce thème. Il y a des séries sur lesquelles je veux bien me torturer les méninges parce que je les maîtrise à peu près ; alors qu’il y en a d’autres, même avec toute la volonté du monde, ça s’annonce ardu. C’est, comme par hasard, le cas de Torchwood. Que les choses soient claires, je n’ai visionné les épisodes qu’une unique fois et la saison une est très loin dans mes esprits vu que je l’ai regardée en direct d’Angleterre. Et surtout, je ne me considère en aucun cas fan. Honnêtement, je n’irai pas jusqu’à dire que j’apprécie la série. Certes, elle divertit globalement mais ça s’arrête là. En d’autres termes, une fois passée, elle est rapidement oubliée. La saison trois n’a même pas été traitée ici, plus par flemme qu’autre chose, je l’avoue. Pour ne rien vous cacher, j’ai un petit problème avec John Barrowman que je ne peux plus voir en peinture. Il me rend presque dingue. Je précise que dans Doctor Who, j’étais sous son charme, tandis que là, je ne supporte plus l’acteur et le personnage, Jack Harkness. Voilà, tout ça pour, un, m’excuser auprès de Nakayomi car je n’ai aucune idée de la tête que va avoir cet article, et deux, prévenir que, non, je ne maîtrise pas le sujet. La suite risque d’être vague et peut-être remplie de bêtises. Spoilers sur la totalité des trois saisons et sur la sixième de Buffy the Vampire Slayer.

En ce jour supposément sacré pour certains, parlons du sexe dans Torchwood. Le moins que l’on puisse dire est qu’il s’agit là d’un vaste sujet. En effet, je serais tentée d’écrire que le moteur de la série n’est autre que le sexe. Justement, la notion de sexe demeure extrêmement vague et pourrait se rapporter à de nombreux thèmes sous-jacents. Dans un premier temps, il serait par exemple possible de faire allusion à la notion de genre. Torchwood met en avant des femmes, des hommes, des monstres et tout ce qui s’y rapporte de près ou de loin. En y réfléchissant bien, il n’y a finalement pas – à ma connaissance, du moins – de personnages dont le sexe n’est pas clairement défini ; à l’exception peut-être de certains extraterrestres, certainement plus parce que l’on se fiche de savoir s’ils sont mâle ou femelle. Cela étant, je pense – peut-être à tort – que Nakayomi faisait surtout référence à la sexualité en demandant ce billet. Et dans ce cas précis, il est légitime d’affirmer qu’il y aurait de quoi rédiger des pages et des pages. La série se voulant plus adulte que sa grande sœur, Doctor Who, elle n’hésite pas à parler de sexe de manière explicite. Par ailleurs, la bisexualité est un sujet extrêmement important au sein de Torchwood et se résume presque à un étendard de tolérance, voire à une envie d’éduquer les foules. Le créateur, Russell T. Davies, laisse effectivement comprendre dans certaines interviews son espoir de voir un jour les téléspectateurs oublier la notion du genre exclusif, dans le sens où une personne aimerait seulement une catégorie bien spécifique et s’y tiendrait. Grâce à l’écriture non timorée de sa série, les personnages peuvent tout aimer, qu’ils se trouvent face à un homme, une femme, un/une extraterrestre ou une autre forme non identifiée. Un de ses souhaits est que l’on ne puisse affirmer de but en blanc si l’on est confronté à un hétérosexuel ou à un gay, mais plutôt que l’on se situe dans une optique de plus grande ouverture. En bref, ce n’est pas parce qu’untel est avec une femme qu’il n’aime pas les hommes ; la réciproque étant de mise. Cette bisexualité transpire à travers tous les personnages réguliers de cette fiction. Ainsi, tous auront au moins un baiser – voire beaucoup plus – avec un homme et une femme. Par exemple, Gwen est mariée à Rhys, l’a trompé en saison une avec Owen, ce qui ne l’empêche pas dans le 1×02, Day One, d’embrasser un être féminin. Celui-ci n’est en réalité pas humain et projette des phéromones autour de lui, s’apparentant dès lors à un aphrodisiaque sur pattes. Il est indiscutable que ce second épisode donne immédiatement le ton et cette liberté ne sera aucunement démentie au cours de la suite. Autre membre de l’équipe, Owen est un dragueur invétéré si ce n’est qu’il axe surtout ses conquêtes sur les femmes. On le rencontre dans le tout premier épisode de la série alors qu’il cherche à séduire ses proies féminines grâce à une technologie extraterrestre. Je suis sûre qu’il embrasse un homme si ce n’est que je ne me souviens plus qui/quand/où. N’était-ce pas Jack ? Ou alors il séduit avec cet appareil un homme, sûrement sans faire exprès, et se fait embrasser ? Je suis sûre que certains sauront y répondre mieux que moi. De même, Tosh, qui a un faible depuis toujours pour Owen, met énormément de temps avant de se déclarer – sans que cela n’aboutisse vu leur destin à tous les deux – et embrasse auparavant une femme/extraterrestre, pour en définitive passer la nuit avec elle dans le 1×07, Greeks Bearing Gifts. Dans tous les cas, le sexe n’est pas un sujet tabou dans Torchwood. La série en parle, le montre sous toutes les coutures et en joue. Le risque serait qu’elle pourrait vite devenir sensationnelle, vulgaire ou pénible car elle y revient souvent et abuse sensiblement de scènes quasi gratuites ; pourtant, l’équilibre est parfaitement trouvé. Pour ces raisons, il n’existe pas de problème à ce niveau et cette caractéristique offre justement à l’ensemble une plus-value non négligeable et atypique.

Gwen, Owen et Tosh ont certes à un moment donné des expériences homosexuelles mais les personnages apparaissent surtout attirés par d’autres du sexe opposé. Ce qui n’est pas exactement le cas d’Ianto et de Jack. En début de première saison, dans le 1×04 Cyberwoman, Ianto tente d’aider sa petite-amie de l’époque qui a été à moitié transformée en cyberwoman. Les choses font qu’il va devoir s’en séparer. À partir de ce moment – je ne sais pas si c’est vraiment visible avant – se développe une sorte de relation entre lui et Jack. Pour être honnête, j’ai trouvé ce revirement de situation très rapide et assez peu crédible. Suite à ses aventures avec la femme cybernétique, Ianto est bien décidé à tuer Jack qu’il juge à juste-titre responsable de son malheur. Or, quelques épisodes plus loin, il n’a qu’une envie, c’est de le retrouver dans son lit. Bon, ces propos sont assez simplifiés en dépit d’un fond plus que véridique. Une attraction purement sexuelle entre les deux s’installe de façon abrupte et la série la montre sans fards, avec quelques scènes parfois crues. Peu sensible au cours de la seconde saison, cette relation s’intensifie lors de la troisième, avec la naissance de véritables émois amoureux. Tout du moins, ce constat est majoritairement valable pour Ianto, lui qui désire construire quelque chose, à l’instar de nombreux humains ; pour Jack, le bilan est bien plus fragile et complexe. La thématique du jour étant le sexe, nous écartons volontairement la tendresse et l’amour, au risque de décevoir les romantiques en herbe. Pour en revenir à Ianto, il avoue à sa sœur dans la saison trois qu’il n’est pas attiré par les hommes en général ; il est juste en relation avec Jack et il se trouve qu’il est un homme ; ce n’est pas plus compliqué que ça. La fan de Buffy the Vampire Slayer en moi ne peut s’empêcher d’y faire référence en citant Willow qui explique justement ne pas aimer les femmes, mais une femme : Tara. Néanmoins, si Ianto a du mal à préciser qu’il est en couple avec Jack – en tout cas, en dehors du cadre de Torchwood en tant que tel –, il ose juste avant de trépasser, acceptant finalement cette part de lui qu’il se refusait jusque-là. Voilà une preuve comme quoi, oui, les sentiments sont présents en filigrane, même si la série s’est au départ fortement axée sur l’aspect purement sexuel et charnel de leur relation – qui n’était d’ailleurs que ça à ce moment-là. Torchwood brisant ses protagonistes avec délectation, elle ne peut naturellement pas offrir à ce couple une jolie porte de sortie. Je n’ai pas été énervée par la mort de Ianto et je n’ai pas trop – pas du tout serait un terme mieux adapté – suivi la polémique qui s’en est suivie. Apparemment, certains fans y ont vu une sorte d’homophobie dans le sens où l’on tuait à l’écran un personnage entretenant une relation avec une personne de son sexe. J’en reviens encore à Buffy the Vampire Slayer (oups, désolée !) où les réactions avaient aussi été d’un acabit similaire lors du décès de Tara. Personnellement, je trouve ces réactions épidermiques d’une stupidité assez effarante. Heureusement que les homosexuels/bisexuels meurent tout autant que les hétérosexuels. Et ce n’est pas parce que l’on tue un homosexuel – virtuellement, cela va de soi – que l’on fait preuve d’homophobie. C’est en outre un petit peu exagéré de reprocher ça à Davies en sachant qu’il est un des rares à parler de sexualité de manière aussi affranchie et mesurée.

Quid de Jack ? Ah, ce capitaine qui pourrait être à lui tout seul un sujet de long développement… Cette citation de Davies explicite bien de quelle manière vit le héros de Torchwood : « He’ll shag anything with a hole. Jack doesn’t categorise people : if he fancies you, he’ll do it with you ». Jack n’est ni hétérosexuel, ni homosexuel, ni bisexuel, mais pansexuel. Autrement dit, il ne tient pas compte d’une étiquette comme le sexe ou le genre. Il drague tout ce qui bouge et qui l’intéresse. S’il s’agissait d’une chaise, il agirait ainsi. Si l’on entre plus dans le domaine des sentiments, il devient par contre difficile d’affirmer ce qu’il en est réellement. Je serais d’avis d’écrire que pour Jack, son seul, grand et unique amour est le Docteur. Il aime un tas de monde – il a d’ailleurs au moins un enfant avec une femme qu’il a certainement appréciée –, si ce n’est que rien n’égalera jamais l’amour qu’il ressent pour le Docteur. Autrement, son équipe lui importe, même si parfois quelques doutes viennent assombrir ce jugement tant il peut faire preuve de froideur. Quant à la place d’Ianto dans son cœur, j’avoue ne pas savoir parce qu’avec Jack, il est ardu de savoir sur quel pied danser. Je ne pense pas que ce soit pour lui un amour s’approchant de la passion. Leur dynamique a commencé par une attirance sexuelle et les sentiments de loyauté, de respect sont venus par la suite. De là à imaginer que c’est le grand amour… c’est un pas que je ne franchirais clairement pas. Si quatrième saison il y a, elle répondra peut-être à certaines de ces interrogations.

En conclusion, Torchwood s’apparente à une série qui, dès le premier épisode, parle de sexe sans fioritures ou dans une volonté de tomber dans la surenchère gratuite et vulgaire. Les dialogues culottés et plusieurs attitudes mettent grandement en avant cette tension sexuelle régnant dans les quartiers de Cardiff, ainsi qu’en dehors, lorsque l’équipe se trouve sur le terrain. La grande différence avec les séries habituelles, c’est que tous les personnages ont une sexualité débridée, n’hésitent pas à en parler et ne font guère cas des relations avec le même sexe ou le sexe opposé. C’est à croire que tous les personnages vont finir par se sauter les uns sur les autres ; en somme, c’est presque le cas ! Cependant, par miracle le drame et la pathos à outrance pouvant en découler sont quasi absents et permettent à cette fiction de ne pas se transformer en soap bon marché. Par contre, puisque l’on parle de sexualité, à ma connaissance il n’y a jamais eu quoi que ce soit en rapport avec la transexualité. Quoi qu’il en soit, avec un héros comme Jack Harkness, véritable dragueur et charmeur aimant les plaisirs de la chair, il était évident et normal que sa propre série possède ce ton particulier et en devienne une des clés de sa réussite. Par ailleurs, sans connaître l’ampleur du phénomène, il est logique d’imaginer que ce registre libéré procure un bien fou à certains homosexuels/bisexuels ; il est donc normal si certains s’identifient à des personnages de la série. En bref, Torchwood est une série électriquement intense parlant de sexe dans quasiment tous les épisodes, tout en mettant en avant une sexualité sans limite du genre ou du sexe ; cela en plus en restant visible par les yeux moins avertis et en parvenant généralement à garder une justesse mesurée. Autrement dit, la série démontre un ton résolument moderne en accord avec notre époque, et sur ce point, elle est assurément agréable.

Je m’excuse encore des lacunes abominables de ce billet. J’avoue avoir donné tout ce que j’ai pu, parasitée par ma cruelle absence de connaissances concernant Torchwood. Je suis sûre que Nakayomi, instigateur de cet article, aurait fait mieux car au moins, il connaît sans aucun doute la série davantage que moi !

By |2017-05-01T14:01:59+01:00décembre 25th, 2009|Semaine spéciale Noël, Séries britanniques, Torchwood|8 Comments

Torchwood (saison 2)

Si une nouvelle saison de Doctor Who commence en Angleterre, cela signifie donc que celle de Torchwood vient de se terminer. C’est par conséquent le bon moment pour revenir sur cette seconde saison, composée de treize épisodes et diffusée entre janvier et avril 2008 sur BBC Two. Pour beaucoup de personnes, la première saison fut probablement regardée au départ parce qu’il s’agissait d’une série dérivée de l’excellente Doctor Who. Néanmoins, elle a notamment su se distinguer de sa grande sœur par des histoires plus sombres, bien qu’elle montrait des problèmes d’homogénéité en ne parvenant effectivement pas toujours à découvrir le genre et le style qui feraient son identité propre. La saison deux a-t-elle réglé ce problème ? L’article contient quelques spoilers mais rien de bien méchant.

Le season premiere démarre très fort, pas forcément parce que l’invité n’est autre que James Marsters (Buffy the Vampire Slayer, Angel) même s’il est juste formidable, mais surtout parce que la disparition soudaine de Jack à la fin de la première saison a transformé l’équipe. Gwen, Ianto, Owen et Tosh ont trouvé une dynamique et un fonctionnement qui les font interagir et s’entraider dans ce contre quoi ils combattent. Évidemment ça ne marche pas toujours mais on sent une véritable cohésion entre les collègues. Cette entente va continuer et s’intensifier durant toute la saison et il s’agit là d’un point fort non négligeable. Ils forment désormais tous une petite famille et chacun a su obtenir sa place. Avant tout, la saison deux s’illustre par son envie de développer ses personnages. L’épisode 2×12, Fragments, ne pourra d’ailleurs pas réfuter cette idée. Alors que l’on n’osait même pas l’espérer, les scénaristes nous proposent d’effectuer un petit voyage à la source, c’est-à-dire de voir comment les personnages – sauf Gwen, évidemment – ont intégré Torchwood. On apprend un certain nombre de choses, plusieurs sont même étonnantes, mais elles sont avant tout révélatrices de ce qui fait que les protagonistes sont ce qu’ils sont.

Puisque l’on parle de protagonistes, difficile de ne pas avoir envie de s’attarder sur presque chacun d’entre eux. Seulement presque parce tous aussi ne sont pas aussi intéressants les uns que les autres. J’ai une très grande préférence pour Gwen qui, en plus d’être un formidable leader, parvient à gérer plutôt bien sa vie personnelle. À ce propos, l’épisode 2×09, Something Borrowed, est diaboliquement et génialement drôle. Dès la saison une on sentait qu’elle avait un potentiel fou et il explose durant cette saison ; il reste à parier que c’est loin d’être terminé ! Quant à Ianto, je ne comprenais pas cet engouement des fans pour lui lors de la première saison mais maintenant, si. Il est cool, classe et sans en avoir l’air, il veille sur tout le monde et agit toujours selon ce en quoi il croit. La relation qu’il développe avec Jack est mignonne comme tout et ne semble pas hors de propos. Sinon, le personnage qui se révèle le plus durant cette saison n’est autre qu’Owen. Beaucoup plus posé sans pour autant perdre de son caractère, il devient plus intéressant, surtout lorsqu’il lui arrive quelque chose de difficile. Il reste Tosh et Jack qui, sans être insipides, sont largement inférieurs aux précédents. Malgré les derniers épisodes qui rendent l’informaticienne plus passionnante, elle n’est pas le point fort de Torchwood – un défaut n’étant toutefois pas censé apparaître avec Jack compte tenu de son statut. Le souci pour ce dernier vient du fait qu’il ne change pas vraiment ; il garde ses secrets, ne se confie à personne et semble juger ça presque normal. Cette caractérisation peut en devenir assez énervante, autant pour les personnages que pour nous, derrière notre télévision. Par ailleurs, je ne pense pas être la seule à préférer Jack dans Doctor Who que dans Torchwood.

En d’autres termes, ce paragraphe assez conséquent sur les personnages retranscrit parfaitement leur importance capitale au cours de la saison et, naturellement, de la série. L’équipe des cinq marche très bien ainsi mais puisque l’on est dans Torchwood, ce n’est évidemment pas parti pour durer. Il suffit de regarder le season finale pour en avoir le cœur net. Ce dernier épisode aurait rendu fous bon nombre de fans du Whoniverse – à raison sur certains points. Cependant, si la série est dramatique, il faut faire attention à ne pas tomber dans la surenchère, voire le grotesque. Or c’est presque ce qui s’est passé avec cette ultime aventure. Il n’y a pas de vrai lien logique, ni d’explication digne de ce nom et les émotions se font trop discrètes. Et ça manque ! Torchwood a de plus toujours eu des soucis de continuité, sauf que dans ce cas précis, certains rebondissements sont trop exagérés. Je ne parle pas forcément des pertes physiques, quoi qu’on pourrait aussi en dire long. Si ces phrases paraissent confuses à certains, elles devraient devenir compréhensibles après visionnage.

Au final, cette saison est bien meilleure que la première sans s’avérer pour autant excellente. Le season premiere est bon bien qu’il existe une légère perte de rythme par la suite. Malgré cela, la série redémarre sur les chapeaux de roues dès le 2×04, Meat. L’ensemble se révèle donc globalement sympathique et divertissant. Malheureusement, bien que Torchwood n’hésite pas à sacrifier des personnages et tirer sur la corde sensible, l’émotion n’a pas vraiment réussi à se frayer un chemin vers moi ; et pourtant, je me transforme d’habitude rapidement en fontaine. Qui doit-on blâmer ? Jack, peut-être, tant je le supporte de moins en moins – cela étant, aussi bien c’est plutôt John Barrowman mon problème ! Dans tous les cas, le plus important est que la série a su trouver ses marques et s’est forgée une identité propre.

By |2017-05-01T14:03:24+01:00avril 15th, 2008|Séries britanniques, Torchwood|5 Comments